Par jean.devalon le 23/10/09

Moi, je suis un petit avocat.

Non pas en taille, mais en puissance économique.

Je le sais, parce qu'un jour, à un restaurant, se trouvait à côté de moi un professeur de faculté qui faisait aussi l'avocat.

Il pérorait, l'animal, sur les gueux qui plaidaient au tribunal d'instance.

Et comme je plaide au tribunal d'instance, je sais que je suis un gueux.

Mais, j'écoute les puissances occultes.

Et, en ce sens, les orientations prises par le CNB, (en marseillais CEUNEUBEU) sont intéressantes, car porteuses de progrès.

Dont le RPVA, le réseau virtuel des avocats, qui ne le sont cependant pas eux même.

Donc, pour me préparer au RPVA, il m'a fallu moderniser le cabinet.

Je me suis tourné vers la société SECIB, à fins d'actualiser mon logiciel de gestion de cabinet, puisque cette société a repris celle qui l'avait conçue.

À partir de là est intervenue la salsa des chèques.

La modernisation du logiciel, 2300 euros .

Mais cela implique le changement du serveur et autres accommodements : 2200 euros.

En plus, ce logiciel, certifié par le CEUNEUBEU avec une interface RPVA, nécessite une imprimante PostScript!

Je ne sais pas ce que c'est, mais cela a entraîné dans le changement que nous avions prévu de conduire au cabinet, une montée en gamme et un surcoût.

En tout cas,, ça y est, pour le 20 novembre, rendez-vous est pris pour l'installation globale du système.

Mon informaticien sera là (celui que le boîtier fait rire), le personnel de SECIB sera là.

Il ne manque à l'heure d'aujourd'hu, que juste une petite chose : la clé cryptée pour accéder au RPVA.

Celle que l'ordre des avocats a commandée au CEUNEUBEU voilà maintenant plus de 15 jours.

Et qui n'est pas livrée.

Je vais interroger mon Ordre, parce qu'il est évident que l'investissement fait ne souffrirait pas que des retards de livraison incompréhensibles, voire abracadabradantesques, interviennent.

Vous croyez que cela se fait d'assigner le CEUNEUBEU d'heure à heure ?

Parce que moi, je le fais.

Comme on dit à Marseille : crains dégun !

Je plaisante, c'est vendredi.

Nous, à Marseille, le vendredi, on ne peut pas s'empêcher de rigoler un bon coup.

C'est rigolo non ?

Par jean.devalon le 15/10/09

Il règne, en France, un sentiment diffus de lassitude profonde.

Le pouvoir, tout pouvoir, continue d'utiliser une rhétorique parfois infantilisante et prétentieuse, engourdie peut-être dans les lourdes voitures de fonction avec chauffeur, sans paraître avoir compris qu'il est possible que les autres aient un cerveau.

Sans paraître avoir compris, grâce au pouvoir libérateur de l'Internet, que l'information se diffuse librement.

L'époque est donc à la transparence, et aussi à ce que mes maîtres jésuites (désolé les laïcs, je ne peux pas m'en empêcher) appelaient et appellent encore l'excellence qui n'existe pas, bien sûr, sans éthique .

Et il n'y a pas d'éthique sans vérité.

Alors parlons clairement.

Le RPVA est une nécessité et il faut tout faire pour le développer.

Il s'agit, je le rappelle, d'un réseau informatique reliant les cabinets d'avocats aux juridictions, entre autre, et générant, en conséquence, des économies de temps, pour éviter des déplacements.

Mais la solution technique proposée est archaïque, chacun le sait, même certains membres du CNB.

Quand vous accédez à votre banque, et cela est sécurisé, où avez-vous vu qu'il vous faille louer un boîtier 55 euros par mois ? Lequel boîtier vaut d'ailleurs une centaine d'euros.

En fait, le RPVA nécessite simplement un boîtier central ou quelques boîtiers, à l'Ordre des avocats, voire un boitier national, je ne sais et des clés cryptées.

Un système mobile: on peut travailler de son cabinet et de chez soi ou de son hôtel, en toute sécurité!

Nul besoin d'être statique, ni d'aller à lOrdre, comme des coquins le susurrent...

Tournevire, tournevire c'est la réalité, la vérité.

C'est pourquoi le barreau de Marseille met en place cette solution.

Le bâtonnier soutenu par son Ordre et l'Ordre soutenu par les avocats.

Déjà, je crois, parce que c'est une solution intelligente et surtout moderne, deux cents adhésions à ce jour !

Il y en avait à peine une vingtaine depuis , allez, des lustres

Alors parlons franchement.

Ceux d'en haut, même chez les avocats, vous croyez que cela existe ?

D'un air important, qui vous diraient que c'est aussi pour des raisons politiques que la solution a été choisie et que l'on ne sait pas tout, et que patin couffin trognon!

Désolé, Messieurs, ce n'est pas pour cela que vous auriez, alors, été élus.

Et puis, disons les choses clairement

Il est dit que des études ont été faites, soit. Mais le système proposé génère des millions d'euros de revenus (supposons seulement 22 000 boîtiers à 55 euros par mois.)

Quinze millions d'euros par an sans compter les clefs cryptées, louées aussi !

Ca vaut cher une clé ?

Que d'économies possibles pour la profession !

Mon petit doigt m'a dit que l'extension du système Marseillais à la France entière, hors Paris coûterait de l'ordre de 100.000 euros ( je dis cent mille)

En plus celui qui adhère au RPVA doit contracter non pas avec le CNB mais avec une association « CNB. com. » dont j'ai entendu dire qu'elle était fermée.

C'est-à-dire qu'elle comporterait trois membres, pas d'adhésions possibles, pas d'assemblée générale, et donc pas de comptes publiés.

(Je suis hypocrite, j'ai les statuts de l'association et le bulletin d'adhésion au RPVA qui la mentionne !).

Même que je les ai glissés dans les commentaires, pour vous inciter à les lire!

Autant dire, en tant qu'avocat, que cela aurait pu être un peu plus transparent

On en trouvera toujours, à tort évidemment, qui oseront susurrer que, sous couvert d'une prétendue technique, il y aurait la tentation d'assurer des suppléments de cotisations à la glorieuse institution ?

Quitte à fourguer aux petits quelque chose d'obsolète.

Les mauvaises âmes, je les dénonce par avance avec fermeté.

C'est, bien sûr, du mauvais esprit et le CNB saura parfaitement communiquer et publier les chiffres.

Mais en tout cas, je suis fier d'être marseillais, et pas seulement à cause de l'OM (heureusement d'ailleurs), mais d'appartenir à cette ville dont l'une des fiertés, peut-être, est à l'entrée du port les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas, créés par Louis XIV, dont les canons étaient tournés vers la ville.

Moi, je dis ça comme ça, mais est ce qui n'est pas juste, Marseille sait parfaitement le refuser.

Mais le CNB, au service des confrères, et donc sensible à l'expression de ceux-ci, saura, je n'ai aucune inquiétude, adopter rapidement la solution technique proposée à Marseille, moins onéreuse, tout autant sécurisée, et mobile.

Dans l'intérêt de ceux qu'il doit représenter et, comment disent-ils les politiques, ah, oui ,servir.

Par jean.devalon le 25/04/09

Je crois que je suis atteint de grippe porcine. Elle sévit en ce moment, je suis un homme, donc un cochon selon le regard féminin et je sens mon cerveau comme engourdi.

Bref, je sois être malade, car je ne comprends pas cette histoire de RPVA.

D'abord, je dois dire que j'essaie d'être un bon gestionnaire, c'est-à-dire de développer le chiffre d'affaires et de maîtriser les dépenses.

Je ne sais si vous avez observé combien les équilibres financiers sont en fait mis en difficulté par les dépenses contraintes, privées ou professionnelles, qui tombent sur nos têtes comme grêlons.

Chacun y va de sa petite création et tend la sébile en regardant d'un air méprisant le misérable qui rechigne ou, simplement demande si la dépense a bien été calculée.

L'autre jour, à la barre des référés, j'entendais un avocat d'un barreau voisin, pérorer, seigneurial, contre ceux qui trouvait que le RPVA à 55 euros HT le boîtier par mois, plus la clé à 7 euros, c'était cher.

(D'ailleurs, le temps minimal d'abonnement est de trois an pour l'un et de deux ans pour l'autre, ce qui conduit à être enchaîné six ans, histoire de bien rendre service aux avocats).

Moi, ce péroreur hautain m'a inquiété, car les seigneurs n'ont jamais su négocier, c'est si vil et c'est pourquoi, d'ailleurs, ils ont disparu.

Mais j'ai la grippe porcine, je le sais.

Au fait le bulletin du barreau de Paris, en fichier joint, évoque un coût de 90 euros pour trois ans (pris en charge par l'Ordre, mais peu importe).

Pourquoi, si le coût peut être de 90 euros pour trois ans à Paris, les provinciaux seraient, eux taillables et corvéables comme serfs atteints de la grippe porcine ?

Ou alors les seigneurs du CNB se sont fait rouler dans la farine, financièrement et techniquement.

J'attire leur attention que Ségolène se prépare à demander pardon en leur lieu et place.

S'ils veulent éviter ce drame, ils devraient vite revoir la copie et surtout, surtout se rappeler qu'ils vivent de nos modestes cotisations, bref qu'ils sont à notre service.

Je sais, j'ai dit, là, une ânerie, ce qui est un exploit pour un cochon putatif.

Par jean.devalon le 11/02/09

Sur le bloc de mon confrère Nicolas Creisson, je découvre le projet du président de la Conférence des Bâtonniers proposant une réforme de la gouvernance de la profession d'avocat.

Le mot gouvernance sonne joliment à l'oreille.

J'observe qu'il envisage la création d'une structure régionale, se rajoutant au CNB et aux ordres locaux.

Je suis frappé par le sens de l'histoire de la profession.

En effet, au moment où dans la société civile se pose la question du mille-feuille administratif et de ses structures empilées les unes après les autres sans rentabilité particulière pour l'usager, le président de la conférence propose de créer une structure administrative se cumulant aux autres.

Grandiose !

Je lisais ce matin, dans la Provence, entre le fait que la crise allait entraîner des suicides, qu'un homme avait arraché la bouche d'un de ses amis à coups de dents, que le tueur de la femme enceinte visait est en fait la personne à côté... que la communauté urbaine Marseille Provence Métropole était en déficit de plus d'un milliard d'euros.

On nous avait promis que cette création n'entraînerait pas d'embauche de fonctionnaires, ce qui a été faux et ne coûterait rien ce qui manifestement faux, parce que le trou il va bien falloir le combler.

Alors ma question innocente toute simple au président de la Conférence des Bâtonniers : cette création régionale serait-elle à euro constant, sans augmentation des cotisations existantes ?

Parce que toutes ces structures administratives qui sont créées génèrent des cotisations qu'il faut régler, génèrent aussi des batailles d'egos, chacun voulant laisser une trace historique, ce qui nécessite en général l'acquisition de locaux de prestige aux frais de la princesse et un personnel dévoué.

C'est que je ne me sens pas une âme de princesse moi !

Au moment où se pose la question du poids trop lourd des charges de toutes sortes sur les professionnels, est-il décent de vouloir inaugurer encore une usine à gaz ?

Moi, ça me fait exploser.

Déjà, ce que l'on pourrait faire, puisqu'existe le CNB, c'est dissoudre la conférence des bâtonniers.

Ensuite pour donner de la représentativité au CNB dont le mode électoral ressemble à la démocratie chinoise, c'est adopter le principe démocratique : un homme, une voix !

Ce sont là des choses toutes simples et qui ne coûteraient rien, mais qui amélioreraient le fonctionnement de la profession.

Je propose aussi de délocaliser les usines à gaz.

Par jean.devalon le 14/01/09

Je demande au CNB, dont je suis certain que les rumeurs de déficit sont fausses, la mise en place d'une cellule psychologique nationale, avec délégations locales, pour les avocats.

Parce que, sans parler de la gestion intellectuelle et financière normale des cabinets, les aléas extérieurs deviennent si présents et répétitifs qu'il faut du soutien.

Je ne parle pas de l'URSSAF qui retient notre argent, parce que je ne voudrais pas paraître obsessionnel.

Et puis, si!

Mais, voyez-vous, la semaine dernière, j'ai eu une assistante habitant la périphérie qui n'a pas pu venir travailler. À cause de la neige.

Chez nous, la neige on ne sait pas ce que c'est. (A part la drogue) Alors, on met du sel sur la chaussée une fois qu'elle est tombée et pas avant

La pauvre assistante aujourd'hui n'est pas là non plus. Les transports en commun sont en grève à la suite d'une agression.

Soit.

Trois jours d'absence à déduire du salaire ?

Et puis ce matin à l'audience des référés, lors de l'appel des causes, je ne répondais pas quand mes dossiers étaient appelés et je voyais bien, dans le regard du président, qu'il avait quelques doutes sur mon état de vivacité mentale.

Dans un dossier la greffière de dire : il y a quatre cautions. Ce n'était pas le cas, il y avait eu une sorte de bug sur le rôle et c'est pourquoi je ne comprenais rien.

Ouf.

Lol. (C'est pour montrer que je suis au courant des expressions contemporaines)

Mais ça commence à faire beaucoup.

Alors je pense qu'il faut créer une cellule psychologique pour les avocats.

Après tout, tout le monde a sa cellule psychologique il n'y a pas de raison que nous n'en ayons pas.

Non, madame le ministre, les cellules des geôles ne peuvent pas faire l'affaire.

À propos d'affaire.

déc
29

Critiquable?

Par jean.devalon le 29/12/08

Un schizophrène qui s'échappe, un homme qui meurt pour n'avoir pu être accueilli en réanimation. Ce qui est mis en cause, à chaque fois, cela va être le manque de moyens, la responsabilité de l'Etat.

Imprévoyance dans un cas, gestion des roulements des vacances en l'état de la mission de service public dans l'autre ?

Non, c'est la faute à l'Etat !

Il est un domaine, heureusement, où le responsable est trouvé d'avance, c'est le projet de réforme de la procédure civile en appel. Le responsable sera l'avocat, il ne fait pas partie du sérail administratif...

Ainsi le greffier adresse la déclaration d'appel par lettre simple à l'intimé et si personne ne s'est constitué dans le délai d'un mois, le greffier avise l'avocat qui, dans les quinze jours de l'avis du greffier, doit faire signifier la déclaration à peine de caducité de l'appel.

Signifier, c'est par huissier, Vous imaginez un avis du greffier vers le 10 aoùt...Il va falloir être là, trouver un huissier, faire signifier sinon : déclaration de sinistre. C'est beau le sens de la responsabilité que ces messieurs de la Chancellerie ont ...pour les autres.

Comment avoir pu concevoir une telle usine à gaz irresponsable. Et pourquoi pas une lettre du greffier par LRAR, déjà ?

Sur le site du CNB, il est dit que certaines dispositions sont 'critiquables' Pardon, comment vous dites ? Critiquables. Sortons les petites cuillères et les tasses de thé avec les petits fours et les bagues : C'est une connerie dangereuse et doit être dite comme telle ainsi que d'autres dispositions du même acabit.

Tiens 930 –1

' Les parties doivent concourir avec célérité aux débats...'

Bien sûr, dégueulasses de parties, elles vont faire traîner, c'est certain, elles sont suspectes.

Tiens 930-2, mon préféré

'A peine d'irrecevabilité prononcée d'office, les actes de procédure sont remis à la juridiction par voie électronique »

(Et cela à compter du 1 janvier 2010 ? Sur le site du CNB, on a l'air de considérer cela comme une avancée, pour vendre le RPVA )

Et l'article ajoute :

' Un arrêté du garde des sceaux définit les modalités selon lesquelles les données structurées sont échangées ainsi que les caractéristiques techniques des matériels et logiciels qui doivent être utilisés à cette fin '

C'est rassurant pour le 1 janvier 2010. Et si les procédures sautent, de toute façon il est déjà prévu que c'est l'avocat le responsable.

Critiquables, vous dites les parisiens ?

Par jean.devalon le 04/07/08

J'ai croisé tout à l'heure l'un de mes confrères, amoureux de la profession, au point de passer et des jours et des nuits à en suivre les arcanes.

Dans un moment d'inquiétude exaltée, il m'a dit avoir lu l'intégralité du rapport Guinchard dans sa version exhaustive qui suggérerait un tarif pour les avocats.

Il m'a dit que le CNB était d'accord et que la CNA aussi.

On va dire que c'est un cauchemar.

Bien sûr la fonction crée l'organe et l'on comprend que ceux qui appartiennent aux organismes dirigeants ou syndicaux réfléchissent.

Il y a d'autres pays où la profession est tarifée. c'est vrai.

Mais ces pays-là n'ont pas la culture française. La France est un pays de fonctionnaires avec de grands déficits publics.

Ce que les avocats vivent avec l'aide juridictionnelle, jamais vraiment réactualisés est suffisant pour ne pas avoir l'idée suicidaire de généraliser le système.

Dans le pays qui est le nôtre, un tarif n'est jamais réévalué.

Ou bien s'il est c'est pour mieux tuer : regardez les avoués.

Dans la culture qui est la nôtre, s'il y a une chose certaine, c'est qu'il faut sortir de tout ce qui est administré et qui est condamné.

Un tarif obligatoire ne serait jamais réévalué et appauvrirait la profession.

Alors, le CNB et est la CNA d'accord pour une tarification est stupéfiant, sans le plaisir de l'usage.

Mais probablement s'agit-il d'un cauchemar diurne.

Par jean.devalon le 10/06/08

Voici le communiqué du CCB reçu par courriel à l'instant.

"Le ministre de la Justice a annoncé ce jour, 10 juin 2008, l'intégration des avoués à la profession d'avocat.

Déjà, le 11 avril 2008, à l'occasion de son assemblée générale, le Conseil National des Barreaux, après avoir pris connaissance des conclusions du rapport ATTALI, avait préconisé cette mesure, dans l'optique plus vaste de la création d'une grande profession du droit.

La décision de Madame Rachida Dati, garde des Sceaux, ministre de la Justice, s'analyse donc en un premier pas dans cette direction.

Rien ne s'opposait à cette intégration, qui concerne une profession à la déontologie comparable à celle des avocats, et dont les activités sont déjà (devant les tribunaux de grande instance) exercées par les avocats.

Elle rendra plus lisible pour le justiciable le fonctionnement de la justice en appel.

Elle suppose néanmoins, pour son succès, que soient prises en considération les incidences économiques qu'elle aura, tant pour les avoués eux-mêmes que pour le personnel de leurs études."

Ca va faire du bruit!