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ASSEZ!

Par jean.devalon le 09/07/10

Faudra-t-il aller jusqu'à la plainte pénale pour que la raison enfin prévale ?

Les avocats de France sont dotés d'intelligence et conduisent les affaires de leurs cabinets conformément tout à la fois aux valeurs intellectuelles de la profession et à la nécessaire adaptation aux techniques de ce temps.

La question de la communication électronique est une question de principe dans la mesure où le Conseil National des Barreaux, composé certainement de braves gens, n'a pas forcément la compétence intellectuelle pour discerner de quoi demain sera fait et n'a certainement pas la compétence technique pour vouloir imposer à toute une profession des choix collectivistes.

Ses rapports avec la société Navista sont viciés à la base en raison d'un incroyable flou contractuel, financier, technique.

Depuis des mois un certain nombre d'acteurs tentent d'offrir des portes de sortie au Président du Conseil National des barreaux qui les refuse systématiquement.

Des procédures ont même été introduites, le référé engagé par l'ordre des Avocats au Barreau de Marseille est en délibéré au début du mois d'août, précision utile parce que la rumeur court qu'il aurait été perdu, ce qui montre bien d'ailleurs que ce sont les esprits qui sont perdus.

La dernière assemblée générale du Conseil National des Barreaux, tumultueuse, incertaine dans ce qu'elle a voté, a en tout cas souhaité, comme tous les syndicats de la profession, comme tous les avocats, un travail en commun entre le Conseil National des Barreaux et l'UNCA, organisme technique de la profession qui gère les CARPA et qui est donc en mesure d'apporter une aide importante.

Le président du Conseil National des Barreaux dans un courrier du 1er juillet a défini cette aide, s'agissant du RPVA

Pour cet homme-là il s'est agi de lui apporter une aide technique qui serait le détachement d'une équipe de petites mains pour entrer des données informatiques !

Alors même que l'aide de l'UNCA peut servir à éviter au Conseil National des Barreaux le naufrage.

Tout naturellement la réponse ne s'est pas faite attendre, le président de l'UNCA rappelant au Conseil National des Barreaux que les opérateurs de saisie peuvent se trouver auprès des sociétés de travail intérimaire, mais que la démarche de l'UNCA se situe bien entendu au-delà, et nécessite un contrat précis.

Vous aurez au pied de cet article les deux courriers et vous relèverez que l'UNCA propose une aide technique et financière à travers les CARPA pour la mise en place d'une solution qui serait maîtrisée par la profession dans un plan global de la communication électronique.

Mais que font les membres du Conseil National des Barreaux, élus de la profession, émanant de ses syndicats.

Qu'attendent-ils pour exister ?

Télécharger les courriers

Par jean.devalon le 20/06/10

L'Assemblée du Conseil National des Barreaux de ce 19 juin a été sensible au verbe insulaire du Bâtonnier MATTEI et, aussi, aux voix de tous ceux qui ont oeuvré pour que la raison, et le progrès informatique, soient présents au rendez-vous donné par notre belle profession.

Elle a voté une motion selon laquelle le Conseil National des Barreaux doit intensifier ses relations avec l'UNCA afin que la profession puisse bénéficier de ses ressources humaines et techniques dans le développement du RPVA.

On y a appris que l'architecture du Barreau de Paris, qui bénéficiait jusqu'à présent d'une dérogation contractuelle, venait d'être agréée par la Chancellerie.

Il est donc admis que l'on peut accéder au "Réseau Privé Virtuel des Avocats" (RPVA) sans passer par un boîtier NAVISTA.

Le Bâtonnier de MARSEILLE a proposé également de mettre à disposition de la Profession et de l'UNCA l'architecture marseillaise et ses innovations techniques.

A partir de ces deux architectures complémentaires, notre organisme technique national, enfin retrouvé, pourra concevoir dans les semaines qui viennent la solution nationale "nomade et mutualisée" qui viendra se positionner à coté de l'architecture NAVISTA, offrant ainsi la solution alternative et concurrentielle tant attendue,, au sein d'un même RPVA.

Donc le monopole de Navista, c'est fini !

La raison a gagné, aidée, il est vrai par l'action protestatrice.

Le Bâtonnier MATTEI, notre héros, écrit immédiatement au Président du CNB, au Bâtonnier de Paris et au Président de l'UNCA pour confirmer les propositions faites afin d'oeuvrer à une mise en oeuvre rapide des décisions prises, rappelant au passage que les marseillais sont privés de connexion depuis bientôt 3 mois à la suite d'une "voie de fait" inqualifiable.

Mais la vérité se fait jour !

Joli cadeau pour la fête des pères.

Télécharger la circulaire du dimanche du Bâtonnier MATTEI

Par jean.devalon le 23/02/10

Le président de la Conférence des Bâtonniers, qui est par ailleurs vice-président du CNB, a écrit à tous les bâtonniers pour proposer, s'agissant du RPVA, une expertise technique, mais aussi économique, des systèmes en lice.

Cela, au contradictoire du barreau de Paris, du CNB, de la Conférence des Bâtonniers.

C'est peu de dire que le boîtier de la société NAVISTA sorti du chapeau en 2007, sans appel d'offres, entraîne des résistance justifiées qui vont en s'amplifiant.

Il n'est finalement plus guère défendu que par l'association CNB.com, c'est-à-dire trois personnes !

Marseille ne craint pas l'expertise technique, encore moins économique, puisque l'UNCA a déjà donné son avis et que par ailleurs son système est une architecture VPN (comme celle du boîtier Navista dans chaque Cabinet !).

Cela permettra de tordre le cou aux idées fausses aimablement diffusées.

Mon petit doigt m'a dit aussi que le barreau de Bobigny se connectait au système parisien, une autre brèche !

Le système phocéen comme le système parisien ont l'avantage d'être techniquement fiables, mobiles, et économiquement, à l'évidence, plus pertinents.

L'idéal serait une fusion de ces deux systèmes sous l'égide d'un organisme national pour servir la profession.

Il faut répondre au défi du RPVA, mais la seule façon d'y arriver, de réduire à néant la fracture numérique est d'en réduire le coût, ce que le CNB, fort curieusement, se refuse à entendre.

Il n'est pire sourd...

En tout cas il est manifeste que la position rigide du CNB ne peut plus être maintenue et que la chape de plomb qui paraît être imposée dans les barreaux est singulièrement en train de fondre sur ceux qui croient pouvoir la porter de leurs bras musclés.

Ils vont se brûler les ailes d'anges qu'ils n'ont pas !

Allez, à l'expertise donc !

Par jean.devalon le 25/01/10

Notre métier d'avocat, pour celui qui fréquente le monde judiciaire, est un métier de combat.

Chaque dossier est un conflit intellectuel, ou une franche castagne.

J'avoue, ce soir, être presque d'un tempérament belliqueux.

Je vais cependant parler, ou plutôt écrire, avec toute la douceur onctueuse dont un juriste peut être capable.

Vous trouverez en annexe la note que le bâtonnier de Marseille fait parvenir, ce 25 janvier, à tous les bâtonniers.

Résumons ainsi :

- en l'état, la technologie utilisée par le barreau de Marseille, consiste à mutualiser environ huit boîtiers Navista car il n'y a aucune obligation à ce qu'un boîtier soit quasiment individuel.

- le coût ppar avocat, à ce jour, est d'1,99 € par mois et si le système est étendu aux 22 000 avocats de province, le coût serait d'1,51 €..

- sur la sécurité, il suffit de rappeler, semble-t-il, que le système a été validé par l'Union Nationale des Caisses d'Avocats qui a parfaitement admis qu'il ne violait en rien les prérogatives du CNB ni la sécurité informatique.

- la solution adoptée à Marseille permet de répondre instantanément à un éventuel afflux d'abonnement qui pourrait intervenir pour l'année 2010, dans la mesure justement où il n'y a pas à installer des boîtiers individuels dans les cabinets.

Avec l'usine à gaz proposée par le CNB, ça ne risque pas d'arriver !

En fait, tout cela est si évident, que les barreaux commencent à bouger.

L'ordre des avocats au barreau de Metz manifeste d'ailleurs sa parfaite indignation devant le coup de force, véritable voie de fait, du CNB à l'heure actuelle.

On sait d'ailleurs que le mouvement est en train de s'étendre.

Ça me fait quelque part penser à l'Assemblée Nationale.

Après chaque élection sont prises des mesures en faveur des députés eux-mêmes et l'on voit peu le législateur venir reconnaître qu'il a fait une, pardonnez-moi l'expression, une connerie.

Mais, avec le Conseil National des Barreaux il ne peut aucunement en être ainsi.

Parce que les élus sont des confrères.

Mot de deux syllabes.

Nous, nous insistons sur la deuxième.

Personne, non vraiment personne, n'irait penser que, nous regardant, la représentation nationale ne penserait qu'à la première !

Ce serait une démission de l'esprit qui ne pourrait qu'en appeler d'autres.

Par jean.devalon le 15/01/10

Je bénéficie, à mon cabinet, depuis plus d'un mois, du RPVA.

Il s'agit, on le sait, d'une solution informatique permettant d'avoir accès au suivi de ses dossiers dans les greffes des tribunaux de grande instance.

Dans la profession, il y a eu comme une sorte de psychodrame.

D'un côté le Conseil National des Barreaux, voulant imposer aux cabinets d'avocats un abonnement mensuel d'un coût certain et, surtout, une installation informatique complémentaire, le très fameux boîtier Navista.

Solution dépassée !

Le barreau de Paris pour sa part a offert à ses membres une solution différente, comportant simplement une clé USB, sans autre installation, avec une prise en charge, pour grande partie par l'ordre ,et en tous cas un coût incomparablement réduit.

Le barreau de Marseille a voulu adopter une solution similaire.

C'est celle que j'utilise pour ma part.

Je ne suis pas très fort en informatique, mais je dispose d'une clé USB qui me permet, par le biais d'un tunnel sécurisé, sous la gestion de l'Ordre des avocats, d'accéder à e-barreau.

Cette clé, je peux l'utiliser de chez moi, de tout autre lieu, contrairement à la solution onéreuse proposée par le Conseil National des Barreaux.

Très franchement, il n'y a pas photo !

Pourtant, on a entendu, de-ci de-là, en soubresauts d'arrière-garde, des commentaires selon lesquels la sécurité ne serait pas assurée.

Ceux qui formulaient ces commentaires, par jeu politique, parlaient de ce que peut-être techniquement ils ne comprenaient pas, abreuvant en conséquence l'interlocuteur de sigles et références informatiques que personne n'appréhendait ce qui évitait peut-être avoir à justifier du bien-fondé des propos...

L'Ordre de Marseille a été particulièrement sérieux puisqu'il a demandé la validation technique de son projet par l'union nationale des CARPA.

Vous savez, les CARPA ce sont ces organismes qui gèrent l'argent que les avocats détiennent pour le compte de leurs clients.

C'est dire que le contrôle est strict.

Or le rapport que vient de déposer l'UNCA précise :

" il apparaît que la solution proposée par le barreau de Marseille permettant la connexion sécurisée entre l'ordinateur depuis lequel se connecte l'avocat détenteur d'un certificat d'authentification délivré par le Conseil National des Barreaux, sans exigence ni de lieu, ni de solutions matérielles - autres que la clé USB - ne porte atteinte ni à la souveraineté du Conseil National des Barreaux en matière d'autorité de certification, ni à l'intégrité du portail e-barreau qui assure la connexion unique entre l'RPVA et le RPVJ., cette solution correspondant aux souhaits de nomadisme visé dans l'accord du 16 novembre 2009"

(Il s'agit là d'un accord intervenu entre le barreau de Marseille et le Conseil National des Barreaux pour expérimenter la technique proposée par Marseille).

Bref, de tout cela, il ressort que le barreau de Marseille a fait valider son système par l'UNCA et que, comme il fallait s'y attendre, les conclusions sont particulièrement favorables.

Rien, vraiment rien, n'interdit donc l'extension de la solution marseillaise à la France entière, pour peu que chacun bien sûr veuille bien être raisonnable.

Vous trouverez en fichiers joints, amis lecteurs, les lettres du bâtonnier de Marseille aux bâtonniers de France des 4 et 15 janvier et le rapport de l'UNCA.

Amis du CNB, plutôt que de proposer des soldes à 30 euros ne serait-il pas temps d'en venir à la raison ?