Par jean.devalon le 19/09/13

Mon téléphoniste qui n'est donc pas mort puisqu'il m'a appelé ce matin se plaignait de ce que la vie professionnelle devienne difficile et complexe.

Et c'est vrai qu'il est demandé à chaque, au gré des évolutions techniques et normatives, des compétences de plus en plus importantes, une formation toujours renouvelée.

Sinon, on est laissé sur le bord de la route.

Dans le débat surréaliste sur le non-cumul des mandats des hommes et femmes politiques, c'est un aspect dont ils paraissent bien volontiers s'extraire.

Vous les voyez expliquer qu'ils peuvent tout à la fois être pleinement sénateurs et maires.

Mais vous voyez les maires expliquer que leur rôle devient difficile.

Il est évident qu'un maire, un député, sénateur, président de conseil général ou régional a besoin de toutes les heures de sa journée pour être vraiment au travail comme chaque Français.

Sauf à dire qu'il effectue du travail à temps partiel, virtuel plutôt et pour tout dire alors sans grande compétence.

Il paraît qu'au début de la Ve République Michel Debré voulait instituer le non-cumul des mandats mais que c'est le général de Gaulle qui s'y est opposé pour laisser les politiques dans leur marigot de telle manière qu'ils ne gênent pas le pouvoir.

Dans les arguments développés par les cumulards, il en est un qui consiste à dire, par exemple, que le sénateur représente les territoires et doit avoir les pieds sur terre.

Il faut ici observer que la France est urbaine à 80 % et que la question de la fusion du Sénat, par exemple avec le conseil économique et social présente peut-être un intérêt.

Il faut observer également qu'il en est de cette question du lien avec le territoire comme de celles de l'instabilité de la IVe République, tout est question, après tout, de scrutin.

Il ne me choquerait pas, pour ma part, que l'on demande à un député d'être domicilié dans la circonscription dans laquelle il se présente.

Il ne me choquerait pas, s'agissant des sénateurs, que le mode de scrutin soit revu pour le relier aux territoires.

Cet argument alors, fallacieux, tomberait.

Car en fait, ce sont toutes les institutions de la Ve République qu'il conviendrait de réinterroger quand on voit combien la déconnexion est grandes entre les grands féodaux provinciaux, les technocrates gouvernant l'État (et les entreprises) et ... le peuple.

Il a raison mon téléphoniste.

Par jean.devalon le 16/09/13

Nous avons donc entendu parler de la pause fiscale.

Ce temps de repos avant de reprendre l'effort.

Pour l'année 2014, année électorale, les impôts locaux ont peu augmenté et on peut parier que les élus se rattraperont en 2015.

Mais le gouvernement, toujours soucieux de moins faire payer les Français, lance une concertation pour la révision des valeurs locatives des locaux d'habitation.

Ces valeurs locatives remplaceront la valeur cadastrale actuelle, faible, qui compense des taux d'imposition élevés.

On sait que les impôts locaux ont flambé ces dernières années.

Si la valeur cadastrale est remplacée par la valeur locative, cela peut conduire à des augmentations de 300 ou 500 %.

On comprend que le ministre ait eu besoin d'une petite pause avant de recommencer son effort.

C'est un sportif fiscal

Par jean.devalon le 14/09/13

A cette heure, 12 heures 15, plus de 980.000 personnes ont liké la page facebook pourtant soutien de ce bijoutier de Nice qui a tué l'un de ses violents agresseurs en lui tirant dans le dos et qui fait l'objet de poursuites pour homicide volontaire.

Dans les villes, la violence explose : portables volés, sacs arrachés, voitures cassées, violences parfois gratuites.

Et une génération de jeunes délinquants, déstructurés, pouvant se procurer des armes et n'hésitant pas à sen servir pour pas grand-chose.

Parfois, on a le sentiment d'être pris en tenaille entre délinquance et règlementations métastasées.

Le citoyen étouffe.

Il peut rester passif quand la violence apparait.

Il peut réagir.

Et parfois tuer.

C'est la légitime défense : si sa vie est en jeu, menacée, alors il peut se défendre et tuer s'il le faut

Tuer pour n'être pas tué.

Garder sa vie.

Rien n'est plus important que la vie humaine, il faut la préserver.

Elle est au-delà des biens matériels, bijou en elle-même qui vaut tous les diamants.

La société humaine le sait et c'est pour cela qu'il y a tant et tant de réflexions sur l'euthanasie, l'avortement, la peine de mort ; pour protéger la vie de l'homme.

L'homme, cet autre soi-même.

Bien sûr le citoyen attaqué, risquant de mourir est fondé à tuer son agresseur.

Mais peut-il tuer celui qui vole sa voiture, son MP 3 ?

Non, si sa vie n'est pas en danger, car c'est la vie qui prime devant les objets, heureusement.

Sinon ce serait une boucherie.

Celui qui tue en tirant dans le dos n'est pas menacé, sa vie n'est pas en danger et alors, il y a bien un homicide avec, ici, un tombereau de circonstances atténuantes.

Mais on ne peut pas dire qu'il y a eu légitime défense, il y a eu meurtre que l'on comprend.

Simplement, si l'on ne dit pas cela, c'est considérer que la vie humaine ne prime pas.

Il faut combattre sans tolérance aucune ces monstres probablement, pour beaucoup, irrécupérables, mais les tuer dans le dos, c'est comme tuer d'une balle dans la nuque, ou décapiter ; ce genre de choses que l'on voit dans les pays barbares.

Alors, oui la vie humaine malgré tout.

La légitime défense, c'est tuer pour n'être pas tué.

Il faut en rester là.

Par jean.devalon le 13/09/13

À Nice, un bijoutier de près de 70 ans a été attaqué par deux jeunes armés qui l'ont battu.

Il avait déjà été l'objet d'une attaque l'an dernier.

Il a poursuivi les deux jeunes auteurs et en a tué un, semble-t-il en tirant dans le dos.

Si tel est le cas il n'y a pas de légitime défense car l'article L 122-5 du code pénal dispose que

N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte.

N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.

Et le fait de tirer dans le dos de quelqu'un qui s'enfuit n'est pas de la légitime défense.

En revanche, dans la presse, il est constaté que la famille de la victime armée et violente n'hésite pas à commenter les faits et à évoquer cet enfant tiré comme un pigeon...

C'est un peu cela qui est le drame de la médiatisation: celui qui a été attaqué et qui a réagi de manière juridiquement excessive se trouve, c'est normal, traduit devant la justice car il y aura un délit ou un crime, mais, parallèlement, le délinquant violent dont le sort est triste est présenté par son entourage comme innocente victime.

Les deux plateaux de la balance seraient au même niveau.

Tel n'est évidemment pas le cas car violence il y a eu pouvant, on l'imagine, perturber le comportement raisonné du bijoutier et la victime, armée et violente, a pris son risque, après tout.

Faut-il rappeler cet homme de Marignane qui a poursuivi, imprudemment, des voleurs armés également avec sa voiture, avec famille à bord et qui a été tué ?

La notion de légitime défense est importante car, à défaut, chacun pourra bientôt tuer tout le monde.

Il faut la préserver.

En revanche si le mouvement de défense du commerçant se développe à ce point sur Internet, puisque 300 000 signatures ont été relevées, c'est bien qu'il y a un sentiment confus conduisant à penser, faussement, que la société préfère le délinquant à l'honnête homme.

Ce n'est pas vrai, mais devant la violence qui se généralise et se développe, probablement les pouvoirs publics devraient-ils prêter attention au ressenti de la population car, à défaut, ce qui s'est passé à Marignane, comme à Nice, se reproduira de plus en plus fréquemment.

Le sang appelle le sang, la violence appelle la violence.

Et ce ne sont pas les grandes phrases du ministre de la justice ou de l'intérieur qui changeront quoi que ce soit.

Quel que puisse être le talent oratoire de Mme Taubira dont je ne suis pas certain, à titre personnel, qu'elle restera comme un grand ministre, les mots ne suffisant guère.

Par jean.devalon le 12/09/13

« Un moyen de réduire les impôts serait d'organiser une élection chaque année, car il semble que l'année des élections il n'y ait jamais d'augmentation d'impôts. »

Encore que ce ne soit pas certain...

Par jean.devalon le 11/09/13

La ministre de la justice, pour financer la suppression de la dîme de 35 € imposée aux justiciables pour engager une procédure, voulait taxer le chiffre d'affaires des avocats.

Il pouvait paraître curieux de faire payer à une profession l'accès au droit, comme s'il convenait de taxer les médecins sur le nombre de malades soignés.

Mme Taubira a donc reculé.

Mais, en revanche, les services de la Chancellerie ont trouvé une autre idée : diminuer l'indemnité d'aide juridictionnelle accordée aux avocats qui s'occupent des plus nécessiteux.

C'est laid, c'est sournois et obtenu, en modulant les unités de base selon les territoires, ou plutôt en supprimant cette modulation, tout en accordant une misérable augmentation de l'unité de base, ce qui revient à une baisse de la charge financière et des revenus des avocats.

Quant à se dire, si l'État est fauché, qu'il faudrait peut-être jeter un regard aux secteurs concernés par l'aide juridictionnelle et, éventuellement, au montant des litiges ; ça n'est pas envisageable, ce serait impopulaire.

Les syndicats d'avocat protestent, comme à chaque fois.

Il n'empêche, qu'une fois de plus la profession s'est fait rouler dans la farine.

Par jean.devalon le 11/09/13

"A Marseille, un bateau-restaurant, amarré sur le Vieux-Port juste en face de la mairie, a sombré ce mercredi matin. Il s'agit du Marseillois. Le trois-mâts amarré au quai d'Honneur, a coulé en quelques minutes aux environs de 8 heures ce matin. Il repose pour le moment sur le fond du bassin, droit sur sa quille. D'importants moyens de secours sont sur place."

C'est ce que nous dit la Provence.

Monsieur Gaudin a-t-il sauté à la corde dans la cale, ou les candidats socialiste aux dents longues ont-ils troué la coque en un débat fraternel ?

Ou plus simplement est-ce l'expression du naufrage local ?

Par jean.devalon le 09/09/13

Il existe une légende selon laquelle les enfants seraient de charmantes têtes blondes, même ayant grandi, soucieux du bonheur de leurs parents et en prenant grand soin quand ils sont devenus vieux.

C'est une légende, les enfants sont des vampires.

Ils pillent votre frigo, épuisent votre intellect et, ensuite, lorgnent vers votre portefeuille qu'ils auront déjà réduit à la portion congrue avant même que de mettre la main dessus.

Il n'existe guère de moyens de pression contre ces êtres abominables puisqu'ils savent qu'existe, en France, la réserve héréditaire et qu'ils ne peuvent pas être privés de l'héritage auquel, pourtant, ils n'ont aucun droit.

Eh bien c'est fini !

L'Europe, bonne fille, à compter du 17 août 2015 révolutionne en effet les régimes de succession des 28 pays de l'Union Européenne. La réglementation européenne prévoit qu'au décès d'un citoyen de l'UE, les règles qui encadrent une succession soit celle de l'Etat où il résidait et non celle de son pays d'origine.

Il suffit donc d'aller s'installer dans un pays sage ou la réserve héréditaire n'existe pas et où les parents, fort justement, peuvent faire ce qu'ils veulent de leur argent.

Par exemple, dans les pays dans lesquels le droit est issu de la Common Law au pays de Galles, Angleterre, Écosse, la réserve n'existe pas.

Prenons, par hasard, un avocat habitant Marseille

Certes il y a le soleil, le doux bruit des cigales et des Kalachnikov, mais enfin, il pourrait se dire que l'Écosse présente bien des avantages, ses paysages, ses fantômes, son whisky.

Alors, vous voyez les enfants combien l'Europe est sage et combien il vaudra mieux, pour les années à venir, ne jamais, vraiment jamais, contrarier votre père en quoi que ce soit.

Sinon je pars en Écosse !

Par jean.devalon le 09/09/13

Madame Duflot va présenter au parlement un texte sur l'accès au logement

Il prévoit notamment « la mise en place à partir de 2016 de la garantie universelle des loyers, une assurance publique contre les loyers impayés grâce à laquelle tous les propriétaires seront sûrs de toucher ce que leur doivent leurs locataires.

Il s'agit d'un fond public alimenté par une cotisation "partagée entre le propriétaire et le locataire", à un niveau "qui n'est pas encore fixé" puisque son coût "dépendra du panel de garanties mises en place", a expliqué la ministre qui estime que 6,5 millions de logement seront concernés.

Double avantage de cette mesure selon Cécile Duflot : "préserver les propriétaires des mauvais payeurs" et "prévenir les expulsions". »

Qu'il faille inciter à cette protection est juste ; mais là il s'agit d'une obligation imposée aux propriétaires et aux locataires.

Les propriétaires, le plus souvent, sont des particuliers disposant d'un ou deux bine leur assurant des revenus complémentaires.

Je doute qu'ils apprécient cette charge supplémentaire et surtout cette sorte de nationalisation de leur bien.

N'est-on pas là encore dans une usine à gaz, liberticide et financièrement ruineuse ?

Pardon, le propos, eu égard à l'actualité est déplacé...

Par jean.devalon le 07/09/13

Je lisais ce matin un article du wall street journal ,dans courrier international, dans lequel il était rappelé combien il fallait se débarrasser du régime Syrien pour atteindre l'Iran.

Car, derrière les mots, la stratégie américaine est bien de combattre d'abord l'Iran, la Syrie étant annexe.

Probablement cela est-il à repenser devant la guerre entre chiites et sunnites qui s'annonce, mais ce n'est pas le sujet..

Toujours est-il que le paravent est de dire que Damas doit être puni, ce qui n'est guère une notion diplomatiquement compréhensible, comme aussi ces lignes rouges définies à l'avance qui finissent, de par l'enfermement qu'elles créent ,par rougir de sang.

Imaginons que les USA attaquent , avec la France, naïve.

Ce serait une attaque en violation du droit international, au bénéfice de la force, et de la morale dominante.

Mais l'Empire américain a raison, car il est le plus fort.

Sauf que dans dix ans, dans quinze ans, ce sera la Chine.

Et si celle-ci se décidait alors, avec les mêmes arguments et les mêmes raisons cachées, à attaquer un pays; où serait la différence ?

Il n'y en a pas.

C'est bien l'enjeu prospectif.

Il y a, pour la paix du Monde, actuellement plus de sagesse à Moscou ou Pékin ,qu'à Washington ou Paris.

Ne pas attaquer un pays sans l'aval de l'ONU, c'est nous protéger quand, demain, nous ne serons plus parmi les puissants, c'est ne pas céder à l'arbitraire.

C'est aussi, ici,ne pas servir ici les intérêts des sunnites contre les chiites dans une guerre de religion qui n'est pas celle de la France laïque piégée par l'ami américain et de naïfs bons sentiments.

Non à la guerre !

La sagesse des peuples américain et français sera-t-elle entendue de leurs dirigeants ?