Par jean.devalon le 18/11/12

Le lecteur dira qu'il ne voit pas très bien le lien entre Frigide Barjot et Bernard Kuchukian, en tous cas, au premier regard.

Il est celui-ci: Frigide Barjot, par sa fulgurance déjantée, fait plus pour interpeller la société sur les potentielles conséquences civilisationnelles du mariage gay que tous les curés du monde qui n'ont qu'à commencer par se marier eux-même.

Quand je lis chez Marc-Aurèle qu'il ne faut pas trops abuser des adolescents (référence approximative) et chez Mo Yan que quelque chinois a trois ou quatre concubines, je me dis que si l'on marie deux personnes de même sexe, on pourrait bien, un jour, en marier trois de sexes différents, ou pas, sans chinoiser.

Et que derrière le slogan du mariage pour tous, il manque une interrogation sur l'idéee de famille et de filiation, relevant de l'anthropologie sociale, délaissée aux églises, ce qui est intellectuellement inquiétant.

Et que cette interrogation, Frigide Barjot la suscite plus que les batraciens de bénitier.

Je pense que Bernard Kuchukian, avocat marseillais poursuivi devant le Conseil de discipline pour des propos jugés outranciers, interroge plus la profession sur ses pratiques que ceux qui ont les convenances et les conventions comme profession de foi.

Lui, cet innocent, a la foi en la profession d'avocat

Certes, il m'arrive parfois d'envier ceux qui portent en eux la foi, mais je me dis que derrière son étendard vient vite le glaive sanglant

Ou le clavier sanglant.

Parfois inutilement cruel.

Or donc, Bernard Kuchukian a, un temps, émis des regrets sur son blog, par lequel il avait péché.

Mais l'audience du CRD s'est néanmoins tenu.......

Les regrets se sont envolés.

Le bâtonnier Gavaudan, poursuivant, était empêché ce 19 novembre.

Il eût mieux valu alors convenir d'une autre date car poursuivre un avocat pour ses écrits n'est aucunement anodin et mérite, à l'évidence, un Bâtonnier.

L'audience a été reportée au 19 janvier 2013.

Je suppose que d'ici là, le Bâtonnier Campana, successeur du Bâtonnier Gavaudan, et son Conseil de l'Ordre, élu ce 20 novembre, auront intelligemment renoncé aux poursuites.

Et si on mariait Bernard Kuchukian et Frigide Barjot et qu'ils aient un enfant qui devienne avocat au barreau de Marseille?

Mais non, je ne veux pas la mort des bâtonniers!

source: blog Bernard Kuchukian

Par jean.devalon le 09/11/12

Bernard Kuchukian, avocat au barreau de Marseille, est poursuivi devant le Conseil de discipline de la profession.

Il n'est pas poursuivi pour ne payer aucunement ses cotisations professionnelles et continuez à mener grand train, entre gourmette et lunettes d'or.

Il n'est pas poursuivi pour avoir piqué dans la caisse, ou autre avanie.

Il est poursuivi pour sa manière de s'exprimer, dans le cadre de sa profession d'avocat, à l'égard des tribunaux de commerce ou des élus de la profession.

Et comme, au-delà des travers qui lui sont reprochés, Bernard Kuchukian interpelle parfois à juste titre les institutions, il peut venir à l'esprit que le poursuivre sur la forme revient à vouloir l'empêcher de s'exprimer sur le fond.

Que l'on me pardonne d'avoir toujours plus de tendresse envers ceux qui ont la révolte en eux qu'envers ceux qui se coulent, trop facilement, dans les habits de l'ordre établi.

C'est pour cela que vous trouverez au pied de cet article le texte du jour, distribué dans les cases des avocats, dont nous gratifie, aujourd'hui, Bernard Kuchukian

Moi, Bernard Kuchukian

Par jean.devalon le 03/11/12

Bernard KUCHUKIAN met en ligne la convocation qu'il a reçu devant le Conseil de discipline.

Vous la trouverez en pied de son article ici.

Deux observations :

1- Si un juge consulaire se plaint de propos, il est recevable à le faire, après tout notre ami Bernard devrait se relire à tête reposée et tourner sept fois son cerveau dans sa tête avant de canonner.

Mais a-t-il engagé, cet homme là, une procédure, ou se contente-t-il de demander au bâtonnier GAVAUDAN d'être son bras armé ?

2- Pour les autres griefs, chacun appréciera la nécessité absolue qu'il y avait à traduire un grossier personnage qui dit du mal du gentil Jérôme et des dévoués membres du Gentil Conseil de l'Ordre et qui s'exprime grossièrement .

C'est mal et trop méchant!

Faut qu'il soit puni!

En plus, il dit du mal du Conseil National des Barreaux, alors là, j'en suis tout dégoûté!

Vous allez voir que bientôt, il va dire du mal du RPVA

Je me demande si je ne vais pas vomir sur mon clavier

Par jean.devalon le 31/10/12

Bernard Kuchukian est avocat au barreau de Marseille.

Il est poursuivi disciplinairement, nous dit-il :

Il aura donc fallu attendre la fin prochaine du mandat du bâtonnier en exercice du barreau de MARSEILLE, lequel, avant de partir dans deux mois, me poursuit en conseil régional de discipline le 17 novembre à AIX EN PROVENCE, audience publique à 9 H, parce que je lui ai mal parlé et mal écrit et idem, aux membres du conseil de l'ordre.

Je marque ici ma solidarité avec lui.

Il me pardonnera et sinon, pour utiliser une de ses expressions, je m'en fous, de ne pas partager ses opinions politiques (le Napoléon Bonaparte gîte à l'extrême droite) son style quelque peu célinien dans son outrance, une certaine immodestie et une tendance, dans les réunions, à monopoliser la parole en une chronique de son action procédurale contre l'Ordre des Avocats.

Et, peut-être, une lecture parfois au premier degré des autres.

Il m'a qualifié moi-même de misérable flatteur !

Moi ! Un être aussi parfait !

Mais,

Mais notre profession accueille à tout-va les échoués de la politique, les retraités de tous poils et, tout à la recherche d'une puissance sociétale, oublie peut-être que c'est la démesure de certains de ses membres qui ont font la richesse.

Je reconnais ici à Bernard Kuchukian son extrême intelligence, compensée par une extrême maladresse comportementale qui le conduit notamment à se glorifier d'avoir fait condamner le barreau de Marseille à 50 000 euros par les gens de la commission de la concurrence.

En tout cas c'est un excellent juriste et le fond de ses analyses est en général exact ; la grande chance de ses adversaires étant que l'excès de sa forme minimise l'écoute qu'il pourrait avoir.

Comme disait Nougaro, à propos de Toulouse (où une vieille dame de 84 ans vient de devenir avocate et je ne vois pour ma part pas là qu'il y ait lieu de se réjouir) ; comme disait donc Nougaro sur cette ville : on se traite de con à peine qu'on se traite.

Et qu'il me soit permis de dire que ce mot (qu'a joliment chanté Brassens), il serait opportun de se le dire les yeux dans les yeux, plutôt que traduire devant le conseil de discipline quelqu'un qui utilisera cela comme caisse de résonance.

A Toulouse, on aime la castagne... et pourquoi pas un combat viril ?

On ferait payer les places pour financer l'aide juridictionnelle

J'apporte ici mon soutien à Bernard Kuchukian,

Non sur tout ce qu'il peut dire, et surtout pas sur la manière dont il peut le dire, mais parce que traduire un avocat de cet acabit devant le conseil de discipline pour des propos excessifs aurait dû, me semble-t-il se traduire par une bordée d'injures les yeux dans les yeux, plutôt que par une démarche administrative.

Si vous trouvez Bernard Kuchukian détestable dans son comportement, dites le lui virilement, mais ne demandez pas à la maîtresse d'école de lui donner une punition.

Et si la teneur de mes propos ne lui plaît pas, je l'em...