Par jean.devalon le 14/03/14

Les règles de la confraternité ressemblent à celles de l'escrime dit quelqu'adage.

Le fleuret cependant n'est pas moucheté.

Derrière les sourires, on tue.

Au CNB, même.

Ici, Londres.

Par jean.devalon le 13/03/14

Le lecteur se dira peut-être qu'il est d'autres débats, aujourd'hui, que la blogosphère des avocats menacée de mort par son créateur.

Mais, après tout, quand je vois que le président du Conseil national des barreaux dans la presse explique qu'il n'a pas la même appréciation, les mêmes opinions politiques, que le Bâtonnier de Paris, je me dis que nous pouvons rester entre gens de mauvaise compagnie.

Si le Conseil national se prend les pieds dans le tapis et que des blogs disparaissent du monde Internet, avec leurs données, c'est un préjudice réel, financier, causé à chacun des avocats concernés.

Il est donc naturel que le Conseil national qui ne communique pas sur ses intentions réelles, son bureau devant être devenu muet, fasse l'objet d'une assignation en référé devant le tribunal de Paris.

C'est quelque peu incroyable d'en arriver là ; cela dit assez combien les élus du Conseil national du barreau auront des mises au point, franches et viriles, à faire avec leur bureau pour éviter que celui-ci ne mène la profession à la catastrophe.

J'étais hier à un enterrement, ce qui conduit à l'interrogation spirituelle ou philosophique.

Si l'on est dans le philosophique, j'aime bien cette idée de Marc-Aurèle qui explique que quand un obstacle se trouve sur la route, il convient simplement de le contourner.

Si l'on est dans le spirituel j'aime bien la notion du " tirer profit " de la spiritualité Ignatienne qui rappelle quelque part que la vie que l'on mène est sienne et que la volonté sacrificielle ne sert peut-être pas les desseins du divin.

Si je m'adresse aux très hauts de la rue de Londres, j'ai envie de dire ceci :

D'abord, la blogosphère est un outil merveilleux pour la profession parce qu'elle permet de lui donner de l'audience.

Ensuite, toute chose peut être revue, et je me suis notamment toujours demandé si la présentation faite dans la blogosphère des avocats mettant en avant les blogs les plus populaires ou les plus actifs n'était pas susceptible, par la mise en avant d'individus plutôt que de thèmes d'être contre-productive.

Il vaudrait mieux la mise en avant de thèmes : droit immobilier, droit du cheval, droit de la femme, billets d'humeur, expression artistique, que sais-je ?

Mais une ergonomie qui mette en avant la richesse des choses dites.

Par ailleurs, s'il fallait s'en aller et nous nous en irons tout un jour, j'ai envie de rappeler aux très hauts de la rue de Londres que les avocats ne sont pas des godillots, mais des hommes et femmes aux semelles de vent.

Il est facile d'aller bloguer de droite et de gauche, pas forcément où l'on veut nous conduire

D'ailleurs, moi-même, par jeu, j'ai créé un autre blog, un peu différent.

Moi, Avocat marseillais : il est ici.

Par jean.devalon le 10/03/14

Ci-après un extrait du communiqué du Président du Conseil national des barreaux

" Les médias ont révélé que Maître Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, a été placé sur écoutes pendant plusieurs mois dans des conditions vivement critiquables. Le Conseil National des Barreaux, établissement d'utilité publique représentant les 60.000 avocats de France, condamne fermement et sans réserve ce détournement des procédures à l'encontre de Maître Herzog, avocat au Barreau de Paris dans le cadre d'affaires concernant son client.

Le secret professionnel des avocats est général, absolu et sans limite dans le temps.

Ce secret est protégé non seulement par les règles professionnelles mais par l'article 226-13 du Code pénal : la révélation d'un fait couvert par le secret professionnel constitue un délit punissable d'amende et de prison.

Cette protection pénale du secret professionnel n'est pas organisée dans l'intérêt de l'avocat mais dans celui du client, de la justice et de la démocratie. Le secret professionnel constitue, en effet, une garantie fondamentale des libertés individuelles des citoyens dans un Etat de droit et participe ainsi à la liberté de la Défense et à la nécessaire indépendance de la profession d'avocat.

Tout manquement à cette règle est totalement inacceptable et représente une atteinte au droit des citoyens d'être librement défendus par un avocat.

Le secret professionnel s'impose donc au juge d'instruction et constitue un obstacle à la saisie de lettres et documents échangés entre l'avocat et son client comme aussi un obstacle aux écoutes de leurs conversations en direct ou par téléphone.

Exceptionnellement, un avocat peut être placé sur écoutes par un juge seulement si des indices, qui doivent être obligatoirement préalables à la décision, permettent de penser raisonnablement que cet avocat a participé à une infraction comme auteur, coauteur ou complice. En revanche, aucune écoute d'un avocat ne peut être ordonnée ni réalisée à titre préventif pour rechercher les indices éventuels d'un éventuel fondement à des poursuites pénales. De même, lorsqu'un client est placé sur écoutes - c'est le cas le plus fréquent - ses conversations avec son avocat ne doivent pas être retenues par le juge d'instruction ni enregistrées par les officiers de police judiciaire.

Ces règles ont visiblement été contournées dans le cadre du placement sur écoutes téléphoniques pendant plusieurs mois de Maître Thierry Herzog.

C'est pourquoi le Conseil National des Barreaux, par la voix de son Président, affirme la solidarité des 60.000 avocats de France avec Maitre Thierry Herzog, avocat au Barreau de Paris, et appelle les pouvoirs publics à clarifier d'urgence cette inquiétante atteinte au bon fonctionnement de notre démocratie."

PS j'ai souligné le point de droit litigieux qui explique la révolte des avocats, mal comprise, parfois

Par jean.devalon le 09/03/14

Bien sûr, il est permis sous des conditions strictes que je ne connais pas trop, pour n'être pas pénaliste, d'écouter les avocats.

Simplement, comme écouter un avocat peut menacer les droits de la défense dont chacun bénéficie, il faut y aller avec des pincettes chinoises.

Certains juges y vont, eux, au canon.

Il est naturel qu'à ceux-là, vivant en vase clos, la contradiction soit apportée.

C'est tout.

Parce que leurs méthodes sont, comme on dit, limites, et ils courent le risque de sortir du terrain.

Un avocat est un auxiliaire de justice par nature, pas un complice de son client.

Mais vous me direz que les juges se perquisitionnent entre eux, maintenant.

Mais, c'est parce que :

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Alors, le reste importe peu, a-t-on le sentiment.

Par jean.devalon le 08/03/14

Les femmes nous disent qu'elles font trois journées en une pour assumer travail, enfants et homme, quoiqu'elles classent parfois l'homme dans la catégorie des enfants.

Je ne sais pas si cela est vrai et quand bien même le saurais-je, jamais je ne le reconnaitrais ; jamais.

A nos clients en garde à vue, nous conseillons parfois de se taire ; nous n'avons pas accès au dossier et le silence parfois est plus prudent.

C'est vous dire que devant le dossier féminin, le risque est, oh combien plus grand encore.

Le point commun alors, entre la femme et la communication électronique des avocats est bien, en ce cas, celui-ci : ca ne s'arrête jamais.

Supposons en mise en état électronique, hors présence physique des enrobés que nous sommes, avec risque de clôture.

Et des conclusions et pièces à communiquer, reçus de l'avocat correspondant par courriel, un vendredi après midi quand nous sommes ailleurs ; physiquement s'entend.

Demander un report ; oui, mais les juges ne nous écoutent guère.

Façon de parler, ils nous écoutent trop!

Mais ils ont la clôture tranchante comme la hache du bourreau

Alors, pas le choix, il faut le week-end partir au cabinet scanner et transmettre les conclusions aux adversaires et au greffe par e-barreau.

Partir au cabinet, parce qu'avocat de province là ou l'avocat parisien pourra le faire de chez lui, mais peu importe.

La communication électronique abolit le temps, le travail devient permanent, déstructuré, déstructurant.

Mais à la communication électronique, nulle fleur à offrir, nulle délicatesse à en attendre.

Nulle engueulade non plus, c'est vrai.

Le progrès technique fait de l'homme un esclave moderne.

Soyons franc : la femme aussi !

Par jean.devalon le 07/03/14

J'ai décidé aujourd'hui de rester à la maison.

Avec ce sentiment d'étrange culpabilité que ceux pour qui le travail... et encore, et encore...

On se doit, voyez-vous, on se doit...

Foutaise !

Le monde survivra, à mon absence.

Et puis, les courriels, invasifs.

Une certaine fatigue que l'on ressent, qui fait que l'intellect broute.

Et puis, hier, ce moment là, dérangeant.

C'est que, voyez-vous, l'avocat dicte.

Non plus en sténo, sauf des antiques, peut-être.

Mais à un dictaphone pour l'assistante, ou le logiciel de dictée vocale ; les deux pour ma part.

Alors, je me suis entendu parler à ce client là, au téléphone et je me suis entendu, entre deux phrases, dire distinctement, après un arrêt : virgule.

Gênant ; la virgule de trop.

Point

Par jean.devalon le 06/03/14

Quand je me réveille le matin, après avoir vérifié le bon fonctionnement de toutes les fonctions masculines, les pensées qui envahissent ma tête sont celles d'un avocat, ce mal-aimé.

Il fut un temps où elles étaient d'ordre strictement intellectuel : quelle solution adopter pour résoudre l'une ou l'autre des difficultés qui se présentaient dans un dossier ?

Elles sont devenues, au fil des années, plus diversifiées : comment s'adapter aux évolutions techniques imposées ? Comment assurer le point mort de rentabilité dans un contexte certes de crise économique, mais aussi d'augmentation exponentielle du nombre des avocats même marseillais, qui ne peut que générer des difficultés financières pour ce qui sauront mal se défendre ?

À cet égard, jusqu'à il y a peu, la profession paraissait penser que le nombre faisait la puissance sans prendre, peut-être, pleinement conscience du fait que les marchés économiques qui font vivre les avocats n'étaient pas extensibles à l'infini, nonobstant les nouveaux secteurs d'activité qui ne peuvent nourrir la masse.

L'avocat, de surcroît, par nature, est mal aimé.

L'avocat de souche (il existe des avocats de souche comme des Français de souche), c'est-à-dire l'avocat judiciaire est mal-aimé structurellement : dans un procès, il y a toujours un avocat qui perd.

Il est mal-aimé, ensuite, de ceux qui gouvernent, puisque son rôle est être rebelle à l'ordre établi pour défendre l'individu.

Dans une société de plus en plus administrée et pour tout dire liberticide, il n'y a rien à attendre de bon pour lui.

Les puissances économiques ne l'aimeront pas et les gouvernants, issus de la fonction publique, non plus.

C'est bien pourquoi, d'ailleurs, la profession a été exclue de la class- action à la française.

Les lobbys préfèrent sûrement les associations, la représentation nationale déteste les professions libérales qu'elles pensent encore être composées de nantis.

Et pourtant la majorité des avocats peut être assimilée à des cadres ou, plutôt, compte tenu de l'exercice professionnel à des petits patrons de TPE.

Alors, quand c'est difficile, on a besoin d'être défendu efficacement par ceux qui représente la profession.

C'est peu de dire que le sentiment de l'avocat de base est, à ce sujet, relativement mitigé.

La profession d'avocat présente en effet cette caractéristique étrange d'avoir à sa tête, de facto, trois représentants : le président du Conseil national des barreaux, le président de la Conférence des bâtonniers et le bâtonnier de Paris.

Il arrive que des dissensions existent entre eux qui font beaucoup rire les notaires et les experts comptables, nos concurrents, et qui altèrent la représentativité et la défense de la profession.

Pour ma part, je suis favorable à un Ordre national des avocats, représentant unique.

Immédiatement les uns et les autres vous diront que ce serait éventuellement consacrer la puissance du barreau de Paris, que c'est pour ça que la Conférence des bâtonniers de province existe et qu'au fond le Conseil national réunît les uns et les autres.

Peut-être, mais en attendant trois hommes représentent la profession et de ce fait, en raison souvent de conflits internes, semblent manquer singulièrement d'efficacité, la loi ALUR n'en est-elle pas encore un exemple ?

Il ne me semble pas, pour ma part que la distinction à faire soit entre ceux qui habitent Paris et ceux qui ne l'habitent pas.

Le barreau de Paris, s'il représente la moitié des avocats de France, je crois, est certes le plus puissant économiquement, mais il est composé aussi d'avocats qui exercent le même métier que moi, comme de firmes.

Car la distinction, en fait est celle du métier exercé.

Il y a ceux qui exercent un métier de proximité, dont l'humain est le coeur et ceux qui exercent un métier relevant plus des anciens conseils juridiques, dont l'aspect économique est le coeur.

Parfois l'avocat a le sentiment que ses représentants sont issus du monde des affaires mais n'exercent pas son métier.

Et puis, en matière de gouvernance, tout se résout par le mode électoral.

On voit bien que le déficit de légitimité du Conseil national des barreaux provient d'un mode électoral avec un collège dit ordinal ou les élus se cooptent et un autre collège ou peut-être la place syndicale est trop importante, avec tous les égards dus au dévouement des syndicats.

On peut imaginer que le peuple des avocats élise directement, au suffrage direct, voire uninominal les représentants d'un ordre national.

Cela conduirait à avoir des élus qui représentent, dans le mode d'exercice, le vrai coeur que la profession.

Car, après tout puisque la profession est devenue une profession de masse, jeune et peut-être désargentée, n'est-il pas temps que sa représentation s'adapte à ce qu'elle est dans sa réalité majoritaire plutôt que d'être rêvée par ses représentants ?

Par jean.devalon le 05/03/14

Sur twitter, Eve Boccarra, de gazouiller:

Blogosphère : la grande bibliothèque du droit du barreau de Paris hébergera les blogs exclu juridiques "lâchés" par le CNB #Pariscezorro

Et pourquoi pas ?

Par jean.devalon le 04/03/14

Le service communication du Conseil national des barreaux a adressé hier un courriel aux avocats qui pourront ainsi relever une adresse valide pour adresser, à leur tour, des interrogations...

Je rappelle que l'inquiétude des avocats bloggeurs piégée sur la plate-forme choisie par le Conseil national des barreaux est de voir disparaître, sur Internet, sept années de travail et, pour ce qui me concerne, 2700 publications.

Ce n'est pas le transfert, ni le fait éventuel, justifié, de devoir éventuellement payer un service particulier.

Le précédent courriel du Conseil national conduisait à dire que chacun pourrait évacuer son blog sur une plate-forme de son choix, ce qui signifiait un changement d'adresse et donc la disparition de la présence sur Internet.

Il y avait par ailleurs une forme de mensonge puisque les plates-formes sont gratuites, tout autant que l'on accepte la publicité, pour la plupart.

Dans la mesure où aucune communication interne n'existe, c'est sur les réseaux sociaux négligés par le Conseil national (Facebook, Twitter) que la communication s'est faite qui a obtenu un écho et un écho justifié.

Alors le service communication adresse un e-mail duquel il ressort que les inquiétudes n'étaient pas fondées et que le président du Conseil national demande au service du CNB...d'élaborer une nouvelle solution.

Puis-je faire observer au service communication devant la rédaction de son message que s'il s'agit de trouver une nouvelle solution, c'est bien, justement, que l'anciene était mauvaise.

Il est donc désormais que le désir violent du CNB est :

-d'assurer l'hébergement de l'ensemble des blogs sur une plate-forme unique, placée sous le contrôle de la profession ;

-de maintenir le référencement acquis par chaque blog au moyen d'un dispositif de redirection des adresses.

Puisque nous sommes entre nous et que personne ne nous lit, j'ai quelques questions qui me taraudent :

-la fameuse plate-forme, serait-ce Vox avocats ?

Permettez-moi de risquer un aparté.

Quand il m'arrive de discuter avec des élus de la profession, du CNB même, je constate que parfois, mais rarement, ils n'ont évidemment pas de blog, ni ne fréquentent Facebook, certainement pas Twitter.

Je peux bien sûr me tromper, mais je ne pense pas que le Président Burguburu soit un fanatique des réseaux sociaux ni les autres membre du bureau décisionnaires sauf, je suppose l'élu en charge.

Et c'est justement la grande difficulté.

S'il est une évolution sociétale majeure, c'est que le travail se fracture.

Aujourd'hui, dans la même journée, le travailleur intellectuel ira sur Facebook, ira sur Twitter, ira sur tous les réseaux sociaux tout à la fois par souci ludique, mais également professionnel.

Et travaillera le soir ou le WE.

Twitter n'est pas simplement un outil d'épanchement, c'est un endroit où l'on récupère de l'information et où aussi on la diffuse ; la situation actuelle en est la preuve.

Aussi, un réseau social uniquement interne et fondé sur le seul aspect professionnel ne correspond plus au mode de fonctionnement actuel et à venir ; certainement pas à une demande, à un besoin des avocats.

Il est d'ailleurs effarant que les avocats n'aient pas été sondés avant que cette idée soit développée qui, paraît il, va coûter 67 000 euros en 2014.

Que cet argent soit utilisé pour développer le site institutionnel du Conseil national, le rendre plus moderne et que chacun puisse, sur ce site, télécharger des outils comme, par exemple des bibles d'actes, serait bien, en revanche.

Toujours est-il que des méchants disent même qu'il y aurait volonté de tout basculer sur Vox-avocats, actuellement non ouvert au public, rappelons-le.

J'y vais de temps en temps; je serais heureux de connaître les statistiques de consultation car, à mon sens, c'est un échec annoncé qui va coûter très cher à la profession.

Quelles études ont-été faites pour sa création ?

J'ajoute ici, quelque peu obsessionnel que cette mobilité dans le temps, l'est aussi dans l'espace et que pas mal d'avocats travaillent avec un seul ordinateur portable et se trouvent de ce fait démunis avec les fers aux pieds que constitue le boîtier Navista.

S'il m'arrive de parler, encore avec des élus, je n'en ai trouvé aucun qui le défend, celui-là ; tous de dire que bientôt il disparaîtra, quand mes cheveux auront repoussé.

Mais là encore une consultation de la profession, préalable à cette idée, aurait probablement permis d'éviter l'erreur de conception.

Par ailleurs, revenons aux blogs, la puissance d'une plate-forme nécessite de l'argent et c'est bien la raison pour laquelle la publicité est utilisée.

Une plate-forme contrôlée par la profession, sans publicité, aura de toute façon la question récurrente du coût qui reviendra l'interroger, sauf à demander une participations aux avocats, pourquoi pas, ce n'est pas tabou.

Pour tout dire ce genre d'outil nécessiterait d'être développé en commun par le Conseil national, la conférence des bâtonniers et le barreau de Paris.

Mais, bon...

Donc, si la plate-forme sur laquelle les blogs doivent être transférés est vox avocats, puis-je dire au service communication que l'on comprend pourquoi ce mot n'est pas prononcé mais que le brouillard du propos n'est au fond que l'expression d'un certain désarroi.

-Il est dit qu'il s'agit également de maintenir le référencement acquis par chaque blog au moyen d'un dispositif de redirection des adresses.

Pourrait-on en savoir plus, la technique utilisée, la fiabilité de celle-ci et les délais ?

Parce qu'enfin on nous parle de solutions dans les semaines à venir avec une fin annoncée des blogs au 31 mars...

Et puis, dans ces temps -là de guerres intestines entre les uns et les autres une rumeur innocente dit qu'Affinitiz aurait affirmé qu'aucun système de redirection n'est à ce jour prévu.

Nous serions donc dans l'improvisation la plus complète ?

Ce qui est finalement en cause, c'est bien la communication du Conseil national des barreaux dans la conceptualisation des outils qu'il développe et donc son mode de gouvernance, voire son existence.

Pour ma part, à la réflexion, devant l'éventuel gâchis à venir, ce n'est pas tant le Président du Conseil qui me paraît concerné, , mais ceux qui sont en charge de la communication, élus ou non, qui pourraient être interpellés par les élus du CNB, parce que quand les alertes sont données, il y a peut-être quelque aveuglement à ne pas écouter.

Par jean.devalon le 02/03/14

Je reproduis ici les mots de ma consoeur Michèle Bauer dont je partage les interrogations accablées

"... A l'heure du cloud, du 2.0, le CNB décide de mettre fin à la Blogosphère des avocats ouverte en 2007.

Eve Boccara dans la Gazette du Palais indique très justement sur cette disparition de la Blogosphère: "Fermer leur plate-forme laisse craindre une comparaison à la Corée du Nord. C'est pourtant la décision prise par le Conseil National des Barreaux, déjà cruellement en mal d'amour, à l'encontre des 1800 blogueurs qui profitaient de son hébergement gratuit depuis 2007. Mauvaise idée en termes de communication interne".

Elle assimile cette fermeture a un "attentat suicide" et personne n'aurait dit mieux.

Internet n'est plus l'avenir mais le présent.

Comment le CNB ou plutôt le bureau du CNB a pu prendre cette décision et surtout n'a pas réfléchi plus loin que le bout de son portefeuille ?

Les Blogs qui sont nombreux permettaient aux justicables d'être sûrs lorsqu'ils tapaient une question de droit de "tomber" sur un avocat et non un braconnier du droit, l'image de l'avocat a été valorisée, améliorée grâce à nos écrits, astuces et conseils.

En outre, nos jeunes Confrères ont pu gratuitement bénéficier d'un Blog, d'une vitrine pour leur cabinet...

Ce formidable outil disparaîtra le 31 mars 2014 à moins que le CNB ne revienne sur sa position et se décide enfin à communiquer avec nous, nous les Confrères qui avons élu les membres de cette institution.

Une solution de rechange est possible et le CNB se doit de revenir en arrière sinon c'est clair, il confirmera que décidémment nous sommes vraiment une profession représentée par des ringards !

Je ne sais pas si les minitels existent encore, j'espère que non car je crains que le CNB ne transfère la Blogosphère des avocats sur 3615 BLOGS DES AVOCATS DE FRANCE. "

Dites-moi que le pays du CNB, ce n'est pas la Corée du nord ?

Post scriptum je rappelle que les avocats ont reçu un courriel anonyme du CNB annonçant la fermeture, sans consultation, demandes d'avis . Rien que le néant coréen; le silence de ceux qui gouvernent en catimini, dans la crainte du peuple