Par jean.devalon le 20/03/14

BLOGOSPHERE ! VOUS AVEZ DIT BLOGOSPHERE ?

par lesaf on 19/03/2014 6:05 PM

Les 20 et 21 février 2014, les utilisateurs et Confrères de la Blogosphère avocats.fr ont été informés par simple courrier du Président du CNB de la fermeture de la plateforme et de la disparition de leurs blogs.

Après la mobilisation de certains blogueurs, un second courrier précisait que cette plateforme serait hébergée par un autre prestataire sans perte de référencement mais sans développer les détails techniques sur cette question.

Cette gestion du dossier des blogs des avocats est inquiétante et risque de conduire à terme à la perte du travail de production de droit sur le web par les avocats et de visibilité de la profession et de ses compétences.

Loin d'être une lubie de quelques avocats passionnés de numérique, la Blogosphère a permis et permet aux Confrères d'ouvrir un Blog gratuitement sous la bannière du CNB garantissant le respect de nos règles déontologiques. A l'heure de la défense du périmètre du droit et de la lutte contre les braconniers du droit, cette blogosphère a permis une visibilité des avocats sur la toile, visibilité qui ne doit pas disparaître.

La Blogosphère des avocats permet aux internautes d'accéder au droit et à des informations juridiques fiables mises en ligne par des avocats.

Pour ces raisons, le SAF est attaché au maintien de la Blogosphère des avocats.

Le CNB a pris des engagements quant à la restitution des données aux blogueurs et au transfert de la Blogosphère sur une autre plateforme. Cette question sera examinée par l'assemblée générale du CNB le 21 mars 2014. Le SAF restera vigilant sur l'effectivité des engagements du CNB qui permettront aux avocats de poursuivre leur travail de diffusion du droit au plus grand nombre et de reconnaissance des compétences de notre profession.

On n'entend guère l'UJA représentant censément les jeunes Avocats; je n'ose croirre que c'est parce qu'un des siens est en charge du dossier mal ficelé au CNB, genre corde pour se pendre.

Par jean.devalon le 19/03/14

Le gouvernement travaillerait actuellement sur une refonte des tarifs des professions juridiques réglementées, leur système de tarification étant jugé «archaïque». (C'est pas faux !).

Le gouvernement va-t-il s'attaquer aux notaires ?

L'idée serait de limiter leurs revenus pour redonner du pouvoir d'achat aux Français.

C'est un peu injuste, le revenu moyen d'un notaire n'est que de 230 000€

Je crois que les tabellions vont sortir les armes ...

Par jean.devalon le 13/03/14

Le lecteur se dira peut-être qu'il est d'autres débats, aujourd'hui, que la blogosphère des avocats menacée de mort par son créateur.

Mais, après tout, quand je vois que le président du Conseil national des barreaux dans la presse explique qu'il n'a pas la même appréciation, les mêmes opinions politiques, que le Bâtonnier de Paris, je me dis que nous pouvons rester entre gens de mauvaise compagnie.

Si le Conseil national se prend les pieds dans le tapis et que des blogs disparaissent du monde Internet, avec leurs données, c'est un préjudice réel, financier, causé à chacun des avocats concernés.

Il est donc naturel que le Conseil national qui ne communique pas sur ses intentions réelles, son bureau devant être devenu muet, fasse l'objet d'une assignation en référé devant le tribunal de Paris.

C'est quelque peu incroyable d'en arriver là ; cela dit assez combien les élus du Conseil national du barreau auront des mises au point, franches et viriles, à faire avec leur bureau pour éviter que celui-ci ne mène la profession à la catastrophe.

J'étais hier à un enterrement, ce qui conduit à l'interrogation spirituelle ou philosophique.

Si l'on est dans le philosophique, j'aime bien cette idée de Marc-Aurèle qui explique que quand un obstacle se trouve sur la route, il convient simplement de le contourner.

Si l'on est dans le spirituel j'aime bien la notion du " tirer profit " de la spiritualité Ignatienne qui rappelle quelque part que la vie que l'on mène est sienne et que la volonté sacrificielle ne sert peut-être pas les desseins du divin.

Si je m'adresse aux très hauts de la rue de Londres, j'ai envie de dire ceci :

D'abord, la blogosphère est un outil merveilleux pour la profession parce qu'elle permet de lui donner de l'audience.

Ensuite, toute chose peut être revue, et je me suis notamment toujours demandé si la présentation faite dans la blogosphère des avocats mettant en avant les blogs les plus populaires ou les plus actifs n'était pas susceptible, par la mise en avant d'individus plutôt que de thèmes d'être contre-productive.

Il vaudrait mieux la mise en avant de thèmes : droit immobilier, droit du cheval, droit de la femme, billets d'humeur, expression artistique, que sais-je ?

Mais une ergonomie qui mette en avant la richesse des choses dites.

Par ailleurs, s'il fallait s'en aller et nous nous en irons tout un jour, j'ai envie de rappeler aux très hauts de la rue de Londres que les avocats ne sont pas des godillots, mais des hommes et femmes aux semelles de vent.

Il est facile d'aller bloguer de droite et de gauche, pas forcément où l'on veut nous conduire

D'ailleurs, moi-même, par jeu, j'ai créé un autre blog, un peu différent.

Moi, Avocat marseillais : il est ici.

Par jean.devalon le 11/03/14

J'utilise le terme de petit radis dans la mesure où celui de petit pois a été trusté par nos amis les magistrats.

Il exprime, cependant, le sentiment ressenti d'un certain mépris dont font preuve ceux qui dirigent, mépris qui génère aujourd'hui des réactions fortes car le temps paisible des pouvoirs pyramidaux s'est effondré.

Ainsi donc le Conseil national des barreaux avait, en 2013, porté déjà atteinte à la blogosphère qu'il avait créée en la placardisant, en quelque sorte, dans les pages électroniques des chiens crevés.

Décision prise, semble-t-il, sans que l'Assemblée générale du Conseil national des barreaux en ait été avisée alors même qu'elle portait atteinte à la voix de la profession et préjudice à ceux qui tenaient les blogs.

Il a donc été annoncé, il y a quelques semaines, la fermeture de la blogosphère puis, subséquemment, son transfert sans qu'aucune contradiction ne soit reconnue...

La communication du Conseil national des barreaux n'hésitant pas à dire tout et son inverse, parait s'adresser soit à des déficients mentaux, soit à de fort vieilles personnes n'utilisant pas blogs et réseaux sociaux.

Le revirement dernier du Conseil national des barreaux l'a été parce qu'il lui a été fait observer qu'il faisait perdre aux avocats des années de travail en supprimant toute trace de leur présence sur Internet, ce qui n'avait pas été perçu ; c'est dire le danger existant !

Un référé d'heure à heure est donc annoncé résultante immédiate de la seule attitude floue du bureau du Conseil national des barreaux n'informant aucunement les avocats, en pratique, de ce qui était envisagé non plus qu'il ne reconnaissait les erreurs commises dans ce qui avait pu être décidé précédemment.

C'est curieux comme une Institution parfois translucide peut être aussi opaque.

Il est fascinant de voir que l'assemblée générale du Conseil des barreaux aura à discuter de la blogosphère sans que, semble-t-il, au préalable des éléments techniques soient communiqués et, surtout communiqués aux utilisateurs dont la compétence en l'espèce paraît parfois être supérieure à ceux qui décident.

Ce mode de gouvernance est déplorable et relève de pratiques peut-être syndicales, mais en tout cas appartenant au passé.

Je ne doute pas que l'assemblée générale du Conseil des barreaux saura ramener à la raison ceux qui ont besoin de l'être.

Il est évident qu'aucun risque ne peut être pris avec les blogs qui existent et que la matière ne souffre pas l'amateurisme technologique.

Cela signifie à l'évidence qu'il faut à tout le moins prolonger le mariage avec Affinitiz, hébergeur en charge, le temps qu'une solution technique fiable soit trouvée.

Car la date annoncée de l'euthanasie l'est au 31 mars, demain !

Si les blogs devaient, par entêtement, disparaître du paysage internet du fait d'une précipitation regrettable, générant un bug technique magistral, chacun devine le préjudice causé.

La profession a besoin d'une blogosphère, car cette communication étoilée lui permet de se faire entendre et permet de donner d'elle aux justiciables une image plus humaine.

Quitte à la repenser.

Mais avoir envisagé sa fin pour promouvoir papy Vox-avocats légitime les grandes inquiétudes des avocats utilisateurs, informés de rien.

C'est tout simplement indécent !

Par jean.devalon le 09/03/14

Bien sûr, il est permis sous des conditions strictes que je ne connais pas trop, pour n'être pas pénaliste, d'écouter les avocats.

Simplement, comme écouter un avocat peut menacer les droits de la défense dont chacun bénéficie, il faut y aller avec des pincettes chinoises.

Certains juges y vont, eux, au canon.

Il est naturel qu'à ceux-là, vivant en vase clos, la contradiction soit apportée.

C'est tout.

Parce que leurs méthodes sont, comme on dit, limites, et ils courent le risque de sortir du terrain.

Un avocat est un auxiliaire de justice par nature, pas un complice de son client.

Mais vous me direz que les juges se perquisitionnent entre eux, maintenant.

Mais, c'est parce que :

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Alors, le reste importe peu, a-t-on le sentiment.

Par jean.devalon le 07/03/14

Stéphane Lallement, membre du bureau du CNB parle.

Il rappelle, tacle au passé, que la page d'accueil de la blogosphère a disparu sous l'ancienne présidence générant d'ailleurs des pertes d'audience des blogs.

Il reconnait que, dans ce qui était envisagé, les blogs perdaient leur référencement et ainsi que la mobilisation des blogueurs était justifiée.

Il inscrit dans le marbre ceci :

" Effectivement, vox-avocat propose une fonction blog, mais il s'agit d'un blog interne et donc à l'usage unique des usagers de voxavocat. Comme nous avons parfaitement conscience de l'importance d'avoir des blogs ouverts à tous, nous envisageons d'avoir une plateforme liée à vox-avocat, pour des raisons d'hébergement et de coût, mais ouverte au grand public. Au final, seul l'hébergement va changer et dans le bon sens puisque cela permettra au CNB de réaliser une économie conséquente. Et, il est dommage de voir qu'un petit nombre de Confrères exploitent cet évènement pour faire du tort au CNB, alors que, plus que jamais, compte tenu de l'actualité législative, la profession doit rester pleinement mobilisée pour défendre ses intérêts. "

Ce qui est dommage, c'est que l'information, il faille aller la chercher sur Google et que l'information soit donnée explicitement à Lexbase, mais pas aux avocats eux-mêmes.

Ce qui est dommage, c'est ce ton assiégé sur le tort fait au CNB qui n'a qu'à s'en prendre à lui-même, après tout.

Car :

- Suppression de la page d'accueil des blogs en 2013 et il se plaint ensuite d'un insuccès des blogs à qui il a retiré de l'audience !!!

- Erreur évitée (si tout va bien) de faire disparaître les confrères des Annales akashiques du net ; erreur évitée grâce à la seule mobilisation des blogueurs!!!

- Absence totale de communication envers les Avocats : deux mails contradictoires et flous!!!

Ce que dit Monsieur Lallement, il aurait pu le dire par un mail du CNB aux avocats eux-mêmes, non ?

Quand on génère, par mauvaise communication, des inquiétudes justifiées, il ne faut pas s'étonner des légitimes réactions.

Il aurait pu dire :" désolé, on n'a pas été bon", (Effectivement, le constat a été fait par certains utilisateurs que, même s'ils réimportaient leurs archives sur une autre plateforme, tous les référencements existants allaient être perdus) personne n'en aurait voulu au CNB et à ceux qui y travaillent; bénévolement.

Mais n'être pas bon, ne pas le reconnaître et accabler les autres (Mais, certains sont montés au créneau invoquant que le CNB voulait fermer la blogosphère: créations de pages facebook, comptes Twitter, etc. et le buzz a très vite pris et, en terme d'informations, tout et n'importe quoi se sont mis à circuler) n'est pas très correct.

Car le CNB avait dit à Dalloz, confirmant le mail de Monsieur Burguburu :

"

Les services du CNB indiquent qu'ils travaillent à trouver, avant la fermeture de la plate-forme, une solution technique satisfaisante permettant de restituer aux utilisateurs l'ensemble des contenus hébergés sur le site pour qu'ils n'aient pas à les récupérer manuellement. Si par la suite les utilisateurs souhaitent continuer leur blog, il leur appartiendra de trouver eux-mêmes un autre hébergeur. Mais aucune nouvelle plate-forme rassemblant des blogs d'avocats n'est prévue. La blogosphère n'avait de toute façon pas vocation à durer "

Ce n'est pas une fermeture de la blogosphère, ça ?

Ouh, ce nez qui s'allonge!

Que le CNB revienne à raison, c'est bien.

Mais quelle arrogance désagréable dans ce déni content de lui-même !

C'est cette attitude qui explique, aussi, que le CNB ne soit pas aimé des Avocats.

A qui la faute, Calimero ?

Enfin, l'essentiel est l'information ainsi transmise ...

Par jean.devalon le 06/03/14

Quand je me réveille le matin, après avoir vérifié le bon fonctionnement de toutes les fonctions masculines, les pensées qui envahissent ma tête sont celles d'un avocat, ce mal-aimé.

Il fut un temps où elles étaient d'ordre strictement intellectuel : quelle solution adopter pour résoudre l'une ou l'autre des difficultés qui se présentaient dans un dossier ?

Elles sont devenues, au fil des années, plus diversifiées : comment s'adapter aux évolutions techniques imposées ? Comment assurer le point mort de rentabilité dans un contexte certes de crise économique, mais aussi d'augmentation exponentielle du nombre des avocats même marseillais, qui ne peut que générer des difficultés financières pour ce qui sauront mal se défendre ?

À cet égard, jusqu'à il y a peu, la profession paraissait penser que le nombre faisait la puissance sans prendre, peut-être, pleinement conscience du fait que les marchés économiques qui font vivre les avocats n'étaient pas extensibles à l'infini, nonobstant les nouveaux secteurs d'activité qui ne peuvent nourrir la masse.

L'avocat, de surcroît, par nature, est mal aimé.

L'avocat de souche (il existe des avocats de souche comme des Français de souche), c'est-à-dire l'avocat judiciaire est mal-aimé structurellement : dans un procès, il y a toujours un avocat qui perd.

Il est mal-aimé, ensuite, de ceux qui gouvernent, puisque son rôle est être rebelle à l'ordre établi pour défendre l'individu.

Dans une société de plus en plus administrée et pour tout dire liberticide, il n'y a rien à attendre de bon pour lui.

Les puissances économiques ne l'aimeront pas et les gouvernants, issus de la fonction publique, non plus.

C'est bien pourquoi, d'ailleurs, la profession a été exclue de la class- action à la française.

Les lobbys préfèrent sûrement les associations, la représentation nationale déteste les professions libérales qu'elles pensent encore être composées de nantis.

Et pourtant la majorité des avocats peut être assimilée à des cadres ou, plutôt, compte tenu de l'exercice professionnel à des petits patrons de TPE.

Alors, quand c'est difficile, on a besoin d'être défendu efficacement par ceux qui représente la profession.

C'est peu de dire que le sentiment de l'avocat de base est, à ce sujet, relativement mitigé.

La profession d'avocat présente en effet cette caractéristique étrange d'avoir à sa tête, de facto, trois représentants : le président du Conseil national des barreaux, le président de la Conférence des bâtonniers et le bâtonnier de Paris.

Il arrive que des dissensions existent entre eux qui font beaucoup rire les notaires et les experts comptables, nos concurrents, et qui altèrent la représentativité et la défense de la profession.

Pour ma part, je suis favorable à un Ordre national des avocats, représentant unique.

Immédiatement les uns et les autres vous diront que ce serait éventuellement consacrer la puissance du barreau de Paris, que c'est pour ça que la Conférence des bâtonniers de province existe et qu'au fond le Conseil national réunît les uns et les autres.

Peut-être, mais en attendant trois hommes représentent la profession et de ce fait, en raison souvent de conflits internes, semblent manquer singulièrement d'efficacité, la loi ALUR n'en est-elle pas encore un exemple ?

Il ne me semble pas, pour ma part que la distinction à faire soit entre ceux qui habitent Paris et ceux qui ne l'habitent pas.

Le barreau de Paris, s'il représente la moitié des avocats de France, je crois, est certes le plus puissant économiquement, mais il est composé aussi d'avocats qui exercent le même métier que moi, comme de firmes.

Car la distinction, en fait est celle du métier exercé.

Il y a ceux qui exercent un métier de proximité, dont l'humain est le coeur et ceux qui exercent un métier relevant plus des anciens conseils juridiques, dont l'aspect économique est le coeur.

Parfois l'avocat a le sentiment que ses représentants sont issus du monde des affaires mais n'exercent pas son métier.

Et puis, en matière de gouvernance, tout se résout par le mode électoral.

On voit bien que le déficit de légitimité du Conseil national des barreaux provient d'un mode électoral avec un collège dit ordinal ou les élus se cooptent et un autre collège ou peut-être la place syndicale est trop importante, avec tous les égards dus au dévouement des syndicats.

On peut imaginer que le peuple des avocats élise directement, au suffrage direct, voire uninominal les représentants d'un ordre national.

Cela conduirait à avoir des élus qui représentent, dans le mode d'exercice, le vrai coeur que la profession.

Car, après tout puisque la profession est devenue une profession de masse, jeune et peut-être désargentée, n'est-il pas temps que sa représentation s'adapte à ce qu'elle est dans sa réalité majoritaire plutôt que d'être rêvée par ses représentants ?

Par jean.devalon le 05/03/14

Le fait d'être gouverné par une hydre à trois têtes aux regards divergents conduit à des phénomènes étranges laissant penser à des guéguerres...

Ainsi ce commentaire anonyme, je n'aime guère, qui dit :

"Info capitale que je viens d'obtenir d'AFFINITIZ. Ils ont transféré TOUT le contenu de nos blogs, y compris nos infos utilisateurs à une agence nommée DIGITAL MEANINGS qui n'a rien à voir avec la blogosphère. 2 observations :

1. LE CNB ne nous a nullement informé de ce transfert dans cette société, alors que la moindre des choses, et l'obligation légale , serait de nous informer. Nos données sont dans la nature, nous n'en savons rien, et nous ne connaissons rien de l'utilisation qui en est faite (et qui y a accès, dans cette société commerciale !)

2. Savez vous qui est DIGITAL MEANINGS ? L'agence que le CNB a mandaté pour des développements à effectuer sur Vox Avocats (tiens tiens..), pour 67.000 €, somme partielle d'après les infos recueillies. En effet, à ce stade, aucun budget n'a été chiffré pour le travail de conservation du référencement de nos blogs, et Affinitiz, manifestement peu ravi de s'être fait "planter" par le CNB ne va sans doute pas, à raison, rendre service au CNB. On peut donc s'attendre à une note plus que "salée" si le travail doit être fait à peu près correctement.

Donc j'en conclus que :

-le CNB a décidé dans le plus grand secret, contre l'avis de tous, de migrer nos blogs sur vox avocats...

- ... sans être transparent sur le fait que cette décision soit effective, puisque le CNB sait bien que nous ne voulons pas de cette pseudo solution (nous considérons que publier sur un site fermé au grand public est une idée plus que saugrenue, et que d'autre part Vox est un site dépassé, bourré de bugs, et sans activité).

- Et avec un coût global qui suffirait à maintenir la blogosphere pendant plusieurs années !

MOBILISONS NOUS LORS DE LA PROCHAINE MANIFESTATION DU 21 MARS, et exigeons le MAINTIEN en l'état de NOS BLOGS sur l'url AVOCATS.FR, sans redirection (c'est la seule et unique manière de garantir le maintien sans aucune perte de notre référencement).

Et au fait, avez-vous eu une réponse du CNB à la seule question qui vaille, et à laquelle le CNB n'a jamais répondu, soit la suivante : « Pourquoi ne pas ré-heberger à l'identique l'url avocats.fr et tous les blogs avec leur adresse actuelle, chez un autre hebergeur ? alors que le coût serait de moins de 10.000 euros;, contre 67.000 plus travaux complémentaires pour publier sur un réseau fermé ???"

Si cela est, Mesdames et messieurs les élus du CNB, vous n'êtes pas informés par votre bureau qui se comporte bien mal envers ses confrères et vous-mêmes.

On doit parler de déontologie dans le RIN, non ?

Je serais vous, je serais ulcéré et demanderais des comptes au service communication.

Mais tout cela est sûrement faux.

Par jean.devalon le 05/03/14

Revenons un instant sur la communication électronique des avocats avec les tribunaux.

Les avocats parisiens se connectent à l'aide d'une seule clé USB et les avocats de province doivent transiter par un boîtier fixe faisant l'objet d'une location mensuelle pour un coût, pour deux utilisateurs, d'environ 1000 euros par an.

Ce n'est point le coût qui pose difficulté que le fait que ce système n'a pas fait la preuve de son efficience.

Je remets ici en ligne la synthèse du rapport d'expertise qui était intervenu dans un dialogue fructueux entre le président de la Conférence des bâtonniers et le président du Conseil national des barreaux.

Le barreau de Marseille avait en effet initié une solution différente : la mutualisation des boîtiers ; quelque boîtiers centralisés permettaient de connecter tous les avocats du barreau de Marseille de manière mobile pour un coût minime.

La synthèse de ce rapport montre que cette solution était tout à fait correcte et une extension aurait pu être envisagée par le Conseil national s'il avait souhaité conserver ses liens avec la société Navista qu'il avait choisie, sans appel d'offres, rappelons-le.

La solution parisienne est techniquement bonne aussi.

C'est la raison pour laquelle les élus que vous rencontrerez vous diront, en général, sauf peut-être les plus jeunes, qu'il faudra bien sortir de ce boîtier, que c'est difficile, et patin couffin trognon.

Et rien ne se fera.

Pour ma part il me gênerait pas de payer la même somme pour disposer, simplement d'un mode de fonctionnement similaire aux avocats de Paris dans la mesure où, déjà que l'OM perd devant le PDG, il y en a assez d'avoir le sentiment d'être à la traîne, perdu dans un océan de ringartitude contente d'elle-même.

Si je rabâche ce vieux truc, c'est qu'on a le sentiment que le même processus est en train de se répéter.

Déjà quand des décisions sont prises, elles le sont sans consultation préalable et, après, celui qui émet des critiques se voit adresser des reproches, coupable de lèse-Conseil , alors que finalement cela pourrait être évité si le Conseil national consultait démocratiquement le peuple souverain des avocats avant de décider des trucs étranges

Ensuite, elles sont prises souvent, mais c'est une impression subjective, par des élus qui sont, ou plutôt ont été présidents de tel syndicat, ou ayant eu des postes importants dans les syndicats de la profession, ce qui induit peut-être, de manière subliminale, que les élus de la même obédience ont du mal à exercer leur devoir de critique suffisamment.

Aujourd'hui il est donc question de supprimer la blogosphère des avocats, même si devant le tollé, une réflexion, tardive, paraît être engagée.

Là encore, c'est une décision qui est annoncée, sans consultation des utilisateurs à qui on annonce leur exécution programmée.

Pour moi qui le suis, il ne me gênerait pas du tout d'avoir à payer un service utile de telle manière qu'il soit le plus efficient possible.

Mais, non.

C'est ainsi un utilisateur qui est bien fondé à observer que Vox-avocats présente les mêmes tares conceptuelles que le fameux boîtier...

Dépassé avant que d'être.

Là encore : qui a décidé ?

Après quelles consultations d'avocats férus de nouvelles technologies et des réseaux sociaux ?

Quelle analyse des besoins, non politiques du Conseil, mais des Avocats eux-mêmes ?

Quelqu'un répond, ou dégun comme on dit chez nous ?

Les avocats de province paient cher, finalement, le fait d'appartenir à une profession à trois têtes et il devient urgent, me semble-t-il , de s'orienter vers un Ordre national pour que tous les moyens financiers soient réunis, mais aussi les compétences.

En attendant, qu'en est-il des évolutions promises sur le boîtier Navista ?

Pour le reste, Vox patatras.

Synthèse Rapport Hattab

Par jean.devalon le 04/03/14

Le service communication du Conseil national des barreaux a adressé hier un courriel aux avocats qui pourront ainsi relever une adresse valide pour adresser, à leur tour, des interrogations...

Je rappelle que l'inquiétude des avocats bloggeurs piégée sur la plate-forme choisie par le Conseil national des barreaux est de voir disparaître, sur Internet, sept années de travail et, pour ce qui me concerne, 2700 publications.

Ce n'est pas le transfert, ni le fait éventuel, justifié, de devoir éventuellement payer un service particulier.

Le précédent courriel du Conseil national conduisait à dire que chacun pourrait évacuer son blog sur une plate-forme de son choix, ce qui signifiait un changement d'adresse et donc la disparition de la présence sur Internet.

Il y avait par ailleurs une forme de mensonge puisque les plates-formes sont gratuites, tout autant que l'on accepte la publicité, pour la plupart.

Dans la mesure où aucune communication interne n'existe, c'est sur les réseaux sociaux négligés par le Conseil national (Facebook, Twitter) que la communication s'est faite qui a obtenu un écho et un écho justifié.

Alors le service communication adresse un e-mail duquel il ressort que les inquiétudes n'étaient pas fondées et que le président du Conseil national demande au service du CNB...d'élaborer une nouvelle solution.

Puis-je faire observer au service communication devant la rédaction de son message que s'il s'agit de trouver une nouvelle solution, c'est bien, justement, que l'anciene était mauvaise.

Il est donc désormais que le désir violent du CNB est :

-d'assurer l'hébergement de l'ensemble des blogs sur une plate-forme unique, placée sous le contrôle de la profession ;

-de maintenir le référencement acquis par chaque blog au moyen d'un dispositif de redirection des adresses.

Puisque nous sommes entre nous et que personne ne nous lit, j'ai quelques questions qui me taraudent :

-la fameuse plate-forme, serait-ce Vox avocats ?

Permettez-moi de risquer un aparté.

Quand il m'arrive de discuter avec des élus de la profession, du CNB même, je constate que parfois, mais rarement, ils n'ont évidemment pas de blog, ni ne fréquentent Facebook, certainement pas Twitter.

Je peux bien sûr me tromper, mais je ne pense pas que le Président Burguburu soit un fanatique des réseaux sociaux ni les autres membre du bureau décisionnaires sauf, je suppose l'élu en charge.

Et c'est justement la grande difficulté.

S'il est une évolution sociétale majeure, c'est que le travail se fracture.

Aujourd'hui, dans la même journée, le travailleur intellectuel ira sur Facebook, ira sur Twitter, ira sur tous les réseaux sociaux tout à la fois par souci ludique, mais également professionnel.

Et travaillera le soir ou le WE.

Twitter n'est pas simplement un outil d'épanchement, c'est un endroit où l'on récupère de l'information et où aussi on la diffuse ; la situation actuelle en est la preuve.

Aussi, un réseau social uniquement interne et fondé sur le seul aspect professionnel ne correspond plus au mode de fonctionnement actuel et à venir ; certainement pas à une demande, à un besoin des avocats.

Il est d'ailleurs effarant que les avocats n'aient pas été sondés avant que cette idée soit développée qui, paraît il, va coûter 67 000 euros en 2014.

Que cet argent soit utilisé pour développer le site institutionnel du Conseil national, le rendre plus moderne et que chacun puisse, sur ce site, télécharger des outils comme, par exemple des bibles d'actes, serait bien, en revanche.

Toujours est-il que des méchants disent même qu'il y aurait volonté de tout basculer sur Vox-avocats, actuellement non ouvert au public, rappelons-le.

J'y vais de temps en temps; je serais heureux de connaître les statistiques de consultation car, à mon sens, c'est un échec annoncé qui va coûter très cher à la profession.

Quelles études ont-été faites pour sa création ?

J'ajoute ici, quelque peu obsessionnel que cette mobilité dans le temps, l'est aussi dans l'espace et que pas mal d'avocats travaillent avec un seul ordinateur portable et se trouvent de ce fait démunis avec les fers aux pieds que constitue le boîtier Navista.

S'il m'arrive de parler, encore avec des élus, je n'en ai trouvé aucun qui le défend, celui-là ; tous de dire que bientôt il disparaîtra, quand mes cheveux auront repoussé.

Mais là encore une consultation de la profession, préalable à cette idée, aurait probablement permis d'éviter l'erreur de conception.

Par ailleurs, revenons aux blogs, la puissance d'une plate-forme nécessite de l'argent et c'est bien la raison pour laquelle la publicité est utilisée.

Une plate-forme contrôlée par la profession, sans publicité, aura de toute façon la question récurrente du coût qui reviendra l'interroger, sauf à demander une participations aux avocats, pourquoi pas, ce n'est pas tabou.

Pour tout dire ce genre d'outil nécessiterait d'être développé en commun par le Conseil national, la conférence des bâtonniers et le barreau de Paris.

Mais, bon...

Donc, si la plate-forme sur laquelle les blogs doivent être transférés est vox avocats, puis-je dire au service communication que l'on comprend pourquoi ce mot n'est pas prononcé mais que le brouillard du propos n'est au fond que l'expression d'un certain désarroi.

-Il est dit qu'il s'agit également de maintenir le référencement acquis par chaque blog au moyen d'un dispositif de redirection des adresses.

Pourrait-on en savoir plus, la technique utilisée, la fiabilité de celle-ci et les délais ?

Parce qu'enfin on nous parle de solutions dans les semaines à venir avec une fin annoncée des blogs au 31 mars...

Et puis, dans ces temps -là de guerres intestines entre les uns et les autres une rumeur innocente dit qu'Affinitiz aurait affirmé qu'aucun système de redirection n'est à ce jour prévu.

Nous serions donc dans l'improvisation la plus complète ?

Ce qui est finalement en cause, c'est bien la communication du Conseil national des barreaux dans la conceptualisation des outils qu'il développe et donc son mode de gouvernance, voire son existence.

Pour ma part, à la réflexion, devant l'éventuel gâchis à venir, ce n'est pas tant le Président du Conseil qui me paraît concerné, , mais ceux qui sont en charge de la communication, élus ou non, qui pourraient être interpellés par les élus du CNB, parce que quand les alertes sont données, il y a peut-être quelque aveuglement à ne pas écouter.