Par jean.devalon le 07/11/09

Je me suis levé ce matin, l'âme douce et sereine, pleine de bons et gentils sentiments à l'égard de chacun et de tous, c'est un miracle.

Je suis calme, comme jovial cadurcien et je pense à ma douce femme, puis au RPVA qui n'a rien, mais vraiment rien à voir!

Je me suis dit que la France profonde des avocats grondait contre ce boîtier de la discorde que le CNB a reconnu inutile et qu'il veut imposer, pourtant, dans les cabinets d'avocats pour l'unité de la profession, à part Paris, bien sûr, Paris à part.

La colère est là à Marseille, Nice, Toulouse, et Cahors, surtout Cahors.

C'est ma ville préférée ! Mon village préféré, c'est Rocamadour, c'est comme ça.

Et je ne voudrais pas que l'on mette des boîtiers sur le pont Valentré ! Ni dans la chapelle de la Vierge Noire de Rocamadour. On ne sait jamais !

Donc, chacun des sept jours de la semaine, sept comme Windows 7 avec lequel le RPVA ne marche pas, dit le CNB. (Vendre quelque chose que l'on sait ne pas fonctionner avec Windows 7 parait problématique !) ; Donc, disais-je, chacun des sept jours de la semaine, il faut trouver quoi faire de ce boîtier de musée et le proposer.

Quand monsieur Wickers viendra à Marseille, ou il ne rencontrera pas des bourgeois de Calais la corde au cou, nous sommes des marseillais; mais d'ardents sans-boîtiers, il faudra bien lui proposer un avenir pour chaque boîtier.

Voici une suggestion ici.

A vous amis !

Par jean.devalon le 06/11/09

Sur ce qui nous est proposé.

C'est sur le blog de notre confrère Mathieu Croizet

ici

Par jean.devalon le 06/11/09

J'ai une amie médecin qui a prononcé le mot de névrose obsessionnelle quant à mon intérêt, soudain et violent, pour le CNB et son RPVA.

Néanmoins, l'écoute de ses propos sur ses propres instances représentatives, m'a aisément permis de lui retourner l'aimable compliment.

De surcroît, et en fait, la démarche ferme engagée par le barreau de Marseille et de très nombreux Ordres et avocats dans la France entière vise à ce que le RPVA soit un succès.

Et pour qu'il soit un succès, il faut, bien sûr, que sa conception parte du besoin même du professionnel (ce qui n'a pas été étudié), et soit la plus simple possible d'utilisation.

C'est ce qu'a préconisé le barreau de Marseille, puisque chaque avocat aura à sa disposition une clé cryptée, sans autre installation à sa charge.

Mais comment faire comprendre ça par une image, à ceux qui, en toute innocence, vont dire que l'opposition affirmée est une opposition au progrès, alors que c'est l'inverse ?

Essayons.

Il y a donc les ordinateurs des palais de justice et, en très gros, leurs informations sont transférées sur les ordinateurs parisiens du CNB.

Comment accéder aux ordinateurs du CNB ?

Comment aller à Paris ?

Tout naturellement, nous disons, on va venir en TGV ou en avion.

Mais le CNB répond : non, non, vous allez venir en diligence !

Et il précise avoir fait étudier la question par ses meilleurs experts et avoir contracté avec le meilleur exploitant.

Sans cependant fournir les rapports de ces experts et les contrats avec son exploitant.

Cela paraît finalement normal que monte la colère qui ne s'arrêtera plus.

Parce qu'aller à Paris en diligence, même dans un souci d'unité de la profession, ce n'est guère défendable.

Voilà, c'était l'image du jour, dans l'attente d'autres informations.

Par jean.devalon le 05/11/09

On dit que la Chancellerie n'a jamais demandé la construction dun RPVA .

Et autres questions auxquelles il va falloir obtenir réponse!

Par jean.devalon le 05/11/09

Voici l'article que donne la revue Actuel.fr sur les aventures du RPVA.

On lira, avec intérêt, que la solution technique marseillaise est validée et qu'il est reconnu que son coût est moindre.

Pour autant le CNB entend maintenir, semble-t-il, comme une mauvaise plaisanterie, son boîtier Navista, dont il a été démontré le caractère inutile, ou à tout le moins qu'il pouvait être mutualisé dans des conditions drastiques.

Cela, indique le CNB, dans un souci d'unité.

Mais, d'unité de qui ?

L'unité de la profession, comme son intelligence, consisteraient à ce que l'accès, pour simplifier, au serveur CNB contenant le logiciel e- barreau, soit sous la responsabilité des Ordres des avocats, le CNB ayant, bien sûr ,la charge de vérifier la sécurité.

Mais, là, au nom d'une centralisation dépassée, le CNB veut imposer ,à chaque avocat, un outillage archaïque qu'il confirme être inutile ?

Est-ce vraiment raisonnable ?

N'est-ce pas vouloir alimenter la polémique ? Etre contraint d'expliquer comment les appels d'offres ont été passés, s'il l'ont étés, fournir, sous la pression, tous les contrats, se voir poser la question de savoir si le prestataire a les reins suffisamment solides?

Et se voir, enfin, devenir l'objet de procédures, pour se défendre, soi-même plutôt que les avocats ?

Comme une négation de la raison même de son existence!

Toutes les rumeurs courent, y compris que le CNB irait chercher l'aide de la Chancellerie pour modifier les textes !

Mais qui pourrait croire que la Chancellerie se prêterait à ce jeu malsain?

Qui?

L'unité de la profession n'implique-telle pas, pas, tout simplement, une décentralisation des techniques, plutôt que ce centralisme démocratique (sic) que l'on cherche encore, peut-être, à imposer.

Je n'ose y croire, tant ce serait suicidaire !

La robe de l'avocat est porteuse d'indépendance, voire de révolte, il ne faut pas la confondre avec un uniforme, fût-il galonné.

Par jean.devalon le 04/11/09

Le président du Conseil National des Barreaux vient, le 12 novembre, à Marseille.

Très certainement viendra-t-il dissiper les malentendus, les mauvaises rumeurs, et annoncer que les avocats vont pouvoir avancer dans la voie du progrès informatique, clairement exposé, techniquement fondé, juridiquement incontestable, financièrement justifié, et dans une conception fondée sur le bénéfice qu'en tire le professionnel, et le professionnel seulement !

Alors, il dissipera les ombres qui paraissent s'étendre, comme actuellement les mauvaises odeurs sur la ville de Marseille.

Allez, espérons, les mauvaises odeurs vont être dissipées et la ville sera toute propre pour accueillir le président.

Allez, espérons, les ombres vont être dissipées également, et la profession réunie derrière ses organes représentatifs.

Puisque le siège du Conseil National des Barreaux est sis rue de Londres, il nous faut un appel de Londres, et non pas, quelque part, un désespéré 'God save the CeuNeuBeu' !

Nul doute que, dans ce souci du progrès, les instances de la place Vendôme, (je ne parle pas, bien sûr, des vendeurs de bijoux), seront attentives, très attentives, à obtenir la collaboration de la profession dans son intégralité, et non pas simplement de quelques élus décorés.

Car le grondement de la colère se fait entendre, qui renverse toutes les digues !

En cadeau d'accueil, je n'ai pas de boîtier contenant quelque merveille à offrir, mais ma main, (inspiré, figurez-vous, par les puissances divines), a suspendu, in extremis, le dépôt du référé d'heure à heure, dont je livre seulement, pudique, le dispositif.

Suspendu seulement !

Oh, temps, suspends ton vol !

Monsieur le Président, vous avez la parole !

Par jean.devalon le 03/11/09

Le président du CNB a annoncé qu'il viendrait le 12 novembre devant le Conseil de l'Ordre des Avocats au Barreau de Marseille.

Le Barreau de Marseille ayant, hier, d'ailleurs, maintenu sa position ferme d'opposition au RPVA version CNB.

C'est une excellente chose que cette visite, il pourra ainsi expliquer les choix du CNB, mais, aussi, constater la détermination du barreau de Marseille à voir mettre en place une connection au RPVA moderne et nomade. (Enfin, moderne, ce qui se fait normalement aujourd'hui).

Probablement apportera-t-il avec lui ces contrats dont on parle tant et que l'on ne voit jamais ?

Au fait, j'ai dicté cette après midi une gentille assignation, parce que je la veux, la clé !

Bien sûr celle du Paradis !

Mais celle aussi que le CNB refuse de livrer aux avocats marseillais !

Par jean.devalon le 02/11/09

Le Conseil de l'Ordre des Avocats au Barreau de Marseille se réunit ce soir, pour décider de la suite à donner au refus verbal du CNB de faire livrer aux avocats marseillais les clefs cryptées commandées leur permettant d'avoir accès au RPVA.

Cette livraison étant apparemment conditionnée à la fourniture de 300 boîtiers destinés à équiper des "sites d'exercice" qui n'ont aucune logique, ni juridique, ni technique.

Je communiquerai toute information reçue à la suite de ce Conseil de l'Ordre, étant, pour ma part ,tout à fait disposé à faire chauffer mon dictaphone !

Par jean.devalon le 31/10/09

Résumons.

L'avocat dans le cadre de la modernisation de la Justice va devoir avoir une liaison informatique sécurisée avec les tribunaux et, dès 2011, avec la Cour d'Appel.

La mis en oeuvre de cette liaison est confié au Conseil National des Barreaux, (CNB) avec, cependant, un rôle reconnu aux Ordres des avocats.

Pour assurer cette liaison, le CNB, organe dont la légitimité, du fait de son mode électoral, est faible, veut imposer aux cabinets d'avocat, un boîtier, qu'il compare à un décodeur, et des clés sécurisées individuelles.

Tout cela au prix d'une location mensuelle, très élevée, et sous la responsabilité des cabinets.

L'Ordre des avocats de Marseille, sur les conseils de ses informaticiens, propose, lui, de centraliser le boîtier, ou quelques boîtiers, à l'Ordre, et de conserver le principes des clés, ce qui diminue par dix, le coût, et aussi rend le système nomade,ce qui est aujourd'hui indispensable , à sécurité renforcée.

Ce qui est fait à Paris, d'ailleurs.

Il a donc commandé 400 clés, car, à Marseille, seuls une trentaine de cabinets avaient souscrit!

Le CNB a reconnu la qualité de la solution technique, mais a verbalement indiqué qu'il refusait de livrer les clés, empêchant ainsi les avocats marseillais d'avoir accès au RPVA, ce qui est un comble.

Il a proposé à l'Ordre des avocats de Marseille de créer des sites, c'est-à-dire, en gros, de mettre un boîtier par immeuble, ou étage d'immeuble !

C'est bien la reconnaissance du fait que la solution marseillaise, de mutualisation des boîtiers, est pertinente.

Un bon début!

Mais c'est la preuve à tout le moins, pour être doux, d'un amateurisme catastrophique du CNB !

Car c'est comme si Canal + proposait un boîtier pour vos voisins et vous ? Qui paie ? Qui est assuré ? On le met où, le boîtier? C'est d'un redoutable artisanat de la pensée.

Cela montre que la démarche du CNB qui vise à forcer Marseille à acheter trois cent boîtiers est simplement mercantile au mépris de l'intérêt des avocats.

Pour ce faire le CNB invoque une clause de dédit dans les contrats avec ses prestataires.

Justement, on voudrait bien savoir!

On ignore tout de la manière dont les contrats ont été souscrits.

Jamais les appels d'offres (s'ils existent) n'ont été produits, ni les contrats.

Et tout cela est fait par une association de trois personnes, cnb.com, à laquelle, il n'est pas possible d'adhérer, qui est en charge aussi de la « représentation du CNB », bref qui manque singulièrement de clarté.

C'est bien la question de la légitimité du CNB qui se révèle ici; car le réflexe naturel de représentants de notre profession devrait être de mettre en place rapidement le RPVA, ce que permet la solution Marseillaise :

- Plus simple

- Plus sécurisée,

- Plus économique

- Mobile permettant de travailler ailleurs que dans son cabinet.

A supposer, donc, qu'il y ait des dédits à régler, le CNB, qui n'en justifie aucunement, pourrait se demander si ses prestataires ont rempli leur obligation de conseil et défendre, bec et ongles, la profession !

La profession peut bien payer un dédit, ou le contester, mais mettre en place le RPVA dans l'intérêt des avocats.

Mais là, sur un coin de table, il est fait pression, de manière choquante, sur l'Ordre de Marseille, au mépris du droit et du bon sens pour sauver ce boîtier inutile.

Pourquoi ? Bonne question, pourquoi?

Heureusement, la profession résiste fermement, et je tiens à signaler,par exemple, sur facebook, un groupe " opposition au RPVA tel que le CNB tente de nous l'imposer " auquel il serait bien qu'adhère chaque avocat « facebookien » à moins, bien sûr, qu'il ne soit d'accord pour que le CNB propose son boîtier, à son concierge, où le place chez son fleuriste.

C'est probablement, en fait la mise en place du RPVA qui est menacé, car ce que propose le CNB, n'est pas techniquement, et j'allais dire moralement admissible.

Facebook et autres voies, et voix, permises par les NTIC seront-ils les sonotones de nos élus ?

Par jean.devalon le 30/10/09

Voici le compte rendu que diffuse le Bâtonnier de l'Ordre des avocats au barreau de Marseille, après sa rencontre en partie nocturne avec les représentants du conseil national des barreaux, s'agissant du RPVA.

Il en ressort deux choses :

- d'abord la solution technique proposée par le barreau de Marseille est reconnue comme étant techniquement sûre et avantageuse pour les avocats. Elle est la plus moderne.

- ensuite, le CNB se refuse pourtant à reconnaître ses erreurs techniques et financières et veut imposer son cher boîtier.

Je ne comprends pas comment l'on peut reconnaître qu'une solution est bonne pour les avocats, et en même temps chercher à empêcher sa mise en oeuvre, surtout, sur la base, en fait, de contingences financières dont on ne justifie aucunement.

Car il faut rappeler que les avocats doivent contracter avec une association de trois personnes, fermée, à laquelle il n'est pas possible d'adhérer et qui est en charge notamment, des congrès et autres choses très douloureuses.

Si les comptes de l'association CNB.com étaient publiés, si chaque avocat y avait accès, si ses membres dirigeants étaient élus, ce serait différent.

La, pardon de le dire, on se croirait dans les Hauts-de-Seine du siècle dernier.

L'époque est encore celle-là?

Je relève, dans le compte rendu, le nom d'un ancien bâtonnier de Marseille présent là-bas comme membre du CNB.

Croit-il que le regard des jeunes confrères sera le même à son égard quand il s'agit de faire payer, sans justifier pourquoi, là où l'on attend de nos élus qu'ils aient le souci des petits ?

Sont-ils à ce point oublieux de qui les a fait petits rois??

le CNB croit-il vraiment qu'il suffit de commander sans rien justifier, pour que les hommes et les femmes que nous sommes, en charge de nos cabinet, s'inclinent dévotement et subissent un matériel inefficace pour leur cabinet?

Pourquoi le CNB est-il amoureux d'un boîtier inutile à ce point là, on s'interroge...

C'est comme la floraison des ronds-points dans les villes, en un sens.

Moi, je relève que le CNB refuse verbalement de livrer des clés indispensables à la mise en place du RPVA pour mon cabinet.

Et qu'il n'y a aucune raison technique à cela!

Ni probablement juridique.

Le fait du simili-prince!

Je relève que les propositions qu'il fait n'ont pas de sens technique , mais seul l'argent le motive , sans pour autant que des comptes précis soit présenté.

Achetez 300 boîtiers et on vous livre!

Oui, notre Monsieur, Oui notre bon Maître?

Non!

Après tout si l'on dit qu'il y a un dédit important, il suffit de produire les contrats avec les prestataires ?

Cela ne doit poser, je le suppose aucune difficulté.

N'est-il pas?

Faut-il vraiment poser la question de la manière dont a été constituée et gérée cette association CNB.com ?

Quel est ce dédit qu'il faudrait payer, mais que l'on ne justifie nullement ?

Pourquoi des tarifs différents selon des barreaux ?

Pourquoi Paris aurait droit au progrès et pas les autres ?

Si l'on était à Lyon, je dirais que c'est Guignol.

Bref, le combat continue.

Mais nous savons désormais que la solution technique proposé par le CNB est reconnue comme obsolète, mais qu'il faut veiller à des données financières dont on ne justifie pas, donc les avocats moutonniers devraient subir!

Moi, je ne veux pas dire, Messieurs du CNB, mais je crois que dans les semaines qui viennent il serait bien que vous puissiez justifier par écrit de tout cela, en publiant comptes et données techniques.

La CNB voudrait-il être , par amateurisme, être , vis à vis de la Chancellerie, responsable de l'échec du RPVA?

Nos syndicats devraient hurler!

On ne les entend pas assez d'ailleurs!