Par jean.devalon le 14/04/10

Je le dis tout net : je n'ai rien cassé !

Maintenant que je sais mon innocence, je peux donc l'avouer : cela fait, je crois, une semaine que le RPVA, ça ne marche pas.

Je n'y ai pas vraiment prêté attention, puisque nous sommes en période de vacances judiciaires, mais, dès lundi, c'est fini les vacances.

Donc, comme ça ne marchait pas, j'ai commencé par me dire que j'avais fait une bêtise.

Internet c'est presque de la science-fiction pour moi.

Mais, après avoir vérifié, tout fonctionne dans mon réseau.

Je me suis dit : est-ce la porte des étoiles ?

Parce qu'à Marseille nous utilisons la porte des étoiles.

Le président du CNB a, on le sait, en vertu d'un document signé par lui, autorisé le barreau de Marseille à tester le nomadisme, et même a désigné le barreau comme pilote.

Donc nous mettons la petite clef fournie par le CNB dans notre ordinateur et grâce à un tunnel spatio-temporel nous arrivons à l'entrée d'e- barreau.

Le tunnel fonctionne, ma clé est reconnue, Cisco dit que c'est OK.

Pourtant, depuis une semaine, impossible d'accéder à e- barreau.

Il y a là-bas un couillon qui a fermé la porte à clé.

Que le couillon lève le doigt !

(Je dissimule ma règle en fer derrière mon dos.)

Par jean.devalon le 12/04/10

Je ne parle pas d'Adèle Blanc-Sec!

Je ne dis rien, c'est une bande annonce.

Le feuilleton du RPVA va repartir.

Vous allez voir, c'est imminent.

Une nouvelle saison

Desesperates robes-noires.

Ca va être super, avec une explosion!

Genre 2012 sur basoche!

Quelques heures encore...

Par jean.devalon le 06/04/10

Je lis, dans la Gazette du Palais, sous la plume d'Eve Boccara, dans le numéro du dimanche 28 au mardi 30 mars un article sur le RPVA, mais surtout, finalement, sur la gouvernance de la profession.

Sur le RPVA, la profession attend donc le résultat de l'expertise en cours.

C'est pour le 12 mai.

Il manque, dans cet article, un nom : celui du grain de sable entré en combat contre les marchands de sable.

Celui qu'en cas d'épidémie, on appelle le cas zéro.

Un homme portant en lui ce sens de la révolte, honneur de notre profession, mâtiné d'amour de celle-ci et des avocats, et encore d'une infinie modestie.

Le grain de sable, le facteur humain, comme on veut.

Celui qui permet que les sujets relèvent la tête.

Enfin celui qui fait qu'un édifice que l'on croyait bien huilé se grippe de façon bien plus grave que victime de la grippe A. Là, c'est la grippe N.

Toujours est-il que ce grain de sable a montré combien la profession était gênée par son CNB, organe artificiel, au mode électoral digne de jésuites sénateurs, et sans réelle légitimité.

Il est, c'est vrai, la victime de cette tradition française qui consiste à empiler les échelons sans jamais en supprimer.

Trois têtes pour une robe dit madame Boccara : le Président du CNB, le Bâtonnier de Paris, le Président de la Conférence de Bâtonniers.

Et aujourd'hui une situation dommageable, née, aussi, de beaucoup de vanité.

Un Président doit écouter le peuple et ne pas croire qu'il est si soumis que ça.

(Nicolas ? je n'ai pas dit Nicolas !)

Sur le RPVA, la profession avancera en temps et en heure ; la solution proposée par Marseille, ou celle de Paris sont opérationnelles.

La préoccupation révélée par tout cela, c'est le CNB.

Je lis que le Bâtonnier Bénichou voudrait plutôt un Ordre national composé des bâtonniers en exercice... pour virer les permanents.

Mais alors, il faudrait avoir ans un coin de la tête que le mandat de deux ans du bâtonnier est né, à l'origine, de la volonté de réduire son rôle : en deux ans, on ne fait rien.

Il faudrait un quinquennat...

Ou un septennat ?

Bon j'arrête là...

Par jean.devalon le 23/03/10

D'accord l'accouchement semble un peu long à intervenir et la grossesse est délicate.

Mais, c'est promis, le 15 avril l'expert aura mis le bébé au monde.

Je lis, dans l'article d'Actuel de ce jour, qui'l a beaucoup de papas..

mais l'important est qu'il soit un beau bébé bien rose

(C'est une expression consacrée et sans connotation politique, mais si j'écris un beau bébé bien bleu, ce pourrait être mal perçu...)

Par jean.devalon le 12/03/10

Il y a quelque mois, j'ai actualisé mon logiciel pour que les documents envoyés par courriel soient en pdf, non modifiables

Mais il m'arrive encore de jouer avec les pièces jointes reçues d'un grand cabinet marseillais, que l'on peut modifier.

Comme d'ailleurs les documents reçus, via le RPVA , des tribunaux.

Je jouais.

Mais, dans un dossier de référé, on me communique une pièce qui est un message télécopié envoyé par courriel d'un de mes clients disant qu'il ne facturait pas une prestation pour laquelle la procédure est lancé.

C'est pas vrai dit le client, mais il a envoyé sous word....

On peut modifier.

Là je ne ris même pas !

Il va dire quoi, le juge de l'évidence ?

Par jean.devalon le 03/03/10

Là, je suis sidéré.

Peut-être pas tout à fait, la sidération étant définie comme l'anéantissement soudain des fonctions vitales, avec état de mort apparente, sous l'effet d'un choc émotionnel intense.

Je n'ai pas l'air mort, le cabinet ne s'inquiète apparemment pas, non plus qu'il ne se réjouit.

Mais je suis fortement étonné.

On sait que les barreaux français sont en révolte contre les modalités de connexion à e-barreau que le CNB veut imposer.

Paris a fait différemment.

Marseille aussi.

On sait que le président de la Conférence des Bâtonniers a demandé une expertise, en cours je crois, qui validera le système phocéen comme a déjà été validé le système parisien.

Ces deux systèmes ont l'avantage d'être techniquement plus simples pour l'utilisateur, mobiles et infiniment moins coûteux, à sécurité renforcée ou égale.

Mais on sait que pour les élus l'argent n'est pas un problème, puisqu'il suffit de lever les impôts ou les cotisations.

On pourrait se dire qu'il est urgent d'attendre les résultats de l'expertise en cours qui permettra d'adopter pour toute la profession le meilleur des systèmes, c'est-à-dire celui qui offre le plus d'avantages à l'utilisateur final pour le meilleur prix.

Et pourtant.

Pourtant, il paraît que les missi- dominici du CNB continuent à parcourir la France pour vendre aux Ordres de peu d'importance un système obsolète.

Pourtant, il paraît que dans des barreaux, des pressions sont exercées à l'encontre des récalcitrants comme si ceux-ci étaient des enfants mal élevés.

Mais la nature intrinsèque de l'avocat, je veux dire de celui qui se conforme à l'esprit de la profession et au serment prêté ,est bien de se révolter contre ce qui est injuste.

Marseille l'a fait, avec à sa tête un bâtonnier, moins convenu que toutes ces éminences à rosette, mais en tout cas courageux et franc.

Défendre les avocats, c'est à l'évidence ne pas, selon la vieille expression les prendre pour des Américains, vous savez ceux qui ont beaucoup d'argent et ne comptent pas.

Enfin, les prendre pour des Chinois peut-être maintenant.

A Nice, la révolte se fait en chantant.

C'est la ville de la promenade des Anglais et pas de la promenade des Américains.

A Nice, avec talent, les avocats chantent le rock.

Salut à vous, frères de combat.

Par jean.devalon le 25/02/10

Je suis tout triste.

J'ai croisé tout à l'heure mon ami Bernard.

Il m'a dit que les grands nobles du royaume s'étaient réunis, noblesse de robe à l'évidence.

Il paraît qu'à la Cour on n'aime pas les petits nobliaux de province qui s'agitent !

Ceux qui écrivent des libelles sur leur blog.

Il aurait même été évoqué par un tout-puissant les trois emmerdeurs de Marseille

J'en ferais partie.

Doux Jésus, Sainte Vierge !

Moi, élevé dans le giron de la très Sainte église catholique, sous les auspices des bons pères jésuites, je me sens pourtant avoir une onctuosité toute parisienne, lyonnaise ou bordelaise.

Les trois emmerdeurs, pourquoi pas les trois petits cochons ?

Même pas peur du loup !

Mais il faut que je fasse des progrès, il y a plus emmerdeur que moi !

Le grand Jacques, par exemple !

Par jean.devalon le 23/02/10

Lisez donc la lettre du président du SAF qui appelle les institutions de la profession à collaborer.

Le système phocéeen n'est pas un détournement du réseau du CNB, puisqu'il arrive à e-barreau.

Simplement plutôt que de prendre la diligence, il prend le TGV.

Les textes ne l'interdisent pas.

Mais, ce n'est pas grave.

Le SAF dit:

"Le système actuel du RPVA n'est toujours pas satisfaisant, dans la mesure où :

- il ne permet pas les connexions nomades ;

- il place l'informatique de la profession entre les mains d'un prestataire de services unique, la

société NAVISTA, ce qui pose un problème majeur, dans l'hypothèse d'une augmentation des coûts unilatéralement décidés par celle-ci."

Sans parler du coût, du boîtier inutile dans les cabinets de la maintenance, de l'opacité...

Mais il lace un appel au CNB, à l'UNCA, à la Conférence des Bâtonnier

"Le Syndicat des Avocats de France vous demande, dans l'intérêt des confrères et de la profession,

de mettre en place conjointement un système pérenne, simple et peu onéreux, qui permette à

chaque avocat, quels que soient son mode d'exercice, son ancienneté et la taille de son Barreau, de

bénéficier de l'apport de l'ensemble de la profession ; il en va de la crédibilité, d'abord du Conseil

National des Barreaux, mais aussi des institutions que vous présidez.

C'est à cette condition que nous pourrons imposer, au ministère un véritable développement de son

propre système aujourd'hui encore fort approximatif faute de moyens en personnel et son extension

urgente à la matière pénale et à d'autres services."

Ce qui est parfaitement exact et que demande d'ailleurs le barreau de Marseille!

On va y arriver!

Par jean.devalon le 23/02/10

Le président de la Conférence des Bâtonniers, qui est par ailleurs vice-président du CNB, a écrit à tous les bâtonniers pour proposer, s'agissant du RPVA, une expertise technique, mais aussi économique, des systèmes en lice.

Cela, au contradictoire du barreau de Paris, du CNB, de la Conférence des Bâtonniers.

C'est peu de dire que le boîtier de la société NAVISTA sorti du chapeau en 2007, sans appel d'offres, entraîne des résistance justifiées qui vont en s'amplifiant.

Il n'est finalement plus guère défendu que par l'association CNB.com, c'est-à-dire trois personnes !

Marseille ne craint pas l'expertise technique, encore moins économique, puisque l'UNCA a déjà donné son avis et que par ailleurs son système est une architecture VPN (comme celle du boîtier Navista dans chaque Cabinet !).

Cela permettra de tordre le cou aux idées fausses aimablement diffusées.

Mon petit doigt m'a dit aussi que le barreau de Bobigny se connectait au système parisien, une autre brèche !

Le système phocéen comme le système parisien ont l'avantage d'être techniquement fiables, mobiles, et économiquement, à l'évidence, plus pertinents.

L'idéal serait une fusion de ces deux systèmes sous l'égide d'un organisme national pour servir la profession.

Il faut répondre au défi du RPVA, mais la seule façon d'y arriver, de réduire à néant la fracture numérique est d'en réduire le coût, ce que le CNB, fort curieusement, se refuse à entendre.

Il n'est pire sourd...

En tout cas il est manifeste que la position rigide du CNB ne peut plus être maintenue et que la chape de plomb qui paraît être imposée dans les barreaux est singulièrement en train de fondre sur ceux qui croient pouvoir la porter de leurs bras musclés.

Ils vont se brûler les ailes d'anges qu'ils n'ont pas !

Allez, à l'expertise donc !

Par jean.devalon le 21/02/10

Cela fait un certain temps que je n'ai pas évoqué notre très cher RPVA.

Celui que le CNB, sous l'égide de son président veut imposer à la profession, cher, avec une installation informatique propre aux cabinets d'avocats, et utilisable seulement au cabinet ; et celui de la cité phocéenne, mutualisé, ne nécessitant pour l'avocat qu'une clef USB dont il peut se servir où il veut, comme la méthodologie parisienne.

C'est un peu égoïste, ce silence, car, à Marseille, le système est mis en place et fonctionne.

Mais aussi, le temps est venu du combat des rosettes, si je puis dire.

Les bâtonniers sont à la manoeuvre!

C'est feutré, on ne sait pas trop, mais la bataille continue.

Il y a un truc qui me gène, que je trouve tragique.

Je comprends que le CNB veuille chercher à imposer un système qu'il contrôle ce qui lui permet d'asseoir sa prééminence, lui qui est, du fait de son mode électoral, privé de réelle légitimité.

Mais, le mensonge ?

J'ai le sentiment que la parole du CNB est mensongère.

C'est gênant de se regarder dans la glace le matin, en se rasant et de voir un menteur.

Bon, il suffit de faire beaucoup de buée, mais on peut se couper.

Deux mensonges éclatants :

1 Le système phocéen ne serait pas sûr. Mais, dans l'architecture, c'est le même que celui de la société Navista, l'égérie du CNB ! C'est donc un mensonge flagrant.

2 Le CNB, ses représentants, ont dit que si un autre système était adopté, il faudrait régler un dédit à Navista. Sauf que le contrat ne le prévoit pas !

Et puis, Navista est apparue comme ça en 2007, sans appel d'offres venue d'on ne sait où...

L'association CNB. Com a promis une exclusivité, mais elle ne peut engager les barreaux de France.

Cette association secrète entre trois membres...

Bref, c'est mensonge !

Mais, quand un politique ment et est pris la main dans le sac ou le pot de confiture, que croyez-vous, qu'à la fin, il se passe toujours ?

C'est ça qui est tragique.