Par jean.devalon le 30/06/13

On se perd un peu dans le flot continu d'informations que nous délivre ce monde virtuel.

Peut-être est-ce dans le déroulement sans fin de twitter que j'ai lu cette information selon laquelle la santé ayant un coût, une année de plus était évaluée 100 000 dollars, ou livres, ou euros au maximum et qu'il ne fallait pas penser à une prothèse de la hanche au delà de 80 ans.

Où était-ce donc ?

Pas loin de chez nous, en tous cas .

Je ne crie pas à l'horreur, cette réalité financière est là, le renchérissement des techniques médicales aussi.

Comment nier ces choix à faire que nul ne dit.

Alors, j'avoue que quand je vois les couples homosexuels exprimer la volonté d'un droit à la PMA, mon esprit ne peut s'empêcher au delà des questions éthiques de se poser cette autre question non exprimée.

Quand bien même la PMA, (voire la GPA), serait-elle autorisée pour les couples homosexuels, serait-ce alors à la Sécurité sociale de financer ?

Cette question là ne doit-elle pas, aussi, être ouvertement posée ?

Devra-t-on demain choisir entre prothèse et PMA ?

Par jean.devalon le 19/05/13

Le Conseil constitutionnel a donc validé la loi autorisant le mariage homosexuel et ce texte, désormais loi de la république, mérite, en tant que tel, d'être respecté.

C'est peut-être bien, en effet, à un changement de civilisation que nous assistons.

Qu'il y ait lieu de le déplorer ou pas, qui a jamais pu empêcher une civilisation de s'éteindre ou plutôt de se transformer ? Et il vaut mieux, à tout prendre, préparer les lendemains que de vouloir ressusciter les jours passés, ce qui est quelque peu délicat à réaliser...

Le Conseil constitutionnel, dans sa décision, a émis une réserve d'interprétation, s'agissant de l'adoption, rappelant qu'il n'y a pas de droit à l'enfant et que le juge constitutionnel veille à l'intérêt de l'enfant.

C'est celui-ci, au delà des clameurs, qui mérite attention.

A delà de pré-carré français n'existe-t-il pas un mouvement reconnaissant à l'enfant le droit à la connaissance de ses origines qui est importante pour la construction d'un être ?

En ce sens je me dis, et espère , qu'il faudra bien que le législateur, à l'aune du regard du Conseil constitutionnel se penche sur une réforme de l'adoption plénière, en ce qu'elle efface la filiation d'origine, et ce seulement depuis 1966.

Il faudra bien accepter, alors, que le dons de sperme et d'ovocyte perde son anonymat.

S'il n'y a pas de droit à l'enfant, la législation actuelle sur la PMA, fondée sur une pathologie biologique est raisonnablement protectrice de l'enfant.

Et l'interdiction de la GPA, parce qu'elle entraine le risque de la marchandisation du corps humain l'est également: l'enfant ne s'achète pas.

Et, en toutes hypothèses, l'enfant à le droit de savoir d'où il vient .

C'est à tout cela que la subtile réserve du Conseil invite à penser pour préparer ces lendemains que l'on peut, c'est vrai, trouver par avance, étranges..

Mais que voulez-vous, tout fout le camp et cela, depuis la nuit des temps!

Source: le huffington post

Par jean.devalon le 24/04/13

Il ne sert à rien, je crois, de partir à la recherche du temps perdu.

Il est probable, en effet, que nous vivons un changement de civilisation et que cela touche même la notion de mariage et celle de famille, les modèles anciens s'estompant.

Le mariage d'autrefois, des siècles passés, n'était pas fondé sur l'amour et le fait qu'il le soit, ajouté à la durée de vie le fragilise, d'une part et, d'autre part, l'ouvre à d'autres perspectives que révèle le mariage pour tous.

L'époque est ainsi celle de l'individualisme, du droit au bonheur et aussi de l'affadissement du sacré vécu, selon le mot mal transcrit de Roger Caillois comme ce qui est suffisamment important pour que l'on donne sa vie pour lui.

Est-ce progrès ou pas, je ne sais.

C'est le temps, en tous cas, de cette notion apparue du droit créance, de ce droit du citoyen dont la société est débitrice ; droit à la santé, droit au logement...

Mais, dans le flou des pensées, la question se pose quand même de savoir s'il est envisageable d'instituer un droit créance à l'enfant.

Laissons ici les questions philosophiques que posent la PMA et la GPA.

Le droit créance à la santé permet de concevoir que le couple qui ne peut, pour raisons médicales, avoir un enfant bénéficie, pour l'aider, de techniques médicales remboursées par la sécurité sociale et cela, déjà, dans une conception finalement extensive.

Mais dire, demain, que le couple homosexuel pourra bénéficier de ces technique et que celles-ci seront remboursée par la sécurité sociale revient à dire qu'il y aurait un droit à revendiquer de l'État que celui-ci donne un enfant.

Y aurait-il un droit opposable à l'enfant, comme il y a un droit opposable au logement ?

Que l'on me permette de penser, au risque d'être taxé d'homophobie, qu'il y a là une limite que la société ne doit pas franchir.

Par jean.devalon le 23/04/13

La loi instituant le mariage pour tous, selon la terminologie adoptée, va donc être votée ce jour par l'assemblée nationale et suspendue, ensuite, à l'analyse du Conseil constitutionnel.

Cette loi aurait pu être intitulée gâchis pour tous tant il apparaît que les postures des uns et des autres n'ont pas été à la hauteur des enjeux.

Le temps n'est plus un en effet où le mariage était une institution sacrée, où les homosexuels, honteux, se cachaient et la question d'autoriser le mariage, conçu comme contrat, se posait tout à fait légitimement.

Même si ce n'est peut-être pas cela qui supprimera l'homophobie, tant il est de la nature humaine de rechercher un bouc émissaire et de le crucifier.

Le temps est le notre où des enfants vivent avec des personnes de même sexe qui les élèvent et il est tout à fait légitime de chercher à définir, pour eux, une protection qui peut passer par l'adoption simple.

Rappelons que l'adoption simple laisse exister, à côté de la filiation adoptive, la filiation biologique.

Et cela prend en compte l'intérêt de l'enfant, car c'est bien l'enfant qui dans les débats engagés a été oublié aux noms des droits revendiqués des adultes

Pourtabnt, il se dessine un mouvement international qui vise à assurer à l'enfant la connaissance de ses origines et on peut deviner, par exemple, que l'anonymat du don de sperme vit ses dernières heures.

Et c'est bien la difficulté que pose la loi votée quand elle autorise l'adoption plénière qui efface la filiation biologique, là où, justement, une réflexion aurait dû être menée pour réformer au préalable, en ce sens, l'adoption plénière que les couples parentaux adoptifs soient de même sexe ou pas.

Il n'y a pas, dans notre droit, de droit créance à l'enfant et le légitime refus de la marchandisation du corps humain interdit la GPA avec les incidences financières et morales qu'elle suppose quand les femmes louent leur ventre comme d'autres, ailleurs vendent leurs reins

La question pouvant légitimement être posée de la PMA

Celle-ci, offerte aujourd'hui aux couples ne pouvant, pour raisons médicales, avoir des enfants doit-elle être ouverte à ceux qui ne peuvent avoir d'enfant en raison de leur orientation sexuelle et est-ce le rôle de l'État de le permettre... comme d'ailleurs celui de la sécurité sociale de le rembourser.

La réponse est-elle évidente ?

On peut imaginer combien la réflexion est nécessaire non pas tant au nom du slogan de l'égalité des droits des adultes, ni de la famille d'épinal, mais bien au nom des droits des enfants à conserver leur filiation d'origine

Et c'est bien, cette loi aujourd'hui votée, à un gâchis pour tous que l'on assiste; les uns refusant de voir l'évolution de la société telle qu'elle existe aujourd'hui ; les autres évoquant leurs droits, occultant outrageusement les droits de l'enfant.

Dans une société réellement démocratique, il aurait fallu des états généraux de la famille prenant un an ou deux et s'interrogeant honnêtement sur la famille et donc la filiation.

Au lieu de cela c'est une France contre l'autre que l'on dresse, comme aux pires heures du sarkozysme.

Par jean.devalon le 14/04/13

La mer que l'on voit danser le long des golfes clairs, son danger ne vient pas de l'écume mousseuse des vagues, mais des mouvements sous-marins, invisibles et parfois mortels.

Que mes amis opposants me pardonnent de penser que le mariage homosexuel et l'adoption simple paraissent relever de l'écume et de l'évolution des moeurs

Mais l'adoption plénière, qui efface la filiation biologique, comme la PMA et la GPA des courants sous-marins.

Je crois, pour ma part, qu'il faudrait supprimer l'adoption plénière, pour tous; car elle efface une filiation comme on effaçait des visages sur les photos.

Toujours est-t-il que le système politico-médiatique a vendu le gentil mariage pour tous pensant éduquer le peuple qui ne sait pas et les journaliste, détenteurs de rien ,d'enseigner ce qu'il faut savoir.

Mais quel hypocrite silence mensonger sur l'adoption et la PMA !

Parallèlement les mutations sociétales frappent le peuple qui les vit et qui sait et qui ne supporte plus la caste dirigeante dont la première tâche paraît être de se coopter et de se protéger par les mariages consanguins même.

La colère paraît monter, non pas devant le difficile, mais devant les mensonges et insuffisances de ceux qui décident et commentent.

Or, le peuple ne supporte plus cela et la transparence induite des réseaux sociaux lui permet de ringardiser ceux qui veulent diriger son esprit.

Que madame Fourest le pardonne qui a été maltraitée mais on voit bien que quand le pape se retire, quand la reine Béatrix abdique, quand le grand rabbin de France ne peut plus surfer sur les habitudes, quand Monsieur Chérèque trouve une belle pantoufle, quand la corruption est un danger, quand le chômage explose, quand nos institutions ne correspondent plus aux nains qui les endossent, alors il y a des digues qui cèdent.

Probablement aujourd'hui est-il devenu dangereux de mentir au peuple et ceux qui le font sont révélés au grand jour.

Le roi est nu, dit le conte.

Et le peuple le sait.

Et la caste dirigeante devrait d'urgence comprendre que le peuple n'est pas à éduquer, il est à écouter, car souverain

Comme un mouvement sous-marin.

Par jean.devalon le 30/01/13

Je ne peux pas vous vendre un rein, mais vous le donner, oui.

L'inaliénabilité du corps humain interdit sa marchandisation

Je ne peux pas acheter un organe d'un corps humain, non plus d'ailleurs que le corps en entier, ce qui est bien dommage car cela doit être si agréable d'avoir d'accortes esclaves offertes aux désirs de leur maître.

Mais non, l'évolution de la société interdit l'esclavage et interdit même de vendre le corps humain.

C'est pour cela qu'il est interdit à une femme de vendre son corps pour la gestation d'un enfant, ce qui peut être une forme de marchandisation du corps, d'esclavage atténué, que l'on ira rechercher, alors, dans d'autres pays.

Les citoyens français qui recourent à cette technique savent parfaitement qu'elle est contraire à notre droit et certains, même, en connaissent les raisons profondes.

Si dans le pays où la chose se passe, le principe est reconnu, rien n'interdira alors aux parents d'être reconnus comme parents adoptifs et l'enfant aura bien une filiation avec, cependant, la difficulté d'être reconnu comme français, puisque le droit français bannit ce procédé.

Il aura les droits reconnus que lui confèrent la législation du pays de l'adoption et pourra vivre avec ses parents adoptifs.

C'est ce que dit la Cour de cassation.

S'il n'y avait pas reconnaissance d'une filiation, cela voudrait dire alors que la gestation pour autrui serait intervenue dans des conditions illégales dans le pays dans lequel elle se serait déroulée.

Et cela poserait alors la question de la dignité de tels comportements.

Là se trouvent peut-être ces enfants que l'on appelle, avec complaisance, les fantômes de la République.

Un enfant né de la GPA à l'étranger peut donc vivre en France de manière tout à fait régulière, avec des droits reconnus, mais aura la nationalité du pays d'origine

Reconnaître la GPA induit d'aller à l'encontre du principe d'indisponibilité du corps humain.

Ce n'est pas en tout cas l'état actuel du droit.

Rappelez-vous, par exemple, cette exposition de corps humains interdite pour ce motif.

C'est en ce sens que la circulaire de Mme TAUBIRA en date du 25 janvier, avec «application immédiate», qui recommande, «lorsqu'il apparaît avec suffisamment de vraisemblance qu'il a été fait recours à une convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d'autrui», de «veiller à ce qu'il soit fait droit» à de telles demandes, «dès lors que le lien de filiation avec un Français résulte d'un acte d'état civil étranger probant au regard de l'article 47 du Code civil» est choquante en ce qu'elle va à l'encontre du droit positif alors même que le comité national d'éthique ne s'est pas prononcé sur sa future saisine et que le débat parlementaire à venir est simplement annoncé.

Il ne sert donc à rien ?

Cela veut donc dire aux Français : allez faire vos enfants par GPA à l'étranger et, de facto, la république reconnaîtra la validité de l'opération.

C'est au Parlement de la république de prendre ses responsabilités et pas, par le biais d'une circulaire, à un ministre de mépriser le droit tel qu'il est.

Le sort des enfants de la GPA n'est évidemment pas enviable, comme le fut autrefois celui des enfants naturels puis adultérin et le droit a évolué.

Probablement, sur ces questions-là, sera-t-il amené à évoluer car le droit s'adapte à une réalité qu'il structure.

Mais le juriste humaniste, entre les slogans creux des uns et les dogmes des autres est bien malheureux et Mme Taubira aurait mieux fait d'écrire quelques poèmes que cette troublante circulaire.

Source : bfmtv.com