Par jean.devalon le 20/02/14

Le CNB, il y a à peine 6 ans, avait créé la blogosphère des avocats.

Ce blog en est l'une des émanations.

Elle va fermer, sans que les avocats n'aient été informés.

Le CNB cause, en revanche, à Dalloz:

"

La plate-forme internet grand public affinitiz.net, qui héberge la blogosphère des avocats, avocats.fr et donc de nombreux blogs d'avocats, a annoncé début janvier que, faute d'équilibre financier, elle serait contrainte de procéder à la fermeture de son service d'ici la fin du premier semestre 2014. De nombreux avocats bloggeurs, qui ont créé leur site à l'incitation du Conseil national des barreaux (CNB), s'inquiètent du devenir de leurs données, l'hébergeur précisant sur son site que les données seront effacées avec la fermeture de la plate-forme et devront le cas échéant être récupérées manuellement par l'utilisateur. L'avocat parisien spécialiste des nouvelles technologies, Pascal Alix, a rappelé sur le réseau social Twitter, hier, qu'aux termes des conditions générales d'utilisation, le CNB s'était engagé à mettre en oeuvre « tous les moyens raisonnables » pour remédier à une interruption du service d'hébergement.

Les services du CNB indiquent qu'ils travaillent à trouver, avant la fermeture de la plate-forme, une solution technique satisfaisante permettant de restituer aux utilisateurs l'ensemble des contenus hébergés sur le site pour qu'ils n'aient pas à les récupérer manuellement. Si par la suite les utilisateurs souhaitent continuer leur blog, il leur appartiendra de trouver eux-mêmes un autre hébergeur. Mais aucune nouvelle plate-forme rassemblant des blogs d'avocats n'est prévue. « La blogosphère n'avait de toute façon pas vocation à durer », explique-t-on au CNB."

La parole du CNB non plus!

Lui même d'ailleurs a-t-il vocation à durer?

Mais vous savez quoi, le CNB a créé Vox-Avocats, une sorte de facebook des avocats version brejnévienne triste et passéiste d'avance mort-née.

Pas de risque que je m'y engage.

Demain, il le supprimera aussi.

Dès qu'il aura trouvé plus ringard.

Un conseil amical: Qu'il permette en effet de migrer les blogs existants vers une plate-forme moderne.

Pour le reste, les bloggeurs sauront se passer de lui et de ses plumes d'oie

Par jean.devalon le 31/01/13

Un client ce matin.

Vieil homme fatigué que les soucis accablent car manque l'argent.

Car, pendant que l'on distrait le peuple, à grands coups de slogans, la ruine le guette dans l'anonymat des quartiers.

Le vieil homme, respectueux des usages, de veiller en ce dernier jour du mois de janvier à adresser ses voeux, surtout de santé, en y associant mon inamovible assistante.

À laquelle, immédiatement, patron habituel, j'ai signifié de n'avoir pas à être malade !

Et, gentil, le vieil homme de lui dire en un grand sourire : "Oh non, passé un certain cap, on ne risque plus rien !"

Ce propos, pertinent, a été grandement apprécié...

Les hommes savent parler aux femmes !

Par jean.devalon le 09/09/12

Les politiques, sentant venir la dépression et leur déroute se sont organisés et un décret du 3 avril 2012 pris sous le pouvoir ancien leur permet de devenir avocats quasiment sans condition pour monnayer leurs carnets d'adresse.

Claude Guéant le facétieux qui pourrait bénéficier de sa retraite de haut fonctionnaire a eu cette indécence, à Paris dont le barreau se flatte de cette apparence de pouvoir qui lui est donné au préjudice des siens.

Mais ces gens là policés lèvent plus le petit doigt pour le thé que la voix.

Même à Nancy, laurent Hénard, sous-ministre, devient avocat express.

Ce décret, la gauche morale avait promis de l'abroger.

Il y aurait urgence

A moins, bien sûr que cette promesse ne soit oubliée avec les autres

Par jean.devalon le 15/04/12

Un avocat de confession juive avait soutenu, en Italie que la fixation d'une affaire à une date correspondant à des fêtes juives (Yom Kippour et Souccot) et à laquelle, il ne pourrait assister était une entrave à son droit à exercer librement sa religion et rappelait que la loi n° 101 de 1989 reconnaît son droit de s'absenter du travail lors de fêtes religieuses afin d'exercer librement son culte. Il invoquait aussi l'article 9 § 1 et 2 de la Convention européenne des droits de l'Homme :

1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience

et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou

de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa

conviction individuellement ou collectivement, en public ou en

privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et

l'accomplissement des rites.

2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut

faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi,

constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique,

à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou

de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés

d'autrui.

Mais la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), a estimé qu'elle "n'est pas persuadée que la fixation de l'audience litigieuse à une date correspondante à une festivité juive, ainsi que le refus de la reporter à une autre date, puissent s'analyser en une restriction au droit du requérant à exercer librement son culte".

Source : lemondedudroit.fr

Par jean.devalon le 16/12/11

Quels sont les métiers qui font le plus fantasmer les femmes?

D'abord le pompier qui les sort des flammes... pour les conduire vers les flammes de l'enfer?

Ensuite, oui, c'est vrai, il y a L'AVOCAT!

Allez, les confrères, un effort, il faut passer devant les pompiers!

Par jean.devalon le 27/11/11

Le métier d'avocat est aussi, peut-être même surtout, un métier de conseil et ne se limite pas à l'intervention devant les tribunaux, qui est au fond comme une intervention chirurgicale que l'on n'a pu éviter et à laquelle on peut ne pas survivre.

Mais cette idée, d'évidence, n'est pas si facilement appréhendée par la population qui conserve encore de la profession d'une image parcellaire.

Je lisais ce matin fémina, le complément du week-end du journal la Provence.

J'adore, pour tout dire le courrier des lecteurs avec les questions posées à la psychologue de service.

Il y a cette semaine la petite fille de 14 ans à qui un adulte de neuf ans de plus propose de faire des photos à 300 km de son domicile : la psychologue déconseille

Il y a, aussi,la femme qui a craqué pour le jeune voisin homosexuel qui lui lance pourtant des regards insistants qui en disent long et qui voudrait bien qu'il comprenne qu'elle a craqué, la coquine.

La psychologue lui conseille de ne pas se nourrir d'illusions.

Il vaut mieux, en effet une bonne choucroute.

Il y a, cette fois-ci, un article un peu inhabituel qui relate ce que le lecteur peut faire sans son notaire et pour moins cher.

Je dis que c'est inhabituel car, en général, le notaire de famille est bien perçu par la presse.

Il est donc rappelé que la déclaration de succession représente 1 % de l'actif brut même s'il y a un passif et qu'il est possible de la faire soi-même ; comme il est possible de rédiger un testament et de le déposer ensuite chez le notaire pour 15 euros.

S'agissant des donations, il est rappelé que l'acte notarié est obligatoire seulement pour les donations immobilières et qu'un avocat a autant de compétence d'un notaire mais que ses honoraires, fixés à l'avance, ne dépendent pas du montant des sommes en cause.

Ce qui est intéressant, intellectuellement, c'est la remise en cause implicite du tarif, comme la compréhension que la profession d'avocat peut aussi offrir des prestations comparables.

Je ne comprends pas d'ailleurs, pourquoi l'avocat ne peut pas rédiger de contrat de mariage.

Les observations qui précèdent ne tendent pas à critiquer Justin le tabellion et ses copains, mais simplement à observer une évolution des mentalités.

Pour ma part, je reste convaincu que les professions « à tarif » devront évoluer (Je ne parle pas de la plus vieille profession du monde)

Cela étant je reviens au courrier des lecteurs et à cette femme qui a une bonne situation et dont le compagnon musicien ne gagne pas un sou. Elle se fait du souci pour l'avenir matériel de sa famille future. Car le bougre aime cette existence de bohème alors qu'elle n'est pas sereine avec le fait qu'il vive à ses crochets et le couple se heurte sans trouver de terrain d'entente. (Zut, même plus la literie !)

De toute façon, j'ai vu, je crois dans « femme actuelle », que les couples avaient environ 312 disputes par an et que c'était très sain.

C'est la raison pour laquelle je laisse toujours traîner des chaussures sous la table en verre du salon.

Il y en a une qui n'a rien à dire, sinon je la dénonce.

Mais j'irai cependant chercher le gâteau du dimanche.

Par jean.devalon le 29/08/11

L'article 47 du Code de procédure civile dispose que lorsqu'un magistrat ou un auxiliaire de justice est partie à un litige qui relève de la compétence d'une juridiction dans le ressort de laquelle celui-ci exerce ses fonctions, le demandeur peut saisir une juridiction située dans un ressort limitrophe.

Le même article prévoit que le défendeur peut demander le renvoi devant une juridiction choisie dans les mêmes conditions.

Cela pour que le débat judiciaire soit plus serein.

Mais la Cour de Cassation vient cependant de rappeler que si un justiciable lançait une procédure contre l'assureur d'un avocat, en revanche ce texte ne recevait alors pas application.

(Cass. civ. 2, 7 juillet 2011, 10-20712)

Par jean.devalon le 21/02/11

Dans une société où la transparence devient une nécessaire vertu, il est difficile, parfois, de faire comprendre combien le secret professionnel de l'avocat est essentiel.

Comment pourrait-on défendre quelqu'un si l'on était obligé de répéter tout ce que l'on avait

entendu ?

Le secret de l'avocat, le secret médical, le secret de la confession, le silence du journaliste quant à ses sources sont nécessaires à la liberté individuelle.

Il y a forcément des conflits entre les intérêts de la société et l'intérêt individuel et la justice doit donc trancher.

C'est ainsi que la Cour de Cassation estime que si dans une messagerie on trouve des courriels multiples, dont certains émanant d'avocats, la présence de ces courriels n'invalidera pas la saisie totale de la messagerie, mais seulement les courriels des avocats, qui ont la valeur de correspondances et sont donc couverts par le secret professionnel.

(Cass. com., 18 janvier 2011, n° 10-11777)

Par jean.devalon le 17/12/10

La France est devenue un pays où, quand il neige, plutôt que de rappeler aux automobilistes qu'il convient d'acheter les équipements nécessaires, on sort les blindés dans la région parisienne.

Le politique, celui qui veut s'occuper de la cité, ne dit pas la vérité : il flatte pour conserver son pouvoir et surtout : que rien ne dérange !

Le citoyen, si son propos est quelque peu pamphlétaire, teintée de cette outrance qui a fait les révolutions, les oeuvres d'art, les inventions ; se voit incité à se taire et au besoin des lois sont édictées pour cela.

On a un peu l'impression que tout brin d'herbe, quand il est un peu plus grand que les autres, dérange et qu'il faut le tailler.

Notre pays n'est plus celui des cathédrales, c'est celui des petits pavillons et l'esprit s'en ressent.

Pour notre profession d'avocat, il en est de même quand les organes représentatifs sont composés de braves gens, non pas les meilleurs mais les plus politiques dont le mode de pensée oublie parfois sa propre faillibilité.

Ainsi, il est concocté une réforme de la gouvernance de la profession pyramidale et dépassée avec une augmentation évidente des coûts, puisque l'on veut créer ds ordres régionaux... et donc d'autres bouches à nourrir.

Là où la République cherche à combattre les mille-feuilles administratifs, la profession d'avocat veut les créer.

Les politiques de ma profession prennent des accords avec les experts-comptables, arrangeant très certainement les grandes structures et, pour les petits, on distribue des autocollants à se coller sur leurs robes pour défendre les libertés ! Alors que la profession, s'agissant des experts-comptables, a nettement fait connaître son désaccord ; bafoué !

Et puis la communication électronique. Chacun aura compris que le lien privilégié existant entre le CNB et la société Navista est déraisonnable, parce que monopolistique, parce que techniquement inadapté pour la plupart et parce que, là encore, la notion de coût a été passée aux oubliettes.

Il serait si simple de dire que si certains avocats souhaitent utiliser le système proposé par la société Navista, cela n'empêche pas pour autant d'autres techniques d'exister et d'être probablement, comme l'avait relevé le rapport Hattab, plus adaptées à la majorité des structures professionnelles.

Le service de la profession est bien sûr de les autoriser. La proactivité est de comprendre qu'il est indispensable de le faire, puisqu'aussi bien même le mur de Berlin est tombé. Quant à la ligne Maginot, elle fut défoncée.

Pourtant, par une attitude finalement autoritariste, mais qui appartient au passé de la pensée, tout est fait pour empêcher la liberté informatique d'entrer dans les cabinets d'avocats.

Jusqu'à censurer des articles écrits sur leur blogs par quelques esprits libres.

Il suffit que la société Navista écrive au conseil national des barreaux pour qu'immédiatement sa demande soit accueillie avec empressement et des avocats censurés.

Ce qui fait la richesse de la pensée de notre profession, c'est que son soubassement est la défense des libertés et, quand l'un des organes représentatifs de la profession préfère privilégier son partenaire commercial plutôt que l'expression libre de ses confrères, il y a quelques soucis à se faire pour l'avenir.

De la même manière que la France n'est plus guère un modèle de liberté et que quand elle donne des leçons au monde, cela commence à faire sourire, la profession d'avocat, si elle ne s'astreint pas à être plus libre que les autres, ne mérite finalement plus de se draper dans la gloire de la robe noire pour être destinée au petit costume gris avec un noeud de cravate bien serré.

Jusqu'à étrangler !

Allo maman bobo

(modifié en pdf, car original sous word...modifiable. Sécurité !)

Par jean.devalon le 18/11/10

Le repas gastronomique français a été classé au patrimoine mondial de l'humanité, si je ne m'abuse.

Que l'on ne pardonne, bien trivialement, d'ajouter qu'un bon repas est, quelque part, indissociable de ce que l'on appelait autrefois les commodités de la digestion.

Bref, les toilettes.

À cet égard, les commodités du palais, dont je vous livre une photo ne sont guère attrayantes, et ceci est un délicat euphémisme.

Il n'est pas possible, d'ailleurs, de fermer les portes.

Assis, tranquillement, dans la salle des pas perdus, je méditais sur cet épineux problème quand une charmante avocate, de la ville de Saintes, voyant en moi un saint homme, est venue me demander s'il y avait d'autres lieux, supposant que ceux-là étaient réservés au vil public.

Cette fort jolie consoeur paraissait troublée de ne pouvoir officier sans possibilité de fermeture des portes.

Hélas non. (Encore que je suppute que les magistrats et greffiers ont d'autres solutions salvatrices)

Je lui indiquais le chemin de la brasserie du palais où les commodités seraient plus commodes.

Quelques secondes après, mystère des synchronicités, c'est une brave justiciable qui m'a demandé où se trouvaient les toilettes.

Je les lui ai indiqués, lui précisant cependant qu'elles étaient à l'image de la justice.

Pitoyables.

Il y en a un cependant qui était content, c'est le cafard qui gambadait derrière le tribunal et que j'ai essayé, à la demande amusée d'une consoeur, de prendre en photo. Mais il était aussi petit que le budget de notre ministère.

Télécharger la jolie photo des commodités