Par jean.devalon le 21/07/13

Je préfère croire, et me tromper, à l'homme malgré tout, qu'en un Dieu omnipotent dont la parole serait alors volée par d'illégitimes mandataires . Ces femme que l'on soumet, voile, marie, le sont toujours par l'engeance masculine. C'est le rôle de la République, fille des lumières que de les défendre . Que les banlieues aient des raisons de révolte n'empêche que celui qui paraît vouloir étrangler le policier contrôlant , en vertu de la loi républicaine sa femme intégralement voilée et qui est laissé en liberté peut se dire que la République comprend son geste . Elle y aura gagné, au nom de l'apaisement, un peu de calme médiatique , mais les femmes, elles, un regain d'oppression masculine . Car pour une qui librement fait ce choix du voile intégral combien le subissent dans la dictature intime subie? À quoi bon glorifier ces caricaturales femen, si grossières, emprisonner le trop insolent Nicolas si la laïcité républicaine défendant le libre choix , l'égalité des sexes ,n'est pas respectée par la République elle-même devenue obscurantiste par lâcheté ?

Par jean.devalon le 20/07/13

Un chien qui bâille au coin du feu, cela avertit les chasseurs de renvoyer

les soucis au lendemain. Cette force de vie qui s'étire sans façon et contre

toute cérémonie est belle à voir et irrésistible en son exemple ; il faut que

toute la compagnie s'étire et bâille, ce qui est le prélude d'aller dormir ; non

que bâiller soit le signe de la fatigue ; mais plutôt c'est le congé donné à

l'esprit d'attention et de dispute, par cette profonde aération du sac viscéral. La

nature annonce par cette énergique réforme qu'elle se contente de vivre et

qu'elle est lasse de penser.

Tout le monde peut remarquer qu'attention et surprise coupent, comme on

dit, respiration. La physiologie enlève là-dessus toute espèce de doute, en

faisant voir comment les puissants muscles de la défense s'accrochent au

thorax, et ne peuvent que le resserrer et paralyser dès qu'ils se mobilisent. Et il

est remarquable que le mouvement des bras en l'air, signe de capitulation, est

aussi le plus utile à délivrer le thorax ; mais c'est aussi la position de choix

pour bâiller énergiquement. Comprenons d'après cela comment n'importe quel

souci nous serre littéralement le coeur, l'esquisse de l'action appuyant aussitôt

sur le thorax, et commençant l'anxiété, soeur de l'attente ; car nous sommes

anxieux seulement d'attendre, et aussi bien quand la chose est de peu. De cet

état pénible suit aussitôt l'impatience, colère contre soi qui ne délivre rien. La

cérémonie est faite de toutes ces contraintes, que le costume aggrave encore,

et la contagion, car l'ennui se gagne. Mais aussi le bâillement est le remède

contagieux de la contagieuse cérémonie. On se demande comment il se fait

que bâiller se communique comme une maladie ; je crois que c'est plutôt la

gravité, l'attention et l'air du souci qui se communiquent comme une maladie ;

et le bâillement, au contraire, qui est une revanche de la vie et comme une

reprise de santé, se communique par l'abandon du sérieux et comme une

emphatique déclaration d'insouciance ; c'est un signal qu'ils attendent tous,

comme le signal de rompre les rangs. Ce bien-être ne peut être refusé ; tout le

sérieux penchait par là.

Le rire et les sanglots sont dessolutions du même genre,mais plus retenues,

plus contrariées ; il s'y montre une lutte entre deux pensées, dont l'une

enchaîne et l'autre délivre. Au lieu que, par le bâillement, toutes les pensées

sont mises en fuite, liantes ou délivrantes ; l'aisance de vivre les efface toutes.

Ainsi c'est toujours le chien qui bâille. Chacun a pu observer que le bâillement

est toujours un signe favorable, dans ce genre de maladies que l'on nomme

nerveuses, et où c'est la pensée qui fait maladie. Mais je crois que le bâillement

est salutaire dans toutes, comme le sommeil qu'il annonce ; et c'est un

signe que nos pensées sont toujours pour beaucoup dans les maladies ; chose

qui étonnerait moins si l'on songeait au mal que l'on peut se faire en se

mordant la langue ; et le sens figuré de cette expression fait bien voir comment le regret,

bien nommé remords, peut aller à la lésion.

Le bâillement, au contraire, est sans aucun risque.

ALAIN

24 Avril 1923

Propos sur le bonheur

Par jean.devalon le 20/07/13

Le fait religieux existe dans notre société laïque ; il est un bien comme lien, comme culture ; un mal comme dogme ; c'est à tout le moins mon opinion.

Un commissariat est assiégé à Trappes à la suite du contrôle d'une femme voilée et sur twitter vient la comparaison entre le traitement ferme fait aux 'veilleurs ' catholiques' et une attitude prudente, voire timorée, par ailleurs envers d'autres manifestations, violentes, elles, à l'encontre de la République.

C'est là qu'il faut faire attention à ce que la République ne cède pas à la complaisante facilité idéologique en donnant l'impression de tolérer chez les uns ce qu'elle chasse chez les autres, au risque de mécontenter tout le monde.

La laïcité républicaine doit être respectée par tous et tous doivent être traités dans le même respect de l'application des lois de la République

Quant à la religion quelques citations

"La métaphysique, la morale, la religion, la science, sont considérées comme des formes diverses de mensonge : il faut leur aide pour croire à la vie" Friedrich Nietzsche

Mais aussi:

"Les religions sont comme des routes différentes convergeant vers un même point. Qu'importe que nous empruntions des voies différentes, pourvu que nous arrivions au même but" Mahatma Gandhi

Mais encore, quand vient le barbecue du WE

"Enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer mahométan, du feu. Enfer hindou, des flammes. A en croire les religions, Dieu est né rôtisseur." Victor Hugo

Choisissez et bon appétit !

Par jean.devalon le 19/07/13

Je regarde, dans mon bureau, ces dossiers que j'ai conservés pour le temps des vacances judiciaires afin de de pouvoir leur consacrer le temps et l'attention nécessaire sans le tumulte des audiences.

L'optimisme est une vertu

Une pensée, qui n'a rien à voir, mais qui me vient, d'un débat sur les motivations de l'être avec l'un de mes fils.

Ce qui motive le comportement humain, c'est, naturellement, l'intérêt personnel.

Et c'est en composant avec cet intérêt personnel que la société peut s'organiser.

Non pas en rêvant d'un monde où l'homme serait naturellement bon et accepterait de se sacrifier.

En même temps, comment donner du bonheur à ceux qui nous entourent ?

Permettez-moi, avant de revenir à ces coquins de dossiers, de vous proposer cette solution là du philosophe Alain :

« Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d'autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux. »

Bon week-end

Par jean.devalon le 19/07/13

Quand meurt un Avocat, l'Ordre diffuse l'information par affichage et courriel.

Un confrère a donc raccroché, pour l'éternité, sa robe, il y a quelques semaines.

Sauf erreur de ma part, l'information n'a pas été diffusée.

C'est là, bien sûr, le choix de ses proches, et ce choix est respectable.

Simplement, pour ce Confrère, parti dans le silence, une pensée dans le nuage éthéré du monde électronique.

Par jean.devalon le 17/07/13

En vertu de son obligation de délivrance, le bailleur est obligé, par la nature du contrat et, sans qu'il soit besoin d'aucune stipulation particulière, de délivrer au preneur la chose louée et d'entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée.

l'arrêt d' appel retient que l'acte de cession stipule que l'acquéreur a pris connaissance du courrier du 28 novembre 2006 de la DDASS de Seine-Maritime demandant la réfection générale des locaux et déclare en faire son affaire personnelle sans recours contre le cédant et le rédacteur de l'acte, que la locataire avait donc pleinement connaissance des travaux de conformité à entreprendre avant de pouvoir exploiter le fonds de commerce et s'y était engagée librement dans le cadre de la cession de ce fonds, qu'elle ne peut donc arguer de l'inexécution par la bailleresse de son obligation de délivrance .

En statuant ainsi, sans constater que la bailleresse avait satisfait à son obligation de délivrer des locaux conformes à l'usage auquel ils étaient destinés et exempts de vices affectant leur gros oeuvre et leur sécurité, la cour d'appel a violé les textes susvisés.

Voilà qui est clair quant au caractère absolu de l'obligation de délivrance

(Cour de cassation, 12 juin 2013 ; 12-18337)

Par jean.devalon le 17/07/13

Lors du décès d'un locataire, le bail est transféré de plein droit au conjoint survivant

Mais, c'est au conjoint survivant qui peut se prévaloir des dispositions de l'article 1751 du Code civil qui vise un droit au bail d'un local qui sert effectivement à l'habitation des deux époux.

Ce droit vise donc deux époux qui vivent ensemble.

À défaut, le contrat de location peut être transféré, au visa de l'article 14 de la loi du 6 Juillet 1989 au conjoint qui ne peut se prévaloir des dispositions de l'article 1751, tout autant qu'il en fasse la demande.

Donc si après le décès de son locataire un bailleur décide de poursuivre le conjoint survivant au titre des loyers impayés, mais qu'il est démontré que celui-ci n'avait jamais occupé les lieux, n'était pas cotitulaire du bail et avait autorisé le notaire et la bailleresse à débarrasser et à reprendre l'appartement, démontrant ainsi son intention non équivoque de ne pas occuper le logement litigieux ; seront l'action sera rejetée.

C'est le sens un arrêt de la Cour de Cassation du 10 avril 2013 (12-13225).

Par jean.devalon le 16/07/13

Il y a, je crois, proportionnellement, plus d'exécutions capitales aux États-Unis qu'en Chine eu égard à l'importance de la population.

Je ne porte aucun jugement, ni commentaire, sur les systèmes judiciaires des uns et des autres ; celui de mon pays portant ses propres stigmates.

Mais, j'ai toujours été étonné par ce couloir de la mort où les condamnés à mort, une fois prononcée leur condamnation, attendent, recours après recours, des années et des années, une exécution qui viendra on ne viendra pas selon les aléas judiciaire, pour la plus grande joie des réalisateurs.

Les États-Unis, finalement ont adopté de la Chine une notion de supplice, celui qui s'exécute avec une grande lenteur douloureuse.

Parmi les dépêches diffusées en est une concernant l'exécution potentielle d'un attardé mental, avec un QI de 70 ; les experts étant revenus, semble-t-il, sur leur analyse initiale.

L'exécution des handicapés mentaux n'est pas vraiment le premier symbole d'une société civilisée ...

Par jean.devalon le 15/07/13

Avant que de partir en session de formation continue, j'ai assuré ce matin l'audience des référés.

J'ai attendu, attendu, attendu cette consoeur qui déjà avait obtenu deux renvois.

Elle est arrivée.

Tard.

Elle m'a dit ensuite... avoir laissé son dossier entre les mains d'un autre confrère.

Mais celui-ci, ayant passé le sien, me l'a donné.

Par curiosité, j'ai regardé ses pièces, notamment celles qu'elle ne m'avait pas communiquées.

Comme un espion, je les ai photographiées avec mon smartphone.

Le James Bond du Barreau de Marseille

Et notamment un courrier de sa part à mon cabinet, confidentiel.

La mention était portée.

Comme cela ne présentait aucun intérêt et ne pouvait, me semble-t-il, compenser la vacuité d'un argumentaire, je me suis vengé 40 ans après.

Oui, j'avoue, que collégien, j'avais mis devant le 7 qu'un cruel prof de mathématiques m'avait donné, un 1.

17, c'est beaucoup plus joli.

Dans le monde des établissements jésuites, tout est subtil.

On ne m'a rien dit mais simplement cette note avait été entourée d'un rond rouge.

J'ai donc laissé, vengeur taquin, le courrier confidentiel, mais ai entouré d'un rond bleu la mention confidentielle.

Juste comme ça, juste comme ça.

Pour le plaisir

Par jean.devalon le 13/07/13

Il y a donc eu, à Brétigny-sur-Orge, détrousseurs et charognards.

C'est inhérent à l'âme humaine, il n'y a rien de nouveau sous le soleil dirait l'ecclésiaste.

Relisez donc, ne serait-ce que Germinal.

Rappelez-vous l'Auberge rouge où était la mort sous le souffle de la burle ardéchoise.

A la plage des Catalans, l'autre jour, à Marseille, des jeunes ont voulu noyer un policier devant des cachalots bronzant gênés car un collègue de la victime a fait usage d'une bombe lacrymogène.

Il n'y a pas de progrès de l'homme, seulement des techniques.

Et celles-ci permettent de savoir ce qui se passe en temps réel, il y a même des photos de tout, sur twitter, facebook et autres réseau;

Ce qui est, aujourd'hui, anxiogène, c'est la volonté de cacher au peuple ce qu'il sait déjà de ces faits divers.

Ce sont ces journalistes croyant le off toujours possible.

Ces politique affadissant le réel par des mots vides aggravant le mal-être.

S'il y a des charognards, le dire , dire qui ils sont , les chasser; voilà ce que ferait un politiques responsable.

Plutôt de nier la réalité de la triste nature humaine et d'affronter avec courage, ce monde qui est le notre

L'auberge rouge de Brétigny-sur-Orge, rouge de la honte de tant de lâcheté.