Par jean.devalon le 02/03/14

Je reproduis ici les mots de ma consoeur Michèle Bauer dont je partage les interrogations accablées

"... A l'heure du cloud, du 2.0, le CNB décide de mettre fin à la Blogosphère des avocats ouverte en 2007.

Eve Boccara dans la Gazette du Palais indique très justement sur cette disparition de la Blogosphère: "Fermer leur plate-forme laisse craindre une comparaison à la Corée du Nord. C'est pourtant la décision prise par le Conseil National des Barreaux, déjà cruellement en mal d'amour, à l'encontre des 1800 blogueurs qui profitaient de son hébergement gratuit depuis 2007. Mauvaise idée en termes de communication interne".

Elle assimile cette fermeture a un "attentat suicide" et personne n'aurait dit mieux.

Internet n'est plus l'avenir mais le présent.

Comment le CNB ou plutôt le bureau du CNB a pu prendre cette décision et surtout n'a pas réfléchi plus loin que le bout de son portefeuille ?

Les Blogs qui sont nombreux permettaient aux justicables d'être sûrs lorsqu'ils tapaient une question de droit de "tomber" sur un avocat et non un braconnier du droit, l'image de l'avocat a été valorisée, améliorée grâce à nos écrits, astuces et conseils.

En outre, nos jeunes Confrères ont pu gratuitement bénéficier d'un Blog, d'une vitrine pour leur cabinet...

Ce formidable outil disparaîtra le 31 mars 2014 à moins que le CNB ne revienne sur sa position et se décide enfin à communiquer avec nous, nous les Confrères qui avons élu les membres de cette institution.

Une solution de rechange est possible et le CNB se doit de revenir en arrière sinon c'est clair, il confirmera que décidémment nous sommes vraiment une profession représentée par des ringards !

Je ne sais pas si les minitels existent encore, j'espère que non car je crains que le CNB ne transfère la Blogosphère des avocats sur 3615 BLOGS DES AVOCATS DE FRANCE. "

Dites-moi que le pays du CNB, ce n'est pas la Corée du nord ?

Post scriptum je rappelle que les avocats ont reçu un courriel anonyme du CNB annonçant la fermeture, sans consultation, demandes d'avis . Rien que le néant coréen; le silence de ceux qui gouvernent en catimini, dans la crainte du peuple

Par jean.devalon le 28/02/14

J'aurais aimé vous parler du livre blanc sur la justice du XXI ème siècle des avocats énonçant 45 propositions émises par la profession.

Comme ce blog a souvent repris la parole du président Charrière-Bournazel.

Mais, on ne peut se faire entendre si l'on n'a plus de porte-voix.

Donc, non !

Car le Conseil National des Barreaux veut donc supprimer sa blogosphère et, ainsi, affaiblir la voix de l'avocat dans ce qu'elle peut avoir d'anticonformiste et donc de plaisant pour le justiciable qui voit ainsi que sous la robe, il y a beaucoup de jolies choses.

Spirituelles !

Qu'allez-vous penser ?

Peut-être Monsieur Burguburu a-t-il eu une atteinte de notarite aigüe, au fond.

En tous cas, cette voix des avocats blogueurs que nos élus veulent étouffer, le Monde du droit s'en fait l'écho.

Atteindra-t-il la rue de Londres ?

On va l'y aider !

Par jean.devalon le 27/02/14

Bien sûr, Don Quichotte est fatigué de se battre contre ces moulins qui brassent du vent mais, pourtant, ne produisent nulle bonne farine.

Par quelle aberration de l'esprit le Conseil national des barreaux a-t-il adressé ce courriel méprisant annonçant de manière anonyme la fin de la blogosphère des avocats ?

Qui a pris la décision puisque l'assemblée générale du Conseil national des barreaux n'a été informée de rien ?

Que celui qui a eu cette idée magnifique lève le doigt et assume.

Car, s'il s'agit de faire des économies, chacun en sera d'accord, mais de là à jeter aux orties un outil de communication tournée vers le justiciable, il y a une démarche qui mériterait d'être expliquée, tant elle parait à contresens de son époque.

Une démarche, aussi, qui aurait mérité, bien sûr de consulter les premiers concernés et, d'entre eux, les plus jeunes.

Parce qu'à mon avis le bureau du Conseil national des barreaux n'a pas une compétence extrême en la matière et c'est le drame de ce type d'institution...

Il existe un réseau social qui s'appelle Facebook.

C'est là, d'ailleurs que l'on va chercher les correspondants dans les villes extérieures parce que les groupes d'avocats se sont créés (et cela permet de s'interroger sur la pertinence du réseau social vox- avocats.

En tout cas un mouvement s'est créé de défense des blogs : CNB, touche pas à mon blog.

Là, vous pouvez aller sur Facebook sans aucun sentiment de culpabilité. !

Et vous pouvez liker la page !

Non, CNB; pas laquer!

Par jean.devalon le 26/02/14

Je pense les élus du CNB pleins de bonne volonté, mais ayant la foi du charbonnier.

Ils paraissent croire que l'élection leur donne la compétence.

Vanité des vanités...

Au moment où, pour des raisons sur lesquelle il faudra revenir , ils décident de supprimer un outil moderne tourné vers le justiciable, la blogosphère, je mets en exergue le mot de Violette , avocate.

La couleur violet exprime la délicatesse et la profondeur des sentiments .

Couleur inconnue au CNB.

"oui, tout à fait d'accord avec vous, il y en assez de payer pour les colloques, week ends, sauteries et autres amusements des membres du CNB...

et puis moi je suis très contente de payer pour les blogs de nos confrères, parce qu'ils sont instructifs, et qu'ils collent aux difficultés du quotidien d'un cabinet comme le mien...

je fais partie des 60.000 avocats qui ont envie de continuer à payer pour les 200 blogueurs (et je n'autorise pas Monsieur BURGUBURU à parler en mon nom), et je demande la suppression du boitier NAVISTA, ma cotisation à ce titre se reportant avec plaisir sur le coût de fonctionnement des blogs"

Ave Burguburu, morituri te salutant!

Pas vraiment encore, à mon avis !

Cnb, colosse aux pieds d'argile.

Ou, CeuNeuBeu, le retour !

"

Par jean.devalon le 24/02/14

La bataille d'Azincourt fut perdue en 1415 parce que la chevalerie française, sur ses lourds destriers, fut fauchée par les flèches des Anglais utilisant des arcs à longue portée.

L'époque actuelle, faite de mouvements, d'innovation, de transversalité se prête finalement également assez peu à la lourdeur institutionnelle pour privilégier modularité et vivacité.

Il n'est plus besoin de rappeler que l'avocat doit communiquer ; s'il faut le rappeler, c'est que c'est déjà trop tard.

La communication aujourd'hui est volatile, se fait au travers des réseaux sociaux qui, eux-mêmes, naissent vivent et puis meurent.

C'est ce qu'avait pressenti le Conseil national des barreaux lorsqu'il avait créé la blogosphère des avocats en 2007, pour que chaque avocat, y compris perdu dans sa petite ville de province, puisse s'adresser à chacun, partout, via Internet.

C'était une belle idée qui a rencontré un certain succès et qui, probablement, aurait pu être remaniée pour augmenter encore le référencement et l'impact des blogs.

Mais, déjà, suivant les mots-clés qui sont utilisés, le justiciable qui cherche au hasard des flux, peut trouver sur un blog d'avocat une réponse et c'est une bonne chose pour la profession.

Le Conseil national des barreaux a décidé de fermer cette blogosphère, sous un prétexte un peu fallacieux.

À la manière des gouvernances actuelles natives de l'édredon : sans consulter ceux qui l'utilisaient sans rien dire ; tel un boa silencieux.

Il prétendra que c'est la faute de l'hébergeur en mauvaise santé financière, mais je crois que ce sont des salades, sauce mauvaise vinaigrette.

Parallèlement, en effet, le Conseil national des barreaux essaie de développer vox-avocats où il se trouve une rubrique croupion blog sans fonctionnalités.

C'est là encore une bonne idée dans le principe, mais conçue pour les notaires.

Quelque chose qui ne part du besoin de chaque avocat, qui est décidé, là-haut et dont on pressent l'insuccès à venir.

C'est en effet un intranet, une liaison entre les avocats, ce qui existe déjà, par exemple sur Facebook, en plus actuel.

L'ergonomie est triste et pour tout dire paraît bien dépassée, comme les fonctionnalités.

Bien sûr, on vous dira que demain ; vous connaissez la chanson e-barreau.

Même moi, qui ait atteint un âge auquel certains sont déjà à la retraite, (mais je ne dirai pas du mal de la fonction publique), je sais déjà que mon nom figurera sur les listings comme inscrit, mais sans activité.

Et l'on peut déjà se poser la question suivante : pourquoi toujours, comme la chevalerie d'Azincourt, vouloir créer des outils dépassés lors même de leur naissance (et je ne parle pas du boîtier Navista) plutôt que d'utiliser mieux ce qui existe, qui est en harmonie avec les comportements professionnels actuels, mais qui nécessite de se rapprocher des utilisateurs pour améliorer, toujours l'outil et en faire la caisse de résonance de la communication de la profession ? Pourquoi toujours vouloir marcher, avec forte gloriole, vers un échec annoncé ?

S'il y a bien en effet une constante aujourd'hui, quand nous rencontrons une difficulté informatique, c'est qu'il faut aller s'enquérir de la solution auprès des plus jeunes.

C'est le monde à l'envers me direz-vous ; oui, mais c'est notre monde.

Puisque la profession d'avocat est en guerre économique, est-il nécessaire de rappeler que la guerre aujourd'hui est guerre de mouvements, voire guerre urbaine, voire encore guérilla.

Peut-être le Conseil national des barreaux imagine-t-il comme au XVIIIe siècle une armée d'avocats s'en allant au combat ; Messieurs les Anglais, tirez les premiers ?

Mais en termes économiques, et d'ailleurs cela vaut de manière générale, il est plus sain de s'appuyer sur le petit et le mobile que de créer des tours de Babel, fussent-elles informatiques.

Enfin, si vous voulez passer une joyeuse soirée sur le réseau social des avocats ; allez sur vox-avocats !

C'est pour lui que meurt la blogosphère.

Le justiciable ne dira pas merci au Conseil national des bureaux ; pardon, barreaux.

Par jean.devalon le 21/02/14

Ce blog est né de la volontés d'avocats, élus de la profession, de diffuser dans le public des informations juridiques, mais pas seulement: de dire aussi qui sont les humanoïdes avocats, dans leurs tripes.

La blogosphère des avocats, communauté étrange a permis au public de comprendre mieux les joies, les peines , les tourments même de l'avocat.

Et bien sûr de glaner des connaissances juridiques.

C'était une belle idée.

D'autres élus ont décidé de supprimer cette voix collective, sans même ne rien dire aux bloggeurs !

Ni leur demander leur avis.

Que Thémis leur pardonne.

Le plus populaire d'entre nous bloggeurs est mon confrère GUILLARD dont le blog est ici.

C'est moi qui l'ai informé de cette ignominie!

Il n'en savait rien!

Il demande à ses lecteurs d'écrire à cette adresse au CNB

blog@cnb.avocat.fr

Pour le remercier de ce qu'il fût, innovant, par inadvertance, une nuit où il avait bu trop de champagne au ministère!

Mais ça, c'était avant.

Ami lecteur dis merci au CNB!

Ce blog va migrer, je te dirai vers un univers autre !

Par jean.devalon le 21/02/14

Rappelons donc ici que la blogosphère des avocats a été créée par le Conseil national des barreaux, qui a incité les avocats à créer un blog.

Rappelons donc ici que l'hébergeur paraît rencontrer des difficultés financières et que, plutôt que de chercher une solution alternative, le conseil national des barreaux a décidé de la mort de la blogosphère des avocats.

Il pouvait l'éviter, il préfère la mort.

Nous savons donc qu'il est favorable à l'euthanasie active, le malade ne le remercie pas.

J'ai ouvert, ce matin, un blog sur LEGAVOX avec un article, très gentil, sur le sujet

Sur Twitter, un grand élu grenoblois de la profession de me dire de prendre ma vie en main, en quelque sorte.

C'est le comportement naturel des élus, une fois élus de perdre le sens commun finalement.

Sur LEGAVOX l'administrateur a posté le commentaire suivant.

Bonjour maître,

Nous avons lancé des démarches auprès du CNB pour justement ne pas perdre ces articles. Nous proposons ainsi de les transférer gratuitement sur les blogs légavox (pas de perte de référencement, pas de perte des comptes, et je dirais même plus, augmentation de la visibilité de toutes vos publications via nos partenaires et applications mobiles) et tout ça gratuitement.

J'espère que le CNB donnera suite. A suivre.

Croyez-vous que le Conseil national des barreaux va préférer laisser le malade mourir plutôt que de faire appel à d'autres compétences pour aider ceux qui l'ont élu ?

A moins qu'il ne soit au courant de rien à l'insu de son plein gré

Dis, le CNB, LEGAVOX te cause!

Par jean.devalon le 20/02/14

Le CNB, il y a à peine 6 ans, avait créé la blogosphère des avocats.

Ce blog en est l'une des émanations.

Elle va fermer, sans que les avocats n'aient été informés.

Le CNB cause, en revanche, à Dalloz:

"

La plate-forme internet grand public affinitiz.net, qui héberge la blogosphère des avocats, avocats.fr et donc de nombreux blogs d'avocats, a annoncé début janvier que, faute d'équilibre financier, elle serait contrainte de procéder à la fermeture de son service d'ici la fin du premier semestre 2014. De nombreux avocats bloggeurs, qui ont créé leur site à l'incitation du Conseil national des barreaux (CNB), s'inquiètent du devenir de leurs données, l'hébergeur précisant sur son site que les données seront effacées avec la fermeture de la plate-forme et devront le cas échéant être récupérées manuellement par l'utilisateur. L'avocat parisien spécialiste des nouvelles technologies, Pascal Alix, a rappelé sur le réseau social Twitter, hier, qu'aux termes des conditions générales d'utilisation, le CNB s'était engagé à mettre en oeuvre « tous les moyens raisonnables » pour remédier à une interruption du service d'hébergement.

Les services du CNB indiquent qu'ils travaillent à trouver, avant la fermeture de la plate-forme, une solution technique satisfaisante permettant de restituer aux utilisateurs l'ensemble des contenus hébergés sur le site pour qu'ils n'aient pas à les récupérer manuellement. Si par la suite les utilisateurs souhaitent continuer leur blog, il leur appartiendra de trouver eux-mêmes un autre hébergeur. Mais aucune nouvelle plate-forme rassemblant des blogs d'avocats n'est prévue. « La blogosphère n'avait de toute façon pas vocation à durer », explique-t-on au CNB."

La parole du CNB non plus!

Lui même d'ailleurs a-t-il vocation à durer?

Mais vous savez quoi, le CNB a créé Vox-Avocats, une sorte de facebook des avocats version brejnévienne triste et passéiste d'avance mort-née.

Pas de risque que je m'y engage.

Demain, il le supprimera aussi.

Dès qu'il aura trouvé plus ringard.

Un conseil amical: Qu'il permette en effet de migrer les blogs existants vers une plate-forme moderne.

Pour le reste, les bloggeurs sauront se passer de lui et de ses plumes d'oie

Par jean.devalon le 21/09/13

Sur twitter, j'ai appris, grâce à Eve Boccara, journaliste, que le projet de loi adopté en première lecture déposé par madame Duflot donnait, en douce, le monopole des cessions de parts de SCI aux notaires, alors qu'aujourd'hui une situation de concurrence existe, favorable au consommateur qui va être obligé de passer sous les fourches caudines du monopole.

C'est à contresens complet de l'histoire et, pour tout dire, indécent.

Il faudra revenir sur cela, maintenant que c'est mis au grand jour.

Sur twitter je vois que le CNB, Paris et la conférence des Bâtonniers se disputent sur de projets concurrents concernant la conservation des actes d'avocats.

Et clash et encore clash entre des coqs aux petits attributs.

Et sur twitter et patati et patata, la mienne est plus grosse que la tienne

Vous voulez que je vous dise ?

...... (censuré par bienséance)

Par jean.devalon le 12/07/13

La profession d'avocat est agitée par un débat sur sa gouvernance.

Elle est un peu comme l'État français, avec un millefeuille administratif puisque que les échelons sont rajoutés les uns aux autres sans que jamais aucun ne soit supprimé.

Elle est, un peu, comme l'État français, avec une classe dirigeante qui ne représente aucunement la population.

Ainsi, le Conseil national des barreaux, dispose-t-il d'un collège ordinal où sont les élus et d'un autre où sont les syndicalistes, mais chacun sait que la représentativité du syndicalisme en France est nulle.

Quand arrivent les élections au bâtonnat, par exemple, chacun se fend d'un discours où il fait part de sa vision pour la profession qui se résume en général à une aveugle vision de lui-même.

Moi, avocat à Marseille, je sais combien une surpopulation professionnelle mal gérée, combien, peut-être une inadaptation de la formation, mais je n'en suis pas sûr, conduisent à des situations économiques catastrophiques et au dépôt de bilan de professionnels de qualité souvent mais embarqués dans un navire ouvert aux quatre vents.

À titre personnel, je me dis qu'il y aurait besoin, quand même, d'une représentation nationale efficace ; un Ordre je ne sais pas ; mais que l'on ne peut tout à la fois faire subsister la Conférence des bâtonniers et le Conseil national des barreaux.

Faut-il un Ordre national et des représentants élus au suffrage universel ; un homme, une voix.

Je n'en sais fichtre rien, en fait.

Ce que je sais, en revanche c'est que les politiques sont les politiques et que ceux qui représentent la profession, souvent font comme une sorte de carrière avec l'affichage ridicule qu'ils sont au service d'autrui.

Il est légitime, me semble-t-il que notre profession cherche à concurrencer les autres et à disposer de structures lui permettant d'exister à l'international.

C'est le TGV.

Mais moi, avocat de quartier, je constate que même les grandes surfaces réimplantent des petites structures car le besoin existe et je constate, avec tristesse, que notre représentation nationale est relativement passéiste pour rester dans cette imagerie qui consiste à nier que la micro-économie fonctionne et qu'il serait utile, aussi de privilégier les TPE de la profession plutôt que de les regarder avec le dédain des puissants arrivés.

Que meure le TER.

Je me souviens du temps où l'on se battait contre le boîtier Navista, s'agissant du RPVA.

Aujourd'hui, chacun des élus que je rencontre dira qu'il faut supprimer ce truc-là, que c'est évident ; mais pourtant la langue de bois électorale, la prudence des élus, en un mot la politique fait que la profession restera sur ce plan inadaptée un certain temps encore.

De la même manière s'agissant du mépris dans lequel le pouvoir, de droite comme de gauche, mais de la fonction publique toujours, tient la profession parce qu'elle est profession libérale; ce mépris ne fait l'objet que de réponses extraordinairement convenables.

La profession manifeste parfois timidement son désaccord, ce qui signifie que le pouvoir sait qu'il peut continuer à la tuer à petit feu.

Je veux dire ici que dans ce néant de la représentation professionnelle, j'étais heureux de lire les textes du président Charrière-Bournazel et de l'entendre.

Ce professionnel-là fonctionne dans un monde, certainement, oui, autre que le mien, mais il est capable d'appeler un chat un chat, de dire merde aux puissants, dont il fait peut-être partie, ça aide, et surtout d'afficher avec fierté le charisme d'une pensée que l'on sait traduire en mots qu'ils soient écrits ou prononcés.

Je ne sais pas, pour ma part, ce qu'il faut faire de la gouvernance de la profession ; mais je sais que la profession est morte si elle est laissée au seul néant du Conseil national des barreaux à la représentativité étriquée et douteuse.

Il semble évident que le Barreau de Paris a une ampleur intellectuelle et économique importante dont il faut tirer profit et, pour ce qui me concerne, il ne me choquerait pas que des personnes extérieures à la profession participent à une réflexion sur celle-ci plutôt que de la laisser à ceux qui toujours regardent leur nombril croyant y voir le paradis et envoyant, de ce fait, les autres en enfer.

Alors donc, des membres inconnus du bureau du Conseil national du barreau ont désavoué le président parce que celui-ci avait eu une initiative qui n'était peut-être pas écrite avec l'encre de la citadelle mais qui n'était pas idiote.

Le président Charrière-Bournazel a démissionné.

Celui ou celle qui le remplacera sera probablement dans l'esprit du Machin qui nous gouverne et celui-ci en sera rassuré.

Le Pouvoir aussi car, évidemment, celui ou celle qui succédera n'aura pas un mot plus haut que l'autre, sera incapable de transgresser l'ordre moral qui nous étouffe jour après jour.

On dit, ici et là, que la France gronde contre ces élites incapables de la comprendre, contre ces élites vivant dans un entre soi confortable mais n'apportant aucune réponse.

Parfois, je me dis, qu'il en est de même dans la profession d'avocat.

Monsieur Charrière-Bournazel vous étiez tonitruant et ça faisait du bien.

Mais aujourd'hui est revenu le temps des zombis.

Je leur dis ce que Brel disait aux flamingants

J'entends d'ici le rire de Madame Taubira et de ses conseillers.