Par jean.devalon le 24/02/08

"Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément. "

Ca, c'est de Nicolas Boileau

" Casse-toi, sale con"

Ca , c'est de Nicolas Sarkozy

Quel langage préférez-vous?

Par jean.devalon le 23/02/08

Robert Badinter s'est exprimé dans le monde sur la dernière décision du Conseil constitutionnel

et aussi sur l'initiative regrettable du président de la République d'essayer de contourner cette

décision.

Vous trouverez ici les propos de l'ancien garde des sceaux, qui reste une conscience de la république

Par jean.devalon le 22/02/08

Le Conseil constitutionnel vient de rendre une décision sur le projet de loi créant une rétention de sûreté.

On en pense ce que l'on en pense, mais le républicain que je suis s'incline.

Le Président de la République, garant des institutions, vexé, charge, le jour même, le Premier président de la Cour de cassation de lui donner les moyens de contourner cette décision.

Or les décisions du Conseil constitutionnel s'imposent à l'exécutif, au législatif, au judiciaire.

C'est le fonctionnement de nos institutions.

C'est cela qui assure la paix civile, que le président doit garantir et qu'il ne fait pas ce soir générant encore et encore du conflit dans la société.

Il ne se passe pas un jour sans que le palais de l'Elysée ne suscite une polémique.

Assez ! Assez ! Assez !

Que vive sainement la France républicaine !

Par jean.devalon le 20/02/08

Vu sur le blog de ma consoeur BOST la rumeur qui voudrait voir confier les litiges touchant l'autorité parentale au juge de proximité, qui est un juge non professionnel avec une formation réduite;

Signe du respect porté à la famille.

Mais il ne s'agit que d'une folle rumeur...

Vu l'interview de madame MIGNON directrice de cabinet du président Sarkozy, celle qui a eu l'idée puissante de faire parrainer un enfant de la Shoah par un enfant de CM2

Elle a dit que les sectes en France, ce n'est pas un problème, et que la Scientologie aurait le droit de vivre en paix.

Les scientologues sont contents.

Madame MIGNON a démenti, c'est mignon !

Jean Sarkozy, fils de, se présente aux élections pour être conseiller général. Quel age déjà le loyal fils de ...?

Trois bêtises du jour, qui dit mieux ?

Par jean.devalon le 19/02/08

Le trieur se tient debout, droit, mais sans raideur, à gauche au milieu du casier devant lequel il travaille, de façon à ce que sa main droite puisse atteindre les cases extrêmes de gauche et de droite sans déplacement des jambes.

Il prend dans la main gauche, entre le pouce et les autres doigts, un nombre de lettres formant une épaisseur d'environ 5 cms (épaisseur variant avec la grandeur de la main et porte cette main à la hauteur de la poitrine (coté gauche). Il dégage avec le pouce gauche la lettre à classer et la fait glisser (soit de bas en haut, soit de haut en bas) de manière à la faire déborder légèrement dans la poignée des correspondance tenues dans la main gauche, et à permettre à la main droite de la saisir facilement.

Le tireur lit la destination, prend la lettre (une seule à la fois) de la main droite et la porte en droite ligne dans la case (il faut placer la lettre et non la jeter dans la case)

Les lettres sont placées dans les cases méthodiquement, toujours dans le même sens, parallèlement les unes aux autres, en un tas ayant pour base toute la largeur de la case.

Pour éviter la fatigue, le trieur doit travailler avec souplesse et sans mouvements inutiles.

Quand une case est presque remplie et que le trieur est sur le point d'éprouver des difficultés pour y placer des lettres, les correspondances sont sorties en bloc de la case (ce qui est fait avec la plus grande facilité si l'on s'est conformé au aux prescriptions ci-dessus) et sont enliassées.

Ministère des P.T.T

Notice à l'usage des auxiliaires trieur.

La notice date un peu, il est vrai...

Par jean.devalon le 17/02/08

Tous les hommes sont l'homme.

Tous les hommes sont l'Homme ...

Tous les hommes sont l'Homme ; et pas plus que les cieux

Le droit n'a de rivages ;

Ma sombre liberté sent le poids monstrueux

De tous les esclavages.

Avec tout prisonnier je me sens enfermé ;

Ses chaînes sont les nôtres ;

Guerre aux rois! Délivrance! Un seul peuple opprimé

Opprime tous les autres.

Victor Hugo

Par jean.devalon le 15/02/08

L'idée du président Sarkozy d'imposer à un enfant de 10 ans le poids de la mémoire d'un enfant juif déporté semblait tellement irréelle, que les mots de Simone Veil résonnent comme la voix de la sagesse et de l'humanité profonde, qui est l'expression de la pensée humaniste quelque peu malmenée ces temps ci.

Merci Madame.

Monsieur le Président, vous aviez évoqué, avant votre élection, le désir de quelques jours de retraite spirituelle.

Il n'est pas trop tard.

Par jean.devalon le 14/02/08

Que se passe-t-il après des années et des années de bonheur ?

Réponse dans la presse :

-Dans un ménage heureux, la femme vit-elle plus longtemps que le mari ?

-Oui. Dans 70% des cas, la femme heureuse enterre son mari.

Sud-ouest, 29.11.53

fév
14

A Catherine

Par jean.devalon le 14/02/08

C'est donc la Saint Valentin, la journée des amoureux. Du nom d'un prêtre je crois, mais n'y voyons pas appel à l'abstinence.

Une journée qui commence bien, levé pour partir à la cour aixoise plaider un horrible divorce, alors que je ne voudrais avoir dans la tête que de jolies fleurs bleues.

Et puis, levé vers les 5 heures 30, une heure trop tôt, et si sûr de son horloge interne, prendre son café et se trouver un peu couillon.

Mais, j'ai bien dans le noir, à tâtons, désactivé le réveil avant qu'il ne sévisse, pour préserver ta nuit.

Honnêtement, la Saint Valentin, c'est comme les anniversaires, le drame des hommes : surtout, ne pas oublier, au risque de la répression sanglante.

Je profite de ce temps trop matinal pour te prouver, mon amour, que ma première pensée est pour toi qui dort comme un petit ange, si, si.

Toi si belle et douce qui n'a pour moi que tendresse et amour, enfin, en général.

Alors, comme je me doute que dans la matinée, studieuse au cabinet, tu viendras voir de ce coté, j'en profite pour te dire que je t'aime.

Et que j'ai fermé le tube de dentifrice.

Par jean.devalon le 12/02/08

La répudiation est l'acte par lequel il est permis de renvoyer une épouse selon les formes légales et de manière unilatérale.

La législation actuelle sur le divorce contient des dispositions qui peuvent laisser le sentiment à l'un des conjoints (et surtout la femme) d'être répudié.

La procédure de divorce, on le sait, prévoit le dépôt d'une requête en divorce, mais en ne précisant pas le motif de celui-ci.

Les époux sont entendus en conciliation, mais naturellement pas sur les causes du divorce.

Puis est fixé un délai de trente mois pour poursuivre la procédure.

Celui-ci se conjugue avec le délai de vingt quatre mois qui permet d'assigner en divorce sur la base d'une séparation de fait justifiant de l'altération définitive du lien conjugal, si ces vingt quatre mois ont couru avant l'assignation.

Il suffit, après la conciliation, de laisser courir les mois, pour ensuite assigner sur ce fondement, qui pourra n'avoir jamais été évoqué les yeux dans les yeux.

Ainsi, une épouse pourra-t-elle se trouver dans la situation où le divorce sera prononcé, sans que son mari ne lui dit, en face, pourquoi.

Et ainsi aura-elle ce sentiment d'être répudiée sans que personne n'écoute sa voix.

A l'heure où les cellules psychologiques sont créées pour toute occasion, même les moindres, il est étonnant que cet aspect humain n'ait pas été pris en compte par le législateur.