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J'attends.

Par jean.devalon le 20/11/09

Soucieux de plaire au CeuNeuBeu, notre organe représentatif, et de préparer le cabinet aux échéances certaines de la virtualité à venir, j'ai lancé un plan de modernisation de l'informatique.

Dans un premier temps est donc arrivé au cabinet un appareil multifonctions, qui a même une option cirage de pompes, ça peut toujours servir.

Hier mon informaticien est venu changer le serveur et implanter le scanner de ma douce associée, qui n'en avait pas dans son bureau, alors que j'en avais un et que cela pouvait être assimilé à de la discrimination.

Là, le cabinet est fermé car l'informaticien va revenir ainsi que l'homme de SECIB, vendeur de logiciels, certifié par le CeuNeuBeu.

Il va donc falloir basculer les informations du vieux serveur dans le nouveau serveur, si j'ai bien compris et actualiser le logiciel, si j'ai bien compris.

Évidemment, nous n'avons pas reçu les clés cryptées que doit envoyer le CeuNeuBeu.

Mais un ami est en veille pour prêter la sienne, en cas de besoin. (Je rappelle qu'il n'y a pas besoin de boîtier navista).

Puis nous allons avoir une formation, joie et félicité !

L'homme de SECIB vient de m'appeler.

Il est coincé dans un embouteillage, à l'entrée de notre bonne ville de Marseille, et aura du retard.

Mais il m'a dit que ce n'était pas grave parce que ce matin il y avait simplement l'immigration et que cela allait vite.

J'entends frapper à la porte,

C'est monsieur Besson.

Il est encore un peu gris.

Par jean.devalon le 16/11/09

Bonne nouvelle !

Le barreau de Marseille vient d'être désigné comme pilote pour l'expérimentation, au niveau régional, d'une connexion à la plate-forme e-barreau qui permette à l'avocat, surtout individuel, de n'être pas attaché à perpétuelle demeure à son cabinet, et devienne ainsi nomade.

La livraison des clés est annoncée.

Un communiqué commun a été publié, chaque mot, je le suppose, pesé.

Vous trouverez joints les documents (communiqué du bâtonnier, communiqué commun, candidature à la connexion mutualisée gratuite) transmis ce jour, par courriel, à tous les avocats marseillais.

J'y reviendrai, mais l'information brute devait être donnée !

Par jean.devalon le 14/11/09

Voici la documentation que donne le barreau de Paris.

Chez eux, dans un monde trop moderne pour les gueux de Province, la connexion

à e-barreau se fait par une simple clé USB, comme Marseille le propose aussi, raison pour

laquelle le CNB refuse de livrer les clés commandées par l'Ordre.

Au risque maintenant imminent, lecteur sache-le, de devoir s'en expliquer en justice!

Et ce n'est, en fait, par Paris qui est moderne.

Ce sont les gueux de province dont on se moque.

Jusqu'au jour où...De lassitude, les gueux renversent la table!

Mais, là, pour le week-end, ce sera la trêve, ou la veillée d'armes, au choix.

Par jean.devalon le 12/11/09

Le Président du CNB est donc venu à Marseille dire, semble-t-il, ce qu il avait écrit sans répondre aux questions posées, ni fournir ces contrats qui ligoteraient la profession.

J'y reviendrai.

Tout à l'heure, ma douce associée, ironie des hasards, avait dans son bureau un responsable informatique d'un banque.

Elle lui a expliqué notre histoire de boîtier antédiluvien.

Il a ri, il a ri.

Lui, son directeur régional a accès à tout, avec une simple clé, tout à fait sécurisée.

Il a ri du prix que l'on nous demandait pour ce « service »

La clé, ça vaut 40 €, le boîtier 150 e

Et le boîtier, en terme de sécurité, ce n'est pas terrible disait-il.

Il a ri.

Ce n'est ni techniquement justifié, ni financièrement, et probablement pas juridiquement, fondé, cette histoire.

Mais comment peut on croire, là haut, (je ne parle pas du paradis) que les avocats vont se soumettre.

Ce serait accepter, en conscience, d'être pris pour...

Chacun mettra le mot qu'il veut.

Il a ri !

Il a ri de notre « progrès informatique ».

Il faudra donc y revenir, et agir.

Il a ri.

Par jean.devalon le 11/11/09

Posés par Bernard KUCHUKIAN, avocat à Marseille!

Ici

Et autant de réponses à fournir!

Par jean.devalon le 11/11/09

C'est le 11 novembre. L'armistice. Enfin, comme il n'y a plus de poilus, une fête de l'amitié, cette année.Comme l'amitié qui existe dans toute l'armée des avocats, qu'ils soient sans grade, ou couverts de titres.

Je profite de cette ambiance douce pour glisser, taquin, une petite vacherie. Je sais, c'est mal, mais c'est si bon...

Donc, au sujet du boîtier de la honte dont nous voulons nous défaire, comme bracelet si peu électronique, j'ai une question vile.

On a tous entendu parler des démonstrations que les missi dominici du CNB faisaient, dans les barreaux, du RPVA.

Mais quand ils arrivent dans les contrées isolées, c'est à dire en dehors de Paris, il n'y a pas de fichu boîtier installé dans un système dédié.

Donc ils font comment leur démonstration? Avec une clé cryptée, ce que tous le monde accepte, et? Un système sécurisé nomade, comme nous le voulons pour toute la profession.

Ben, c'est comme du temps d'Henri IV, la poule au pot pour tout le monde, pas de la viande seulement pour la noblesse de la Cour.

C'était une toute petite vacherie, toute petite.

Vivement demain, le plaisir de savoir que le président du CNB saura montrer et dire, à Marseille, qu'il a compris, et entendu, la saine protestation de la profession.

Par jean.devalon le 10/11/09

Avez- vous remarqué la tendance des gens de pouvoir à parfois, de hautaine manière, nier les probléme et à proclamer que tout va très bien ?

Par jean.devalon le 10/11/09

Pourquoi faut-il compliquer les choses ?

Le Conseil National des Barreaux développe un logiciel, e-barreau, auquel il convient de se connecter.

Le système de connexion que l'organe national veut imposer à chaque avocat est dépassé techniquement et a été adopté dans des conditions juridiques et financières qu'il va bien finalement falloir éclaircir.

Déjà, la moitié des avocats de France n'est pas soumise à cette chose , puisque le barreau de Paris a eu la force de s'en extraire.

Le barreau de Marseille a proposé une solution technique, qui, sur la base de 1600 adhérents revient à neuf euros, avec un système nomade, c'est-à-dire mobile, sans installation à son cabinet (pas de boîtier) et dans des conditions de sécurité jugée parfaitement sûres par le Conseil National lui-même.

Franchement la sagesse serait pour ce dernier de se préoccuper d'étendre cette solution à tout le territoire.

Que chacun bénéficie de la meilleure technique !

Pour autant il est diffusé par le Président du Conseil National des Barreaux une longue lettre, pleine de pétitions de principes incantatoires, mais ne répondant aucunement aux questions posées.

Il faudrait s'incliner avec déférence devant, sinon une infaillibilité papale, du moins, présidentielle qui n'existe pas ?

Ce que veut l'Ordre de Marseille, ce n'est nullement un autre système, mais simplement un système de connexion au logiciel national, plus moderne, plus pratique, moins cher, permettant dès lors le développement rapide de la technique souhaitée et le succès de notre profession dans les combats à mener.

Quel dommage de voir ce courrier du président du Conseil National des Barreaux qui paraît, comment dire, un peu ampoulé, mais qui n'apporte pourtant pas la lumière et ne dissipe pas les ombres, bien au contraire.

La réponse ferme du bâtonnier de Marseille, qui rappelle que l'ordre travaille à proposer à qui le souhaite la solution jugée fiable sera lue avec intérêt.

Vous la trouverez en annexe avec la lettre du CNB et la circulaire reçue.

Revenons à la missive présidentielle.

Je note, notamment, qu'il est fait état de chiffres non justifiés par le président du Conseil National des Barreaux, avec des doublons, puisqu'il omet de parler de la clé, qu'il convient de payer et qui contient des éléments de sécurité qu'il indique facturer ailleurs.

Je note qu'il est fait état de divers contrats, avec divers prestataires.

C'est toute la question, pourquoi ce refus obstiné de transparence ?

Pourquoi ne pas vouloir communiquer les contrats, les chiffres avec les pièces justificatives aux ordres des avocats.

Avec les dossiers d'appels d'offres.

Ce serait si simple

Car enfin le Conseil National des Barreaux oublie qui l'a fait roi et qu'il vit des cotisations de chaque avocat ?

Et les rois, en France, si vous voyez ce que je veux dire...

Par jean.devalon le 07/11/09

Rien dans cette convention n'interdit aux Ordres de fixer les modalités de liaison entre eux et la plate forme e-barreau, au CNB, cela a été mille fois dit.

Mais pourquoi le CNB a-t-il accepté de régler les factures, en attendant le remboursement de la moitié, que doit faire, un jour, le ministère?

C'est défendre la profession, ça?

Ils sont riches, les avocats?

Par jean.devalon le 07/11/09

l'obligation du prestataire d'un service informatique complexe n'est pleinement exécutée qu'une fois réalisée la mise au point effective de la prestation et ce prestataire est tenu d'une obligation de renseignement et de conseil envers un client dépourvu de toute compétence en la matière ; que cette obligation s'étend à la préconisation du type d'abonnement adapté à la nature et au volume des données à échanger, même au prix d'un effort financier

(Cour d'appel d'Orléans chambre commerciale -11 octobre 2007 - N° de RG: 07/01782 )

Le client incompétent, par exemple innocent,un organe représentatif national, peut toujours se défendre face à ceux qui lui ont vendu, notamment, une technique dépassée, c'est même son devoir!