Par jean.devalon le 21/02/10

Cela fait un certain temps que je n'ai pas évoqué notre très cher RPVA.

Celui que le CNB, sous l'égide de son président veut imposer à la profession, cher, avec une installation informatique propre aux cabinets d'avocats, et utilisable seulement au cabinet ; et celui de la cité phocéenne, mutualisé, ne nécessitant pour l'avocat qu'une clef USB dont il peut se servir où il veut, comme la méthodologie parisienne.

C'est un peu égoïste, ce silence, car, à Marseille, le système est mis en place et fonctionne.

Mais aussi, le temps est venu du combat des rosettes, si je puis dire.

Les bâtonniers sont à la manoeuvre!

C'est feutré, on ne sait pas trop, mais la bataille continue.

Il y a un truc qui me gène, que je trouve tragique.

Je comprends que le CNB veuille chercher à imposer un système qu'il contrôle ce qui lui permet d'asseoir sa prééminence, lui qui est, du fait de son mode électoral, privé de réelle légitimité.

Mais, le mensonge ?

J'ai le sentiment que la parole du CNB est mensongère.

C'est gênant de se regarder dans la glace le matin, en se rasant et de voir un menteur.

Bon, il suffit de faire beaucoup de buée, mais on peut se couper.

Deux mensonges éclatants :

1 Le système phocéen ne serait pas sûr. Mais, dans l'architecture, c'est le même que celui de la société Navista, l'égérie du CNB ! C'est donc un mensonge flagrant.

2 Le CNB, ses représentants, ont dit que si un autre système était adopté, il faudrait régler un dédit à Navista. Sauf que le contrat ne le prévoit pas !

Et puis, Navista est apparue comme ça en 2007, sans appel d'offres venue d'on ne sait où...

L'association CNB. Com a promis une exclusivité, mais elle ne peut engager les barreaux de France.

Cette association secrète entre trois membres...

Bref, c'est mensonge !

Mais, quand un politique ment et est pris la main dans le sac ou le pot de confiture, que croyez-vous, qu'à la fin, il se passe toujours ?

C'est ça qui est tragique.

Par jean.devalon le 15/01/10

Je bénéficie, à mon cabinet, depuis plus d'un mois, du RPVA.

Il s'agit, on le sait, d'une solution informatique permettant d'avoir accès au suivi de ses dossiers dans les greffes des tribunaux de grande instance.

Dans la profession, il y a eu comme une sorte de psychodrame.

D'un côté le Conseil National des Barreaux, voulant imposer aux cabinets d'avocats un abonnement mensuel d'un coût certain et, surtout, une installation informatique complémentaire, le très fameux boîtier Navista.

Solution dépassée !

Le barreau de Paris pour sa part a offert à ses membres une solution différente, comportant simplement une clé USB, sans autre installation, avec une prise en charge, pour grande partie par l'ordre ,et en tous cas un coût incomparablement réduit.

Le barreau de Marseille a voulu adopter une solution similaire.

C'est celle que j'utilise pour ma part.

Je ne suis pas très fort en informatique, mais je dispose d'une clé USB qui me permet, par le biais d'un tunnel sécurisé, sous la gestion de l'Ordre des avocats, d'accéder à e-barreau.

Cette clé, je peux l'utiliser de chez moi, de tout autre lieu, contrairement à la solution onéreuse proposée par le Conseil National des Barreaux.

Très franchement, il n'y a pas photo !

Pourtant, on a entendu, de-ci de-là, en soubresauts d'arrière-garde, des commentaires selon lesquels la sécurité ne serait pas assurée.

Ceux qui formulaient ces commentaires, par jeu politique, parlaient de ce que peut-être techniquement ils ne comprenaient pas, abreuvant en conséquence l'interlocuteur de sigles et références informatiques que personne n'appréhendait ce qui évitait peut-être avoir à justifier du bien-fondé des propos...

L'Ordre de Marseille a été particulièrement sérieux puisqu'il a demandé la validation technique de son projet par l'union nationale des CARPA.

Vous savez, les CARPA ce sont ces organismes qui gèrent l'argent que les avocats détiennent pour le compte de leurs clients.

C'est dire que le contrôle est strict.

Or le rapport que vient de déposer l'UNCA précise :

" il apparaît que la solution proposée par le barreau de Marseille permettant la connexion sécurisée entre l'ordinateur depuis lequel se connecte l'avocat détenteur d'un certificat d'authentification délivré par le Conseil National des Barreaux, sans exigence ni de lieu, ni de solutions matérielles - autres que la clé USB - ne porte atteinte ni à la souveraineté du Conseil National des Barreaux en matière d'autorité de certification, ni à l'intégrité du portail e-barreau qui assure la connexion unique entre l'RPVA et le RPVJ., cette solution correspondant aux souhaits de nomadisme visé dans l'accord du 16 novembre 2009"

(Il s'agit là d'un accord intervenu entre le barreau de Marseille et le Conseil National des Barreaux pour expérimenter la technique proposée par Marseille).

Bref, de tout cela, il ressort que le barreau de Marseille a fait valider son système par l'UNCA et que, comme il fallait s'y attendre, les conclusions sont particulièrement favorables.

Rien, vraiment rien, n'interdit donc l'extension de la solution marseillaise à la France entière, pour peu que chacun bien sûr veuille bien être raisonnable.

Vous trouverez en fichiers joints, amis lecteurs, les lettres du bâtonnier de Marseille aux bâtonniers de France des 4 et 15 janvier et le rapport de l'UNCA.

Amis du CNB, plutôt que de proposer des soldes à 30 euros ne serait-il pas temps d'en venir à la raison ?

Par jean.devalon le 23/11/09

Le Cosal dit Cehainebé

Lisez ici

Nous, CeuNeuBeu.

Pas tout à fait sûr que le laïus sur la sécurité soit d'un rigoureuse exactitude.

Et les aspects financiers bien clairs...

Cnb.com, on en parle?

Au, fait les contrats et les comptes, on les montre?

Rappelons que tout le monde veut un réseau national, mais dans des conditions techniques et financières transparentes!

Pour justement, aider les avocats individuels et les petits barreaux!

Allez le CeuNeuBeu, encore un grand effort!

Par jean.devalon le 06/11/09

J'ai une amie médecin qui a prononcé le mot de névrose obsessionnelle quant à mon intérêt, soudain et violent, pour le CNB et son RPVA.

Néanmoins, l'écoute de ses propos sur ses propres instances représentatives, m'a aisément permis de lui retourner l'aimable compliment.

De surcroît, et en fait, la démarche ferme engagée par le barreau de Marseille et de très nombreux Ordres et avocats dans la France entière vise à ce que le RPVA soit un succès.

Et pour qu'il soit un succès, il faut, bien sûr, que sa conception parte du besoin même du professionnel (ce qui n'a pas été étudié), et soit la plus simple possible d'utilisation.

C'est ce qu'a préconisé le barreau de Marseille, puisque chaque avocat aura à sa disposition une clé cryptée, sans autre installation à sa charge.

Mais comment faire comprendre ça par une image, à ceux qui, en toute innocence, vont dire que l'opposition affirmée est une opposition au progrès, alors que c'est l'inverse ?

Essayons.

Il y a donc les ordinateurs des palais de justice et, en très gros, leurs informations sont transférées sur les ordinateurs parisiens du CNB.

Comment accéder aux ordinateurs du CNB ?

Comment aller à Paris ?

Tout naturellement, nous disons, on va venir en TGV ou en avion.

Mais le CNB répond : non, non, vous allez venir en diligence !

Et il précise avoir fait étudier la question par ses meilleurs experts et avoir contracté avec le meilleur exploitant.

Sans cependant fournir les rapports de ces experts et les contrats avec son exploitant.

Cela paraît finalement normal que monte la colère qui ne s'arrêtera plus.

Parce qu'aller à Paris en diligence, même dans un souci d'unité de la profession, ce n'est guère défendable.

Voilà, c'était l'image du jour, dans l'attente d'autres informations.

Par jean.devalon le 05/11/09

Voici l'article que donne la revue Actuel.fr sur les aventures du RPVA.

On lira, avec intérêt, que la solution technique marseillaise est validée et qu'il est reconnu que son coût est moindre.

Pour autant le CNB entend maintenir, semble-t-il, comme une mauvaise plaisanterie, son boîtier Navista, dont il a été démontré le caractère inutile, ou à tout le moins qu'il pouvait être mutualisé dans des conditions drastiques.

Cela, indique le CNB, dans un souci d'unité.

Mais, d'unité de qui ?

L'unité de la profession, comme son intelligence, consisteraient à ce que l'accès, pour simplifier, au serveur CNB contenant le logiciel e- barreau, soit sous la responsabilité des Ordres des avocats, le CNB ayant, bien sûr ,la charge de vérifier la sécurité.

Mais, là, au nom d'une centralisation dépassée, le CNB veut imposer ,à chaque avocat, un outillage archaïque qu'il confirme être inutile ?

Est-ce vraiment raisonnable ?

N'est-ce pas vouloir alimenter la polémique ? Etre contraint d'expliquer comment les appels d'offres ont été passés, s'il l'ont étés, fournir, sous la pression, tous les contrats, se voir poser la question de savoir si le prestataire a les reins suffisamment solides?

Et se voir, enfin, devenir l'objet de procédures, pour se défendre, soi-même plutôt que les avocats ?

Comme une négation de la raison même de son existence!

Toutes les rumeurs courent, y compris que le CNB irait chercher l'aide de la Chancellerie pour modifier les textes !

Mais qui pourrait croire que la Chancellerie se prêterait à ce jeu malsain?

Qui?

L'unité de la profession n'implique-telle pas, pas, tout simplement, une décentralisation des techniques, plutôt que ce centralisme démocratique (sic) que l'on cherche encore, peut-être, à imposer.

Je n'ose y croire, tant ce serait suicidaire !

La robe de l'avocat est porteuse d'indépendance, voire de révolte, il ne faut pas la confondre avec un uniforme, fût-il galonné.

Par jean.devalon le 23/10/09

Mon confrère Bernard Kuchukian vient de mettre en ligne un modèle de statuts d'association.

Ce sont les statuts de l'association cnb.com avec laquelle, l'avocat est censé contracter pour souscrire

au réseau privé virtuel des avocats.

Cette association doit donc gérer, a priori, des millions d'euros avec le développement du système.

On a déjà rabâché que, pour la solution technique, le système paraissait inutilement lourd.

Les statuts, eux, paraissent, à l'inverse bien légers.

Ceci compense-t-il cela?

Par jean.devalon le 23/10/09

Moi, je suis un petit avocat.

Non pas en taille, mais en puissance économique.

Je le sais, parce qu'un jour, à un restaurant, se trouvait à côté de moi un professeur de faculté qui faisait aussi l'avocat.

Il pérorait, l'animal, sur les gueux qui plaidaient au tribunal d'instance.

Et comme je plaide au tribunal d'instance, je sais que je suis un gueux.

Mais, j'écoute les puissances occultes.

Et, en ce sens, les orientations prises par le CNB, (en marseillais CEUNEUBEU) sont intéressantes, car porteuses de progrès.

Dont le RPVA, le réseau virtuel des avocats, qui ne le sont cependant pas eux même.

Donc, pour me préparer au RPVA, il m'a fallu moderniser le cabinet.

Je me suis tourné vers la société SECIB, à fins d'actualiser mon logiciel de gestion de cabinet, puisque cette société a repris celle qui l'avait conçue.

À partir de là est intervenue la salsa des chèques.

La modernisation du logiciel, 2300 euros .

Mais cela implique le changement du serveur et autres accommodements : 2200 euros.

En plus, ce logiciel, certifié par le CEUNEUBEU avec une interface RPVA, nécessite une imprimante PostScript!

Je ne sais pas ce que c'est, mais cela a entraîné dans le changement que nous avions prévu de conduire au cabinet, une montée en gamme et un surcoût.

En tout cas,, ça y est, pour le 20 novembre, rendez-vous est pris pour l'installation globale du système.

Mon informaticien sera là (celui que le boîtier fait rire), le personnel de SECIB sera là.

Il ne manque à l'heure d'aujourd'hu, que juste une petite chose : la clé cryptée pour accéder au RPVA.

Celle que l'ordre des avocats a commandée au CEUNEUBEU voilà maintenant plus de 15 jours.

Et qui n'est pas livrée.

Je vais interroger mon Ordre, parce qu'il est évident que l'investissement fait ne souffrirait pas que des retards de livraison incompréhensibles, voire abracadabradantesques, interviennent.

Vous croyez que cela se fait d'assigner le CEUNEUBEU d'heure à heure ?

Parce que moi, je le fais.

Comme on dit à Marseille : crains dégun !

Je plaisante, c'est vendredi.

Nous, à Marseille, le vendredi, on ne peut pas s'empêcher de rigoler un bon coup.

C'est rigolo non ?

Par jean.devalon le 21/10/09

Cela fait 15 jours, je crois, que ma clé a été commandée par l'ordre des avocats au CNB, ou à l'association CNB. com, pour accéder au RPVA.

Elle n'est toujours pas arrivée, ce qui est paraît-il d'une lenteur inhabituelle.

Ce doit être l'embouteillage, parce que Marseille a déjà 350 adhésions, ce qui fait beaucoup de clés à commander et à livrer.

Alors, forcément, là-haut, il y a de l'embouteillage.

Mais, il ne faudrait pas que ça tarde trop, car les avocats ont mauvais caractère.

Nous, à Marseille, on a parfois, aussi, un complexe.

Il faut dire que quand les journalistes viennent dans notre ville, ils se précipitent sur le port interroger les poissonnières.

Il faut dire aussi, que tous partis confondus, nos édiles quand ils passent à la télé ressemblent plus aux héritiers spirituels de Fernandel qu'à Édouard Balladur.

Donc, en avocat marseillais complexé, cela me fait bien plaisir de voir que les interrogations sur la mise en place du réseau virtuel des avocats par CNB sont reprises de tous côtés de la France.

À Paris, même.

À Toulouse, aussi.

Et par des gens sérieux, qui écrivent des livres.

De référence, même.

Vraiment, il semblerait opportun que le CNB, après avoir vérifié le bon envoi des clés commandées (faudrait pas que je doive réviser les règles de compétence pour le référé) vienne chercher son inspiration du côté du sud.

Du côté de ces gens dont l'accent chante la vie telle qu'elle est.

Par jean.devalon le 20/10/09

C'est mon anniversaire, j'ai l'âge du pastis.

Bon pied, bon oeil, je me suis levé tôt le matin, quoique tard couché.

Dans le noir.

Non que pendant la nuit je sois devenu aveugle, mais l'électricité s'en était allée.

C'est agréable, le matin, de devoir, à tâtons, chercher le disjoncteur.

Nous partîmes à l'école voisine, avec fillotte.

Dans une petite rue, un déménagement et un dialogue vif entre un riverain et un déménageur.

De sa fenêtre le riverain invite le déménageur à une activité sexuelle quelque peu sodomite.

De la rue, le déménageur, qui ne s'appelle pourtant pas Nicolas Sarkozy invite le déménageur à descendre le lui dire.

Nous passâmes, avec Fillotte, très dignes.

Fillotte larguée à l'école je file, tel Buzz l'éclair à la boîte postale et, sur le chemin du palais croise l'ami Jean-Claude.

Il a l'air soucieux, l'ami Jean-Claude. Il évoque la fatigue, le stress du métier.

Il dit craindre le chamboulement que crée la mise en place de notre réseau informatique national.

(Au fait, il paraît que la clé cryptée est louée aux avocats selon des tarifs différentiels, ce serait 2 euros à Lyon, 4 euros à Bordeaux, et 7 pour ceux qui, quelque part, seraient en lien spirituel avec le riverain dont je parlais plus haut)

A un moment, Jean-Claude me met la main sur l'épaule et dit, complice : c'est pour quand la retraite toi ?

Le con, il a 10 ans de plus que moi.

Il a eu l'air étonné.

Ça vous met de bonne humeur pour un jour d'anniversaire.

Par jean.devalon le 19/10/09

S'agissant du RPVA, il est désormais acquis que la démarche intellectuelle doit être l'inverse de celle qui devrait être conduite si l'on parlait de petits pois.

On a toujours besoin de petits pois chez soi, disait la publicité !

On n'a pas besoin de boîtier à son cabinet, dit l'avocat sage !

Sauf à considérer les avocats comme des petits pois, mais personne ne peut imaginer cela, l'uniformité n'étant pas notre nature.

Donc, le barreau de Marseille met en place une solution alternative, tout aussi sûre.

Solution mobile, permettant de travailler de chez soi.

Solution incomparablement plus économique.

À tel point d'ailleurs, que pour l'instant, l'Ordre la prend en charge.

Et il ne faut pas croire qu'à Marseille, on est riche.

Simplement, on est soucieux de la situation de chacun.

L'ordre met donc en place une solution qui rencontre un succès fulgurant qui permettra à Marseille d'être aux rendez-vous imposés par Mme Dati.

(Je crois même que la solution peut être étendue aux avocats extérieurs et que c'est à l'étude)

Toujours est-il qu'avec cette générosité qui caractérise Marseille, j'observe que le Bâtonnier continue bien sûr sa collaboration avec le CNB pour parvenir à une solution commune.

On va l'appeler Dominique Mattéi des Goudes et du Château d'If

En fait, c'est simple :

- avec la solution marseillaise, ce n'est pas cher, personne ne vient tripatouiller votre installation informatique avec les aléas que cela représente, et c'est mobile.

- avec la solution CNB, c'est cher, on tripatouille votre installation informatique à vos risques et périls, et vous êtes obligés de travailler de votre cabinet.

Moi je crois que le choix est très facile.

Non ?

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