Par jean.devalon le 08/10/12

Dans un journal d'annonces légales je lis que le tribunal de commerce de Draguignan a ouvert la procédure de liquidation judiciaire d'une société appelée « la grenouille affamée ».

La grenouille est donc morte de faim et peut-être ses dirigeants regretteront-ils avoir ainsi appelé, cette société.

Dans les temps qui viennent, il va falloir être superstitieux quand on nomme une société.

Par jean.devalon le 26/08/11

Il n'est pas certain que l'on puisse résoudre les problèmes économiques du pays en utilisant les modes de pensée de ceux qui y ont contribué à créer ces problèmes qu'ils soient de gauche ou de droite.

On nous parle donc aujourd'hui d'austérité.

L'une des conséquences de l'austérité est il y a moins d'argent dans la poche des Français.

S'il y a moins d'argent dans la poche des Français, ils consomment moins, qu'il s'agisse de biens ou de services.

L'une des conséquences possibles de la politique d'austérité, par voie de conséquences peut être la récession économique.

Celle-ci entraîne une baisse de consommation et n'est donc pas bonne du tout pour le chiffre d'affaires des entreprises, y compris libérales, ce qui peut conduire également à une augmentation du chômage.

On fait souvent référence aux années 30.

En fait dans ces années-là il y a eu, pour en sortir, une reprise de l'économie tant aux États-Unis qu'en Europe.

Aux États-Unis, pendant la guerre, grâce à la production d'armements générant de l'activité.

En Europe, après la guerre grâce au plan Marshall.

Parmi les solutions économiques envisagées il en est donc une potentielle : il nous faudrait une bonne guerre.

Au-delà de cette cynique observation, il ne faut pas oublier que la récession génère le malheur des hommes et que l'on ne sait jamais vraiment ce qui peut en sortir.

Il n'y a rien de nouveau sous le soleil...

Par jean.devalon le 27/02/11

Quand on est avocat, il existe les impondérables du métier.

L'un de ceux-ci est la fameuse question, posée en général d'un air vicieux : « comment pouvez-vous défendre les assassins ? »

D'abord, je n'en ai jamais défendu ; ensuite il est très difficile d'expliquer les fondamentaux de la démocratie.

Joker pour aujourd'hui !

Mais une autre question apparaît ces temps-ci.

L'interlocuteur vous regarde et prononce cette condamnation : « avec la crise, vous les avocats, vous vous gavez »

C'est une idée fausse ; l'avocat subit la crise comme tout un chacun.

Les cabinets d'affaires sont confrontés aux sociétés qui cherchent à réduire leurs budgets, notamment les budgets juridiques, et qui regardent avec plus d'attention les modalités de facturation de leurs prestataires.

L'avocat de proximité subit lui aussi la crise.

D'une part, si le mot proximité est à la mode, il faut considérer que les professions qui le représentent ne sont pas jugées intéressantes par les tenants de la macroéconomie, qui nous dirigent et, en conséquences, ne sont aucunement défendues.

D'autre part, on peut comparer un avocat au dirigeant d'une TPE.

Le chiffre d'affaires est fonction des capacités financières des clients et, ceux-ci ont actuellement des revenus stagnants, voire diminuant.

En revanche les charges d'exploitation, elles, augmentent.

Il existe donc un effet de ciseaux peu favorables actuellement à la profession.

Donc l'avocat ne se gave pas !

Il n'est pas une oie, même blanche.

Et s'il te semble, ami lecteur que ton avocat a le foie gras, c'est qu'il présente quelques troubles hépatiques.

Un souci de plus !

Par jean.devalon le 18/10/10

Le métier d'avocat n'est pas celui que l'on appelle le plus ancien métier du monde, même si la plasticité de la pensée juridique, la nécessité de défendre chacun, conduit de mauvais esprits à rapprocher l'avocat, dans l'esprit des choses, du plus ancien métier du monde, effectivement.

Métier que je ne nommerai pas.

Toujours est-il que dans notre bonne ville de Marseille, qui vogue de grève en grève, le climat économique ambiant est fort morose qui impacte, selon l'expression, les chiffres d'affaires de nos cabinets.

Vous allez me dire que la liberté n'a pas de prix.

C'est vrai.

Mais, à Marseille le plus beau métier du monde, c'est celui dont vous pourrez télécharger au pied de cet article le descriptif qui n'a aucunement été contesté par ceux qui l'exercent, et qui, on ne le dira jamais assez fort, asphyxient en toute indécence une ville entière.

Par jean.devalon le 26/12/09

Un quart des britanniques ont, cette année, puisé dans les économies de leurs enfants pour payer des factures. Entre 220 à 550 euros. Ainsi, non seulement notre génération fera payer les remboursement de ses dettes par celle d'après, mais, déjà, par nécessité commence à lui piquer ses économies...Tout un symbole.

Par jean.devalon le 04/09/09

Dans la presse, de grands débats sur la taxe carbone ; dont il ressort que si le principe est acquis pour 2010, les modalités et les compensations n'étant, d'affolante manière, pas déterminées.

Légèreté d'une gouvernance.

Ce matin, dans la salle des pas perdus, l'un de mes confrères spécialisé en saisie immobilière, faisait observer que, là où il y a quelques mois un panneau d'affichage suffisait, il en fallait désormais trois.

Selon lui, à Marseille, le nombre de procédures de ventes immobilières sur saisie a triplé.

Lourdeur d'une réalité.

Par jean.devalon le 23/04/09

Oyez oyez, soyez heureux bonnes gens, la crise est finie.

Les banques américaines sont dans le vert, celui de la finance, pas de l'écologie.

Les bilans s'améliorent, les actifs sont revalorisés.

Certains veulent rembourser déjà à l'Etat l'argent prêté par lui, c'est-à-dire le contribuable consommateur, pour pouvoir enfin tâter du bonus.

Bien sûr le crédit va toujours mal, la dette est là, mais la crise est finie, suffit de le croire.

Parce que l'argent public a servi à valoriser le secteur des actions notamment financières, dans les secteurs à risques.

Tout va aller bien.

Et rien ne sera réglé nous dit Jacques Attali.

Je voulais juste vous mettre de bonne humeur ce matin.

Bon, si on reprenait la Bastille?

Par jean.devalon le 15/04/09

Il y a des jours où la reconnaissance de la société fait plaisir.

Ce jour est tel.

Figurez-vous, qu'au cabinet, nous achetons toutes les fournitures auprès d'un fournisseur unique, éloigné, mais qui livre en 24 heures.

Ce n'est probablement pas très économique, mais en tout cas efficace.

Ce matin, ce fournisseur m'a appelé pour m'expliquer que désormais un commercial était attaché au cabinet. (Cela doit être symbolique, parce que je suis allé vérifier et personne n'était attaché) mais surtout, que pour moi, les prix du catalogue n'étaient plus les prix.

J'en suis encore tout ému.

J'y vois la reconnaissance de l'importance de ma firme et non les conséquences de la crise économique qui conduisent même les gros fournisseurs à faire attention à leurs petits clients...

Et puis j'ai aujourd'hui un deuxième motif de contentement.

Les enfants, pour mon anniversaire, nous ont offert une nuit insolite. (Je précise que c'est l'hébergement qui est insolite).

Donc ma douce voulait que nous dormions dans un yaourt ou une chose comme cela.

Il n'y en avait plus, ce sera un tipi indien...

Moi je serai le chef indien !

Une fois les réservations bouclées, il nous a été précisé de ne pas oublier de lampe torche parce que les sanitaires étaient à une certaine distance...

Je vais immédiatement appeler mon commercial attaché dans le cabinet pour acquérir un matériel de survie.

Par jean.devalon le 24/11/08

L'une des activités matinales du lundi consiste à lire « les nouvelles publications » et les pages consacrées aux jugements rendus par le tribunal de commerce prononçant les redressements et liquidations judiciaires.

On trouve dans ces pages des sociétés que l'on poursuit, et il arrive aussi d'y retrouver des clients...

Mais, aujourd'hui, le tribunal de commerce est concurrencé par le tribunal de grande instance de Marseille statuant sur les états de cessation de paiement des professionnels qui ne sont pas commerçants, ou des associations

Rapide regard sur les déquillés du jour :

Huit associations dont l'association « le conseil régional du culte musulman de la région PACA »

Trois consultants divers, un architecte, deux kinésithérapeutes, cinq infirmiers.

Et ... deux avocats.

Et oui, les professions libérales ont désormais les honneurs des nouvelles publications.

La bonne nouvelle, c'est que cette semaine, il n'y avait pas de médecins !

Entre nous, cela promet pour l'année 2009.

Par jean.devalon le 21/11/08

Quand j'ai débuté dans la profession, il y a six mois, mon maître de stage, ancien avoué ,me vantait les mérites du travail le samedi et la quiétude que l'on trouvait à étudier les dossiers pendant cette journée où nous n'étions pas dérangés par le téléphone.

Je comprenais bien ce qu'il voulait dire, mais le chèque en fin de mois étant le même, une légère surdité me frappait à l'époque.

Cela étant, le pauvre homme, s'il était encore en activité, serait d'humeur chafouine.

Car, il m'a semblé observer que le mercredi après-midi, et le vendredi après-midi, l'activité téléphonique paraissait curieusement fléchir.

D'ailleurs, nous sommes vendredi après-midi, au travers des vitres, le ciel paraît bien bleu.

Les dossiers après tout ne pourraient-il pas attendre lundi?

Eh bien non, je ferai partie de ceux qui travailleront plus pour payer leurs charges.

Et Carla me fera un cadeau, c'est certain