Par jean.devalon le 15/05/14

Ami avocat, Ami lecteur;  l'image que nous donnons de nous-mêmes ne peut être négligée qui a  son importance dans un monde démocratiques où les apparences restent néanmoins reines.

D'où cet incessant combat contre le gras!

L'outil du CNB  sur lequel nous devrions travailler présente des dysfonctionnements majeurs pour lesquels aucune excuse n'est formulée, ni délai de correction précisé .

Est-ce de l'incompétence ou bien une volonté délibérée ?  Je ne sais.

C'est en tout cas navrant tant l'image de notre profession est tellement déconsidérée, quand nous devons nous battre contre les autres professions qui rient de nous, et quand l'existence du Conseil national des barreaux lui-même est remis en cause et finalement à juste titre.

Il se comporte bien mal avec les confrères.

Aussi, pour ceux que ça intéresse, l'essentiel sera désormais exprimé ici.

 

Par jean.devalon le 15/05/14

Fervent opposant du système actuel de scrutin de listes (syndicale et ordinale) auquel il reproche sa complexité, Pierre-Olivier Sur propose que soit instauré le principe d'un élu pour 1000 avocats répartis sur six circonscriptions, soit 60 élus pour 60 000 avocats, dont 30 pour Paris/Versailles. Le pouvoir législatif serait détenu par une assemblée délibérative – l’Assemblée nationale des avocats – élue au suffrage universel direct uninominal à deux tours qui élirait son président au suffrage universel indirect.

Le pouvoir exécutif serait, quant à lui, assuré par les ordres qui conserveraient leurs missions actuelles.

Enfin, le pouvoir judiciaire, disciplinaire, serait confié aux barreaux de Cour, " pour assurer distance et impartialité ".

La question de la gouvernance de la profession d'avocat doit être débattue lors de la prochaine assemblée générale du Conseil national des barreaux qui se déroulera les 16 et les 17 mai 2014.

Par jean.devalon le 14/03/14

Les règles de la confraternité ressemblent à celles de l'escrime dit quelqu'adage.

Le fleuret cependant n'est pas moucheté.

Derrière les sourires, on tue.

Au CNB, même.

Ici, Londres.

Par jean.devalon le 10/03/14

Ci-après un extrait du communiqué du Président du Conseil national des barreaux

" Les médias ont révélé que Maître Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, a été placé sur écoutes pendant plusieurs mois dans des conditions vivement critiquables. Le Conseil National des Barreaux, établissement d'utilité publique représentant les 60.000 avocats de France, condamne fermement et sans réserve ce détournement des procédures à l'encontre de Maître Herzog, avocat au Barreau de Paris dans le cadre d'affaires concernant son client.

Le secret professionnel des avocats est général, absolu et sans limite dans le temps.

Ce secret est protégé non seulement par les règles professionnelles mais par l'article 226-13 du Code pénal : la révélation d'un fait couvert par le secret professionnel constitue un délit punissable d'amende et de prison.

Cette protection pénale du secret professionnel n'est pas organisée dans l'intérêt de l'avocat mais dans celui du client, de la justice et de la démocratie. Le secret professionnel constitue, en effet, une garantie fondamentale des libertés individuelles des citoyens dans un Etat de droit et participe ainsi à la liberté de la Défense et à la nécessaire indépendance de la profession d'avocat.

Tout manquement à cette règle est totalement inacceptable et représente une atteinte au droit des citoyens d'être librement défendus par un avocat.

Le secret professionnel s'impose donc au juge d'instruction et constitue un obstacle à la saisie de lettres et documents échangés entre l'avocat et son client comme aussi un obstacle aux écoutes de leurs conversations en direct ou par téléphone.

Exceptionnellement, un avocat peut être placé sur écoutes par un juge seulement si des indices, qui doivent être obligatoirement préalables à la décision, permettent de penser raisonnablement que cet avocat a participé à une infraction comme auteur, coauteur ou complice. En revanche, aucune écoute d'un avocat ne peut être ordonnée ni réalisée à titre préventif pour rechercher les indices éventuels d'un éventuel fondement à des poursuites pénales. De même, lorsqu'un client est placé sur écoutes - c'est le cas le plus fréquent - ses conversations avec son avocat ne doivent pas être retenues par le juge d'instruction ni enregistrées par les officiers de police judiciaire.

Ces règles ont visiblement été contournées dans le cadre du placement sur écoutes téléphoniques pendant plusieurs mois de Maître Thierry Herzog.

C'est pourquoi le Conseil National des Barreaux, par la voix de son Président, affirme la solidarité des 60.000 avocats de France avec Maitre Thierry Herzog, avocat au Barreau de Paris, et appelle les pouvoirs publics à clarifier d'urgence cette inquiétante atteinte au bon fonctionnement de notre démocratie."

PS j'ai souligné le point de droit litigieux qui explique la révolte des avocats, mal comprise, parfois

Par jean.devalon le 07/03/14

Stéphane Lallement, membre du bureau du CNB parle.

Il rappelle, tacle au passé, que la page d'accueil de la blogosphère a disparu sous l'ancienne présidence générant d'ailleurs des pertes d'audience des blogs.

Il reconnait que, dans ce qui était envisagé, les blogs perdaient leur référencement et ainsi que la mobilisation des blogueurs était justifiée.

Il inscrit dans le marbre ceci :

" Effectivement, vox-avocat propose une fonction blog, mais il s'agit d'un blog interne et donc à l'usage unique des usagers de voxavocat. Comme nous avons parfaitement conscience de l'importance d'avoir des blogs ouverts à tous, nous envisageons d'avoir une plateforme liée à vox-avocat, pour des raisons d'hébergement et de coût, mais ouverte au grand public. Au final, seul l'hébergement va changer et dans le bon sens puisque cela permettra au CNB de réaliser une économie conséquente. Et, il est dommage de voir qu'un petit nombre de Confrères exploitent cet évènement pour faire du tort au CNB, alors que, plus que jamais, compte tenu de l'actualité législative, la profession doit rester pleinement mobilisée pour défendre ses intérêts. "

Ce qui est dommage, c'est que l'information, il faille aller la chercher sur Google et que l'information soit donnée explicitement à Lexbase, mais pas aux avocats eux-mêmes.

Ce qui est dommage, c'est ce ton assiégé sur le tort fait au CNB qui n'a qu'à s'en prendre à lui-même, après tout.

Car :

- Suppression de la page d'accueil des blogs en 2013 et il se plaint ensuite d'un insuccès des blogs à qui il a retiré de l'audience !!!

- Erreur évitée (si tout va bien) de faire disparaître les confrères des Annales akashiques du net ; erreur évitée grâce à la seule mobilisation des blogueurs!!!

- Absence totale de communication envers les Avocats : deux mails contradictoires et flous!!!

Ce que dit Monsieur Lallement, il aurait pu le dire par un mail du CNB aux avocats eux-mêmes, non ?

Quand on génère, par mauvaise communication, des inquiétudes justifiées, il ne faut pas s'étonner des légitimes réactions.

Il aurait pu dire :" désolé, on n'a pas été bon", (Effectivement, le constat a été fait par certains utilisateurs que, même s'ils réimportaient leurs archives sur une autre plateforme, tous les référencements existants allaient être perdus) personne n'en aurait voulu au CNB et à ceux qui y travaillent; bénévolement.

Mais n'être pas bon, ne pas le reconnaître et accabler les autres (Mais, certains sont montés au créneau invoquant que le CNB voulait fermer la blogosphère: créations de pages facebook, comptes Twitter, etc. et le buzz a très vite pris et, en terme d'informations, tout et n'importe quoi se sont mis à circuler) n'est pas très correct.

Car le CNB avait dit à Dalloz, confirmant le mail de Monsieur Burguburu :

"

Les services du CNB indiquent qu'ils travaillent à trouver, avant la fermeture de la plate-forme, une solution technique satisfaisante permettant de restituer aux utilisateurs l'ensemble des contenus hébergés sur le site pour qu'ils n'aient pas à les récupérer manuellement. Si par la suite les utilisateurs souhaitent continuer leur blog, il leur appartiendra de trouver eux-mêmes un autre hébergeur. Mais aucune nouvelle plate-forme rassemblant des blogs d'avocats n'est prévue. La blogosphère n'avait de toute façon pas vocation à durer "

Ce n'est pas une fermeture de la blogosphère, ça ?

Ouh, ce nez qui s'allonge!

Que le CNB revienne à raison, c'est bien.

Mais quelle arrogance désagréable dans ce déni content de lui-même !

C'est cette attitude qui explique, aussi, que le CNB ne soit pas aimé des Avocats.

A qui la faute, Calimero ?

Enfin, l'essentiel est l'information ainsi transmise ...

Par jean.devalon le 06/03/14

Quand je me réveille le matin, après avoir vérifié le bon fonctionnement de toutes les fonctions masculines, les pensées qui envahissent ma tête sont celles d'un avocat, ce mal-aimé.

Il fut un temps où elles étaient d'ordre strictement intellectuel : quelle solution adopter pour résoudre l'une ou l'autre des difficultés qui se présentaient dans un dossier ?

Elles sont devenues, au fil des années, plus diversifiées : comment s'adapter aux évolutions techniques imposées ? Comment assurer le point mort de rentabilité dans un contexte certes de crise économique, mais aussi d'augmentation exponentielle du nombre des avocats même marseillais, qui ne peut que générer des difficultés financières pour ce qui sauront mal se défendre ?

À cet égard, jusqu'à il y a peu, la profession paraissait penser que le nombre faisait la puissance sans prendre, peut-être, pleinement conscience du fait que les marchés économiques qui font vivre les avocats n'étaient pas extensibles à l'infini, nonobstant les nouveaux secteurs d'activité qui ne peuvent nourrir la masse.

L'avocat, de surcroît, par nature, est mal aimé.

L'avocat de souche (il existe des avocats de souche comme des Français de souche), c'est-à-dire l'avocat judiciaire est mal-aimé structurellement : dans un procès, il y a toujours un avocat qui perd.

Il est mal-aimé, ensuite, de ceux qui gouvernent, puisque son rôle est être rebelle à l'ordre établi pour défendre l'individu.

Dans une société de plus en plus administrée et pour tout dire liberticide, il n'y a rien à attendre de bon pour lui.

Les puissances économiques ne l'aimeront pas et les gouvernants, issus de la fonction publique, non plus.

C'est bien pourquoi, d'ailleurs, la profession a été exclue de la class- action à la française.

Les lobbys préfèrent sûrement les associations, la représentation nationale déteste les professions libérales qu'elles pensent encore être composées de nantis.

Et pourtant la majorité des avocats peut être assimilée à des cadres ou, plutôt, compte tenu de l'exercice professionnel à des petits patrons de TPE.

Alors, quand c'est difficile, on a besoin d'être défendu efficacement par ceux qui représente la profession.

C'est peu de dire que le sentiment de l'avocat de base est, à ce sujet, relativement mitigé.

La profession d'avocat présente en effet cette caractéristique étrange d'avoir à sa tête, de facto, trois représentants : le président du Conseil national des barreaux, le président de la Conférence des bâtonniers et le bâtonnier de Paris.

Il arrive que des dissensions existent entre eux qui font beaucoup rire les notaires et les experts comptables, nos concurrents, et qui altèrent la représentativité et la défense de la profession.

Pour ma part, je suis favorable à un Ordre national des avocats, représentant unique.

Immédiatement les uns et les autres vous diront que ce serait éventuellement consacrer la puissance du barreau de Paris, que c'est pour ça que la Conférence des bâtonniers de province existe et qu'au fond le Conseil national réunît les uns et les autres.

Peut-être, mais en attendant trois hommes représentent la profession et de ce fait, en raison souvent de conflits internes, semblent manquer singulièrement d'efficacité, la loi ALUR n'en est-elle pas encore un exemple ?

Il ne me semble pas, pour ma part que la distinction à faire soit entre ceux qui habitent Paris et ceux qui ne l'habitent pas.

Le barreau de Paris, s'il représente la moitié des avocats de France, je crois, est certes le plus puissant économiquement, mais il est composé aussi d'avocats qui exercent le même métier que moi, comme de firmes.

Car la distinction, en fait est celle du métier exercé.

Il y a ceux qui exercent un métier de proximité, dont l'humain est le coeur et ceux qui exercent un métier relevant plus des anciens conseils juridiques, dont l'aspect économique est le coeur.

Parfois l'avocat a le sentiment que ses représentants sont issus du monde des affaires mais n'exercent pas son métier.

Et puis, en matière de gouvernance, tout se résout par le mode électoral.

On voit bien que le déficit de légitimité du Conseil national des barreaux provient d'un mode électoral avec un collège dit ordinal ou les élus se cooptent et un autre collège ou peut-être la place syndicale est trop importante, avec tous les égards dus au dévouement des syndicats.

On peut imaginer que le peuple des avocats élise directement, au suffrage direct, voire uninominal les représentants d'un ordre national.

Cela conduirait à avoir des élus qui représentent, dans le mode d'exercice, le vrai coeur que la profession.

Car, après tout puisque la profession est devenue une profession de masse, jeune et peut-être désargentée, n'est-il pas temps que sa représentation s'adapte à ce qu'elle est dans sa réalité majoritaire plutôt que d'être rêvée par ses représentants ?

Par jean.devalon le 05/03/14

Sur twitter, Eve Boccarra, de gazouiller:

Blogosphère : la grande bibliothèque du droit du barreau de Paris hébergera les blogs exclu juridiques "lâchés" par le CNB #Pariscezorro

Et pourquoi pas ?

Par jean.devalon le 05/03/14

Revenons un instant sur la communication électronique des avocats avec les tribunaux.

Les avocats parisiens se connectent à l'aide d'une seule clé USB et les avocats de province doivent transiter par un boîtier fixe faisant l'objet d'une location mensuelle pour un coût, pour deux utilisateurs, d'environ 1000 euros par an.

Ce n'est point le coût qui pose difficulté que le fait que ce système n'a pas fait la preuve de son efficience.

Je remets ici en ligne la synthèse du rapport d'expertise qui était intervenu dans un dialogue fructueux entre le président de la Conférence des bâtonniers et le président du Conseil national des barreaux.

Le barreau de Marseille avait en effet initié une solution différente : la mutualisation des boîtiers ; quelque boîtiers centralisés permettaient de connecter tous les avocats du barreau de Marseille de manière mobile pour un coût minime.

La synthèse de ce rapport montre que cette solution était tout à fait correcte et une extension aurait pu être envisagée par le Conseil national s'il avait souhaité conserver ses liens avec la société Navista qu'il avait choisie, sans appel d'offres, rappelons-le.

La solution parisienne est techniquement bonne aussi.

C'est la raison pour laquelle les élus que vous rencontrerez vous diront, en général, sauf peut-être les plus jeunes, qu'il faudra bien sortir de ce boîtier, que c'est difficile, et patin couffin trognon.

Et rien ne se fera.

Pour ma part il me gênerait pas de payer la même somme pour disposer, simplement d'un mode de fonctionnement similaire aux avocats de Paris dans la mesure où, déjà que l'OM perd devant le PDG, il y en a assez d'avoir le sentiment d'être à la traîne, perdu dans un océan de ringartitude contente d'elle-même.

Si je rabâche ce vieux truc, c'est qu'on a le sentiment que le même processus est en train de se répéter.

Déjà quand des décisions sont prises, elles le sont sans consultation préalable et, après, celui qui émet des critiques se voit adresser des reproches, coupable de lèse-Conseil , alors que finalement cela pourrait être évité si le Conseil national consultait démocratiquement le peuple souverain des avocats avant de décider des trucs étranges

Ensuite, elles sont prises souvent, mais c'est une impression subjective, par des élus qui sont, ou plutôt ont été présidents de tel syndicat, ou ayant eu des postes importants dans les syndicats de la profession, ce qui induit peut-être, de manière subliminale, que les élus de la même obédience ont du mal à exercer leur devoir de critique suffisamment.

Aujourd'hui il est donc question de supprimer la blogosphère des avocats, même si devant le tollé, une réflexion, tardive, paraît être engagée.

Là encore, c'est une décision qui est annoncée, sans consultation des utilisateurs à qui on annonce leur exécution programmée.

Pour moi qui le suis, il ne me gênerait pas du tout d'avoir à payer un service utile de telle manière qu'il soit le plus efficient possible.

Mais, non.

C'est ainsi un utilisateur qui est bien fondé à observer que Vox-avocats présente les mêmes tares conceptuelles que le fameux boîtier...

Dépassé avant que d'être.

Là encore : qui a décidé ?

Après quelles consultations d'avocats férus de nouvelles technologies et des réseaux sociaux ?

Quelle analyse des besoins, non politiques du Conseil, mais des Avocats eux-mêmes ?

Quelqu'un répond, ou dégun comme on dit chez nous ?

Les avocats de province paient cher, finalement, le fait d'appartenir à une profession à trois têtes et il devient urgent, me semble-t-il , de s'orienter vers un Ordre national pour que tous les moyens financiers soient réunis, mais aussi les compétences.

En attendant, qu'en est-il des évolutions promises sur le boîtier Navista ?

Pour le reste, Vox patatras.

Synthèse Rapport Hattab

Par jean.devalon le 04/03/14

Le service communication du Conseil national des barreaux a adressé hier un courriel aux avocats qui pourront ainsi relever une adresse valide pour adresser, à leur tour, des interrogations...

Je rappelle que l'inquiétude des avocats bloggeurs piégée sur la plate-forme choisie par le Conseil national des barreaux est de voir disparaître, sur Internet, sept années de travail et, pour ce qui me concerne, 2700 publications.

Ce n'est pas le transfert, ni le fait éventuel, justifié, de devoir éventuellement payer un service particulier.

Le précédent courriel du Conseil national conduisait à dire que chacun pourrait évacuer son blog sur une plate-forme de son choix, ce qui signifiait un changement d'adresse et donc la disparition de la présence sur Internet.

Il y avait par ailleurs une forme de mensonge puisque les plates-formes sont gratuites, tout autant que l'on accepte la publicité, pour la plupart.

Dans la mesure où aucune communication interne n'existe, c'est sur les réseaux sociaux négligés par le Conseil national (Facebook, Twitter) que la communication s'est faite qui a obtenu un écho et un écho justifié.

Alors le service communication adresse un e-mail duquel il ressort que les inquiétudes n'étaient pas fondées et que le président du Conseil national demande au service du CNB...d'élaborer une nouvelle solution.

Puis-je faire observer au service communication devant la rédaction de son message que s'il s'agit de trouver une nouvelle solution, c'est bien, justement, que l'anciene était mauvaise.

Il est donc désormais que le désir violent du CNB est :

-d'assurer l'hébergement de l'ensemble des blogs sur une plate-forme unique, placée sous le contrôle de la profession ;

-de maintenir le référencement acquis par chaque blog au moyen d'un dispositif de redirection des adresses.

Puisque nous sommes entre nous et que personne ne nous lit, j'ai quelques questions qui me taraudent :

-la fameuse plate-forme, serait-ce Vox avocats ?

Permettez-moi de risquer un aparté.

Quand il m'arrive de discuter avec des élus de la profession, du CNB même, je constate que parfois, mais rarement, ils n'ont évidemment pas de blog, ni ne fréquentent Facebook, certainement pas Twitter.

Je peux bien sûr me tromper, mais je ne pense pas que le Président Burguburu soit un fanatique des réseaux sociaux ni les autres membre du bureau décisionnaires sauf, je suppose l'élu en charge.

Et c'est justement la grande difficulté.

S'il est une évolution sociétale majeure, c'est que le travail se fracture.

Aujourd'hui, dans la même journée, le travailleur intellectuel ira sur Facebook, ira sur Twitter, ira sur tous les réseaux sociaux tout à la fois par souci ludique, mais également professionnel.

Et travaillera le soir ou le WE.

Twitter n'est pas simplement un outil d'épanchement, c'est un endroit où l'on récupère de l'information et où aussi on la diffuse ; la situation actuelle en est la preuve.

Aussi, un réseau social uniquement interne et fondé sur le seul aspect professionnel ne correspond plus au mode de fonctionnement actuel et à venir ; certainement pas à une demande, à un besoin des avocats.

Il est d'ailleurs effarant que les avocats n'aient pas été sondés avant que cette idée soit développée qui, paraît il, va coûter 67 000 euros en 2014.

Que cet argent soit utilisé pour développer le site institutionnel du Conseil national, le rendre plus moderne et que chacun puisse, sur ce site, télécharger des outils comme, par exemple des bibles d'actes, serait bien, en revanche.

Toujours est-il que des méchants disent même qu'il y aurait volonté de tout basculer sur Vox-avocats, actuellement non ouvert au public, rappelons-le.

J'y vais de temps en temps; je serais heureux de connaître les statistiques de consultation car, à mon sens, c'est un échec annoncé qui va coûter très cher à la profession.

Quelles études ont-été faites pour sa création ?

J'ajoute ici, quelque peu obsessionnel que cette mobilité dans le temps, l'est aussi dans l'espace et que pas mal d'avocats travaillent avec un seul ordinateur portable et se trouvent de ce fait démunis avec les fers aux pieds que constitue le boîtier Navista.

S'il m'arrive de parler, encore avec des élus, je n'en ai trouvé aucun qui le défend, celui-là ; tous de dire que bientôt il disparaîtra, quand mes cheveux auront repoussé.

Mais là encore une consultation de la profession, préalable à cette idée, aurait probablement permis d'éviter l'erreur de conception.

Par ailleurs, revenons aux blogs, la puissance d'une plate-forme nécessite de l'argent et c'est bien la raison pour laquelle la publicité est utilisée.

Une plate-forme contrôlée par la profession, sans publicité, aura de toute façon la question récurrente du coût qui reviendra l'interroger, sauf à demander une participations aux avocats, pourquoi pas, ce n'est pas tabou.

Pour tout dire ce genre d'outil nécessiterait d'être développé en commun par le Conseil national, la conférence des bâtonniers et le barreau de Paris.

Mais, bon...

Donc, si la plate-forme sur laquelle les blogs doivent être transférés est vox avocats, puis-je dire au service communication que l'on comprend pourquoi ce mot n'est pas prononcé mais que le brouillard du propos n'est au fond que l'expression d'un certain désarroi.

-Il est dit qu'il s'agit également de maintenir le référencement acquis par chaque blog au moyen d'un dispositif de redirection des adresses.

Pourrait-on en savoir plus, la technique utilisée, la fiabilité de celle-ci et les délais ?

Parce qu'enfin on nous parle de solutions dans les semaines à venir avec une fin annoncée des blogs au 31 mars...

Et puis, dans ces temps -là de guerres intestines entre les uns et les autres une rumeur innocente dit qu'Affinitiz aurait affirmé qu'aucun système de redirection n'est à ce jour prévu.

Nous serions donc dans l'improvisation la plus complète ?

Ce qui est finalement en cause, c'est bien la communication du Conseil national des barreaux dans la conceptualisation des outils qu'il développe et donc son mode de gouvernance, voire son existence.

Pour ma part, à la réflexion, devant l'éventuel gâchis à venir, ce n'est pas tant le Président du Conseil qui me paraît concerné, , mais ceux qui sont en charge de la communication, élus ou non, qui pourraient être interpellés par les élus du CNB, parce que quand les alertes sont données, il y a peut-être quelque aveuglement à ne pas écouter.

Par jean.devalon le 03/03/14

Ce seront bientôt les élections municipales et cela réactive l'éternel débat...

L'élu de dire qu'il s'engage par sens du service et, de ce fait, d'admettre mal, parfois la critique.

L'électeur de lui rétorquer qu'il s'engage par ambition personnelle et, qu'une fois élu, son attitude devient très différente.

Probablement les deux ont-ils raison, celui qui s'engage le fait également par ambition et, d'ailleurs heureusement, car à défaut il serait mauvais ; mais il le fait aussi avec le goût du service.

Cela étant, le Conseil national des barreaux est une institution jeune dont la légitimité démocratique est, que l'on le veuille ou non, faible, tant son mode électoral est peu satisfaisant.

Et puis, la profession paraît une hydre à trois têtes aux regards trivergents et il faudra bien que vienne, si l'on veut être efficace, un Ordre national, mais que ne coexistent pas Conférence des bâtonniers et Conseil national qui se font, avec le Barreau de paris de vaines guéguerres dont les avocats sont les soldats morts.

Toujours est-il qu'entre ambition, bonne volonté, mais fragilité, des décisions ont été prises qui perturbent et gênent les avocats dans leur fonctionnement.

Je parle ici de la communication électronique en général.

Les avocats ne sont pas les notaires et ce dont ils ont besoin, pour dialoguer avec les tribunaux, c'est d'un accès à partir de leur ordinateur portable, voire de leur tablette ou Smartphone.

À cet égard chacun veut bien admettre que le choix du boîtier dit Navista, inadapté à la profession et coûteux n'a pas forcément été marqué du sceau du bon sens, mais c'est ainsi.

Mon informaticien souriait devant la chose, avant que de mourir, sans relation de cause à effet, et l'informaticien actuel sourit aussi.

Le Conseil national a créé, maintenant , vox- avocats.

On a le sentiment, encore, que le Conseil national n'est pas parti des besoins des avocats, mais d'une idée venue d'on ne sait où qui a conduit à créer un outil qui ne correspond pas aux besoins et qui, à nouveau, apparaît archaïque.

Emmenez donc vos enfants adolescents jeter un oeil et entendez les commentaires... Ou plutôt interrogez des jeunes avocats, autour de la trentaine et demandez- leur s'ils se serviront de cet outil.

La profession, vous le savez est jeune et on a l'impression, après Navista, que l'erreur se reproduit.

Non pas, probablement, par mauvaise volonté, à l'inverse, mais peut-être, par besoin d'exister et par une certaine fragilité conceptuelle.

J'en viens maintenant, c'est l'objet du propos actuel, à la blogosphère des avocats

Le conseil National incitait les avocats à créer des blogs en 2007 sur une plate-forme dédiée à cet usage.

Ces blog existent, s'adressent aux justiciables et ont un certain écho, même si une modification, je crois d'adresse a conduit, déjà, leur audience à être fortement diminuée sans, évidemment, que consultation ou information des blogueurs soient intervenues.

Un courriel anonyme reçu, il y a peu, du Conseil national disait ceci :

"Chers utilisateurs,

Plusieurs d'entre vous ont été récemment alertés par un message publié sur le site de notre hébergeur AFFINITZ, annonçant la fermeture prochaine de la plate-forme affinitiz.net.

Cette communication concerne uniquement la plate-forme grand public, et non la blogosphère "avocats.fr" qui bénéficie d'un hébergement distinct.

Néanmoins, compte-tenu des difficultés rencontrées par le prestataire, la question de la pérennité de la blogosphère est posée.

Afin de prévenir toute interruption inopinée du service, il a donc été décidé de mettre fin à cet hébergement à échéance du 31 mars prochain et de laisser l'opportunité à chaque utilisateur de développer son nouvel espace d'expression grâce notamment à la récupération des données de la blogosphère.

Si le Conseil National des Barreaux n'a pas d'obligation contractuelle à maintenir le service de la blogosphère, il veillera néanmoins à assurer la récupération de l'intégralité des données (profils, publications, commentaires...) en application de l'article 11 des Conditions générales d'utilisation.

Ces archives seront restituées à chaque utilisateur sous un format permettant la migration du contenu du blog vers une plate-forme d'hébergement gratuite, de type WordPress.

Restant à votre disposition, nous vous prions d'agréer, chers utilisateurs, nos meilleures salutations.

Jean-Marie Burguburu

Président "

Depuis les blogueurs sont en colère.

En colère d'abord parce que la manière de faire du Conseil national est odieuses : aucune communication réelle autre qu'un vil courriel.

En colère ensuite parce que les blogs s'adressent aux justiciables et il est arrivé à chacun des blogueurs de rencontrer quelqu'un qui lui dit : j'ai lu tel ou tel article sur Internet.

Cela contribue à diffuser la communication de la profession de manière plus efficace que les pompeux communiqués institutionnels.

En colère, encore parce que le Conseil national se défausse de ses responsabilités qui existent bien : c'est lui qui a créé et qui a engagé les avocats à travailler sur sa plate-forme et c'est à lui de proposer des solutions pour préserver le travail des avocats

Car, J'ai pu constater que les avocats ne comprenaient pas les conséquences de la fermeture et ne voyaient pas vraiment où était le problème.

Le problème est que les articles sur Internet ont une adresse et que si la plate-forme « avocats.fr » est brutalement supprimée, c'est l'adresse des articles qui disparaît et donc tout le travail de plusieurs années : tout sera illisible pour ne plus exister sur le net !

C'est cela que dit le courriel du Conseil national des barreaux dit benoîtement!!!

Je suis à peu près certain que certains membres du bureau n'ont même pas compris les conséquences.

Je sais que les membres du Conseil national interpellés sur Twitter et Facebook n'étaient même pas au courant parce que, voyez-vous, c'est le bureau qui a décidé...

Cela montre une mauvaise qualité de gouvernance.

Je sais encore que Stéphane Lallement, sur Twitter, membre du bureau du Conseil national se veut désormais rassurant en disant que les blogs ne disparaîtront pas non plus que la plate-forme et qu'il y travaille.

Allez-vous couper, par exemple, le sifflet d'Albert Caston, pape de la construction, blog que je consulte régulièrement dans mon domaine professionnel ?

Du délire, non?

Ce qui est un peu triste, c'est de devoir alerter la profession et le public, là où une consultation des avocats, préalable à toute décision, par le Conseil national lui permettrait d'éviter des sottises et, surtout de gagner en efficacité plutôt que de paraître hostile à la profession de base.

Je ne doute pas que les élus sauront corriger les erreurs de leur bureau !

Sur ce, chers élus qu'e-Dieu vous bénisse.