Par jean.devalon le 08/03/14

Les femmes nous disent qu'elles font trois journées en une pour assumer travail, enfants et homme, quoiqu'elles classent parfois l'homme dans la catégorie des enfants.

Je ne sais pas si cela est vrai et quand bien même le saurais-je, jamais je ne le reconnaitrais ; jamais.

A nos clients en garde à vue, nous conseillons parfois de se taire ; nous n'avons pas accès au dossier et le silence parfois est plus prudent.

C'est vous dire que devant le dossier féminin, le risque est, oh combien plus grand encore.

Le point commun alors, entre la femme et la communication électronique des avocats est bien, en ce cas, celui-ci : ca ne s'arrête jamais.

Supposons en mise en état électronique, hors présence physique des enrobés que nous sommes, avec risque de clôture.

Et des conclusions et pièces à communiquer, reçus de l'avocat correspondant par courriel, un vendredi après midi quand nous sommes ailleurs ; physiquement s'entend.

Demander un report ; oui, mais les juges ne nous écoutent guère.

Façon de parler, ils nous écoutent trop!

Mais ils ont la clôture tranchante comme la hache du bourreau

Alors, pas le choix, il faut le week-end partir au cabinet scanner et transmettre les conclusions aux adversaires et au greffe par e-barreau.

Partir au cabinet, parce qu'avocat de province là ou l'avocat parisien pourra le faire de chez lui, mais peu importe.

La communication électronique abolit le temps, le travail devient permanent, déstructuré, déstructurant.

Mais à la communication électronique, nulle fleur à offrir, nulle délicatesse à en attendre.

Nulle engueulade non plus, c'est vrai.

Le progrès technique fait de l'homme un esclave moderne.

Soyons franc : la femme aussi !

Par jean.devalon le 17/10/12

Je suis mort.

C'est irrémédiable, mais certain.

J'introduis sexuellemnt la clé phallique du CNB dans l'unité centrale de mon ordinateur pour me renseigner sur un dossier en cours au TGI.

Mais, voilà, je n'ai aucun dossier en cours me dit e-barreau.

Hier, j'en avais. donc, je dois être mort.

c'est ainsi.

Je ne le savais pas, c'est tout.

Par jean.devalon le 23/02/12

Mon épouse et moi-même avions, à l'époque, assigné l'Ordre des avocats au barreau de Marseille quand l'accès à e-barreau avait été supprimé par le prestataire de confiance du Conseil National des Barreaux, avec son aval.

C'était quand le barreau de Marseille avait intelligemment mutualisé les connexions à e-barreau pour en réduire le coût individuel dans une sécurité informatique reconnue par l'expert Hattab, par la suite.

Ce qui nous avait valu le dénominatif de « couple d'avocats marseillais, de la part du jovial bordelais président Wickers, ce qui était un compliment.

Toujours est-il que la mise en place de la communication électronique, normale et moderne pour le barreau de Paris, archaïque avec une sorte de modem désuet pour les provinciaux a été imposée.

Chacun sachant cependant parfaitement qu'il faudra bien un jour que les avocats de province puissent travailler avec une simple clé USB et de manière mobile.

Mais tout cela est politique n'est-il pas ?

Et financier, aussi.

Toujours est-il que je discutais ce matin avec mon ex-avoué devenu avocat au sujet d'un dossier.

Il est allé regarder sur son RPVA en étant heureux parce qu'aujourd'hui ça marchait.

Le vil persifleur.

Mais il m'a dit un truc étonnant : tous les messages de lundi auraient été perdus à la suite d'un plantage dit-il national.

La Chancellerie serait dans tous ses états car les messages ne pourraient pas être récupérés

Cela est-il exact ?

Peut-être s'agit-il simplement d'un plantage concernant la cour d'appel d'Aix.

Je n'ai reçu aucun message de mon ordre.

Rien, non plus, du CNB.

Quelqu'un de mes chers confrères est-il au courant de cette chose ?

Je me frise, je me frise....

Par jean.devalon le 04/01/12

Je ne me rappelle plus quel est ce film de science-fiction où, dans un lointain vaisseau spatial, l'ordinateur central était devenu fou.

Je crains qu'il n'en soit ainsi de l'ordinateur d'e- barreau peut-être contaminé par le virus Navista.

Car enfin d'abord, la Cour d'appel m'envoie un message électronique pour confirmer mon inscription à la communication éponyme, mais quand je veux aller plus avant, l'ordinateur me dis que je ne suis pas inscrit et m'invite à prendre contact avec le greffe, celui-là même qui m'a écrit que je l'étais, et auquel il faut que j'écrive pour dire que je ne le suis pas.

Devant le Tribunal de grande instance où je suis inscrit depuis une année j'ai voulu bénéficier des largesses logicielles et donc consulter un dossier dans lequel je n'étais pas procéduralement constitué.

En fait l'acte de constitution a été signifié voilà plus d'un mois et demi mais il est envisageable que la consoeur ait omis de le déposer au greffe...

Comme elle m'avait donné le numéro d'enrôlement j'ai voulu procéder à une vérification.

La page d'accueil nous dit que nous pouvons consulter les dossiers où nous sommes constitués mais également ceux où nous ne le sommes pas.

J'ai donc entré le numéro d'enrôlement figurant sur un soit transmis en ma possession dans la rubrique : consultations des dossiers de l'avocat non constitué.

Sur la réponse que vous pourrez voir au bas de ce billet énervé il est mentionné : ‘ vous n'êtes pas constitué dans ce dossier'.

Je le sais, crétin, puisque je suis allé effectuer une recherche dans la consultation des dossiers de l'avocat non constitué.

Sauf à ce que cela signifie que cette rubrique doive être consultées pour vérifier que l'on n'est pas constitué dans un dossier, il me paraît qu'elle est aléatoire.

Tout cela n'est visiblement pas au point, mais c'est nous qui allons payer les pots cassés par les autres.

C'est charmant.

Par jean.devalon le 04/01/12

Voilà, ça y est : je suis un sinistré du boîtier.

Il faut que je vous dise, cela n'a rien à voir, que j'ai utilisé dimanche un appareil à fondue datant de l'année 1983, au look de Minitel et que ce boîtier qu'on nous impose bêtement ne dénote donc pas dans l'ensemble de ma psyché.

Dans un premier temps, alors que j'utilise la plate-forme e-barreau depuis un grand nombre de mois, la Cour d'appel a indiqué que je n'étais pas inscrit et qu'il fallait que je me rapproche du tribunal et de mon Ordre.

Je ne reviens pas sur la politique actuelle de l'Ordre des avocats au barreau de Marseille qui nous envoie une circulaire insistant, en quelque sorte sur les incidents possibles. (Pièce 1 téléchargée)

Positivez les gars !

Il me semble d'ailleurs que dire que tous les actes liés à la postulation devant la cour devront être faits exclusivement par ce système électronique va au-delà des textes actuels et n'est peut-être pas adéquat eu égard aux faiblesses du système.

Passer en force n'est pas donné à tout le monde, n'est pas Napoléon qui veut, ni Sarkozy le petit.

En tout cas l'Ordre m'a indiqué que j'étais bien inscrit et, par sécurité, m'a désinscrit pour me réinscrire.

Je sais, c'est comme ça.

J'ai donc reçu un message de la Cour d'appel confirmant mon inscription !

Orgasme intellectuel !

J'ai voulu consulter quelques dossiers en tant qu'avocat non constitué et un message s'affiche : vous n'êtes pas inscrit !

Gloup !

J'ai voulu, fictivement, interjeter appel contre toute la bêtise du monde et le message indique : une erreur est survenue lors de la recherche de l'adresse d'envoi de la déclaration d'appel ! (Pièce 2 téléchargée)

Oups !

Donc la Cour d'appel est en mesure de repérer mon adresse pour envoyer un message mais n'est pas en mesure d'en recevoir, en quelque sorte.

Et le Tribunal, lui, le peut depuis des mois.

Je vais demander à l'Ordre s'il m'est possible d'utiliser mon appareil à fondue de 1983 pour me connecter à la Cour, à mon avis ça marchera aussi bien.

En attendant je vais continuer mon chemin de croix.

Tiens, je vais saisir le référent de l'ordre, le gars qui se bat pour nous.

Par jean.devalon le 28/06/10

Oui, on peut, je le pense, parler de trahison.

Le Conseil National des Barreaux, tout au moins sa présidence actuelle, agit désormais ouvertement contre l'intérêt des avocats.

S'agissant de l'accès à e-barreau, un mouvement se renforce jour après jour, probablement irréversible, pour offrir à la profession une solution conforme à l'état actuel des techniques, concurrentielle, pour un prix raisonnable qui ne constitue pas une dîme au profit d'une société privée laquelle bénéficie d'un incompréhensible monopole.

La présidence du CNB, avant et pendant l'assemblée générale a communiqué benoîtement sur le renouvellement de la convention avec la chancellerie.

En fait, elle a pris soin de faire intégrer dans cette convention des dispositions empêchant toute évolution et contraignant tout avocat à se soumettre au choix faits et pourtant contestés au terme même du rapport d'audit intervenu.

Et elle a pris soin de n'en parler aucunement, préférant l'ombre noire.

Vous trouverez au pied de cet article cette convention qui visent à interdire aux ordres de mettre en place une solution nomade et qui vise à interdire au barreau de Paris d'étendre aux autres barreaux son système ce qu'il a offert de faire.

Nous aurons bien sûr à revenir ultérieurement sur cela.

Mais, franchement quels sont les intérêts de ceux qui gouvernent la profession a vouloir absolument générer l' inévitable, c'est-à-dire une révolte et un combat déterminé pour que le président ne soit pas renouvelé à la fin de l'année ?

Même monsieur Escalettes a démissionné !

Les syndicats, à part le Cosal et le SAF vont-ils enfin se réveiller ?

jan
08

CQFD

Par jean.devalon le 08/01/10

Ce matin, à l'audience des référés, j'ai, je l'avoue, été conduit à faire une observation à la greffière.

C'est que, voyez-vous, sur le rôle d'audience elle m'avait inscrit : Vallon.

Or je tiens à ce que l'on inscrive : de Valon

D'abord, parce que c'est une bien vieille et honorable famille, d'extraction chevaleresque selon le dictionnaire de la noblesse française. Une des 200 plus vieilles familles de la noblesse d'épée et que, de cela, je tire deux conclusions : La première est que j'ai bien le droit d'être fatigué, la deuxième est que comme tout chef-d'oeuvre en péril j'ai sûrement droit à une subvention de mon Ordre ou du Conseil Général des Bouches du Rhône.

Mais, ces ânerie ayant été écrites, (j'entends ma douce associée encore soupirer), il y avait à cette observation une autre raison.

C'est que maintenant que je suis un avocat virtuel, via le réseau e-barreau, j'ai accès à mes dossiers trace à ma seule petite clé USB.

Mais, moi c'est moi, et si le greffe mentionne quelqu'un qui n'est pas moi, jamais je ne pourrai avoir accès au dossier.

Donc, mon observation de ce matin n'était pas le fait du dernier soubresaut d'une fin de race, mais bien au contraire le saut acrobatique d'un avocat fermement inscrit dans son époque.

C.Q.F.D.

jan
07

La croix.

Par jean.devalon le 07/01/10

La nature est un temple où de vivants symboles...

Je n'ai pas le talent du poète, mais je vais symboliser sur le RPVA.

Il faudrait que ce soit une croix.

Il y a l'aspect vertical.

C'est celui qui a été pris en compte, nous gentil peuple des avocats, mettons en place la communication avec les tribunaux qui sont si hauts, si puissants, que nous nous inclinons.

Surtout pour faire plaisir à la chancellerie qui distribue les rosettes.

Cette communication là se met en place, laborieusement.

Sa conception initiale, vous savez ce boîtier qu'il fallait louer, était techniquement et financièrement inacceptable.

Paris, Marseille, ont adopté des solutions, je ne vais pas dire modernes, mais simplement normales et à un coût financier réduit.

C'est cette solution qui va s'étendre, même si certains oligarques continuent un combat d'arrière-garde.

Ils devraient faire attention, les arrière-gardes sont souvent décimées.

Il y a l'aspect horizontal.

Celui-là n'a visiblement pas été pris en compte.

Je vais faire très simple.

Prenons, tout bêtement, un petit dossier au tribunal d'instance.

Puisque par e-barreau je peux communiquer avec le tribunal, pourquoi je ne peux pas envoyer par courriel sécurisé, avec traçabilité, mes conclusions à l'avocat d'en face ?

Techniquement, ce ne doit pas être la mort.

Mais, voilà, cela n'a pas été conceptualisé.

Ça va venir.

Les oligarques ne voudraient-ils pas, pour une fois, être l'avant-garde ?

Là, symboliquement, entre le vertical et l'horizontale, nous aurions la croix.

Il faut y penser, Messieurs, parce que sinon le peuple des avocats va sortir les clous.

(Je viens de corriger, mon logiciel de dictée vocale avait tapé clowns...)

Par jean.devalon le 16/11/09

Bonne nouvelle !

Le barreau de Marseille vient d'être désigné comme pilote pour l'expérimentation, au niveau régional, d'une connexion à la plate-forme e-barreau qui permette à l'avocat, surtout individuel, de n'être pas attaché à perpétuelle demeure à son cabinet, et devienne ainsi nomade.

La livraison des clés est annoncée.

Un communiqué commun a été publié, chaque mot, je le suppose, pesé.

Vous trouverez joints les documents (communiqué du bâtonnier, communiqué commun, candidature à la connexion mutualisée gratuite) transmis ce jour, par courriel, à tous les avocats marseillais.

J'y reviendrai, mais l'information brute devait être donnée !

Par jean.devalon le 14/11/09

Voici la documentation que donne le barreau de Paris.

Chez eux, dans un monde trop moderne pour les gueux de Province, la connexion

à e-barreau se fait par une simple clé USB, comme Marseille le propose aussi, raison pour

laquelle le CNB refuse de livrer les clés commandées par l'Ordre.

Au risque maintenant imminent, lecteur sache-le, de devoir s'en expliquer en justice!

Et ce n'est, en fait, par Paris qui est moderne.

Ce sont les gueux de province dont on se moque.

Jusqu'au jour où...De lassitude, les gueux renversent la table!

Mais, là, pour le week-end, ce sera la trêve, ou la veillée d'armes, au choix.