Par jean.devalon le 11/10/13

Mourir, cela n'est rien, chantait Brel dont les amours cependant avaient mal aux dents.

Le temps qui passe nous préoccupe, c'est ainsi.

Lors d'une expertise dont le sujet, pourtant, n'était jamais qu'une indemnité d'éviction, l'expert a évoqué l'Asie où, là-bas les vieux étaient respectés.

Ici, disait-elle, à quarante-cinq ans, on est fini.

Un confrère de spécifier que pour les avocats le gouffre apparaissait à 55 ans.

Gloup, il me reste quelques jours.

Une consoeur de dire, chevrotante, que l'on avait la clientèle de son âge, elle qui a prêté serment en 1973.

C'est pas joyeux, tout ça.

Heureusement, à midi, au restaurant, une vieille dame alerte s'en allant, guillerette, vers les commodités de la digestion d'expliquer à mes voisins de table qu'elle avait 93 ans.

Le vieil homme, à côté de moi, de préciser que la vieille dame qui l'accompagnait également.

Ces deux membres de la rude espèce féminine, ma foi, paraissaient en forme.

Le mari de la première est venu saluer, également.

L'autre, une fois son départ, de susurrer, aimable : « il a pris un coup de vieux »

Je l'avais remarqué, lui-même, en me faisant la même observation, alors que c'est un jeunot qui n'a pas dû atteindre les 85 ans.

Tout ça pour dire, ma foi, que l'âge n'est jamais que dans sa tête et que nous qui devrons travailler tard serons, je le pense, en pleine forme quand nous plaiderons dans la verdeur de nos cent ans

Ou terminer sa course

La nuit de ses cent ans

Vieillard tonitruant

Soulevé par quelques femmes

Cloué à la Grande Ourse

Plaider sa dernière dent

En chantant "Amsterdam"

Par jean.devalon le 26/08/13

De retour de l'audience, je croise un confrère qui s'était fait pousser, pendant les vacances, la barbe, comme cela paraît être actuellement la mode chez les avocats du barreau de Marseille.

Ce confrère a une décennie de plus que moi mais se trouve, dès lors, tout à fait ingambe.

Je lui fais compliment de sa barbe toute neuve.

Il me dit que c'est pour faire jeune et je le rassure alors en le complimentant sur sa verdeur et en lui disant, ce qui est incontestable, que l'essentiel est d'être jeune dans sa tête.

C'est alors qu'il m'a répondu qu'il n'y avait bien plus que là...

Je n'ose supposer de quel ailleurs il parlait.

Sûrement de ses oreilles.

Le barreau, ça doit rendre sourd.

Par jean.devalon le 26/07/13

L'équilibre mental est peut-être une fiction.

Une construction artificielle destinée à correspondre à l'image de soi souhaitée par la société mais peu conforme, cependant à sa réalité propre.

Cela étant, c'est peut-être bien ainsi.

Que serait en effet la société si chacun laissait ses torrents intérieurs le submerger ?

Prenons un exemple dans notre bonne cité phocéenne.

Qu'est-ce qui peut conduire un homme à donner des coups de pieds uniquement dans le tibia de vieilles femmes ?

Tapoter de jolies fesses serait mal, mais compris.

Mais des coups de pied dans le tibia des vieilles femmes ?

Mais, où allons-nous, ma bonne dame ?

Par jean.devalon le 05/06/13

Hier, je me suis constitué en appel.

Enfin, je crois, car la Cour, boudeuse me snobe et ne répond pas à mon tendre message.

Aujourd'hui, il faudrait que je me constitue encore.

Mais Monsieur RPVA me dit qu'il y a depuis le 4 juin des retards à cause de l'orange qui l'héberge mais que toutes ses équipes (on est impressionné) vont la peler, l'orange.

Bon; mais je fais quoi, moi ?

Du tricot ?

Par jean.devalon le 31/01/13

Un client ce matin.

Vieil homme fatigué que les soucis accablent car manque l'argent.

Car, pendant que l'on distrait le peuple, à grands coups de slogans, la ruine le guette dans l'anonymat des quartiers.

Le vieil homme, respectueux des usages, de veiller en ce dernier jour du mois de janvier à adresser ses voeux, surtout de santé, en y associant mon inamovible assistante.

À laquelle, immédiatement, patron habituel, j'ai signifié de n'avoir pas à être malade !

Et, gentil, le vieil homme de lui dire en un grand sourire : "Oh non, passé un certain cap, on ne risque plus rien !"

Ce propos, pertinent, a été grandement apprécié...

Les hommes savent parler aux femmes !

Par jean.devalon le 25/07/12

Le modem flageole (le mien, pas celui de Bayrou)

La douce amie Secib dit que je ne trouve pas son lecteur P, la coquine.

Le mois d'août arrive à grands pas chauds.

Arrivera-t-il avant que ne parte en vacances l'informaticien?

Je pense que le ministre glapissant du redressement productif devrait suggérer que les informaticiens n'ont plus droit aux vacances.

Cela compenserait ceux qui ont 8,9,10 semaines.

Je ne dis pas qui... je vous fais juge

Par jean.devalon le 28/05/12

La nuit a été courte.

A cause des jeunes du deuxième étage, profitant de l'absence de malheureux parents pour faire la fête.

Cris sur le coup de 4 heures.

Les habitants étaient beaux dans leurs tenues de nuit...

Mais je n'avais pas mis mes lunettes.

Du deuxième il en est qui sont montés au cinquième pour tomber dans l'escalier à l'heure où chante le coq et chez nous le canari.

Il n'y a plus de jeunesse !

Remarquez au Vatican le majordome trahit le pape et on dit qu'il y aurait un cardinal derrière.

Le cardinal ? C'est le surnom de Guéant.

Là bas aussi, il sévit ?

Et puis à Marcillac-Vallon, lors de la course de lits à roulettes, une équipe était dopée.

Mais où qu'on va comme ça ?

Source: ladepeche.fr

Par jean.devalon le 20/05/12

Question pour un champion du dimanche:

Une fane de poireau gisant sur un sol de supermarché est-elle chose inerte?

Une pauvre ménagère est tombée après avoir glissé sur le coupable légume.

La position du poireau serait anormale et le supermarché responsable.

Pour la feuille de salade, il en fût ainsi.

Mais pas pour la frite.

Oui, mais un poireau, c'est plus gros qu'une frite !

Oui, mais on le voit mieux !

C'est compliqué.

Vaste débat que celui du poireau normal que devra trancher le juge marseillais

Source: laprovence.fr

Par jean.devalon le 14/05/12

Il est une série américaine, NCIS, dont le héros intrépide a un secret.

C'est un notaire !

Mieux que Justin le rappeur.

La preuve ici.

Qui l'eut cru?

Par jean.devalon le 19/04/12

Imaginons que certains de mes confrères trouvent que j'ai une tête à claques.

Certes, ils se tromperaient, moi qui suis aussi aimable que mes confrères Sarkozy et Jean-François Copé.

Cependant, je dis à mes confrères : n'hésitez pas, ne conservez pas en vous une retenue bilieuse qui pourrait vous altérer le sang.

Giflez-moi, giflez-moi.

Le lecteur se dira peut-être que je suis pris d'un vertige masochiste.

Aucunement.

Mais la Cour d'appel d'Aix vient de prononcer une condamnation à hauteur de 31 000 € pour deux gifles, soit plus de 15 000 € la gifle.

À ce tarif-là, je veux bien être giflé.

Une dizaine de gifles par mois me remplirait d'aise.

J'invite donc mes confrères à ne pas hésiter.

Bien entendu, cependant, ceux dont le compte en banque permettrait de respecter le légitime tarif judiciaire.

À défaut, l'opération perdrait de son charme confraternel.

Source: leparisien