Par jean.devalon le 20/09/08

Il n'y a donc pas que dans notre pays de France que les pères, en matière de divorce, se sentent, à tort ou à raison, incompris du système judiciaire.

Par jean.devalon le 05/09/08

En copié collé sur le point fr :

« Le divorce. Nicolas Sarkozy avait repris à son compte l'idée ancienne que le divorce par consentement mutuel était possible devant notaire, de préférence au juge. Plus rapide, plus clair, moins cher. Tout le monde avait à y gagner. Sauf les avocats, qui se sont mobilisés et ont obtenu, après une rencontre avec le chef de l'Etat à l'Elysée, de pouvoir eux-mêmes préparer les dossiers des couples désunis, sans qu'il soit besoin de passer devant le juge. Rachida Dati, qui avait d'entrée de jeu souscrit à l'innovation, a capitulé, se rangeant à la décision présidentielle. Chancellerie et organisations d'avocats discutent désormais de la fixation d'un barème d'honoraires pour les divorces, qui reviennent en moyenne à 1 300 euros par personne (2 600 pour un couple). « Nous sommes pour un tarif plus raisonnable », assure, résigné, le directeur de cabinet de Dati.

A ma connaissance, les avocats ont simplement rappelé l'importance de l'arbitrage du juge.

Et c'est ce qui a été décidé.

Ce qui est écrit est donc faux et c'est étonnant de voir un tel degré d'insuffisance journalistique !

Pour le reste de l'article si vous avez envie.

Mais, faut avoir envie!

Par jean.devalon le 04/09/08

Les soldats français se battent en Afghanistan et dix sont morts voilà à peine quelques jours.

La France se trouve donc engagée dans un conflit armé qui peut s'appeler une guerre.

L'hebdomadaire Paris-Match publie des photos des talibans qui ont tué les soldats français.

Et même, la montre d'un soldat mort est remise pour être restituée à la famille.

Une aimable interview donc.

Sauf erreur, si la France est en guerre, ces talibans qui ont tué des soldats français sont des ennemis.

Et Paris-Match ne voit aucune difficulté à leur donner la parole.

Vous me direz que ce qui compte ce ne sont point les tirs, mais le tirage...

C'est pourtant indécent.

Tiens, une idée : pourquoi demain ne pas aussi interviewer un assassin d'enfant qui pourrait gentiment rendre la famille le jouet de l'enfant assassiné ?

Enfin, ça n'est sûrement pas aussi grave que l'occupation du jardin de monsieur Clavier.

Par jean.devalon le 26/08/08

En 1922, le président de la république d'alors, Raymond Poincaré, ébloui par le soleil dans un cimetière a eu un rictus, pris pour un rire, photographié comme tel et utilisé par ses adversaires.

Cette image de l'homme qui rit dans le cimetière est restée dans la mémoire collective puisqu'elle a été utilisée contre Nicolas Sarkozy, maladroit dans sa gestuelle et dans son expression, en l'Afghanistan, voilà quelques jours.

L'Afghanistan est un drame. La mort des soldats français est un drame. Que le président ne soit pas toujours d'une élégance et d'une finesse exemplaire est une réalité tellement connue qu'elle en est devenue une banalité.

Mais de là à utiliser ses maladresses pour l'accuser de rire de nos morts paraît relever de l'artificialité de l'Internet.

La punition de tous les hommes et toutes les femmes publiques qui ont tant désiré le pouvoir ,c'est que rien de leur vie publique et peu de leur vie privée n'est caché et ne peut l'être.

La moindre inélégance, la moindre erreur, la moindre lourdeur leur vaudra d'être lapidés sur la place publique.

Même sur l'Internet les loups hurlent avec les loups.

Par jean.devalon le 25/08/08

Je ne prétends pas à une grande originalité en évoquant les retours de vacances et la difficulté de se remettre dans le bain, alors justement que l'on en sort. Aussi, en guise de sas de décompression, le buzz de la rentrée judiciaire...

aoû
04

Soljenitsyne

Par jean.devalon le 04/08/08

Que Soljenitsyne, symbole, s'il en est de la lutte contre la dictature communiste, meure à quelques jours de l'ouverture des JO de Pékin résonne à nos oreilles comme un dernier cri.

Dans un morne silence qui tue.

Par jean.devalon le 28/07/08

« Pour avoir fumé une cigarette alors qu'il était au volant de sa camionnette, un décorateur britannique de 58 ans a reçu une amende de près de 40 euros pour infraction à la législation anti-tabac sur un "lieu de travail".

Gordon Williams, de Llanafan dans l'ouest du Pays de Galles, était parti de son domicile pour aller acheter du thé pour son épouse lorsqu'il a été arrêté pour un contrôle de routine par la police municipale qui l'a mis à l'amende --30 livres-- pour avoir fumé sur son "lieu de travail".

"Je me rendais à Llandabarn Fawr pour acheter du thé, en partant de mon garage, alors d'où vient que j'allais au travail ?", a interrogé M. Williams. "Je comprends qu'un chauffeur d'autobus ne puisse pas fumer au volant, évidemment, c'est la loi", a-t-il relevé.

La camionnette "est assurée comme un véhicule privé et je l'utilise seulement pour aller travailler. (...) Evidemment, il y a des outils et autres dans la camionnette mais un avocat peut transporter des documents dans une mallette dans sa voiture, ce n'est pas différent selon moi", a-t-il estimé. »

Voila une dépêche relevée dans les « insolites » d'orange. Au delà du caractère insolite, il n'en reste pas moins que le caractère inexorablement croissant des règlementations coercitives devient étouffant comme un après midi caniculaire...

Par jean.devalon le 23/07/08

Imaginons, dans la chaleur de l'été, quelque pauvre homme en procédure de divorce voyant apparaître à l'horizon une jolie nymphette et se disant : puis-je ?

La Cour de Cassation lui rappellera, et encore par un arrêt du 9 juillet 2008, que l'introduction de la demande en divorce ne confère pas aux époux, encore dans les liens du mariage, une immunité faisant perdre leurs effets normaux aux torts invoqués.

Et si donc, par faiblesse, notre homme commet l'adultère, elle pourrait bien être considérée comme une faute pouvant lui être reprochée dans le cadre de la procédure de divorce.

Dans ces conditions, la visite de châteaux ou plutôt de monastères s'impose pendant les chaleurs estivales et vacancières.

(07-19714)

Par jean.devalon le 21/07/08

Une fillette de trois ans, montée sur son vélo équipée de stabilisateurs, a quitté l'Allemagne sans encombre pour se promener aux Pays-Bas.

Elle a parcouru six kilomètres avant d'être repérée par des passants néerlandais qui ont alerté la police.

On sait qu'en France une expertise de l'INSERM préconisait "le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l'école maternelle" pour éviter la survenue de comportements délinquants à l'adolescence.

Ce qui serait un pas vers une standardisation des comportements et une dictature ouatée.

Mais, sourions aujourd'hui : notre fugueuse, faut la ficher ?

Par jean.devalon le 04/07/08

J'ai croisé tout à l'heure l'un de mes confrères, amoureux de la profession, au point de passer et des jours et des nuits à en suivre les arcanes.

Dans un moment d'inquiétude exaltée, il m'a dit avoir lu l'intégralité du rapport Guinchard dans sa version exhaustive qui suggérerait un tarif pour les avocats.

Il m'a dit que le CNB était d'accord et que la CNA aussi.

On va dire que c'est un cauchemar.

Bien sûr la fonction crée l'organe et l'on comprend que ceux qui appartiennent aux organismes dirigeants ou syndicaux réfléchissent.

Il y a d'autres pays où la profession est tarifée. c'est vrai.

Mais ces pays-là n'ont pas la culture française. La France est un pays de fonctionnaires avec de grands déficits publics.

Ce que les avocats vivent avec l'aide juridictionnelle, jamais vraiment réactualisés est suffisant pour ne pas avoir l'idée suicidaire de généraliser le système.

Dans le pays qui est le nôtre, un tarif n'est jamais réévalué.

Ou bien s'il est c'est pour mieux tuer : regardez les avoués.

Dans la culture qui est la nôtre, s'il y a une chose certaine, c'est qu'il faut sortir de tout ce qui est administré et qui est condamné.

Un tarif obligatoire ne serait jamais réévalué et appauvrirait la profession.

Alors, le CNB et est la CNA d'accord pour une tarification est stupéfiant, sans le plaisir de l'usage.

Mais probablement s'agit-il d'un cauchemar diurne.