Par jean.devalon le 05/03/14

Revenons un instant sur la communication électronique des avocats avec les tribunaux.

Les avocats parisiens se connectent à l'aide d'une seule clé USB et les avocats de province doivent transiter par un boîtier fixe faisant l'objet d'une location mensuelle pour un coût, pour deux utilisateurs, d'environ 1000 euros par an.

Ce n'est point le coût qui pose difficulté que le fait que ce système n'a pas fait la preuve de son efficience.

Je remets ici en ligne la synthèse du rapport d'expertise qui était intervenu dans un dialogue fructueux entre le président de la Conférence des bâtonniers et le président du Conseil national des barreaux.

Le barreau de Marseille avait en effet initié une solution différente : la mutualisation des boîtiers ; quelque boîtiers centralisés permettaient de connecter tous les avocats du barreau de Marseille de manière mobile pour un coût minime.

La synthèse de ce rapport montre que cette solution était tout à fait correcte et une extension aurait pu être envisagée par le Conseil national s'il avait souhaité conserver ses liens avec la société Navista qu'il avait choisie, sans appel d'offres, rappelons-le.

La solution parisienne est techniquement bonne aussi.

C'est la raison pour laquelle les élus que vous rencontrerez vous diront, en général, sauf peut-être les plus jeunes, qu'il faudra bien sortir de ce boîtier, que c'est difficile, et patin couffin trognon.

Et rien ne se fera.

Pour ma part il me gênerait pas de payer la même somme pour disposer, simplement d'un mode de fonctionnement similaire aux avocats de Paris dans la mesure où, déjà que l'OM perd devant le PDG, il y en a assez d'avoir le sentiment d'être à la traîne, perdu dans un océan de ringartitude contente d'elle-même.

Si je rabâche ce vieux truc, c'est qu'on a le sentiment que le même processus est en train de se répéter.

Déjà quand des décisions sont prises, elles le sont sans consultation préalable et, après, celui qui émet des critiques se voit adresser des reproches, coupable de lèse-Conseil , alors que finalement cela pourrait être évité si le Conseil national consultait démocratiquement le peuple souverain des avocats avant de décider des trucs étranges

Ensuite, elles sont prises souvent, mais c'est une impression subjective, par des élus qui sont, ou plutôt ont été présidents de tel syndicat, ou ayant eu des postes importants dans les syndicats de la profession, ce qui induit peut-être, de manière subliminale, que les élus de la même obédience ont du mal à exercer leur devoir de critique suffisamment.

Aujourd'hui il est donc question de supprimer la blogosphère des avocats, même si devant le tollé, une réflexion, tardive, paraît être engagée.

Là encore, c'est une décision qui est annoncée, sans consultation des utilisateurs à qui on annonce leur exécution programmée.

Pour moi qui le suis, il ne me gênerait pas du tout d'avoir à payer un service utile de telle manière qu'il soit le plus efficient possible.

Mais, non.

C'est ainsi un utilisateur qui est bien fondé à observer que Vox-avocats présente les mêmes tares conceptuelles que le fameux boîtier...

Dépassé avant que d'être.

Là encore : qui a décidé ?

Après quelles consultations d'avocats férus de nouvelles technologies et des réseaux sociaux ?

Quelle analyse des besoins, non politiques du Conseil, mais des Avocats eux-mêmes ?

Quelqu'un répond, ou dégun comme on dit chez nous ?

Les avocats de province paient cher, finalement, le fait d'appartenir à une profession à trois têtes et il devient urgent, me semble-t-il , de s'orienter vers un Ordre national pour que tous les moyens financiers soient réunis, mais aussi les compétences.

En attendant, qu'en est-il des évolutions promises sur le boîtier Navista ?

Pour le reste, Vox patatras.

Synthèse Rapport Hattab

Par jean.devalon le 15/03/12

Le concept de la connexion des cabinets d'avocats au RPVA a été mal pensé pour ne pas partir des cabinets tels qu'ils existent, mais pour avoir été conçu en imitant quelque part nos amis les notaires, pourtant si différents.

Les dernières statistiques produites par la Chancellerie montrent bien que la profession, dans sa réalité, est une profession de proximité avec des structures légères.

Cela nécessite de la mobilité, car dans l'exercice de sa profession, l'avocat est mobile et peut être conduit à travailler, ici et ailleurs, sans avoir une pléiade de collaborateurs à sa disposition.

Pourquoi se voiler la face au CNB ?

Le Conseil National des Barreaux se glorifie, sous la plume virtuelle de Mme Clarisse Berrebi, de ce que la cour d'appel de Bordeaux (le Pays de Monsieur Wickers) ait décidé qu'en adhérant au RPVA l'avocat était présumé avoir accepté de consentir à l'utilisation de la voie électronique pour la signification des jugements à son égard et qu'il n'était pas nécessaire de recueillir son accord express pour que cette signification remplace la signification classique.

(Moi j'aurais écrit accord exprès, mais cela montre que l'on est, en matière de RPVA, dans l'expéditif plutôt que dans le juste)

Mme Berrebi indiqua que cet arrêt conforte la solution RPVA comme moyen de communication.

Et, elle en tire comme savante conclusion... que les conditions générales d'utilisation du service e- barreau vont être modifiées !

Que voulez-vous, les présidents, de commissions même, sont heureux et adorent faire du papier les glorifiant.

Pour ma part, j'attends beaucoup du nouveau Président du Conseil National des Barreaux.

Car de la même manière que l'on a pu voir qu'il défend les avocats de province, maltraités à Nîmes, les avocats de province attendent de sa part qu'il mette fin à la discrimination électronique dont ils sont les lasses victimes.

CCB, sauveur du CNB ?

Il ne s'agit pas de revenir sur la manière curieuse dont le système a été mis en place, le rapport de M. Hattab l'a dit; des procédures sont en cours, ce qui est bien dommage.

Mais, pour la bonne compréhension des avocats de Paris, qui pourraient croire que la province retarde, je voudrais seulement préciser ce qui suit :

Il leur est loisible, grâce à un système pertinent, de se connecter au RPVA par le biais d'une simple clé USB qu'ils peuvent donc utiliser où qu'ils soient.

Les avocats de province, pour leur part, ont l'obligation désuète de passer par un boîtier loué à prix d'or par l'association CNB.com (avec trois sociétaires de mémoire), lequel boîtier est celui du prestataire de référence du Conseil National des Barreaux sous la présidence de monsieur Wickers : la société Navista de Perpignan.

Cela entraîne comme conséquence pratique, outre une inégalité de traitement financier, le fait que l'avocat doive travailler de son cabinet et que s'il est dans son cabanon, pour faire local, il ne peut rien faire. (J'écarte le système de mobilité peu pratique proposé)

En l'état des conséquences juridiques créées par la généralisation du RPVA, il est évident que la discrimination qui existe entre les avocats de province et ceux de Paris devient intolérable.

Il faudra bien que cela soit dit avec force par le nouveau Président du Conseil National des Barreaux qui nous a déjà montré la différence avec le règne précédent.

On en veut encore plus : Monsieur Charrière Bournazel libérez nos cabinets de ce fil à la patte informatique qui, en l'état de la nouvel jurisprudence, va accroître encore plus la fracture numérique entre Paris et la gueuse Province.

Lettre e-barreau

Par jean.devalon le 01/04/11

Il n'est pas impossible que mon caractère soit parfois un peu trop tranché.

En matière de RPVA, cependant moins que les célèbres JJ et BK.

Néanmoins je reçois de mon bâtonnier un courrier urticant revenant sur la situation marseillaise.

Il évoque une décision du conseil de l'ordre qui n'a pas été communiquée au bon peuple.

C'est un peu comme si on évoquait une loi sans vouloir la communiquer.

Il va dire que le système marseillais a été abandonné dès la fin de l'année 2010.

À ma connaissance, cela n'a pas été le cas, mais le bâtonnier Mattei et son Conseil de l'ordre se sont trouvés devant un fait accompli combattu en justice.

Tu parles d'un abandon !

Si l'on traduit de manière politique, dire que le système a été abandonné dès l'année 2010 revient pour le nouveau bâtonnier à dire : « c'est pas moi, j'y suis pour rien »

Puis il nous est donc expliqué et que l'on peut continuer à avoir accès au RPVA par le biais d'un ordinateur mis à la disposition à la bibliothèque de l'ordre sans avoir à intégrer un schmilblick au cabinet.

Mais il est également précisé que le partage la même boîtier - schmilblick entre plusieurs avocats, collaborateurs ou non est tout à fait possible, la seule condition étant que les titulaires s'entendent sur la personne physique ou morale qui devra souscrire l'abonnement.

Simple et juridiquement évident !

En fait c'est un courrier mièvrement incitatif.

Ce qui va être amusant à gérer est la notion de partage d'un même boîtier entre plusieurs avocats.

Je vais proposer au bâtonnier, dont le cabinet est à l'étage au-dessus du mien d'opter pour le RPVA, le boîtier étant dans mon cabinet.

Je suis sûr qu'il sera d'accord pour mettre en application une vision aussi pertinente.

Sinon, l'eau tiède n'a jamais fait mal à personne.

Par jean.devalon le 24/03/11

J'ai lu, il y a quelques jours, un article de la tribune rappelant, qu'en 2010, 44 % des TPE avaient eu des difficultés de trésorerie.

Une TPE est une entreprise de moins de 20 salariés.

Je suppose que la majorité des cabinets d'avocats rentre dans cette catégorie.

La réduction des coûts est, pour une entreprise quelconque, une nécessité en l'état de l'augmentation des charges contraintes et de la difficulté d'assurer l'augmentation régulière du chiffre d'affaires permettant de la couvrir.

À cet égard, la numérisation des données et des transmissions fait partie des nécessités absolues qui permettent de limiter les coûts postaux et de fournitures diverses.

À la condition, bien sûr, que la numérisation soit conçue de telle manière qu'elle soit performante et au meilleur coût.

Une fois cette entame pertinente affirmée, j'en reviens, insidieusement, au RPVA.

Conçu, ici, comme outil économique.

La critique portée contre le système vendu était son coût, son inadaptation aux données actuelles de la science informatique, la nécessité éventuelle d'un intervenant tiers dans le réseau informatique des entreprises et, surtout, l'implantation d'un modem et d'une clé USB complètement dépassés à l'heure où, par exemple, le Barreau de Paris renonce au deux !

En ce sens, l'opposition à ce système est économiquement et politiquement fondée.

Ce sont là des banalités.

Dans la profession d'avocat, le fait que ces banalités ne puissent permettre de parvenir à une solution et génèrent un conflit montre que le mode de gouvernance est inadéquat.

On sait que le prestataire du Conseil National des Barreaux a, semble-t-il, assuré la mise en place de la CARPA des avocats au barreau de Bordeaux, référence absolue, mais il n'en reste pas moins vrai que le système mis en place par ses soins n'a pas été jugé indispensable par l'expert informatique mandaté par la Conférence des bâtonniers.

Coûteux et inutile.

C'est la raison pour laquelle le Barreau de Marseille était rentré en résistance.

Il y a quelques jours, un communiqué de l'Ordre des avocats au Barreau de Marseille paraissait dire que l'Ordre de Marseille rentrait dans le rang.

Il semblerait en fait que ce ne soit pas vraiment le cas, que les procédures engagées perdurent (d'ailleurs quelques avocats sont nommément demandeurs) et que l'Ordre a voulu seulement régler une situation particulière née du refus de livraison du Conseil National des Barreaux. Ce refus entraînant des sinistres déclarés par certains avocats du fait du dysfonctionnement existant, puisque le tribunal considérait les avocats comme destinataires des messages électroniques, alors même qu'ils ne les recevaient pas.

D'où des absences aux audiences !

Merci, le CNB !

Donc, nous n'aurions pas compris !

Ce qui est rassurant, si tout cela est exact, c'est que les lendemains sont préservés.

Car après tout, quand l'avocat communique avec sa banque, c'est simplement avec un code. Demain l'avocat de Paris communiquera avec les juridictions de la même manière.

Il faut quand même être sacrément arriéré dans sa tête pour croire que l'on va pouvoir longtemps imposer aux avocats de province un système différent générant une fracture numérique !

En revanche, le béotien se dit que tout cela manque sacrément de transparence.

Pas d'appel d'offres, on le sait, pour le choix du système.

Au Conseil National des Barreaux, un processus de décision opaque et une association, constituée pour gérer le système, dont même les socialistes marseillais se méfieraient.

Ajoutons que la baisse du coût du système vendu aux avocats paraît être compensée par l'augmentation des cotisations payées par ailleurs, et on a un tableau regrettable.

Et sur ce tableau on verrait un avocat benêt.

Force est de reconnaître que, du côté des avocats marseillais, celui qui a lu le dernier communiqué ne pouvait que comprendre que le bâtonnier précédent était désavoué, ce qui serait donc inexact.

Sous toutes réserves, dont acte !

On ne sait trop les doux murmures qui ont pu être susurrés en coulisses, mais l'avocat de base aurait tendance à estimer que les malentendus n'existeraient pas si les réunions des Conseils de l'Ordre étaient publiques et si les décisions prises par eux étaient communiquées aux avocats.

Il n'y aurait pas à lire un communiqué, mais à lire une décision.

L'avocat, il sait lire !

Et oui, je suis un dangereux révolutionnaire.

En tout cas, la saga continue.

En fait, c'est une course de vitesse entre ceux qui veulent absolument imposer un système condamné avant de partir et ceux qui veulent résister à l'imposition de ce système avant qu'il ne soit enfin abandonné.

Je me demande si je puis remplacer le schmilblick que veut me vendre le Conseil National des Barreaux par un joli poste de TSF que j'ai dans ma cave.

En tout cas, s'agissant de la communication, électronique ou pas, il y a des progrès à faire.

A Marseille comme ailleurs !

Par jean.devalon le 15/03/11

La situation des avocats de Marseille vis-à-vis de la communication électronique avec les juridictions pose donc problème.

Il avait été testé un système de connexion utilisant une clé, genre USB, mais ne nécessitant pas dans l'installation informatique de chaque cabinet, l'implantation d'une sorte de modem.

C'est en cet état que plus de 400 avocats avaient commandé le système de connexion proposé alors par l'Ordre des Avocats.

Je suis pour ma part persuadé, qu'immanquablement, dans les mois qui viennent, la communication électronique se fera d'ailleurs sans clé et sans modem d'un monde parallèle, comme on communique avec sa banque.

C'est tellement évident.

Donc, la position de l'Ordre des Avocats de refuser un système que l'on sait peu pertinent était, sous la direction du bâtonnier Mattei, fondée et, à mon sens, l'est encore, pour qui regarde les blogs informatiques.

Le système actuel en effet ne satisfait personne, sauf peut-être ceux qui n'en mesurent pas les extrêmes limites.

Les autorités politiques de la profession veulent néanmoins maintenir son installation, plus probablement pour ne pas avoir à se déjuger que pour autre chose.

Curieusement, l'Ordre des Avocats au barreau de Marseille, sous l'égide d'un bâtonnier qui avait pourtant assuré qu'il maintiendrait la politique de son prédécesseur, a fait volte-face et a adressé aux avocats un courriel informant qu'il allait commander les modems, semble-t-il pour tous les cabinets. !

Parlons clair :

Si l'Ordre estimait qu'il y avait difficulté à laisser les cabinets d'avocats dans la situation actuelle, née d'ailleurs d'un déficit de communication par écrit; ce qu'il eût fallut faire, pour rester dans la mode subjonctive, semble assez simple :

Il eût fallu adresser aux avocats détenteurs des fameuses clés un courrier indiquant, qu'en l'état actuel, la communication électronique, eu égard à la position prise par le Conseil National des Barreaux, ne pouvait se faire:

- qu'avec la clé seule, dans la bibliothèque de l'Ordre des avocats, utilisant le système collectif institué, conforme aux textes, et admis même par le Conseil National des Barreaux.

- ou alors avec le modem qu'il convenait de commander individuellement

Mais qu'en revanche l'Ordre maintenait sa position, ce que son communiqué paraît curieusement dire, quand il se prétend force de proposition au visa du fameux rapport Hattab.

Et qu'il maintenait bien sûr les initiatives prises par lui.

Après celà, chaque avocat pouvait alors prendre sa décision en toute liberté.

Si c'était ce discours qui avait été tenu, les épaules du costume n'auraient pas trop rétréci, car cela pouvait intellectuellement parfaitement se concevoir.

Mais venir dire aux avocats, semble-t-il, qu'on ne leur laissait pas le choix, et que ceux qui étaient titulaires des clés allaient devoir opter ,dans leurs cabinets, pour le modem est une chose totalement différente, puisque chaque avocat, à ce stade est parfaitement libre d'attendre jusqu'au dernier moment, dans la mesure où les failles du système finiront bien par entraîner son abandon, et que les délais en termes de procédure ont été reportés, comme chacun sait, mais oublie peut-être de le dire.

Parce que là, on est dans une logique différente, il ne s'agit pas de modifier un peu la taille du costume, mais bien de baisser le pantalon, ce qui est inutile en ces temps de froidure, et parfois douloureux, dit-on.

C'est, quelque part, passer dans le 'camp adverse' au milieu du combat, position qui en général n'est jamais justifiable.

Et de plus, à l'évidence, inefficace, car il y a fort à parier que personne n'ira se précipiter pour obéir, le doigt sur la couture du pantalon.

La seule chose qui aura transpiré, c'est un sentiment de précipitation détestable, très imprudent au demeurant.

Et cela se ressentira aux prochaines élections, pour les candidats au poste de bâtonnier désigné, ou candidates, qui se feront interpeller sur leur attitude quant à la fiabilité que l'on peut accorder à leur parole.

Y ont-ils suffisamment réfléchi ?

Parce qu'avocat averti en vaut deux, voyez-vous.

Par jean.devalon le 11/03/11

Je reçois de l'ordre des avocats, via Internet, un communiqué confirmant la volte-face du barreau de Marseille que j'ai déjà relatée.

Je relève que la décision a été prise d'obtenir la délivrance des boîtiers destinés à être installé au sein des cabinets.

Les confrères recevront individuellement les informations leur permettant d'obtenir la délivrance des boîtiers.

Est-ce à dire que le Conseil de l'Ordre envisage de supprimer ce qui existe actuellement, c'est-à-dire la possibilité donnée aux avocats, conformément aux textes signés, de se rendre à la bibliothèque des avocats, avec leurs célèbres clefs, pour accéder à leur communication électronique ?

Pour ma part, je suis convaincu que nonobstant la volonté toute sarkozyste d'imposer ce fameux système, celui-ci est à terme condamné et je continuerai, très simplement, à me rendre servilement à l'Ordre des avocats ne voulant pas altérer la sécurité informatique de mon cabinet.

L'esprit de Benghazi est en moi !

Je ne commanderai donc aucun boîtier, destiné à disparaître comme la clé elle-même, et je ne sache pas que l'Ordre ait qualité juridique à le faire ma place, comme je ne sache pas qu'il puisse supprimer ce qui existe.

Les 400 avocats qui ont commandé les clefs n'ont pas entendu commander des boîtiers Navista !

Rappelons que pendant plusieurs mois les avocats de Marseille se sont connectés au site e- barreau sans aucun boîtier et c'est la raison pour laquelle les clefs ont été commandées par eux.

Si le Conseil de l'Ordre et son bâtonnier veulent imposer des boîtiers qui n'ont pas été commandés par les avocats, ils risquent de se trouver avec un tas de cartons à l'Ordre des Avocats.

C'est une sorte de vente forcée, non ?

Enfin, moi, ce que j'en dis.

Par jean.devalon le 11/03/11

Revenons un instant sur les péripéties, quelque peu pagnolesques, du RPVA marseillais.

Par sur l'aspect technique, tout a été dit.

Il existe une méthodologie mise en place par le CNB qui, techniquement, ne correspond pas à l'état actuel de la science informatique, pour imposer un appareillage de conception ancienne et posant des problèmes de sécurité.

Le rapport de l'expert Hattab l'a dit, en son temps, qui parait comme tout rapport avoir été enterré

Le Barreau de Paris suit une autre voie qui pourrait, paraît-il, dans quelques semaines, présenter une avancée encore plus notoire.

Autrement dit, le Conseil de l'Ordre des avocats au barreau de Marseille a choisi d'opter pour le système du CNB ce qui représente, à terme, une erreur technique, le choix étant intervenu pour des raisons qu'il explicitera.

Aucune communication n'étant à ce jour intervenue.

Mais, en fait, c'est l'occasion de s'interroger sur la gouvernance des Ordres.

À Marseille, le bâtonnier actuellement en fonction, depuis deux mois est le successeur d'un bâtonnier qui avait pris, avec son Conseil de l'Ordre une orientation claire.

L'actuel bâtonnier s'est fait élire en affirmant qu'il continuerait cette politique.

Il suffit de se souvenir, à Marseille, de la revue du barreau du 18 juin pour savoir, à l'applaudimètre, que telle était la volonté des avocats.

Un Conseil de l'Ordre intervient où la donne est brutalement changée, sous l'autorité du bâtonnier, en fonction depuis deux petits mois, avec le vote des nouveaux élus, dont on peut penser, comme dans toute association ou assemblée, qu'ils suivent le chef.

La réelle question posée est celle de la légitimité du comportement.

On peut dire : je suis le Bâtonnier, je fais voter mon Conseil, et vous obéissez.

On peut aussi dire que sur un sujet de cette importance, la forme ne suffit pas qui est celle du silence et de l'absence de communication.

L'Ordre des Avocats disposant des adresses Internet, la transparence et la modernité n'auraient-il pas appelé une consultation, même informelle, des avocats ?

À ce stade, le procédé choisi va simplement générer, certainement des contestations judiciaires, mais surtout un sentiment de non respect de la parole donnée, une perte de légitimité, en fait.

Dans tout système démocratique, la parole appartient au peuple.

Et dans le cas d'espèce, celui-ci n'a pas été consulté.

Or, l'exercice du pouvoir dans les sociétés modernes devient transversal et interactif, c'est inéluctable.

C'est dommage, finalement que des avocats jeunes ne se soient pas posé la question de savoir si leur action était, dans l'esprit des choses, légitime, et ne relevait pas du maintien de pratiques de pouvoir aujourd'hui dépassées, même dans les pays émergents ; et si avant de prendre quelque décision que ce soit ; un courriel adressé à tous les avocats pour poser le problème et les consulter n'était pas l'évidence morale

J'avoue pour ma part avoir le sentiment profond d'avoir été 'trahi' par quelqu'un en qui j'avais confiance.

J'avais.

Cela étant un membre du Conseil de l'Ordre de l'actuelle majorité, ce matin, de me dire que je n'avais qu'à me présenter aux élections.

Je ne sais pas pourquoi, mais les élections et moi, de manière générale nous entendons fort mal.

Ma douce épouse me dit que, pour qui ne me connaît pas, je suis un être glacial, et il y a beaucoup de gens qui ne me connaissent pas. Quant à ceux qui ne connaissent, je ne les vois en général pas, pour penser à autre chose.

Jean de la Lune...

Et aussi, s'agissant des instances ordinales, il existe un principe de cooptation qui consiste, quand même, à préférer les courbes aux arêtes.

Bref, on n'a pas fini d'entendre parler de Marseille.

Tout simplement, parce qu'à un moment ou un autre, l'évidence technique s'imposera.

En revanche il est évident qu'il faudra bien en venir, un jour à la publicité des débats des Conseils de l'Ordre.

Après tout, personne n'a rien à cacher.

Par jean.devalon le 30/12/10

Les avoués, pour le temps qu'il leur reste à vivre avant de devenir avocats, vont connaître les plaisirs de la dématérialisation des procédures.

Mais ils auront, pour leur part, accès à un système simple, moderne, celui que le Conseil National des Barreaux s'est obstiné depuis des mois à refuser aux avocats pour révérer le boîtier vendu par la société Navista comment on révère, finalement, quelque relique.

Je vous invite à lire sur le blog de Jacques Jansolin un billet qui résume la situation.

C'est bien dommage que la structure pyramidale de la gouvernance de la profession entraîne la nécessité de combats pénibles parce que ceux qui gouvernent, devenus classe dirigeante, devenus aussi classe obsolète, perdent le sens de la réalité vécue par ceux qu'ils représentent.

Bien sûr nous aurons dans les mois qui viennent un RPVA correspondant à la nécessité de ce temps, mais il aura fallu l'arracher.

Et nous n'aurons jamais un mot d'excuse de ceux qui se sont trompés et qui se sont obstinés à vouloir imposer à la profession un indigeste schmilblick !

Par jean.devalon le 17/12/10

La France est devenue un pays où, quand il neige, plutôt que de rappeler aux automobilistes qu'il convient d'acheter les équipements nécessaires, on sort les blindés dans la région parisienne.

Le politique, celui qui veut s'occuper de la cité, ne dit pas la vérité : il flatte pour conserver son pouvoir et surtout : que rien ne dérange !

Le citoyen, si son propos est quelque peu pamphlétaire, teintée de cette outrance qui a fait les révolutions, les oeuvres d'art, les inventions ; se voit incité à se taire et au besoin des lois sont édictées pour cela.

On a un peu l'impression que tout brin d'herbe, quand il est un peu plus grand que les autres, dérange et qu'il faut le tailler.

Notre pays n'est plus celui des cathédrales, c'est celui des petits pavillons et l'esprit s'en ressent.

Pour notre profession d'avocat, il en est de même quand les organes représentatifs sont composés de braves gens, non pas les meilleurs mais les plus politiques dont le mode de pensée oublie parfois sa propre faillibilité.

Ainsi, il est concocté une réforme de la gouvernance de la profession pyramidale et dépassée avec une augmentation évidente des coûts, puisque l'on veut créer ds ordres régionaux... et donc d'autres bouches à nourrir.

Là où la République cherche à combattre les mille-feuilles administratifs, la profession d'avocat veut les créer.

Les politiques de ma profession prennent des accords avec les experts-comptables, arrangeant très certainement les grandes structures et, pour les petits, on distribue des autocollants à se coller sur leurs robes pour défendre les libertés ! Alors que la profession, s'agissant des experts-comptables, a nettement fait connaître son désaccord ; bafoué !

Et puis la communication électronique. Chacun aura compris que le lien privilégié existant entre le CNB et la société Navista est déraisonnable, parce que monopolistique, parce que techniquement inadapté pour la plupart et parce que, là encore, la notion de coût a été passée aux oubliettes.

Il serait si simple de dire que si certains avocats souhaitent utiliser le système proposé par la société Navista, cela n'empêche pas pour autant d'autres techniques d'exister et d'être probablement, comme l'avait relevé le rapport Hattab, plus adaptées à la majorité des structures professionnelles.

Le service de la profession est bien sûr de les autoriser. La proactivité est de comprendre qu'il est indispensable de le faire, puisqu'aussi bien même le mur de Berlin est tombé. Quant à la ligne Maginot, elle fut défoncée.

Pourtant, par une attitude finalement autoritariste, mais qui appartient au passé de la pensée, tout est fait pour empêcher la liberté informatique d'entrer dans les cabinets d'avocats.

Jusqu'à censurer des articles écrits sur leur blogs par quelques esprits libres.

Il suffit que la société Navista écrive au conseil national des barreaux pour qu'immédiatement sa demande soit accueillie avec empressement et des avocats censurés.

Ce qui fait la richesse de la pensée de notre profession, c'est que son soubassement est la défense des libertés et, quand l'un des organes représentatifs de la profession préfère privilégier son partenaire commercial plutôt que l'expression libre de ses confrères, il y a quelques soucis à se faire pour l'avenir.

De la même manière que la France n'est plus guère un modèle de liberté et que quand elle donne des leçons au monde, cela commence à faire sourire, la profession d'avocat, si elle ne s'astreint pas à être plus libre que les autres, ne mérite finalement plus de se draper dans la gloire de la robe noire pour être destinée au petit costume gris avec un noeud de cravate bien serré.

Jusqu'à étrangler !

Allo maman bobo

(modifié en pdf, car original sous word...modifiable. Sécurité !)

Par jean.devalon le 22/11/10

Il paraît que le RPVA nouveau est en gestation.

Le bébé à naître doit être bien joli et nous libérer des erreurs de conception précédentes.

Je ne reviens pas sur le feuilleton passé, l'histoire du boîtier, ce monopole aberrant, cette gouvernance aveugle.

Il y a eu, il y a quelques semaines, dans la gazette du palais, une interview de monsieur Pouchelon nous annonçant que nous étions sauvés et que la profession allait pouvoir travailler dans des conditions optimales sans se couvrir de ridicule par incompétence et vanité.

Seulement la gestation paraît bien longue ; éléphantesque même.

(Je crois que la gestation des éléphants est très longue).

Entre-temps nos éminences se préoccupent peu du bas clergé, et des 500 avocats au barreau de Marseille auquel le CNB a gentiment donné une clé USB pour la bloquer ensuite.

Mais, le peuple, ça sert à être élu.

Et puis le CNB a d'autres soucis, il veut maintenant créer des ordres régionaux pour générer encore des frais, et donc des hausses de cotisations, la où la visioconférence pourrait offrir d'autres solutions.

Mais nous nous égarons là en dehors des liens sacrés du RPVA

Donc la gestation est longue.

Aussi, et il était d'ailleurs temps, le barreau de Marseille vient donc de se désinscrire de la communication électronique.

Pourquoi ?

Parce que chacun annonce que le problème est réglé, fait de grands sourires, de grands compliments mais que les choses tardent à bouger.

Mais nous avons toute confiance, cela va sans dire !

Là, au moins, ça va peut-être accélérer la naissance.

Malgré le rpvatus interruptus, en quelque sorte.

Télécharger la circulaire