Par jean.devalon le 15/12/12

Comme il est loin, ma bonne dame; comme il est loin, le temps où les lois étaient élaborées avec un lenteur, non de sénateur, mais propice à la réflexion et l'analyse juridique.

Tel n'est plus le cas aujourd'hui où le parlement est atteint de diarrhée législative donnant lieu à des textes bâclés, imparfaits répondant plus aux exigences des associations, partis, militants qu'il faut satisfaire, qu'à celle de la République.

Ainsi en est-il de ce mariage pour tous, concept sommaire qui occulte l'enfant, résultante à l'évidence subalterne.

Le défenseur des droits, immédiatement qualifié de droite, a déclaré

« La réserve que je formule porte sur la méthode d'élaboration du projet de loi", Pour ce projet, "on part de revendications exprimées par les adultes" et "la question des enfants n'est traitée que par voie de conséquence", une démarche qui, "fait surgir de nombreuses interrogation.

Que l'on me pardonne, ou pas, de penser que le raisonnement, s'agissant du mariage, doit partir de l'enfant, désir évident des associations homosexuelle dissimulé derrière une rhétorique aseptisée.

Cette légèreté dans l'analyse apparaît quand on en vient à la procréation médicalement assistée, PMA.

A ce jour, elle est réservée aux couples présentant une impossibilité physique d'avoir des enfants ne résultant pas d'une orientation sexuelle.

On l'ouvrirait donc aux femmes lesbiennes, mais pas aux couples masculins (discrimination!)ce qui conduirait à ce qu'un enfant ait deux mères mais que le père biologique soit gommé.

Il me semble qu'avant de se lancer, par démagogie dans une telle manipulation de la filiation, il faudrait prendre le temps de la réflexion sur les lois bio-éthiques.

Et puis le président Hollande vient donc de dire que le gouvernement n'était pas favorable à la PMA, mais que si le parlement voulait, il était souverain.

Est-ce là vice mitterrandien?

Car:« Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique.» Article 40 de la Constitution du 4 octobre 1958.

Est-ce à dire qu'il n'y aurait pas de remboursement par la bonne fée sécurité sociale ?

Est-ce là, un coup du père François?

Quand, c'est flou...

Source: atlantico.fr

Par jean.devalon le 18/11/12

Le lecteur dira qu'il ne voit pas très bien le lien entre Frigide Barjot et Bernard Kuchukian, en tous cas, au premier regard.

Il est celui-ci: Frigide Barjot, par sa fulgurance déjantée, fait plus pour interpeller la société sur les potentielles conséquences civilisationnelles du mariage gay que tous les curés du monde qui n'ont qu'à commencer par se marier eux-même.

Quand je lis chez Marc-Aurèle qu'il ne faut pas trops abuser des adolescents (référence approximative) et chez Mo Yan que quelque chinois a trois ou quatre concubines, je me dis que si l'on marie deux personnes de même sexe, on pourrait bien, un jour, en marier trois de sexes différents, ou pas, sans chinoiser.

Et que derrière le slogan du mariage pour tous, il manque une interrogation sur l'idéee de famille et de filiation, relevant de l'anthropologie sociale, délaissée aux églises, ce qui est intellectuellement inquiétant.

Et que cette interrogation, Frigide Barjot la suscite plus que les batraciens de bénitier.

Je pense que Bernard Kuchukian, avocat marseillais poursuivi devant le Conseil de discipline pour des propos jugés outranciers, interroge plus la profession sur ses pratiques que ceux qui ont les convenances et les conventions comme profession de foi.

Lui, cet innocent, a la foi en la profession d'avocat

Certes, il m'arrive parfois d'envier ceux qui portent en eux la foi, mais je me dis que derrière son étendard vient vite le glaive sanglant

Ou le clavier sanglant.

Parfois inutilement cruel.

Or donc, Bernard Kuchukian a, un temps, émis des regrets sur son blog, par lequel il avait péché.

Mais l'audience du CRD s'est néanmoins tenu.......

Les regrets se sont envolés.

Le bâtonnier Gavaudan, poursuivant, était empêché ce 19 novembre.

Il eût mieux valu alors convenir d'une autre date car poursuivre un avocat pour ses écrits n'est aucunement anodin et mérite, à l'évidence, un Bâtonnier.

L'audience a été reportée au 19 janvier 2013.

Je suppose que d'ici là, le Bâtonnier Campana, successeur du Bâtonnier Gavaudan, et son Conseil de l'Ordre, élu ce 20 novembre, auront intelligemment renoncé aux poursuites.

Et si on mariait Bernard Kuchukian et Frigide Barjot et qu'ils aient un enfant qui devienne avocat au barreau de Marseille?

Mais non, je ne veux pas la mort des bâtonniers!

source: blog Bernard Kuchukian

Par jean.devalon le 11/11/12

Ma fillotte de onze ans de dire que l'amant de sa mère est une femme qu'elle nomme.

Je pense que ma douce épouse n'a ni amant, ni amante, mais le mari est, dit-on, toujours le dernier informé.

L'intéressant du propos est, aujourd'hui, ailleurs: c'est qu'amant ou amante, c'est pareil.

Mais qui dit ça ?

C'est toute la difficulté du débat sur le mariage homosexuel de voir s'échanger slogan contre slogan.

Le mariage pour tous au nom de l'égalité nous dira l'association des gays et lesbiennes !

La supercherie du mariage gay répondra le cardinal Vingt-Trois, dont le célibat, honorable, lui fait dire un dogme, mais le conduit à théoriser la vie de famille qu'il ne vit pas, au nom de Jésus.

Ma fillotte a dit, aussi, qu'elle était Jésus.

Je lui ai répondu que j'allais lui acheter un rasoir...

Le slogan est une image envoyé à l'esprit pour l'empêcher de réfléchir.

Puisqu'on s'aime, on doit pouvoir se marier ?

Oui, mais alors, où est la limite et comment la fixe-t-on ?

Si j'aime deux femmes, pourquoi ne pas les épouser toutes deux?

Après tout, au nom de quoi de la monogamie est-elle la norme, plutôt que la polygamie ou la polyandrie?

Le cardinal dira que c'est progrès.

Mais, pourquoi ?

Et si la raison en est l'enfant, alors le mariage gay conduit à permettre aussi la polygamie et la polyandrie.

Pourquoi non ?

Si je peux épouser un homme, pourquoi pas deux femmes?

Et vice versa.

Pourquoi non?

Bref, derrière cette mesure, dans l'air du temps, les fondement de notre sociétés, judéo-chrétiens, sont bien interrogés.

Et pourquoi pas?

Mais on ne peut dire, en tous cas, que le mariage gay n'est pas un changement profond de société, car l'image de la famille proposée à nos enfants sera différente, induisant des changement comportementaux.

La norme sexuelle n'est-elle pas, pour partie, éducative?

Ce que l'on peut regretter , profondément, c'est que ce débat oppose slogan contre slogan et que ce bouleversement soit laissé aux associations militantes ou aux religions, les politiques brillant par leur insuffisance de pensée, sinon électorale.

Pour ma part, je ne sais trop, finalement, que penser, sinon que le sujet mériterait mieux.

Derrière le Cardinal, il y a la foi en Dieu.

Mais derrière les associations gays, il y a l'étrange théorie du genre ,qui paraît dissocier totalement la sexualité du sexe physique.

Bref, deux fondamentalismes.

Je vous propose la lecture du Rabbin Bernheim.

Laissons la bible de coté, mais, au moins, cet homme propose une réflexion argumentée qui respecte ses lecteurs.

J'aimerai en lire d'autres.

Et sur ce, je vais aller fumer mon cigare

A deux balles, comme ce propos.

Essai du Rabbin Bernheim

Par jean.devalon le 04/11/12

Alors, comme ça, le cardinal Vingt-Trois (c'est beaucoup, il va être taxé) est contre le mariage gay.

Scoop?

Ce qui est étonnant n'est pas cette opposition, normale de la part de l'Église, mais les mots pour le dire qui paraissent laisser transparaître une forme inhabituelle d'agressivité et de repli.

Mais, en Occident, entre contraception et divorce, l'Église a perdu les enfants de ses ouailles et la bataille de la culture; elle répondra devant Dieu, s'Il existe, du déclin de l'institution.

C'est vrai que la question du mariage homosexuel interroge .

C'est vrai que la question se pose aussi de savoir si c'est une vraie demande des homosexuels ou plutôt d'associations militantes, tant nous voyons, partout, le poids de ces associations diverses et variées, parfois excessif dans les prises de décision et dont la représentativité est douteuse , hormis celle d'elles-mêmes.

Franchement, les couples homosexuels sont là et certains peuvent, mieux que les couples hétérosexuels, élever des enfants; certains non, comme les couples hétérosexuels.

Les enfants aussi sont là et la République doit donc se pencher sur la question.

Question importante sur la nature du mariage, institution ou contrat.

Mais la mort de Dieu n'induit-elle pas la disparition de l'institution au bénéficie du contrat?

Questions importantes sur la filiation, sur la PMA.

Questions allant au delà de la simple possibilité d'une loi.

La mariage homosexuel, la fin de vie, sont autant de domaines où l'on se dit que c'est le peuple qui devrait s'exprimer et non seulement les sondages et associations militantes.

Peut-être pas par un référendum, toujours transformable en combats de coqs, mais il y a là un sentiment diffus de réflexion tronquée.

Les militants associatifs s'expriment, les députés pantoufles votent, les journalistes se réjouissent et tout le monde médiatique est content.

Je ne suis pas certain que la démocratie y gagne vraiment.

Le peuple se sent mis à l'écart.

Et il l'est