Par jean.devalon le 18/02/14

Il y a quelques années le conseil national des barreaux a incité les avocats à ouvrir des blogs sur la présente plate-forme afin de contribuer à la visibilité de la profession.

Une information circule selon laquelle la présente plate-forme serait fermée à compter du 31 mars.

Amis avocats le conseil national des barreaux fait-il encore preuve ici de ce comportement plein de succès que la profession adore ?

Car, enfin les blogs existent, sont la voix des cabinets, sont reconnus par une adresse, comportent des données inscrites au fil des années et il serait quand même intéressant que le conseil national des barreaux informe la profession des dispositions qu'il a prises pour assurer la pérennité des blogs via, éventuellement le transfert sur une autre plate-forme.

Car à défaut n'y aurait-il pas faute à l'égard de ceux qui lui ont fait confiance et qui, faut-il le rappeler le nourrissent de leur cotisations ?

Vous aurez remarqué que je n'ai pas mis de majuscule à conseil.

Par jean.devalon le 16/02/14

"Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres. [...]

Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? "

Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, 1835-1840

Cela passe lui a répondu Georges Orwell, par la création d'une langue nouvelle, le novlangue

"Le vocabulaire du novlangue était construit de telle sorte qu'il pût fournir une expression exacte, et souvent très nuancée, aux idées qu'un membre du Parti pouvait, à juste titre, désirer communiquer. Mais il excluait toutes les autres idées et même les possibilités d'y arriver par des méthodes indirectes. L'invention de mots nouveaux, l'élimination surtout des mots indésirables, la suppression dans les mots restants de toute signification secondaire, quelle qu'elle fût, contribuaient à ce résultat. Ainsi le mot libre existait encore en novlangue, mais ne pouvait être employé que dans des phrases comme « le chemin est libre ». Il ne pouvait être employé dans le sens ancien de « liberté politique » ou de « liberté intellectuelle ». Les libertés politique et intellectuelle n'existaient en effet plus, même sous forme de concept. Elles n'avaient donc nécessairement pas de nom. En dehors du désir de supprimer les mots dont le sens n'était pas orthodoxe, l'appauvrissement du vocabulaire était considéré comme une fin en soi et on ne laissait subsister aucun mot dont on pouvait se passer. Le novlangue était destiné, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but. "

George Orwell:1984 - Appendice - Les Principes du Novlangue1984 Anonyme

Tout ce qui est différent est à bannir, pour que le peuple soit docile, troupeau indifférencié pour lequel le slogan tient lieu de pensée.

Déjà en son temps Rabelais le pressentait : « Soubdain, ie ne sçay comment, le cas feut subit, ie ne eu loisir le consyderer. Panurge sans autre chose dire iette en pleine mer son mouton criant & bellant. Tous les aultres moutons crians & bellans en pareille intonation commencèrent soy iecter & saulter en mer après à la file. La foulle estoit à qui premier saulteroit après leur compaignon. Possible n'estoit les en guarder. Comme vous sçavez estre du mouton le naturel, tous iours suyvre le premier, quelque part qu'il aille »"

Il y a bien sûr aussi la question du sexe qui gène cette rééducation du peuple moutonnier, cette différence ultime qu'il faut réduire voire supprimer pour que vienne cette indifférenciation nécessaire à la bonne reconstruction de la nature sale.

C'est pourquoi « La théorie queer veut avant tout repenser les identités en dehors des cadres normatifs d'une société envisageant la sexuation comme constitutive d'un clivage binaire entre les humains, ce clivage étant basé sur l'idée de la complémentarité dans la différence et censé s'actualiser principalement par le couple hétérosexuel. Elle considère le genre comme un fait construit et non comme un fait naturel, et s'intéresse à la manière dont une identité de genre peut être le résultat d'une construction sociale.

Inversement, une identité peut au contraire échapper à un tel déterminisme, dans des personnes ou des pratiques qui sont alors qualifiées de queer. L'identité queer, de ce fait, est par nature éphémère. Et malgré l'insistance de la théorie sur la sexualité et le genre, l'analyse peut s'appliquer à presque tout le monde : qui ne s'est jamais senti inadéquat face aux restrictions de l'hétérosexualité et de rôles de genre ? Si une femme s'intéresse aux sports, ou un homme au ménage, sont-ils donc queer ?

Le terme queer, quand il est appliqué aux pratiques sexuelles, offre beaucoup plus d'innovation que d'autres termes comme « lesbienne » et « gai ». La théorie queer, avec son intérêt pour les implications de sexualité et de genre, reste surtout une exploration de ces implications en termes d'identité. La nature provisoire de l'identité queer implique beaucoup de discussion (au niveau théorétique autant qu'au niveau social) sur la façon de définir l'adjectif « queer ». Lorsqu'un interlocuteur se désigne comme « queer », il est impossible de déduire son genre. Pour cette raison, la plupart des théoriciens queer insiste sur l'auto-désignation de l'identité queer...» (Incertain wikipédia)

Tout le monde devra-t-il bientôt porter son blouson de queer ?

Mais, finalement ; l'indifférenciation, cette haine de toute différence, surtout de la pensée, n'est-elle pas en germe dans l'idée démocratique laquelle, en quelque sorte serait une autre forme de dictature ; la dictature édredon de la pensée ?

Comme le chantait Brel, mort avant d'être rééduqué et à tout autre propos : c'est une idée à vous fabriquer des armées d'impuissants ; et pas seulement de la pensée.

Et sur cette considération ultime, je m'en vais étendre la lessive !

Par jean.devalon le 14/02/14

Il existe une tentation, se voulant moderniste, de vouloir du passé faire table rase.

C'est finalement se trouver psychologiquement sans expérience et il n'est pas donné à tous d'être le premier homme.

Il faut, bien sûr relire le passé en ayant conscience que les mentalités aujourd'hui sont différentes, mais qu'elles en découlent pourtant.

D'ailleurs certaines choses ne changent pas.

Corruptissima respublica, plurimae leges : Plus l'État se décompose, plus les lois pullulent.

Ça ne vous dit rien ?

Par jean.devalon le 07/02/14

Dans une émission télévisuelle, Alain Finkielkraut, dialoguant avec Manuel Valls a utilisé l'expression « Français de souche »

Il explique ainsi son propos : « Manuel Valls a expliqué que nous avions tous trois -lui-même, David Pujadas et moi - des origines étrangères et que c'était tout à l'honneur de la France. J'ai acquiescé mais j'ai ajouté qu'il «ne fallait pas oublier les Français de souche». L'idée qu'on ne puisse plus nommer ceux qui sont Français depuis très longtemps me paraît complètement délirante »

Le terme délire vient de ce que « deux membres du conseil national du PS, Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d'Harlem Désir et Naïma Charaï, présidente de l'Agence national pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) ont saisi le CSA. Dans une lettre envoyée à son président, ils qualifient l'intervention d'Alain Finkielkraut «d'inacceptable» et «dangereuse». »

Le terme souche, si l'on parle de famille signifie personne à l'origine d'une lignée.

Pour moi qui appartient à une vieille famille française, dite d'extraction chevaleresque, il en est deux cent à peu près, et dont je peux dire l'histoire depuis le 11 ème siècle, je suis reconnaissant à Alain Finkielkraut qui allie finesse du langage et du propos.

En quoi est-il inacceptable de revendiquer un héritage inscrit dans la pierre qui fait les paysages de France, mais aussi la pensée française ?

Ceux qui arrivent l'enrichissent et la vivifient d'ailleurs, heureusement, sinon la France serait un musée.

Mais avouerais-je me sentir dépositaire d'une vieille culture ?

Et mal admettre de voir qu'il serait dangereux d'évoquer la souche, les racines de la France, en fait ?

L'arbre dont on tue les racines meurt.

Ce qui compte, Finkielkraut a raison, c'est le don de l'héritage et non par sa liquidation.

Lui enrichit.

Ceux qui saisissent le CSA à cause du mot français de souche sont ignares, en fait.

(Au fait, j'ai un discours de mariage familial du début du XX ème, où Jean Calvet qui écrivit sous le nom de Jean Quercy et devint recteur de l'institut catholique de Paris évoque ma famille en parlant de cette belle race, terme daté, mais compréhensible pour celui qui aime l'histoire. Lepéniste pour les autres)

Saisir le CSA pour un mot, c'est comme brûler les livres à Tombouctou!

Alors, merci Monsieur Finkielkraut de savoir affiner et développer la pensée intellectuelle française.

Quant aux autres, renvoyons-les au mot de Cambronne !

Mais savent-ils seulement qui il est ?

Par jean.devalon le 05/02/14

Monsieur Faletti, procureur général de Paris a donc été reçu à la chancellerie où on lui a proposé le poste de Premier avocat général à la Cour de Cassation.

C'est-à-dire de passer d'un poste opérationnel, de chef de parquet général, à un poste honorifique ; pour tout dire un placard doré.

Monsieur Faletti est un symbole, parce qu'il est malvoyant et que son parcours a, par la force des choses, nécessité plus de travail et plus de courage que pour tout autre.

Les mots sont menteurs qui ne valent pas le plus petit des actes et l'actuelle ministre de la justice, bonne oratrice, fait quelque part preuve d'hypocrisie en l'espèce.

Parce qu'on imagine combien le poste de procureur général de Paris est désiré, combien les candidats sont nombreux prêts à vanter les services rendus. Moins peut-être à la justice qu'à un camp politique.

Précision ici étant faite que cela vaut très exactement pour l'autre camp.

Monsieur Faletti est un symbole et la Chancellerie bien hypocrite car le but était manifestement de placer à un poste politiquement sensible un ami du pouvoir ce qui n'est pas, en soi, répréhensible.

Mais ce qui l'est, c'est de vouloir inciter au départ quelqu'un qui n'a pas démérité et dont l'indépendance d'esprit est reconnue.

Que l'on me pardonne un propos peu délicat, peut-être ; mais à l'heure où l'on parle de discriminations de toutes sortes, s'en prendre au symbole que représente ce magistrat montre bien que les indignations sont à géométrie variable et bien peu sincères.

D'ailleurs, mais ça n'a rien à voir, Pape Diouf n'a-t-il pas été reçu par le président Hollande pour parler des municipales marseillaises?

C'est de la même eau, l'eau trouble de ceux qui n'ont guère de principe.

Finalement, aujourd'hui, pour le meilleur comme pour le pire, il faut compter sur les réseaux sociaux pour révéler au jour les avanies humaines.

On parle beaucoup de Madame Taubira à la culture.

Son verbe occulte finalement le terne bilan.

Elle serait, c'est vrai, une flamboyante ministre de la culture.

Et probablement ferait-elle mieux.

Par jean.devalon le 03/02/14

Il y a donc un imbécile, ou un pervers; aujourd'hui Farid de La Morelette, comme autrefois Tartarin de Tarascon, qui a fait du mal à un chat, lequel en conserve des fractures et une grande notoriété.

Il a mis, l'idiot, son triste exploit sur Facebook lequel s'est senti félin.

Oscar, chat marseillais.

On a déjà Guérini et autres curiosités et maintenant ce Farid ; Pécaïre !

Farid de La Morelette a comparu devant le tribunal de Facebook qui l'a condamné et déjà exécuté.

Est-ce pour cela que, convoqué en comparution immédiate ce jour, il a passé le week-end en prison ?

Pardonnez-moi d'être à contre-courant, mais cela me semble excessif.

Qu'il soit convoqué devant une juridiction, soit, bien sûr ; mais la prison même avant comparution pour un chat bien vivant ; quand même !

Je ne suis pas certain qu'il aurait eu ce destin sans la triste notoriété qui le suivra, dont les réseaux sociaux l'ont affublé.

Mais je me dis que, finalement, ce chat maltraité a été mieux traité par les réseaux sociaux et par la justice que, peut-être, femme battue, ou hommes aussi ; on oublie toujours la souffrance des hommes.

Il n'y a rien de plus sévère que le tribunal de Facebook, et rien de plus terrorisant aussi.

A part, parfois désormais, Monsieur Valls !

Par jean.devalon le 02/02/14

Prière à Dieu

Ce n'est donc plus aux hommes que je m'adresse ; c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, et imperceptibles au reste de l'univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui a tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supporte ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu'il n'y a dans ces vanités ni envier, ni de quoi s'enorgueillir.

Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères ! Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l'industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l'instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.

Voltaire, Traité sur la tolérance, Chapitre XXIII

Mais voilà, Voltaire vaut moins que Dieudonné, les femen; Christine Boutin ou autres Ludovine.

La philosophie n'est pas dans le boudoir, n'en déplaise à Sade, elle est dans le mouroir !

Par jean.devalon le 20/01/14

Pardonnez à un homme de s'aventurer sur le terrain incertain de l'avortement.

Je ne crois pas que, pour une femme, interrompre une grossesse soit chose anodine.

On sait la souffrance des femmes qui perdent leur enfant à naître qu'elles désiraient.

Un amendement prévoit de retoucher la loi Veil en supprimant, je crois, la notion de détresse pour, finalement, faire de l'avortement une forme comme une autre de contraception.

Immédiatement manifestent Chrsitine Boutin, le Front National et le cardinal Barbarin .

Il y a le jour et la nuit, la vie et la mort.

La vie humaine est insondable mystère et il est bon que le primat lui reste car une société ne peut être fondée sur la notion de mort, désespérante.

Cela ne signifie pas, dans mon esprit qu'il faille revenir en arrière et d'ailleurs on voit bien que le projet espagnol qui rencontre l'opposition du peuple espagnol sera amendé.

Cela veut dire seulement qu'il ne suffit pas de partir du fait que 35 % des femmes auraient subi un avortement, ce qui montre l'échec horrible de la politique de contraception , pour banaliser ce geste..

Est-ce pour masquer cet échec, finalement des associations, que l'on veut faire de l'avortement un geste banal ?

Je crois pour ma part que le militantisme en l'espèce des un comme des autres oublie la compassion et la souffrance.

L'humanisme conduirait à maintenir la distinction de l'avortement d'avec les autres formes de contraception même si le terme détresse, à l'appréciation de la seule femme pourrait être, c'est vrai, interrogé

Il ne s'agit pas tant ici de délais administratifs de réflexion que d'accompagnement psychologique et humain ; mais ça les militants de tout poil s'en préoccupent finalement assez peu faisant passer leurs convictions avant l'humaine compassion.

Fait-on assez pour la contraception?

Et là, Monsieur le cardinal, silence!

Par jean.devalon le 19/01/14

Pour être bon avocat, il faut s'adapter à sa clientèle et avec elle échanger.

J'ai quelque mal, l'avouerais-je, avec les tenants du foot.

Mais un juriste d'une société cliente m'a passé un texte d'un jésuite, Philippe Bacq, en guise de préparation au Synode sur la famille.

Bon, il ne faut peut-être plus me demander si je crois que Jésus était le fils de Dieu autrement que symboliquement, ou si Marie était vierge autrement que symboliquement...

Peut-être plus.

Mais j'écoute les religieux comme les scientifiques, comme tous ceux qui ont une connaissance à faire partager.

J'ai voyez-vous, plus de mal avec les dogmatiques et les militants, qui derrière le principe sacralisé, d'une manière ou d'une autre, oublient l'humain, parfois.

Partager une connaissance, pas imposer à l'autre sa conception

L'aléa de l'humain est au coeur de ce questionnement.

Donc, Philippe Bacq s.j , d'évoquer le mariage selon la loi naturelle sur laquelle ce synode doit s'interroger en y intégrant en conséquence, la contraception, les divorcés remariés, les mariages homosexuels

Il évoque le fait que le critère moral des chrétiens d'aujourd'hui est de se rendre heureux, de se faire du bien, de grandir en humanité. Il appelle cela la vie du désir.

Or la loi naturelle traditionnelle, c'est l'obligation morale : il faut faire le bien et éviter le mal.

Il faut ! Le peut-on toujours ?

Le bon jésuite, en synthèse, voit les choses autrement en invoquant saint Thomas pour qui la loi naturelle est la capacité de la créature raisonnable de participer à la providence divine en pourvoyant à soi-même et aux autres.

Le couple compris alors de manière concrète ; l'autre est un absolu à respecter ; c'est en la personne de l'autre que se trouve le fondement de l'éthique.

Les conséquences de ce regard sont une compréhension de ce que les préceptes peuvent être l'objet de changements si ces changements promeuvent ce qui est utile à la vie humaine.

Et tel parait être le cas aujourd'hui.

Appelant, sur la base d'une analyse théologique l'institution catholique à se souvenir des mots de Jean XXII demandant de distinguer entre la substance de la foi et la formulation dont on la revêt et à en tenir compte pour mesurer tout selon les formes et proportions d'un magistère à caractère surtout pastoral.

Ce petit billet pour dire que rien ne doit être intégralement dissocié de la réalité du vécu des êtres qui aiment.

Et pour montrer que les juristes réfléchissent tous azimuts

(Mais j'ai tout copié !)

Par jean.devalon le 11/01/14

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire leurs enfants,

Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,

Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,

Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,

Alors, c'est là, le début de la tyrannie."

Platon 400 av. JC.

"Les jeunes d'aujourd'hui aiment le luxe, ils sont mal élevés, méprisent l'autorité, n'ont aucun respect pour leurs aînés et bavardent au lieu de travailler."

Socrate 470-399 av. JC.

"Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du coeur. Les jeunes sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d' autrefois. Ceux d'aujourd'hui ne seront pas capables de maintenir notre culture."

Inscription babylonienne. Plus de 3000 av. JC.

"Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n'écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut être très loin."

Prêtre égyptien. 2000 av. JC.