Par jean.devalon le 06/08/14

C'est parce que vous vous êtes un être immonde, appartenant à une profession, dit-on, réglementée, mais alors réglementée par des fonctionnaires qui ne connaissent de la vie que les règlements, que vous êtes au travail pendant que d'autres croient utile de poster sur les réseaux sociaux des images de vacances, de leurs pieds, de leur ventre, de leur sourire béat et pour tout dire idiot.

Certes, me direz-vous, cela change des chats, animal dont on dit qu'il est fort goûteux à la broche si l'on sortait d’une conception ethnocentrée de l'art culinaire.

Vous, en matière d'art culinaire, vous faites ce que vous pouvez, qui se confectionne vite, qui satisfait l'étudiant qui a compris après tout que son père, comme homme de ménage et  cuisinier, ce n’était pas si mal.

Et vous devez faire attention de ne pas trop salir  pour ne pas subir l’ire féminin qui parfois ressemble fort à quelque noire tornade américaine.

Et puis c'est le moment où les clients, gourmands, viennent vous brouter le cerveau, alors même que, finalement, chaleur aidant, il n'y a plus grand-chose à brouter.

Et puis vous les voyez aussi, ces cigales vacancières, qui postent leurs plats de  vacances, leurs verres de vin, les curiosités gastronomiques de ces pays-là où sévissent ces touristes que l’on devrait enlever un peu plus.

Eh bien, n'y voyez nulle vengeance, nulle acrimonie particulière, nulle petitesse de l'esprit ; mais simplement le souci de partager aussi l'art culinaire marseillais.

En vous souhaitant un bon appétit, sans vouloir créer de jalousie,  je vous dis qu'à Marseille nous avons le Carpaccio de rat !

Par jean.devalon le 18/05/14

« Je suis l’adversaire, mon rôle est de contredire. Chaque fois que vous croirez tenir une solution, je serai là pour y jeter du noir. Je  vous empêcherai bien de vous endormir dans la certitude, qui est l'inertie de l’intelligence.

Cherchez toujours, je viendrai vous secouer de temps en temps. »
 
Le Diable au café, Louis Ménard
 
Comme dirait le scorpion, je n'y peux rien; c'est ma nature...
Par jean.devalon le 26/11/13

Vraiment, je le pense, les femmes font mieux que les hommes.

Ainsi, les deux dernières fois que je suis allé défendre quelques pauvres propriétaires au tribunal d'instance de Marseille délocalisé dans une caserne où je n'ai jamais vu de militaires sentant le sable chaud, j'ai eu quelques problèmes de métro.

La première fois, au Vieux-Port, une gentille hôtesse de dire que la lumière allait s'éteindre puis se rallumer, que cela n'était pas grave... Avant d'inviter à évacuer.

Il a fallu courir, svelte, sur la Canebière pour trouver l'autre ligne de métro.

La deuxième fois, il n'y a pas eu besoin, parce que les deux lignes de métro étaient arrêtées pour une raison que je ne sais.

Mais la marche à pied, c'est très sain.

Ma femme et douce associés, elle, fait mieux qui est partie plaider à Lyon, capitale des gaules.

Heureuse était-elle d'avoir pu avancer son TGV avant d'apprendre qu'il avait deux heures de retard en raison, semble-t-il, d'un corps inopportun sur les voies ; l'indélicat.

Elle me bat ; mais je n'ai pu lui suggérer de revenir à pied...

Juste d'acheter de la rosette.

Celle de Lyon, pas celle qu'on porte à la boutonnière ; enfin !

Par jean.devalon le 26/07/13

L'équilibre mental est peut-être une fiction.

Une construction artificielle destinée à correspondre à l'image de soi souhaitée par la société mais peu conforme, cependant à sa réalité propre.

Cela étant, c'est peut-être bien ainsi.

Que serait en effet la société si chacun laissait ses torrents intérieurs le submerger ?

Prenons un exemple dans notre bonne cité phocéenne.

Qu'est-ce qui peut conduire un homme à donner des coups de pieds uniquement dans le tibia de vieilles femmes ?

Tapoter de jolies fesses serait mal, mais compris.

Mais des coups de pied dans le tibia des vieilles femmes ?

Mais, où allons-nous, ma bonne dame ?

Par jean.devalon le 30/05/13

Dans cet étrange pays où tout le monde parait se mettre sur la figure quand le bateau coule, je trouve grande consolation dans la gentillesse de mes confrères les avocats.

Cet après-midi, le premier de me dire : « toi, qui est la mémoire du barreau... »

C'est gentil, ça, et ce devait être pourquoi il souriait en le disant.

Et le deuxième de me dire : « tu as la peau et le teint d'un cardinal »

je n'ai pas vraiment compris ce qu'il entendait par là, mais c'est gentil, sûrement.

Il y a un autre avocat, dans la salle d'audience, qui a eu droit à une gentillesse d'une justiciable qui lui a dit : « je vais vous faire les feux de l'amour... »

Vous voyez, chez nous ; tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Par jean.devalon le 15/04/13

Il y a ce matin une greffière qui a appelé le cabinet pour dire que, dans un dossier, une consignation pour expertise avait été faite par virement, mais sans références aucune et que, dès lors, elle ne savait pas à quoi l'affecter.

Au vu de ses explications, je lui ai indiqué que le cabinet concerné était un vil cabinet homonyme et qu'à l'évidence, ce ne pouvait être le nôtre, puisque nous étions parfaits.

Il faut toujours dire du bien de soi.

Mais elle l'a reconnu, en disant qu'elle le savait, que d'ailleurs son père le lui disait, qui était un ancien magistrat.

À la réflexion, cette expression :" mon père me le disait" me laisse quelque peu interrogatif : pour de bon, n'aurais-je plus vingt ans ?

M'aurait-on caché quelque chose ?

Par jean.devalon le 26/10/12

Admettons que le vendredi après-midi permette un petit relâchement, une digression annonçant le week-end.

Il se trouve que ma douce épouse et associée a quelques petits mois de moins que moi.

De temps à autre un expert judiciaire, ou quelque confrère, me parle de ma fille.

C'est quand même très exagéré ; je ne suis pas encore un vieillard cacochyme.

Ou alors, je n'en ai pas conscience.

Tout à l'heure, dans la rue, alors que je marchais sagement à côté du soleil de mes jours, j'ai croisé l'un de mes amis que ma douce ne connaissait pas.

Il me salue et serre la main de mon épouse en disant : c'est ta collaboratrice ?

Non, lui dis-je, goguenard, mon épouse.

Il croit utile de rajouter : la première ?

Non, c'est la seconde, c'est-à-dire la dernière.

Afin de préserver cet individu des foudres féminines, j'ai menti sur son nom en le présentant ; je l'ai présenté comme Jean-Claude Gaudin.

Ce n'était pas lui, bien sûr.

Une histoire pour un vendredi après midi...

Par jean.devalon le 19/07/12

Là, tout à l'heure, à l'entrée du tribunal.

Une justiciable un peu enrobée, d'un blond peu authentique, mais portant un vrai short.

Le planton, sévère de lui dire, rappelant le respect dû à l'institution judiciaire :" le short ne doit pas rentrer dans le tribunal"

Après je n'ai pas vu si la susdite est rentrée en culotte...

juin
18

Sur le bac.

Par jean.devalon le 18/06/12

Là, maintenant, mon fils passe le bac philo.

Il aura une bonne note, car avoir un père tel que le sien doit rendre philosophe.

Question: le bac mérite-t-il ce mot désabusé de Jaurès ?

"« En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire. »

Vaste programme comme aurait dit le Grand Charles

Par jean.devalon le 05/05/12

Demain le peuple de France va désigner le prochain capitaine du Titanic .

Il y a ceux qui feront la fête jusqu'à l'aube pâle, ceux qui se désoleront dans le noir de la nuit, mais pour moi ce pays est fini quel que soit le capitaine.

Il ne s'agit pas de dire que notre nation est ingouvernable avec autant de fromages, même si le fromage de Hollande se réjouira probablement plus que le Kvargli.

Mais le summum de l'ignoble décadence est désormais atteint, sans retour en arrière possible!

Des étudiants ont osé faire fonctionner une voiture avec de la graisse de canard!

La graisse de canard, produit diététique, est faite pour agrémenter de bonnes pommes de terre, par exemple, pour le bonheur de la panse belle des seuls vrais et bons français !

De la graisse de canard dans les moteurs, c'est un crime odieux, insoutenable, abject !

Je le dénonce avec solennité!

Moi Président de la République, je ne mettrai jamais de graisse de canard dans les moteurs, (ni de beurre dans les épinards, d'ailleurs, comme les autres) !

Source: ladepeche.fr , unfromage.com