Par jean.devalon le 14/04/08

Les vacances sont finies et il faut donc reprendre le harnais.

Sur le bureau, les dossiers accumulés n'ont rien à voir avec les vagues dansantes, mais plutôt avec le mur de Berlin.

C'est à ce moment qu'il faut aller rechercher en soi la sagesse qui permet de ressentir ou de recréer l'enthousiasme, ou à défaut la sérénité.

Je ne crois pas, pour ma part, que les écoles de sagesse orientales soient supérieures aux écoles de sagesse occidentales.

Mais pour céder peut-être à la mode, ou parce qu'on aimerait actuellement l'entendre un peu plus s'exprimer, je vous livre quelques pensées de la sagesse chinoise.

Peut-être d'ailleurs passera-t-elle au Tibet comme la flamme olympique ?

Par jean.devalon le 13/04/08

Nous étions sept enfants. Sept planètes et sept perles ; mais sept quand même.

Sept à nourrir avec ces plats de famille nombreuse ; pâtes, riz, pommes de terre. Plats qui vous font de beaux enfants et de beaux obèses après, mais c'est une autre histoire.

Les vacances, c'était dans la maison de famille. Nous partions de Marseille avec la vieille ford (c'est pas récent) et la vieille dyane. Dix heures de Marseille au Lot en passant par le Larzac d'avant José Bové. Sinon, certains de nous prenaient le train. Avec la carte famille nombreuse c'était soixante quinze pour cent de réduction. Bref, cette carte, ça comptait pour transporter le régiment.

Et pour les familles nombreuses d'aujourd'hui, ça compte pareil.

Alors bien sûr, la révision générale des politiques publiques est nécessaire, mais le cafouillage sur la carte famille nombreuse, supprimée puis aussitôt rétablie ; comme la sotte réforme du divorce annoncée par le ministère du budget conduisent à rappeler à ces messieurs des ministères le vieil adage : il faut tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler.

Et on peut même penser avant, c'est pas interdit.

Parce que parfois, le bon peuple se pose des questions !

Par jean.devalon le 10/04/08

Je vais vous raconter une histoire émouvante, joyeuse, de ces histoires qui mettent le coeur en joie. Ce sont les vacances, bien sûr, mais je n'ai pu m'empêcher ce matin de passer voir au bureau si je n'étais pas indispensable. On se croit toujours indispensable... Erreur funeste mais commune.

Donc, au sortir de la maison des avocats, je déambulais joyeusement, un commandement de saisie immobilière à la main, lorsque mon attention a été attirée par un groupe bruyant.

De jeunes enfants, en tenue de sport, entouraient un enseignant, ou un éducateur, et paraissaient s'interroger bruyamment.

L'adulte s'est alors précipité vers moi en me disant : « Monsieur, monsieur, nous cherchons le ministère de la justice, dites-nous où c'est ! »

Je lui fais répéter sa demande, mais c'était bien celle-là.

Je regarde le papier qu'il me montre et lui fait observer qu'il recherche le tribunal. Je lui indique le chemin et le groupe s'en va en courant et en criant.

Bizarre, mais c'est comme ça.

La morale de cette histoire est la suivante : pour un certain public la justice, ça n'est que le ministère et le ministère est à Marseille. Donc Rachida Dati est à Marseille.

Je ne l'ai pas croisée ce matin, mais j'en suis tout ému.

Une belle histoire, vraiment

Par jean.devalon le 01/04/08

je réponds au défi de Nicolas de communiquer sur ce que nous pensons du sort fait à la justice. Mais, il n'est pas certain que ce soit un poisson d'avril. Où alors quelque peu indigeste.

Par jean.devalon le 26/03/08

Comment, dans un procès prouver ce que l'on dit.

Comment prouver la faute du patron, du salarié ou encore celle du mari ou de la femme ?

Il existe un principe, qui est celui de la loyauté dans l'obtention de la preuve.

C'est pourquoi un enregistrement téléphonique sera rejeté s'il apparaît qu'il est intervenu à l'insu de la personne enregistrée.

Mais, il n'en est pas de même du SMS, car l'auteur d'un SMS ne peut ignorer qu'il est, par nature, enregistré sur le mobile du destinataire (Cass.soc.23 mai 200706.43209)

Comme le courriel d'ailleurs.

Petits conseil aux conjoints infidèles : pensez à vider, dans votre logiciel de messagerie, les éléments envoyés ...

Car, certes, vous pourrez vous battre sur la notion de loyauté dans l'obtention de la preuve, mais le mal sera fait.

Par jean.devalon le 25/03/08

La tradition veut que l'on dise le lundi : ça va comme un lundi. Pour montrer sa joie intense de reprendre le travail après une interruption de deux jours.

C'est aujourd'hui mardi, mais c'est comme un lundi, puisque le lundi était consacré la recherche des oeufs en chocolat et des poules, en chocolat aussi.

J'ai ouvert, arrivé au bureau, la Gazette du Palais (trop top le titre !) pour me tenir au courant, conscience professionnelle oblige, de la dernière jurisprudence.

Et là, félicité suprême, je tombe sur un article de Michel Bénichou appelant à la création d'un Ordre national des avocats.

Et de dire le bonheur de la profession de s'enfoncer dans la faiblesse, à cause de nos divisions !

Et de dénoncer la complaisance lorsqu'il s'agit de plaire au pouvoir !

Et de dire que collectivement, nous n'existons plus !

Donc pour que la Grande Voix de l'avocat s'entende à nouveau, il propose un Ordre national, précisant cependant que les ordres locaux subsisteraient tant que subsisterait la postulation.

La pauvre vieille a d'ailleurs du souci à se faire, le RPVA est le germe de son décès annoncé.

Et donc des ordres locaux. CQFD.

Un ordre national ?

Centralisation des énergies ou centralisme démocratique ?

Vision d'avenir ou pensée convenue ?

C'est vrai que CNB, Barreau de Paris, et Conférence des bâtonniers paraissent trois têtes sur un même corps rendu, de ce fait, difforme.

La président Bénichou ne dit pas d'ailleurs, celles qu'il faut couper...

Il n'envisage pas dans ajouter une quatrième quand même ? Parce que c'est bien là une caractéristique française que d'empiler les structures sans en supprimer.

Amis avocats, qu'en pensez-vous ?

Moi, j'ai encore trop de chocolat dans le cerveau.

Ma pensée s'arrête à Cloclo.

Par jean.devalon le 21/03/08

En ce Vendredi Saint, avec une certaine tendresse pour l'innocence qu'elles révèlent, quelques annonces paroissiales pour initier un sourire avant même le week-end.

mar
18

Antidote

Par jean.devalon le 18/03/08

Franchement.

L'actualité du jour est de celle qui ne suscite guère la joie béate.

La souffrance de Chantal Sébire, qui incite au questionnement, au silence et à la pudeur, là où l'exposition aux médias, le jeu des associations militantes, à l'inverse, peuvent ajouter du malheur au malheur, sans apporter de réponse vraie. Mais en existe-t-il une ?

Le génocide culturel au Tibet, mais la Chine aura ses jeux olympiques, bien sûr. Qui osera contrarier cet empire ?

La crise financière américaine s'aggrave et va nous atteindre, en doutons-nous ?

Comme la crise pétrolière d'ailleurs, avec ce mythique baril, dont le prix atteint des sommets toujours repoussés.

Le chômage baisse et atteint son niveau le plus bas depuis 1983, dites-vous ? Oui, mais en 1983 n'existaient pas les rmistes qu'il faut rajouter.

Donc, tout ça n'est pas joyeux.

Comme antidote, je propose le propre de l'homme.

Non, pas la conscience de la mort !

Mais le rire, avec un soupçon d'autodérision en plus :

Pourquoi les serpents ne mordent-ils jamais les avocats ?

Courtoisie confraternelle...

Un avocat vient d'arriver au Paradis, mais n'est pas satisfait de sa condition. Il se plaint et se voit rétorquer qu'il lui faut faire appel de sa situation, mais que le délai d'attente est de trois années avant que son appel soit entendu. Il se plaint encore plus, car trois années, c'est très long...mais ses remarques ne sont pas entendues.

Il est alors sollicité par le Diable qui lui affirme être en mesure d'arranger sa procédure dans les trois jours, si il consent à venir plutôt en Enfer. Enthousiasmé, l'avocat le questionne sur la brièveté du délai; le Diable lui explique: "c'est simple, nous avons tous les Juges...".

(Il n'y a pas de raison qu'il n'y en ait que pour les avocats)

Qu'est-ce que les avocats utilisent comme système contraceptif?

Leur personnalité.

(A ne pas essayer, on ne sait jamais)

Par jean.devalon le 16/03/08

Vendredi.

Pas de chauffage dans l'immeuble. Les radiateurs sont tièdes. Une déduction s'impose : le chauffagiste est passé réparer la panne, mais ça n'a pas tenu. Le week end va être frisquet.

Génial !

Samedi.

Le matin. Réception d'un recommandé des impôts. Quarante minutes de queue à la poste. Pour se voir demander des renseignements connus depuis dix ans. Et s'il travaillait le monsieur sans envoyer des LRAR ? Et s'il consultait son dossier ?

Catherine a déjà protesté. Elle est de mauvaise humeur et a froid. Mauvais plan. Très mauvais plan, ça.

Le soir. Mon fiston adoré me dit que le oui-fi marche pas dans la chambre. (Mais oui, ça s'écrit comme ça). J'y passe une heure pour comprendre. D'abord il n'avait pas besoin de se jeter sous le bureau pour faire peur à la petite. Ensuite, il avait rebranché un câble reliant son ordinateur à celui de son frère aîné, ce qu'il ne fallait évidemment pas faire ; c'est logique comme l'informatique. Evidemment, il ne m'avait pas dit qu'il avait trafiquoté la bête.

C'aurait été trop simple.

Dimanche.

On ne va pas pouvoir aller se balader. Y a brocante dans la rue, comme quatre fois par ans, pour faire plaisir aux commerçants. Sauf qu'il y a de moins en moins de monde, que la rue est fermée à la circulation, que la voiture dort sagement dans notre cour intérieure et qu'elle ne pourra pas en sortir de la journée. Nous, on avait oublié.

Et puis inondation dans la cuisine. C'est la jolie machine à laver la vaisselle que j'aime tant et qui n'a que quinze ans. Je pense qu'il n'y aura pas besoin de l'euthanasier, vu qu'elle est visiblement morte et en a pleuré abondamment.

Je récapitule, pour mon fils, les aléas du week end. Il me regarde et dit : « ouais, et ce soir la XXX va gagner ! » Histoire d'en rajouter. Il faut dire qu'il pense comme sa mère à laquelle

Je verse la pension alimentaire qui paraissait étonner le monsieur des impôts qui m'a demandé de préciser le nom de la personne à laquelle je versais une pension pour voir si c'était le même que celui écrit dans le dossier qu'il n'avait pas ouvert ?

La conclusion de ce jour de vote ?

De profundis clamavi a te Domine. Faut bien ça. !

Par jean.devalon le 14/03/08

Avec conviction, notre cabinet diffuse l'image ci-dessous,

Symbolisant parfaitement ce que serait, pour des raisons comptables

d'économie de l'Etat, sinistre monstre froid, le divorce sans avocat.