Par jean.devalon le 08/06/10

C'est donc demain que revient devant le juge des référés la modeste demande présentée, visant à obtenir la communication du désormais célèbre rapport de monsieur Hattab, (déposé, il le confirmera, le 12 mai) et visant, aussi, à faire juger que les avocats de Marseille doivent être traités aussi bien que les gens du voyage et tendant, en conséquence, à faire rétablir une connexion informatique coupée de manière brutale sans titre de justice, comme on coupe l'eau et l'électricité.

C'est donc demain.

Le curieux, c'est qu'à ce jour, personne ne s'est constitué dans le cadre de la procédure engagée directement par l'Ordre des avocats au barreau de Marseille.

Ni la Conférence des bâtonniers (Monsieur Pouchelon a bien dit que le rapport serait communiqué cette semaine ?)

Ni la société Navista.

Ni le CNB.

Revenons à des généralités.

Saisir le juge, c'est lui demander de trancher un litige.

Souvent dans les procès, il y a la tentation de la fuite.

Gagner du temps, surtout gagner du temps par toutes sortes de moyens.

Quand la cause est mauvaise.

La, on pourrait envisager l'hypothèse que devant la colère qui monte, comme tout gouvernement qui ne se respecte pas, certains aient la tentation de vouloir arriver à l'été.

Tout le monde est en vacances, après.

On pourrait envisager cette hypothèse.

Mais, outre le fait qu'il y a toujours des solutions à toutes choses, quelle opinion le peuple des avocats se ferait-il de ses représentants ?

Il y a bientôt des assemblées, je crois.

Moi, ce que j'en dis...

Par jean.devalon le 07/06/10

Le Barreau de Metz a donné mandat à son Bâtonnier d'intervenir dans la procédure

engagée pour obtenir notamment la communication du rapport de monsieur Hattab!

Bravo!

A propos de mandat:

"Le 8 mai 2010, l'Assemblée Générale du CNB a voté qu'elle s'oppose « à tous projets tendant à faire de l'activité de conseil et d'assistance des experts-comptables leur activité principale dans les domaines relevant du droit ».

Mais voilà que, prenant sans mandat une position opposée, le président du CNB a signé un communiqué avec le président de l'Ordre des experts-comptables, du 26 mai 2010, qui torpille l'action unanime des avocats ! La suite ? Le rapport n° 507 du 27 mai de la Commission Economique du Sénat propose le texte de l'article 13 quater au vu de « la double approbation du Conseil National des Barreaux et du Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables ».

C'est grave, docteur?

Par jean.devalon le 06/06/10

Première communion.

Une petite fille dans ce parcours étrange vers le Sublime.

Je n'avais pas le certificat de baptême.

Hélas !

L'organiste avait oublié d'être là.

Egalité !

Le curé était bon, je veux dire en cela Amour.

Respect, comme il disent !

J'ai commis une sorte de péché.

Dans cette église de Saint Joseph qui ressemble à la Madeleine,

La chaire, par évidence était vide.

Logique.

Et je me suis dit, horreur, qui monterait là dedans chanter la ritournelle ?

A cet instant étrange, une question déplacée :

Au nom du CNB, quel bâtonnier Ritournelle ?

Obsession pécheresse, vite oubliée.

Pour en revenir à la spiritualité.

A la vie, donc.

Celle qu'ils ne comprennent pas et qui fait que ce sont des enfants qui s'agitent bruyamment, mais vainement.

Les pôvres !

Ils sont déjà morts et ne le savent.

Par jean.devalon le 05/06/10

Je me demande si, lors de la prochaine assemblée du CNB, les élus, rejetons de tous les syndicats, demanderont des comptes au bureau.

Un accord signé par Prince Thierry, sans mandat, donnant aux experts comptables les familles.

Berk, les familles, ça n'a pas de sous, c'est méprisables, délaissons les !

Prince Thierry privilégie le sérieux, les friqués, les entreprises, les grands cabinets anglo-saxons, le pouvoir

Ca vous botte, messieurs les élus, ou vous êtes à la botte ?

Et sur le RPVA, c'est pareil ;

On ment sans vergogne, on cache le rapport Hattab

Et si l'on est d'accord pour priver les petits cabinets des familles, on les remplace par le boîtier Navista, un truc de fou, genre minitel, mais qui permet de prélever chaque mois la dîme sur les cloportes de province.

C'est politique, vous comprenez, disent-ils !

Ca veut dire, ne pas reconnaître ses insuffisances et chercher à gagner du temps devant l'inexorable.

Prince Thierry sera englué dans la marée noire des cloportes en rébellion !

Mais peut-être est-il président virtuel comme avocat virtuel.

Avocat virtuel pour priver ses confrères marseillais de liaison à e-barreau pour privilégier la société Navista.

Vous trouverez au pied de cet article les conclusions d'intervention affinées en l'état des appels en cause délivrés par l'Ordre de Marseille dans la procédure en référé qui revient ce 9 juin.

Aidez-nous à obliger le CNB à dire la vérité et à nous, à vous, respecter !

Les conclusions, vous pourrez les adresser à l'adresse e-mail que vous trouverez sur le tableau interactif au pied de cet article selon votre cas,(cliquez ici)

Les avocats ont une petite faiblesse, ils réfléchissent et argumentent un peu trop.

Là, il faut cogner !

Cogner pour ne pas crever, c'est tout simple !

Par jean.devalon le 04/06/10

Je ne critiquerai jamais ma ville, c'est entendu.

Mais, je suis sorti de l'audience des référés un peu avant 12 heures

Il y a quand même un problème : un dépôt, c'est un dépôt, pas un dossier plaidé !

Les dépôts passent avant les plaidoiries.

Donc tout le monde met ses dossiers en dépôt et c'est la panique.

Mais cela laisse le temps de faire la causette, de papoter, de dire du mal.

Ce matin mon petit doigt m'a dit que monsieur Hattab avait confirmé avoir déposé son rapport à la date annoncée.

Je ne comprends pas pourquoi il est affirmé autre chose par nos instances, car cela voudrait dire qu'elles mentent aux avocats.

Ce matin, se confirme un flot d'interventions volontaire.

Un confrère de se demander s'il avait intérêt à agir, car un « ancien » lui aurait expliqué qu'il ne pouvait intervenir que pour soutenir ma demande.

Erreur, jeune homme, reportez-vous à l'article 329 du code de procédure civile rappelant que l'intervention est principale lorsqu'elle élève une prétention au profit de celui qui l'a fait.

Et intervenez donc tous à titre principal.

Les choses s'organisent dans la vivacité marseillaise,

Vous trouverez en pied de cet article un tableau donnant les adresses auxquelles peuvent être adressé les conclusions d'intervention.

Il y a, je le sais, une dizaine d'avocats qui s'en occupent.

Belle initiative d'avocats qui démontrent ainsi leur soutien à leur Bâtonnier, Dominique, imperator !

Cliquer sur les adresses.

Par jean.devalon le 03/06/10

Le Conseil National des Barreaux pose manifestement problème.

Certes pas l'idée justifiée d'une représentation nationale efficace de la profession, mais probablement son mode électoral donnant la part belle aux bâtonniers, probablement aussi la coexistence avec d'autres institutions représentatives.

Faut-il penser à un Ordre National, je ne sais pas.

Il faut en tout cas que l'institution fonctionne sur une base démocratique, ce qui n'est pas le cas.

On le voit avec un accord signé par le président du CNB avec les experts-comptables sans prendre le soin même d'obtenir l'agrément de l'assemblée de son Conseil. Il accepte ce que la profession refuse, sans légitimité pour le faire.

On le voit, c'est mon dada je sais, avec le RPVA.

Que le CNB contracte avec une petite société privée, dans des conditions surprenantes, pourquoi pas, mais que pour ce faire le CNB créé une association de trois personnes à laquelle les avocats ne peuvent avoir accès est des plus choquants.

Que le CNB veuille imposer, comme l'a écrit le président Pouchelon, un monopole au bénéfice de son prestataire peut sembler une distorsion de la concurrence !

Que le CNB laisse ce prestataire priver, sans droits, tous les avocats du barreau de Marseille d'un lien informatique avec leur juridiction heurte le bon sens.

Un Président normalement constitué aurait depuis longtemps mis de l'ordre, ou bien démissionné.

Et voilà maintenant que le CNB nous ridiculise.

Il a parfaitement raison, c'est l'évidence, d'avoir créé la blogosphère où je m'exprime moi-même.

Mais dans le concept de celle-ci, quelle consultation avec les avocats concernés ?

Quelle drôle d'idée aussi d'avoir créé un avocat virtuel, comme s'il craignait les avocats de chair et de sang qui sont pourtant ses électeurs.

Vous cliquez et un ordinateur vous répond.

Des conneries ! (Doux Jésus, il a dit un gros mot)

Et bien cela donne un article dans le Canard enchaîné : « avocats gagas »

Vous pourrez le télécharger au pied de ce billet.

Messieurs les avocats, mes confrères, voulez-vous un instant oublier les ambitions, les élections, la possibilité d'être élu ici ou là.

Voulez-vous vous asseoir, prendre une tasse de café et réfléchir à ce qui est écrit ci-dessus et au comportements autistes de ceux, qui en notre nom, fréquentent les ministères, voire prennent des décisions.

Et vous demandez si la révolte du barreau de Marseille n'est pas l'occasion de faire triompher le bon sens.

Ordo ab chao !

Télécharger l'article

Par jean.devalon le 02/06/10

Je suis un doux rêveur, c'est comme ça.

Pas vraiment intellectuel, ils sont trop secs, les intellos.

Pas vraiment dans le monde, je range trop dans le réfrigérateur des choses qui n'ont rien à y faire.

J'avoue, je le peux maintenant, que l'autre jour, en pensant au RPVA, j'avais une tondeuse à la main.

Mes cheveux partent en vacances, et je n'aime pas attendre chez le coiffeur, d'où la tondeuse.

L'important, c'est de ne pas enlever le sabot.

J'ai enlevé le sabot.

Ma fille a hurlé et ne voulait pas que je l'accompagne à l'école.

C'est comme ça.

On fait avec sa nature.

Mais tout à l'heure j'ai croisé une avocate que j'aime bien.

Son père, dit la légende de notre profession, avait perdu une compagnie d'assurance car, à une audience de référé, il avait dit au juge :'comme d'habitude, le coup de ciseaux' sur une demande de provision.

Il n'avait pas parlé de tondeuse, pourtant.

Mais les concurrents avaient fait venir l'inspecteur de la compagnie...

Confraternité !

Le RPVA?

Bref, j'y viens.

Cette avocate bénéfice de la connexion mutualisée mise en place à Marseille.

Donc, elle ne reçoit plus les avis du greffe.

Donc, elle n'a pas reçu un avis de clôture.

Donc, elle n'a pas pu dire à sa correspondante et la clôture et la date d'audience.

Parce que Navista et le CNB ont coupé Marseille de RPVA.

La facture, en terme de responsabilité, on va leur présenter, c'est évident. !

Messieurs du CeuNeuBeu, réfléchissez un peu.

Mais, vous voyez ce combat qui parait, je suppose, à l'extérieur un peu fou, je le comprends intérieurement.

C'est pour défendre les petits.

Ceux qui ne seront jamais élus nulle part !

Ceux qui ne sont pas décorés, ceux qui sont humbles.

Ceux qui sont honnêtes, sérieux, au service de leurs clients.

Ceux que nous défendrons contre tous les autres !

Par jean.devalon le 02/06/10

S'il y a bien une chose qui a généré chez moi, pendant ces dernières semaines, un sentiment de colère, ce sont les avocats qui nous représentent qui indiquent parler en « politiques ».

Comme notre président qui a expliqué avoir voté la retraite à 60 ans alors qu'il n'était pas député !

La Vérité, dans ce contexte politique, paraît être une donnée mineure, négligeable.

C'est bien pourquoi je mets en ligne l'appel en garantie, qui m'a été dénoncé, et que fait signifier l'Ordre des Avocats au Barreau de Marseille.

Vous pourrez constater, dans la relation des faits, combien on vous a menti !

Et combien, peut-être, dans les barreaux de province, on ment encore en disant que Marseille met en péril le RPVA, alors qu'à l'inverse le système actuel est d'ores et déjà condamné, et qu'il convient de sauver notre avenir, même si cela doit entraîner quelques démissions sans importance, voire salvatrices !

Vous pourrez constater que l'Ordre de Marseille assigne tout le monde, ou dénonce la procédure.

Vous pourrez constater que les avocats de Marseille sont privés de connexion à e-barreau dans des conditions que nous jugerions avec la plus extrême des sévérités si c'était nos clients qui se rendaient coupables de tels agissements.

C'est une honte que nos représentants n'aient pas rompu tout contact avec ceux qui se rendent coupables de ces choses-là.

Et vous pourrez constater que tout le monde est convié à l'audience, y compris monsieur Hattab qui doit aussi avoir bien envie maintenant que ce rapport soit rendu public !

Télécharger l'assignation

Par jean.devalon le 02/06/10

Ainsi donc, venait ce matin à l'audience des référés la procédure engagée par notre cabinet à l'encontre de l'Ordre des Avocats au Barreau de Marseille et de la lilliputienne association CNB.com.

Je souriais in petto car, à plaider en personne, l'avocat doit plaider sans sa robe.

Il se trouve que la magistrate, la semaine dernière, avait fait une petite observation, dans la mesure où j'avais quelque peu omis de revêtir la robe pour une demande de renvoi.

J'allais pouvoir lui dire que, cette fois-ci, c'était justifié.

Sauf que ce n'était pas la magistrate annoncée sur le rôle, mais un barbu qui était là.

Un juge placé, semble-t-il.

Placé et barbu.

Il a eu du mal à comprendre que ce n'était pas là qu'il devait se rendre, mais il a fini par comprendre et partir.

La magistrate arrive

Il se trouve que l'un de mes dossiers est appelé par erreur, un confrère l'ayant fait sortir à la place de l'un des siens.

Je n'ai pas le temps, pour le coup, de revêtir la robe pour le faire renvoyer...

Puis LE dossier est donc appelé.

La vedette du rôle !

Alors s'avancent une bonne quinzaine d'avocats, me semble-t-il, pour les toutes premières interventions volontaires.

La magistrate a presque un mouvement de recul devant cette force qui se lève.

Comme un vol de gerfauts, comme un vol de gerfauts !

Renvoi au 9 juin.

Il m'est dénoncé les appels en garantie de l'Ordre, sacrément argumentés.

Puis, j'ai filé en expertise, chez une vieille dame qui soutenait que, chez elle, l'eau coulait toujours, malgré les travaux faite par l'adversaire pendant l'expertise.

Il était donc prévu la mise en eau d'une terrasse.

Mais la vieillesse est un naufrage... et il s'est avéré que tout était sec depuis des mois.

Il va falloir donc simplement repeindre.

L'expert va pouvoir déposer son rapport.

Non, ce n'est pas monsieur Hattab !

Monsieur Hattab son rapport est déposé depuis le 12 mai.

Et si, au fond, monsieur Pouchelon l'avait perdu ?

Par jean.devalon le 01/06/10

Ainsi donc, ma douce associée et moi-même avons assigné l'Ordre des Avocats au Barreau de Marseille en référé, ainsi que l'association CNB.com pour obtenir le rétablissement de la connexion e- barreau et la communication du rapport HATTAB.

L'ordre vient de réagir.

Il a d'abord saisi pour le représenter monsieur le bâtonnier José ALLEGRINI que je salue ici.

Ensuite, le Conseil de l'Ordre qui s'est tenu hier, devant le silence de nos instances nationales face a la curieuse attitude de la société NAVISTA a décidé de faire signifier un certain nombre d'appels en garantie.

Il diffuse à tous les avocats la circulaire jointe, en révélant, nous assumons, le nom des avocats qui assignent

Même pas peur!

C'est quand même très curieux d'en être arrivé là.

Cela fait des mois que l'on se sait que la solution informatique proposée par le barreau de Marseille est parfaitement sécurisée.

Cela n'empêche pas, pour des raisons qui les regardent que d'autres puissent préférer utiliser la solution proposée par le CNB, voire celle du barreau de Paris.

Cette sagesse dans la diversité serait conforme d'ailleurs au combat mené contre les monopoles.

Eh bien non, apparemment le CNB, qui a donc contracté avec une petite société de huit ou dix salariés, sans appel d'offres, s'obstine à vouloir interdire tout autre solution.

Imaginait-il vraiment que la soumission s'imposerait ?

Mais si le roi est nu, le roi est nu.

J'en suis, je vous l'assure, encore tout étonné.

Télécharger la circulaire