Par jean.devalon le 06/09/13

Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile,

Berceuse du chaos où le néant oscille,

Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons,

Toute pleine du bruit furieux des clairons,

Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie,

Hideuse, entraîne l'homme en cette ivrognerie,

Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit,

Où flotte une clarté plus noire que la nuit,

Folle immense, de vent et de foudres armée,

A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée,

Si tes écroulements reconstruisent le mal,

Si pour le bestial tu chasses l'animal,

Si tu ne sais, dans l'ombre où ton hasard se vautre,

Défaire un empereur que pour en faire un autre ?

Victor Hugo

Ou défaire une dictature pour en faire advenir une pire encore

Par jean.devalon le 31/08/13

La Constitution de la V ème permet au président d'engager les armes de la France sans l'accord du Parlement.

Les présidents, avant Nicolas Sarkozy, avaient connu la guerre, que ce soit la seconde guerre mondiale ou la guerre d'Algérie ; ils y avait participé.

Ils en savaient dans leur corps l'horreur.

Ce n'est pas le cas des deux derniers présidents.

On sait la Libye de Nicolas Sarkozy, ce gâchis.

On craint la Syrie de François Hollande.

Il est temps, maintenant, que le Parlement donne son accord quand doivent parler les armes car les présidents d'aujourd'hui n'ont pas forcément la profondeur humaine des grands dirigeants.

Ils ne doivent plus décider seuls.

Ce mot du général de Gaulle

« La véritable école du Commandement est la culture générale. »

Est-ce encore le cas ?

Le président sait-il bien l'histoire de la Syrie, protectorat français, qu'il envisage de bombarder.

Nos institutions sont dépassés,

aoû
28

Paradoxes

Par jean.devalon le 28/08/13

Je regardais hier le premier ministre, avec sa drôle de gestuelle saccadée de marionnette évanescente, vanter le néant d'une réforme des retraites qui n'en est pas une, pour laisser notamment subsister entre les Français du privé et du public cette inégalité intrinsèque devenue insupportable.

Monsieur Pisani-Ferry a annoncé pour, dans 10 ans, une France plus petite et moins riche ce qui implique, à l'évidence, pour affronter les temps qui viennent de mettre fin aux différences de statut entre le public et le privé, également parce que ces différences de statut conduisent à une incompréhension de pensée entre les uns et les autres générant rancoeur et paralysie.

La réforme annoncée n'en est pas une, pâle reflet d'une certaine lâcheté, montrant d'ailleurs que ce pouvoir-là est également l'héritier du précédent.

De son côté le président laisse entendre que la France va donc envoyer des missiles dans la poudrière syrienne comme si envoyer un missile dans une poudrière ne générait pas immédiatement une explosion plus grand encore.

Notre pays va donc bombarder un pays souverain, sans mandat international aucun ; cela s'appelle une déclaration de guerre.

Il n'y a guère de courage à voir là, sinon une soumission à l'ami américain et une témérité falote dont les victimes à venir seront les femmes et les minorités, car, voyez-vous il n'y a aucun avantage à arbitrer entre les barbares.

Peut-être en parlera-t-on dans le prochain épisode de secret story...