Par jean.devalon le 21/07/14
                                          
M. X... a interjeté appel du jugement rendu par le juge aux affaires familiales d'un tribunal de grande instance dans le litige l'opposant à Mme Y... ; qu'il a déféré à la cour d'appel l'ordonnance du conseiller de la mise en état qui a prononcé la caducité de la déclaration d'appel ;
Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt de confirmer l'ordonnance, alors, selon le moyen :
… qu'à peine de caducité de la déclaration d'appel, la signification de l'acte d'appel à l'intimé doit être effectuée par M. X..., dans le délai d'un mois suivant l'avis adressé par le greffe ; qu'en l'espèce, la cour, qui a décidé que la preuve de la date d'envoi de l'avis par le greffe le 21 mai 2012 était rapportée par un message RPVA du même jour à 16 h 51 qui se bornait pourtant à énoncer que : « Avis appelant signif intimé », ce message étant peu compréhensible et ne mentionnant, en tout état de cause, aucune date de fin du délai d'un mois, a violé l'article 902 du code de procédure civile ;
Mais attendu qu'ayant relevé que le greffe avait avisé par lettre du 21 mai 2012 l'avocat de l'appelant du défaut de constitution de l'intimée afin qu'il lui signifie la déclaration d'appel et lui avait, en outre, adressé le même jour, via le Réseau Privé Virtuel des Avocats, un message électronique reçu à 16 h 51 mentionnant "avis appelant signif intimé" qui était dépourvu de toute ambiguïté pour un professionnel du droit et souverainement retenu qu'il était établi que l'appelant avait bien reçu l'avis, c'est sans encourir les griefs du moyen et par une exacte application des dispositions de l'article 902 du code de procédure civile que la cour d'appel a décidé que la déclaration d'appel qui n'avait pas été signifiée à l'intimé dans le délai d'un mois suivant l'avis du greffe était caduque ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
Hélas pour Monsieur X, la cour de cassation dans un arrêt du 26 juin 2014 estime que :
"Le greffe avait avisé par lettre du 21 mai 2012 l'avocat de l'appelant du défaut de constitution de l'intimée afin qu'il lui signifie la déclaration d'appel et lui avait, en outre, adressé le même jour, via le Réseau Privé Virtuel des Avocats, un message électronique reçu à 16 h 51 mentionnant "avis appelant signif intimé" qui était dépourvu de toute ambiguïté pour un professionnel du droit et souverainement retenu qu'il était établi que l'appelant avait bien reçu l'avis, c'est sans encourir les griefs du moyen et par une exacte application des dispositions de l'article 902 du code de procédure civile que la cour d'appel a décidé que la déclaration d'appel qui n'avait pas été signifiée à l'intimé dans le délai d'un mois suivant l'avis du greffe était caduque ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé."
Bientôt, je vous le dis le professionnel du droit devra  connaître également le code informatique !
Je précise que le réseau privé virtuel des avocats, c’est pas un réseau rose, c’est franchement pas sexy, un peu  tendance maso, peut-être
Par jean.devalon le 08/03/14

Les femmes nous disent qu'elles font trois journées en une pour assumer travail, enfants et homme, quoiqu'elles classent parfois l'homme dans la catégorie des enfants.

Je ne sais pas si cela est vrai et quand bien même le saurais-je, jamais je ne le reconnaitrais ; jamais.

A nos clients en garde à vue, nous conseillons parfois de se taire ; nous n'avons pas accès au dossier et le silence parfois est plus prudent.

C'est vous dire que devant le dossier féminin, le risque est, oh combien plus grand encore.

Le point commun alors, entre la femme et la communication électronique des avocats est bien, en ce cas, celui-ci : ca ne s'arrête jamais.

Supposons en mise en état électronique, hors présence physique des enrobés que nous sommes, avec risque de clôture.

Et des conclusions et pièces à communiquer, reçus de l'avocat correspondant par courriel, un vendredi après midi quand nous sommes ailleurs ; physiquement s'entend.

Demander un report ; oui, mais les juges ne nous écoutent guère.

Façon de parler, ils nous écoutent trop!

Mais ils ont la clôture tranchante comme la hache du bourreau

Alors, pas le choix, il faut le week-end partir au cabinet scanner et transmettre les conclusions aux adversaires et au greffe par e-barreau.

Partir au cabinet, parce qu'avocat de province là ou l'avocat parisien pourra le faire de chez lui, mais peu importe.

La communication électronique abolit le temps, le travail devient permanent, déstructuré, déstructurant.

Mais à la communication électronique, nulle fleur à offrir, nulle délicatesse à en attendre.

Nulle engueulade non plus, c'est vrai.

Le progrès technique fait de l'homme un esclave moderne.

Soyons franc : la femme aussi !

Par jean.devalon le 05/03/14

Revenons un instant sur la communication électronique des avocats avec les tribunaux.

Les avocats parisiens se connectent à l'aide d'une seule clé USB et les avocats de province doivent transiter par un boîtier fixe faisant l'objet d'une location mensuelle pour un coût, pour deux utilisateurs, d'environ 1000 euros par an.

Ce n'est point le coût qui pose difficulté que le fait que ce système n'a pas fait la preuve de son efficience.

Je remets ici en ligne la synthèse du rapport d'expertise qui était intervenu dans un dialogue fructueux entre le président de la Conférence des bâtonniers et le président du Conseil national des barreaux.

Le barreau de Marseille avait en effet initié une solution différente : la mutualisation des boîtiers ; quelque boîtiers centralisés permettaient de connecter tous les avocats du barreau de Marseille de manière mobile pour un coût minime.

La synthèse de ce rapport montre que cette solution était tout à fait correcte et une extension aurait pu être envisagée par le Conseil national s'il avait souhaité conserver ses liens avec la société Navista qu'il avait choisie, sans appel d'offres, rappelons-le.

La solution parisienne est techniquement bonne aussi.

C'est la raison pour laquelle les élus que vous rencontrerez vous diront, en général, sauf peut-être les plus jeunes, qu'il faudra bien sortir de ce boîtier, que c'est difficile, et patin couffin trognon.

Et rien ne se fera.

Pour ma part il me gênerait pas de payer la même somme pour disposer, simplement d'un mode de fonctionnement similaire aux avocats de Paris dans la mesure où, déjà que l'OM perd devant le PDG, il y en a assez d'avoir le sentiment d'être à la traîne, perdu dans un océan de ringartitude contente d'elle-même.

Si je rabâche ce vieux truc, c'est qu'on a le sentiment que le même processus est en train de se répéter.

Déjà quand des décisions sont prises, elles le sont sans consultation préalable et, après, celui qui émet des critiques se voit adresser des reproches, coupable de lèse-Conseil , alors que finalement cela pourrait être évité si le Conseil national consultait démocratiquement le peuple souverain des avocats avant de décider des trucs étranges

Ensuite, elles sont prises souvent, mais c'est une impression subjective, par des élus qui sont, ou plutôt ont été présidents de tel syndicat, ou ayant eu des postes importants dans les syndicats de la profession, ce qui induit peut-être, de manière subliminale, que les élus de la même obédience ont du mal à exercer leur devoir de critique suffisamment.

Aujourd'hui il est donc question de supprimer la blogosphère des avocats, même si devant le tollé, une réflexion, tardive, paraît être engagée.

Là encore, c'est une décision qui est annoncée, sans consultation des utilisateurs à qui on annonce leur exécution programmée.

Pour moi qui le suis, il ne me gênerait pas du tout d'avoir à payer un service utile de telle manière qu'il soit le plus efficient possible.

Mais, non.

C'est ainsi un utilisateur qui est bien fondé à observer que Vox-avocats présente les mêmes tares conceptuelles que le fameux boîtier...

Dépassé avant que d'être.

Là encore : qui a décidé ?

Après quelles consultations d'avocats férus de nouvelles technologies et des réseaux sociaux ?

Quelle analyse des besoins, non politiques du Conseil, mais des Avocats eux-mêmes ?

Quelqu'un répond, ou dégun comme on dit chez nous ?

Les avocats de province paient cher, finalement, le fait d'appartenir à une profession à trois têtes et il devient urgent, me semble-t-il , de s'orienter vers un Ordre national pour que tous les moyens financiers soient réunis, mais aussi les compétences.

En attendant, qu'en est-il des évolutions promises sur le boîtier Navista ?

Pour le reste, Vox patatras.

Synthèse Rapport Hattab

Par jean.devalon le 25/02/14

Le président du Conseil national des barreaux, Monsieur Burguburu, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu que les 60.000 avocats paient pour 200 bloggeurs.

La blogosphère des avocats créée par l'institution qu'il préside avec clairvoyance et une efficacité d'expert-comptable (subtile ironie) revient 60.000 euros par an.

Rappelons que les Avocats n'ont rien demandé, que c'est le CNB qui a créé son machin et, ensuite seulement, les a sollicités, pour qu'ils créent des blogs sur sa plate-forme.

Donc, un certain nombre d'avocats, dont moi-même ont créé depuis maintenant sept ans des blogs qui fonctionnent.

Ils ont été, en quelque sorte, licenciés par un simple courriel avec un préavis d'un mois indiquant que la blogosphère était supprimée mais que le Conseil national des barreaux, qui n'avait évidemment aucune obligation (ben voyons !), allait se préoccuper de récupérer les données et de les restituer à chaque avocat.

C'est bien le moins, mais c'est insuffisant : si le Conseil national arrête le service qu'il a initié, il faudrait bien sûr veiller à ce que les référencements sur Internet des avocats ne soient pas perdus et que l'adresse de leur blog puisse perdurer et que la propriété de l'URL leur soit alors transférée.

Le Conseil national des barreaux est responsable de ce qu'il a fait envers ceux qui se sont engagés et ne peut se contenter de dire : on ferme dans un mois, comme un patron voyou.

C'est juridiquement douteux et déontologiquement singulièrement répréhensible !

Posons maintenant les questions qui fâchent :

Quelles ont été les études d'impact en 2007 à la création de la blogosphère ?

Quelle mise en concurrence ?

Pareil probablement que pour le RPVA dont les avocats paient chaque mois les conséquences !

Rappelons en effet que la communication électronique des avocats est archaïque, a été lancée sans appel d'offres et qu'un rapport d'expertise, jeté aux oubliettes, le démontrait.

Et si on demandait à l'expert Hattab de regarder un peu la blogosphère, qui a déjà dit ce qu'il pensait du RPVA version CNB ?

D'ailleurs, sur le RPVA, je relève que toujours il est dit que l'on va renégocier le contrat Navista, étudier la concurrence : le Conseil national des barreaux parle toujours au futur, il a un côté hollandais.

Au jour d'aujourd'hui, s'agissant de la blogosphère, s'il est clair que s'il faut alléger le système et le moderniser ; il appartient au CNB de veiller à assumer ses responsabilités.

S'il a mal conçu le projet, ou s'est fait rouler, il est normal que soit respecté le travail de ceux qui lui ont fait confiance et sa pérennité

Et la moindre des choses est d'y veiller en assumant ses responsabilités.

Il appartiendrait au CNB, à tout le moins, de trouver une solution de transfert pour les 200 bloggeurs qu'il a pour l'heure trompés.

Et il faut que ceux-ci soient rendus propriétaires de l'adresse URL de leur blog.

Car pour l'instant, pardon Monsieur le Président, c'est le bordel !

En fait, peut-être que le Conseil national casse son jouet car il en a créé un nouveau, intranet auto-centré : Vox- avocats.

Posons les mêmes questions :

-quelles études d'impact ?

-quelle mise en concurrence ?

-combien ça coûte ?

Parce que, pour tout dire, on a l'impression que le même schéma se reproduit : tous les avocats sont invités à s'inscrire, gratuitement, et à utiliser quelque chose qui a la modernité du bureau du pape François ; que Sa Sainteté me pardonne.

Je suppose que dans quelques années, Monsieur Burguburu ou son successeur dira qu'il n'y a pas lieu que les 60 000, (ou 200 000 vu l'efficacité dont il fait preuve devant l'accroissement exponentiel et dangereux du nombre d'avocats), aient à payer pour 200 utilisateurs.

Entre nous, c'est idiot de proposer des trucs gratuits : autant négocier des tarifs préférentiels pour créer quelque chose de sain et de pérenne.

Voyez-vous, Monsieur le président, je n'ai pas pour ma part à payer par les cotisations qui font vivre l'Institution pour l'incurie de celle-ci dont parfois l'arrogance versatile semble expliquer l'insuccès qui est le sien à défendre notre profession tant la légèreté comportementale n'est pas celle des professions autres qui nous taillent des croupières avec la plus grande des facilités.

Moins d'arrogance, plus de respect des hommes ; plus de prise en compte des besoins réels de la profession qui, rappelons-le reste une profession de TPE !

Et sur ce, je m'en vais m'occuper de mon cabinet.

Par jean.devalon le 05/06/13

Hier, je me suis constitué en appel.

Enfin, je crois, car la Cour, boudeuse me snobe et ne répond pas à mon tendre message.

Aujourd'hui, il faudrait que je me constitue encore.

Mais Monsieur RPVA me dit qu'il y a depuis le 4 juin des retards à cause de l'orange qui l'héberge mais que toutes ses équipes (on est impressionné) vont la peler, l'orange.

Bon; mais je fais quoi, moi ?

Du tricot ?

Par jean.devalon le 22/05/13

Je crois, aujourd'hui, que je me sens un peu parisien, ce qui, pour un avocat marseillais, se rapproche du trouble du comportement.

Ainsi, le barreau de Paris suspend sa participation au Conseil national des barreaux estimant, au-delà des éventuelles et inévitables arrière-pensées, que la réforme de la profession appartient à chaque avocat.

Si un brave épicier de quartier s'associait avec Michel Édouard Leclerc, chacun se dirait qu'il y a là mariage de la carpe et du lapin, ou plus exactement du thon goûteux avec le requin gourmand.

Je me demande si le fait d'avoir uni, en son temps, les avocats avec les conseils juridiques était finalement une bonne idée dans la mesure où il existe une différence de puissance économique, mais peut-être aussi de nature entre les grandes firmes de la profession et le professionnel libéral désormais unis sous le même vocable d'avocat.

Le pouvoir revenant toujours au puissant, la gouvernance de la profession, au niveau national paraît éloigné des préoccupations de l'avocat de terrain.

C'est probablement inévitable dans la mesure, au surplus, où il est constant que l'électeur, une fois élu, se transforme en défenseur acharné de l'institution à laquelle, enfin, il vient d'accéder.

Il mute, le bougre, en un hypocrite institutionnel.

Faut-il ou pas, pour la profession, un ordre national ? Je ne sais, finalement.

Je sais, en revanche, que le nombre des avocats a augmenté de 40 % depuis 10 ans y compris dans ma bonne ville de Marseille et que je n'ai jamais compris les discours enflés d'importance estimant que c'était une chance pour la profession là où, mathématiquement, dans une ville pauvre comme la mienne, une croissance aussi rapide ne pouvait entrainer que des difficultés économiques pour tous.

Mais, c'est la manifestation de la différence existant entre les électeurs et les élus, les élus perdant le sens de la réalité économique.

Il est évident que les Conseils de l'ordre ont quelque chose de désuet et, à tout le moins, leurs délibérations devraient être publiques désormais.

Il est évident qu'il ne faut pas rajouter des strates au mille-feuilles et que le collège électoral du Conseil national des barreaux ne peut que prêter à cela, puisqu'il existe un collège des élus dont la tâche principale sera de veiller à leur propre progression électorale et, si une nouvelle structure se crée, c'est une chance pour ce but ultime.

Toute réforme devrait alléger les structures et promouvoir la démocratie directe.

A priori, les avocats sont des juristes parfaitement capables d'appréhender les besoins de leur profession ainsi que la traduction de ses besoins en termes institutionnels ; tout autant bien sûr que la parole leur soit donnée.

Il est évident que le mode électoral, sénatorial, du Conseil national des barreaux doit être supprimé pour en venir au principe démocratique simple : un homme, une voix (et une femme aussi, je suis moderne, Moa).

Il me semble également clair qu'il est absurde que coexistent le Conseil national des barreaux et l'antique Conférence des bâtonniers dont on pourrait imaginer qu'elle mette volontairement fin à ses jours. (Vol angoissé des élus d'icelle)

Ce dont la profession a besoin c'est d'un organisme représentatif qui le soit vraiment et, c'est vrai, que le Conseil national des barreaux ne l'est pas.

Ce dont la profession a besoin, c'est de démocratie directe et d'élus comprenant la réalité du terrain.

Alors je ne sais si le bâtonnier de Paris à raison de donner un coup de pied dans la fourmilière.

Mais il apparait, en effet, que notre profession a besoin d'une réforme de sa gouvernance, tout autant qu'elle ne soit pas conçue par de puissants cabinets d'affaires mettant en musique une prise de pouvoir permettant, dès lors, d'organiser la profession à leur convenance pour fabriquer une piétaille à leur service.

J'aime bien, individuellement, le caractère tonitruant du président du Conseil national des barreaux, mais j'observe que, s'agissant de la catastrophe du RPVA, rien n'a bougé et qu'au contraire on peut imaginer une inconsciente volonté hollandaise de laisser les choses en l'état.

Il faut, certainement, plus de démocratie directe dans cette profession.

Car il apparaît : « qu'un sujet aussi fondamental que celui de la réforme de la gouvernance exige une réflexion sans a priori, ouverte sur la société, et dont les orientations devront être soumises à un référendum à l'échelle de notre profession. C'est aux 55 000 avocats et à eux seuls qu'il revient désormais de s'exprimer sur l'évolution nécessaire et urgente de la gouvernance de notre profession. »

Je me sens parisien, ça me gêne, ça me gêne.

Source :Affiches parisiennes

Par jean.devalon le 19/12/12

Les oiseaux dans le ciel volent libres, sans que personne ne leur dicte leur chemin ou leur vitesse.

Chacun comprend bien que les lois des hommes permettent certes la vie en société, mais altèrent la liberté.

Notre société étouffe sous le poids des lois, décrets et normes qui rendent le pays difficile à vivre car il existe une distinction entre ceux qui produisent et ceux qui administrent, distinction qui, au fil des années, a pénétré les psychologies.

Et, parce que notre pays est devenu administré à l'excès, une forme d'injustice détestable y règne désormais qui va se nicher jusque dans les détails.

Ainsi, la communication électronique avec les juridictions est-elle mise en place dans les procédures.

Cela signifie que les actes de procédure sont échangés, par voie électronique, avec les avocats et également communiqués à la juridiction.

C'est, à l'évidence, un progrès qui nécessite un investissement en matériel et en temps.

Mais c'est oublier que nous vivons sous la dictature de l'administration.

Ainsi, ici, au tribunal ou à la cour, une convention a-t-elle été signée, sur la force obligatoire de laquelle je m'interroge, qui crée une nouvelle distorsion entre le privé et le public.

Car, voyez-vous il convient certes d'envoyer les actes de procédure par voie électronique aux juridictions mais celles-ci ne peuvent pas imprimer.

Ne peuvent, ou ne veulent.

Donc la convention prévoit que les avocats enverront bien leurs actes par voie électronique aux juridictions mais devront également les envoyer... sur support papier, en ayant pris soin d'imprimer les accusés de réception des envois électroniques aux avocats.

A quoi sert-il de faire une communication électronique s'il faut la doubler d'une communication papier ?

On double le travail pour les avocats.

Bien entendu, les conventions signées, sous l'égide spirituelle de Monsieur Magendie sont punitives à l'égard des auxiliaires de justice en prévoyant des délais sous peine de sanctions procédurales.

Les délais de procédure sont les radars automatiques du ministère de la justice

Il y a dans la conception des choses, qu'on le veuille ou non, une nouvelle inégalité de traitement ceux qui travaillent dans le privé et ceux qui administrent.

Et ce n'est pas correct, quoique puisse en penser un membre du conseil de l'ordre avec qui j'en parlais et qui évacuait la difficulté, d'une geste de la main, mollement condescendant, Mais le pouvoir ne conduit-il pas insidieusement à toutes les paponnades ; à l'oubli du juste ?

Bref, il n'y a plus de papier au tribunal, car on imagine derrière cela une sordide question d'économie de ramettes de papier.

Il parait d'ailleurs qu'une convention va être signée aux termes de laquelle, les avocats devront emporter aussi du papier toilette, si jamais, ils avaient besoin de ...

Pardon ? Ah, oui : l'eau aussi.

Par jean.devalon le 09/11/12

Bernard Kuchukian, avocat au barreau de Marseille, est poursuivi devant le Conseil de discipline de la profession.

Il n'est pas poursuivi pour ne payer aucunement ses cotisations professionnelles et continuez à mener grand train, entre gourmette et lunettes d'or.

Il n'est pas poursuivi pour avoir piqué dans la caisse, ou autre avanie.

Il est poursuivi pour sa manière de s'exprimer, dans le cadre de sa profession d'avocat, à l'égard des tribunaux de commerce ou des élus de la profession.

Et comme, au-delà des travers qui lui sont reprochés, Bernard Kuchukian interpelle parfois à juste titre les institutions, il peut venir à l'esprit que le poursuivre sur la forme revient à vouloir l'empêcher de s'exprimer sur le fond.

Que l'on me pardonne d'avoir toujours plus de tendresse envers ceux qui ont la révolte en eux qu'envers ceux qui se coulent, trop facilement, dans les habits de l'ordre établi.

C'est pour cela que vous trouverez au pied de cet article le texte du jour, distribué dans les cases des avocats, dont nous gratifie, aujourd'hui, Bernard Kuchukian

Moi, Bernard Kuchukian

Par jean.devalon le 05/11/12

Mon amie Sylvie Beffara-Lore, du barreau de Tulle, m'a adressé, par internet, un article du journal la Montagne dans lequel il était relaté qu'avait été retrouvé le mausolée du comte de Valon, personnage haut en couleur, dont la légende dit qu'il se serait suicidé, en se noyant dans l'étang de son château, en 1851, par dépit amoureux.

Je m'inscris en faux contre cette abomination : Alexis de Valon, littérateur, ne s'est pas suicidé, mais est tombé accidentellement en faisant une promenade en barque dans l'étang de son château.

En plus, c'était le fils du maire de Tulle et cela aurait donc porté malheur pour la suite.

En tout cas, cela m'a renvoyé aux temps chevaleresques où il ne fallait pas travailler pour gagner sa vie, mais simplement exercer un droit de cuissage qui n'a jamais été qu'une légende.

Sauf dit la légende, certains bâtonniers ; mais c'est légende.

Alors, si la noblesse d'épée a quelque peu disparu, j'ai été heureux de recevoir, du Conseil National des Barreaux, ce courrier par lequel il m'était indiqué qu'il me fallait aller retirer ma clé e-barreau auprès de l'Ordre des avocats, où j'aurai un entretien individualisé avec le Bâtonnier.

J'ai reconnu là l'esprit des chevaliers, cette cérémonie d'adoubement où il me serait donné la clé comme autrefois l'épée.

La clé USB, comme excalibur

(Rocco Siffredi rigole)

Et puis, le boîtier Navista comme armure.

Quoi, Azincourt où la chevalerie française a perdu par son manque de mobilité face aux archers britanniques ?

Je suis donc allé à l'Ordre où, sous l'effet probable de l'émotion, je ne suis pas arrivé à entrer parce qu'il fallait tirer la porte, non pas la pousser ; mais une écuyère est venue à mon aide.

On m'a donné la clé magique sur un coin de table en me faisant signer un papier comme quoi je reconnaissais l'avoir reçu du secrétariat.

De cérémonies d'adoubement, point, alors qu'il m'était remis l'arme suprême des avocats de France.

J'étais pourtant prêt à mettre genou en terre et à incliner le cou, pour la collée.

Mais le courrier du Conseil national parlait bien d'entretien individuel avec le bâtonnier pour marquer l'importance de la chose, en un rituel significatif.

Alors, je me demande si le bâtonnier de Marseille ne devrait pas se convoquer lui-même devant le conseil de discipline pour n'avoir pas mis en place la nécessaire cérémonie d'adoubement en violation des injonctions du Conseil.

D'ailleurs, du coup, ma clé, je la trouve toute rikiki.

Par jean.devalon le 31/10/12

Bernard Kuchukian est avocat au barreau de Marseille.

Il est poursuivi disciplinairement, nous dit-il :

Il aura donc fallu attendre la fin prochaine du mandat du bâtonnier en exercice du barreau de MARSEILLE, lequel, avant de partir dans deux mois, me poursuit en conseil régional de discipline le 17 novembre à AIX EN PROVENCE, audience publique à 9 H, parce que je lui ai mal parlé et mal écrit et idem, aux membres du conseil de l'ordre.

Je marque ici ma solidarité avec lui.

Il me pardonnera et sinon, pour utiliser une de ses expressions, je m'en fous, de ne pas partager ses opinions politiques (le Napoléon Bonaparte gîte à l'extrême droite) son style quelque peu célinien dans son outrance, une certaine immodestie et une tendance, dans les réunions, à monopoliser la parole en une chronique de son action procédurale contre l'Ordre des Avocats.

Et, peut-être, une lecture parfois au premier degré des autres.

Il m'a qualifié moi-même de misérable flatteur !

Moi ! Un être aussi parfait !

Mais,

Mais notre profession accueille à tout-va les échoués de la politique, les retraités de tous poils et, tout à la recherche d'une puissance sociétale, oublie peut-être que c'est la démesure de certains de ses membres qui ont font la richesse.

Je reconnais ici à Bernard Kuchukian son extrême intelligence, compensée par une extrême maladresse comportementale qui le conduit notamment à se glorifier d'avoir fait condamner le barreau de Marseille à 50 000 euros par les gens de la commission de la concurrence.

En tout cas c'est un excellent juriste et le fond de ses analyses est en général exact ; la grande chance de ses adversaires étant que l'excès de sa forme minimise l'écoute qu'il pourrait avoir.

Comme disait Nougaro, à propos de Toulouse (où une vieille dame de 84 ans vient de devenir avocate et je ne vois pour ma part pas là qu'il y ait lieu de se réjouir) ; comme disait donc Nougaro sur cette ville : on se traite de con à peine qu'on se traite.

Et qu'il me soit permis de dire que ce mot (qu'a joliment chanté Brassens), il serait opportun de se le dire les yeux dans les yeux, plutôt que traduire devant le conseil de discipline quelqu'un qui utilisera cela comme caisse de résonance.

A Toulouse, on aime la castagne... et pourquoi pas un combat viril ?

On ferait payer les places pour financer l'aide juridictionnelle

J'apporte ici mon soutien à Bernard Kuchukian,

Non sur tout ce qu'il peut dire, et surtout pas sur la manière dont il peut le dire, mais parce que traduire un avocat de cet acabit devant le conseil de discipline pour des propos excessifs aurait dû, me semble-t-il se traduire par une bordée d'injures les yeux dans les yeux, plutôt que par une démarche administrative.

Si vous trouvez Bernard Kuchukian détestable dans son comportement, dites le lui virilement, mais ne demandez pas à la maîtresse d'école de lui donner une punition.

Et si la teneur de mes propos ne lui plaît pas, je l'em...