Par jean.devalon le 27/03/12

Et si l'on avait sur le RPVA un regard pragmatique ?

Il existe la difficulté du système de connexion au réseau.

Il y a des quinquagénaires pour qui le démon de midi consistera à aller courir la gueuze.

Pour moi, qui suis une sorte de saint laïc, j'essaie simplement de baigner dans le bain des NTIC.

Chacun reconnaîtra, en off, que bientôt on sortira du système du boîtier Navista, ce drôle de modem imposé aux installations informatiques des cabinets à l'heure où chacun correspond avec sa banque par un simple code.

Mais personne ne le dit officiellement au nom de considérations politiques.

Or, pour le praticien, cela a un impact, car tout le monde aujourd'hui est habitué à la mobilité et à la frontière poreuse entre les heures de travail et de détente.

Le système en place, qui oblige de travailler de son bureau, ou de laisser (sauf erreur) un serveur allumé, ne correspond pas à notre temps.

La profession se glorifie d'un arrêt de la cour de Bordeaux ayant validé procéduralement les modalités de transmission électroniques.

La question se pose, maintenant, de la notion d'accords exprès de l'avocat.

L'Ordre de Marseille a diffusé un formulaire demandant à l'avocat adhérant au système d'exprimer son acceptation, ce qui montre bien d'ailleurs que cet arrêt venu du pays de l'ancien président du CNB ne paraît pas évident à tous.

Je suis adhérent du système, en pestant, mais l'adaptation professionnelle m'a paru l'imposer.

Je connais des barreaux où la juridiction joue le jeu et où le système paraît fiable.

Ici, par une sorte de masochisme pervers, on critique les avocats qui résistent pour les raisons que j'ai évoquées ci-dessus.

Alors que si le système avait été plus simple et plus mobile tout le barreau aurait déjà adhéré, y compris ceux qui travaillent avec un simple portable.

Et puis parlons franchement : qui ne connaît autour de soi un avocat qui a eu une difficulté, du genre ordonnance de clôture non reçue, d'où absence à l'audience.

C'est bien gentil de critiquer les avocats, mais les greffes ne sont pas prêts non plus.

Certaines chambres adressent les avis de renvoi, d'autres pas.

Tout dépend, semble-t-il, du greffier.

Il faut aller à la pêche pour retrouver les dates.

Il ne s'agit pas ici, nullement, de critiquer dans la mesure où il est naturel qu'un système qui se met en place prenne du temps, surtout dans une grosse machine comme le tribunal de Marseille.

Simplement il y en a assez de la langue de bois : le système ne prend pas, à Marseille, chez les avocats tels qu'il est parce qu'il est trop lourd et inadapté aux modalités professionnelles actuelles et, en outre parce que la juridiction n'est pas prête, elle non plus.

Et dans cet état, demander aux avocats d'exprimer leur acceptation de la validité des significations paraît nécessiter de donner des assurances :

- sur le fonctionnement du système dans les greffes sans différences entre les chambres :

- et on y reviendra toujours, sur des annonces claires sur les modalités de connexion plus modernes.

Sinon, il n'y a pas vraiment de raison de culpabiliser les avocats qui résistent car ce sont finalement eux les plus responsables.

Par jean.devalon le 22/03/12

Je reçois de l'Ordre des avocats, par courriel, un formulaire d'acceptation des notifications procédurales par voie électronique.

Il faut que je dise : Je déclare expressément consentir, en application de l'article 748-2 du Code de procédure civile, à tous envois, remises et notifications mentionnées à l'article 748-1 dudit Code, par voie électronique dans le cadre de toutes les instances dans lesquelles je me suis constitué devant le Tribunal de grande instance de Marseille ou la Cour d'appel d'Aix en Provence.

Les articles en question disposent :

Article 748-1 : "Les envois, remises et notifications des actes de procédure, des pièces, avis,avertissements ou convocations, des rapports, des procès‐verbaux ainsi que des copies et expédition revêtues de la formule exécutoire des décisions juridictionnelles peuvent être effectués par voie électronique dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent titre, sans préjudice des dispositions spéciales imposant l'usage de ce mode de communication ".

Article 748-2 : " Le destinataire des envois, remises et notifications mentionnés à l'article 748-1 doit consentir expressément à l'utilisation de la voie électronique, à moins que des dispositions spéciales n'imposent l'usage de ce mode de communication ".

Et le message électronique invite à signer de telle manière que l'Ordre puisse plaider en faveur de la validité de ce moyen tant devant le Tribunal que devant la Cour,

Sur le principe, je suis évidemment favorable à la validité des notifications par le 'RPVA, cela nous éviterait ces ridicules petits timbres à coller sur nos significations, notamment.

Mais je trouve que l'Ordre de Marseille oublie d'évoquer le problème récurrent qui est que l'avocat de province est scotché à son ordinateur en raison de l'obligation faite de l'accès au RPVA par le seul boîtier Navista et, en conséquence, handicapé informatiquement par l'impossibilité de travailler efficacement, à moindre coût, facilement, en dehors du cabinet.

Etre comme un notaire de province au temps des geeks, voila ce qu'on lui demande!

Si l'on dit que les notifications par voie électronique sont valables, cela impose de plus fort que l'accès au RPVA puisse se faire en tous lieux et à toute heure.

Comme il en est des avocats de Paris.

Accepter le principe souhaité nécessite donc un accès élargi au système.

Et comme nous ne savons toujours pas où nous en sommes, il me paraît pour ma part difficile d'engager une éventuelle responsabilité en acceptant ce système lourdaud dont nous savons bien, qu'en l'état ,il est source de difficultés.

Donnant, donnant : que l'on me dise qu'enfin l'accès au RPVA devient mobile par l'emploi d'une simple clé, comme les avocats de Paris et je signe des deux mains et des deux pieds.

En attendant, je mets en délibéré ... sine die

Par jean.devalon le 15/03/12

Le concept de la connexion des cabinets d'avocats au RPVA a été mal pensé pour ne pas partir des cabinets tels qu'ils existent, mais pour avoir été conçu en imitant quelque part nos amis les notaires, pourtant si différents.

Les dernières statistiques produites par la Chancellerie montrent bien que la profession, dans sa réalité, est une profession de proximité avec des structures légères.

Cela nécessite de la mobilité, car dans l'exercice de sa profession, l'avocat est mobile et peut être conduit à travailler, ici et ailleurs, sans avoir une pléiade de collaborateurs à sa disposition.

Pourquoi se voiler la face au CNB ?

Le Conseil National des Barreaux se glorifie, sous la plume virtuelle de Mme Clarisse Berrebi, de ce que la cour d'appel de Bordeaux (le Pays de Monsieur Wickers) ait décidé qu'en adhérant au RPVA l'avocat était présumé avoir accepté de consentir à l'utilisation de la voie électronique pour la signification des jugements à son égard et qu'il n'était pas nécessaire de recueillir son accord express pour que cette signification remplace la signification classique.

(Moi j'aurais écrit accord exprès, mais cela montre que l'on est, en matière de RPVA, dans l'expéditif plutôt que dans le juste)

Mme Berrebi indiqua que cet arrêt conforte la solution RPVA comme moyen de communication.

Et, elle en tire comme savante conclusion... que les conditions générales d'utilisation du service e- barreau vont être modifiées !

Que voulez-vous, les présidents, de commissions même, sont heureux et adorent faire du papier les glorifiant.

Pour ma part, j'attends beaucoup du nouveau Président du Conseil National des Barreaux.

Car de la même manière que l'on a pu voir qu'il défend les avocats de province, maltraités à Nîmes, les avocats de province attendent de sa part qu'il mette fin à la discrimination électronique dont ils sont les lasses victimes.

CCB, sauveur du CNB ?

Il ne s'agit pas de revenir sur la manière curieuse dont le système a été mis en place, le rapport de M. Hattab l'a dit; des procédures sont en cours, ce qui est bien dommage.

Mais, pour la bonne compréhension des avocats de Paris, qui pourraient croire que la province retarde, je voudrais seulement préciser ce qui suit :

Il leur est loisible, grâce à un système pertinent, de se connecter au RPVA par le biais d'une simple clé USB qu'ils peuvent donc utiliser où qu'ils soient.

Les avocats de province, pour leur part, ont l'obligation désuète de passer par un boîtier loué à prix d'or par l'association CNB.com (avec trois sociétaires de mémoire), lequel boîtier est celui du prestataire de référence du Conseil National des Barreaux sous la présidence de monsieur Wickers : la société Navista de Perpignan.

Cela entraîne comme conséquence pratique, outre une inégalité de traitement financier, le fait que l'avocat doive travailler de son cabinet et que s'il est dans son cabanon, pour faire local, il ne peut rien faire. (J'écarte le système de mobilité peu pratique proposé)

En l'état des conséquences juridiques créées par la généralisation du RPVA, il est évident que la discrimination qui existe entre les avocats de province et ceux de Paris devient intolérable.

Il faudra bien que cela soit dit avec force par le nouveau Président du Conseil National des Barreaux qui nous a déjà montré la différence avec le règne précédent.

On en veut encore plus : Monsieur Charrière Bournazel libérez nos cabinets de ce fil à la patte informatique qui, en l'état de la nouvel jurisprudence, va accroître encore plus la fracture numérique entre Paris et la gueuse Province.

Lettre e-barreau

Par jean.devalon le 23/02/12

Mon épouse et moi-même avions, à l'époque, assigné l'Ordre des avocats au barreau de Marseille quand l'accès à e-barreau avait été supprimé par le prestataire de confiance du Conseil National des Barreaux, avec son aval.

C'était quand le barreau de Marseille avait intelligemment mutualisé les connexions à e-barreau pour en réduire le coût individuel dans une sécurité informatique reconnue par l'expert Hattab, par la suite.

Ce qui nous avait valu le dénominatif de « couple d'avocats marseillais, de la part du jovial bordelais président Wickers, ce qui était un compliment.

Toujours est-il que la mise en place de la communication électronique, normale et moderne pour le barreau de Paris, archaïque avec une sorte de modem désuet pour les provinciaux a été imposée.

Chacun sachant cependant parfaitement qu'il faudra bien un jour que les avocats de province puissent travailler avec une simple clé USB et de manière mobile.

Mais tout cela est politique n'est-il pas ?

Et financier, aussi.

Toujours est-il que je discutais ce matin avec mon ex-avoué devenu avocat au sujet d'un dossier.

Il est allé regarder sur son RPVA en étant heureux parce qu'aujourd'hui ça marchait.

Le vil persifleur.

Mais il m'a dit un truc étonnant : tous les messages de lundi auraient été perdus à la suite d'un plantage dit-il national.

La Chancellerie serait dans tous ses états car les messages ne pourraient pas être récupérés

Cela est-il exact ?

Peut-être s'agit-il simplement d'un plantage concernant la cour d'appel d'Aix.

Je n'ai reçu aucun message de mon ordre.

Rien, non plus, du CNB.

Quelqu'un de mes chers confrères est-il au courant de cette chose ?

Je me frise, je me frise....

Par jean.devalon le 09/01/12

Il est de bon ton de commencer l'année avec de bonnes résolutions, souvent sirupeuses.

Je vais donc dire du bien de la communication électronique mise en place dans le microcosme judiciaire.

Non pas, il ne faut pas rêver, du boîtier Minitel qui nous est loué chaque mois, mais d'un cas de réactivité.

J'ai signalé combien j'avais été décontenancé par le dysfonctionnement de l'inscription à la communication électronique près la Cour d'appel d'Aix-en-Provence.

J'ai fait un courrier à la Cour et, aujourd'hui, tout fonctionne.

Cela montre une efficacité comportementale à saluer.

Même le révérend de l'ordre, pardon référent, s'en est préoccupé.

Le pauvre, d'ailleurs, à des béquilles, on a vu le pousser dans l'escalier.

(JJ, où étais-tu ?)

Vous aurez remarqué la gentillesse de ce propos, je ne voudrais pas, en effet, que l'on me croit systématiquement atrabilaire.

J'ai quand même, en compensation, donné un coup de pieds au boîtier Navista.

On le jette quand, celui-là ?

Par jean.devalon le 07/01/12

A la lecture des gazettes, il semblerait que nous vivions la crise du siècle, un peu comme ces inondations ou ces tempêtes centennales qui laissent dans le paysage de tristes traces destinées à l'édification des générations futures.

Certes, il est possible, pour s'extraire de ce triste environnement climatique, de se plonger dans la ludique lecture de la Gazette du Palais.

Posons cependant ce mutin journal et affrontons les vents mauvais.

Quand la crise est là, les chiffres d'affaires sont à marée basse et la conduite d'un cabinet d'avocats nécessite une attention soutenue.

C'est pourtant dans ce moment-là que l'agitation et l'affolement des gouvernants compliquent la tâche des professionnels.

Rappelez-vous la réforme de la carte judiciaire, nécessaire dans le principe, mais appliquée dans une ambiance d'agitation criarde que ne dissimulaient aucunement, bien au contraire les robes de madame Dati, qui est allée heureusement depuis exhiber son téléphone portable au Parlement européen.

Pour la profession d'avocat, la communication électronique avec les juridictions est un progrès souhaitable, mais ses modalités techniques sont aberrantes, maltraitées par le caporalisme du Conseil National des Barreaux qui paraît avoir été inspiré par les fumées des grandes idées plutôt que par les besoins réels des cabinets d'avocats et de leur gestion quotidienne.

Cela crée du désordre.

La procédure d'appel électronique a été mise en place alors que rien n'est prêt, ce qui conduit à cette situation grotesque ou la Chancellerie se lance dans une masturbation prétendument intellectuelle pour savoir comment apposer un timbre matériel sur la procédure électronique !

Peut-être aurait-on pu attendre que tout soit prêt matériellement avant que de mettre en place une procédure qui ne peut que générer de grandes difficultés en état de cette impréparation manifeste ?

Et si l'on peut parfaitement concevoir la suppression des avoués, la brutalité avec laquelle elle est intervenue conduit à taxer le contribuable à hauteur de 150 € par partie en appel fragilisant de facto le droit de faire appel, mais qu'importe, n'est-ce pas ?

Ceci est une iniquité, tout cela pour rentrer dans le moule copié de l'agitation du mari de Carla, pour pouvoir dire que la réforme a été faite, peu important son coût pour le pays comme les difficultés qu'elle génère pour les professionnels, dont il n'est pas inutile de rappeler ici que ce sont des employeurs.

Et voilà que cette agitation structurelle est devenue aujourd'hui de l'affolement à trois mois des élections.

Il nous est donc reparlé de la TVA sociale, enterrée en 2007 et exhumée à l'heure du probable prochain un enterrement du Pouvoir.

Elle sent la mort.

Bien sûr que les charges salariales sont devenues proportionnellement trop importantes par rapport au salaire net, ce qui conduit à un coût du travail élevé et à des salaires nets insuffisants.

Bien sûr, quand les chiffres d'affaires flageolent, les salariés, à un moment ou un autre sont impactés et il faut les protéger.

Essayer de réduire les charges est une nécessité quand on voit les trésoreries des PME et TPE

Mais lancer cette idée affolée à trois mois des élections, c'est la certitude que cette réforme n'aboutira jamais, et la certitude que, si elle aboutit, elle générera un rejet tel qu'elle sera aussitôt abrogée par le nouveau Prince.

Autrement dit cette idée qui peut être intéressante n'est utilisée que trop tard, à des fins électorales, et au mépris glacé des perturbations à venir que cela peut créer dans la gestion des entreprises et donc des cabinets d'avocats.

Ainsi, au soir de ce règne peu glorieux, l'agitation structurelle est devenu affolement.

Nous sommes gouvernés par des affolés !

Et chaque jour qui va passer désormais donnera sa folie, comme poule qui pond son oeuf.

Retournons à la lecture de la Gazette du Palais !

Par jean.devalon le 04/01/12

Assez !

C'est une chanson de Nougaro que j'aime parce que la rocaille de l'accent s'allie avec la tendresse du coeur.

Les timbrés, ce sont nous, les avocats judiciaires qui devrons sur nos actes introductifs apposer un timbre, à ce jour à lécher.

Les cinglés (j'assume) ce sont ceux de la Chancellerie capable de pondre cette circulaire dont je donne l'extrait suivant :

D - LA CONSERVATION DES TIMBRES PAR LE GREFFE

Les timbres mobiles, accolés sur les premières conclusions (ou la partie retournée par les parties sur l'imprimé adressé aux fins de régularisation), ou le justificatif d'acquittement par timbres dématérialisés doivent être conservés en original au dossier et suivent le même régime que les pièces du dossier auquel ils se rattachent.

Il convient de décoller les timbres mobiles accolés sur les premières conclusions et de les joindre à la minute de la décision.

Le justificatif d'acquittement de timbres dématérialisés est également annexé à la minute.

Le greffe est donc tenu d'assurer la conservation de ces timbres pour permettre à toute instance comptable d'exercer son contrôle sur le nombre de timbres acquittés en regard du nombre d'affaires concernées sur la même période.

En conséquence, il est impératif de s'assurer que les timbres, dans toutes les instances où ils sont dus, sont conservés dans le dossier, quel que soit l'acte sur lequel ils sont apposés. Il convient donc avant de restituer, le cas échéant, leurs pièces aux parties de veiller à ce que les timbres n'y figurent pas.

Les timbres dématérialisés vont suivre le même régime que celui de l'archivage

électronique des actes et pièces de procédure. »

Bon les greffiers, à défaut d'être linguistes auront bonne salive !

Mais combien cette usine à gaz a-t-elle coûté au contribuable ?

J'espère pas trop de RTT aux fonctionnaires de la place Vendôme nos bijoux, mais d'une famille autre.

Lisez, si vous le voulez la circulaire complète au bas de cet article : Ca fait peur tant cette folie est déconnecté de la vie réelle, tant la Chancellerie est devenue une Bastille avec un régent à sa tête

Assez ! Si je traduis Nougaro, c'est le cri de l'avocat face au Conseil National des Barreaux qui ne nous défend pas et se comporte comme une pollution des esprits !

Circulaire Orwellienne

Par jean.devalon le 04/01/12

Je ne me rappelle plus quel est ce film de science-fiction où, dans un lointain vaisseau spatial, l'ordinateur central était devenu fou.

Je crains qu'il n'en soit ainsi de l'ordinateur d'e- barreau peut-être contaminé par le virus Navista.

Car enfin d'abord, la Cour d'appel m'envoie un message électronique pour confirmer mon inscription à la communication éponyme, mais quand je veux aller plus avant, l'ordinateur me dis que je ne suis pas inscrit et m'invite à prendre contact avec le greffe, celui-là même qui m'a écrit que je l'étais, et auquel il faut que j'écrive pour dire que je ne le suis pas.

Devant le Tribunal de grande instance où je suis inscrit depuis une année j'ai voulu bénéficier des largesses logicielles et donc consulter un dossier dans lequel je n'étais pas procéduralement constitué.

En fait l'acte de constitution a été signifié voilà plus d'un mois et demi mais il est envisageable que la consoeur ait omis de le déposer au greffe...

Comme elle m'avait donné le numéro d'enrôlement j'ai voulu procéder à une vérification.

La page d'accueil nous dit que nous pouvons consulter les dossiers où nous sommes constitués mais également ceux où nous ne le sommes pas.

J'ai donc entré le numéro d'enrôlement figurant sur un soit transmis en ma possession dans la rubrique : consultations des dossiers de l'avocat non constitué.

Sur la réponse que vous pourrez voir au bas de ce billet énervé il est mentionné : ‘ vous n'êtes pas constitué dans ce dossier'.

Je le sais, crétin, puisque je suis allé effectuer une recherche dans la consultation des dossiers de l'avocat non constitué.

Sauf à ce que cela signifie que cette rubrique doive être consultées pour vérifier que l'on n'est pas constitué dans un dossier, il me paraît qu'elle est aléatoire.

Tout cela n'est visiblement pas au point, mais c'est nous qui allons payer les pots cassés par les autres.

C'est charmant.

Par jean.devalon le 04/01/12

Voilà, ça y est : je suis un sinistré du boîtier.

Il faut que je vous dise, cela n'a rien à voir, que j'ai utilisé dimanche un appareil à fondue datant de l'année 1983, au look de Minitel et que ce boîtier qu'on nous impose bêtement ne dénote donc pas dans l'ensemble de ma psyché.

Dans un premier temps, alors que j'utilise la plate-forme e-barreau depuis un grand nombre de mois, la Cour d'appel a indiqué que je n'étais pas inscrit et qu'il fallait que je me rapproche du tribunal et de mon Ordre.

Je ne reviens pas sur la politique actuelle de l'Ordre des avocats au barreau de Marseille qui nous envoie une circulaire insistant, en quelque sorte sur les incidents possibles. (Pièce 1 téléchargée)

Positivez les gars !

Il me semble d'ailleurs que dire que tous les actes liés à la postulation devant la cour devront être faits exclusivement par ce système électronique va au-delà des textes actuels et n'est peut-être pas adéquat eu égard aux faiblesses du système.

Passer en force n'est pas donné à tout le monde, n'est pas Napoléon qui veut, ni Sarkozy le petit.

En tout cas l'Ordre m'a indiqué que j'étais bien inscrit et, par sécurité, m'a désinscrit pour me réinscrire.

Je sais, c'est comme ça.

J'ai donc reçu un message de la Cour d'appel confirmant mon inscription !

Orgasme intellectuel !

J'ai voulu consulter quelques dossiers en tant qu'avocat non constitué et un message s'affiche : vous n'êtes pas inscrit !

Gloup !

J'ai voulu, fictivement, interjeter appel contre toute la bêtise du monde et le message indique : une erreur est survenue lors de la recherche de l'adresse d'envoi de la déclaration d'appel ! (Pièce 2 téléchargée)

Oups !

Donc la Cour d'appel est en mesure de repérer mon adresse pour envoyer un message mais n'est pas en mesure d'en recevoir, en quelque sorte.

Et le Tribunal, lui, le peut depuis des mois.

Je vais demander à l'Ordre s'il m'est possible d'utiliser mon appareil à fondue de 1983 pour me connecter à la Cour, à mon avis ça marchera aussi bien.

En attendant je vais continuer mon chemin de croix.

Tiens, je vais saisir le référent de l'ordre, le gars qui se bat pour nous.

Par jean.devalon le 23/12/11

C'est Noël, enfin demain très tard, à minuit.

Je voulais, féal, faire un cadeau à mon Bâtonnier et aux membres de son conseil de l'ordre qui se dévouent, sans désemparer, sacrificiels, pour le bien de tous.

C'est trop beau !

Mais je ne savais quoi offrir.

Monsieur le Bâtonnier, je vous écris...

Ça a son côté Boris Vian...

Il faut dire, s'agissant du RPVA, que nous avons reçu aujourd'hui un courriel de l'ordre, rappelant qu'à compter du 1er janvier, les avocats seront en charge directement des procédures d'appel, à condition d'être abonnés à e-barreau. (RPVA)

Cette circulaire, ampoulée, insiste sur la responsabilité des avocats.

Ennuyeuse à emmerder même un notaire.

On a l'impression que nos dirigeants professionnels copient les notaires .

Bientôt les croques-mort?

Il est parlé de l'ensemble des bâtonniers de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, et des magistrats, qui ont tenté de définir la cause étrangère en cas de défaillance des systèmes d'information, quand l'appel électronique bugge

On appelle un peu ça, chez nous, un truc à la mord moi le ... (censure)

Il faut dire aussi, non pas que je suis rentré dans le rang, mais que je suis sorti du régiment.

C'est-à-dire qu'il est manifeste que le système mis en place est un mauvais système sur le plan technique et qu'il n'est maintenu que pour des raisons diverses et variées, sur lequel je ne reviens pas aujourd'hui.

Donc, le schmilblick, on l'a pris, considérant qu'ils étaient capables, ces gens-là, de maintenir la réforme de la procédure d'appel à compter du 1er janvier , nonobstant les catastrophes annoncées.

Ils l'ont fait.

Droits dans leurs bottes.

Une, deux, les petits pois.

Nous avons donc fait un mot à la cour. pour dire qu'on étaient bien gentils et bien obéisssants.

C'était le 16 décembre.

Il y a un tampon d'accusé réception du 19, et dès le 20, il nous a été répondu 'qu'aucune demande d'inscription n'a été transmis ce jour', et nous sommes donc renvoyés vers l'Odre des avocats de notre juridiction pour demander une inscription auprès du TGI et de la cour d'appel.

Ben, on est inscrit auprès du TGV, pardon TGI, pourtant.

Donc, le même jour, nous recevons de notre ordre un courriel administratif nous rappelant nos obligations, et de l'autre, de la Cour, un courrier nous indiquant qu'il fallait que l'Ordre fasse quelque chose, semble-t-il pas, fait à 10 jours de l'échéance !

Bachibouzou!

Ma belle associée, toujours trop douce, a appelé le référent de l'Ordre, un brave garçon chargé de tout cela.

Il ne l'a pas pris au téléphone et lui a fait souhaiter joyeux Noël par son secrétariat si j'ai bien compris.

Galopin, Va !

Discourtois, cependant, si l'on est pointilleux.

On l'est.

Alors j'ai trouvé mon cadeau de Noël : c'est ce joli courrier adressé au Bâtonnier par lequel je me suis permis d'attirer l'attention sur la responsabilité de l'Ordre des avocats.

Si Ignace Loyola m'a appris que le destin de Don Quichotte n'était pas forcément enviable, un petit coup de lance un 23 décembre a quelque chose de réjouissant.

Mais cette circulaire de Noël y est pour quelque chose.

Joyeux Noël, Monsieur le Bâtonnier.

Joyeux Noël, aussi, Monsieur le Bâtonnier Mattei

Pace et Salute

Faisons chabrot!

Lisez la prose si cela vous amuse, moi ça me désole.