laura.derridj

Par laura.derridj le 20/10/09
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C'est la question à laquelle a récemment répondu le Conseil d'Etat, la règle dite "du trentième indivisible" n'étant pas applicable aux agents de la fonction publique territoriale (Conseil Constitutionnel, 28 juillet 1987, décision n°87-230-DC), la retenue sur rémunération des agents locaux devant être strictement proportionnelle à la durée de la grève (CE, 27 avril 1994, SDIS de la Haute-Garonne, req. n°146119).

S'est révélée néanmoins problématique la situation des agents, comme les sapeurs-pompiers, dont le temps de travail n'est pas organisé en semaines comprenant des jours ouvrés et des week-ends, mais en une succession de périodes de garde de 12 heures ou 24 heures.

Par deux décisions du même jour, la Haute Juridiction administrative a posé que, lors d'une participation à une grève, un agent qui assure son service sous la forme de gardes suivies de périodes de repos ne se voit pas retenir un trentième de son traitement mensuel par période de 24 heures, mais une fraction de son traitement correspondant au nombre de gardes qu'il n'a pas accomplies par rapport au nombre de gardes auquel il est astreint chaque mois (CE, 17 juillet 2009, SDIS d'Ille et Vilaine, req. n°303588; SDIS de la Drôme, req. n°303623. Conclusions du rapporteur public publiées à l'AJDA du 19 oct. 2009, p. 1892 et s.).

Par laura.derridj le 20/10/09
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La loi n°2008-790 du 20 août 2008 impose aux communes d'accueillir les élèves des écoles publiques du premier degré lorsqu'au moins 25% des enseignants prévoient de faire grève.

Malgré les garanties accordées par l'Etat, cette compétence communale a suscité des difficultés, lors de ses premières mises en oeuvre, de sorte que certains maires on refusé de l'exercer. Une jurisprudence abondante en est issue et, pour la première fois à notre connaissance, le Conseil d'Etat a rendu, le 7 octobre 2009, une décision sur une des ordonnances prises par les juges des référés (CE 4e et 5e sous-section, Cne du Plessis-Pate, req. n°325829, mentionné aux tables du recueil Lebon).

Il importe d'y relever que la Haute Juridiction administrative a considéré que :

- est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la délibération d'un Conseil municipal «le moyen tiré de ce que cette délibération, alors même qu'elle n'aurait présenté qu'un caractère général et déclaratoire, méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 133-4 du code de l'éducation selon lesquelles : (...) / La commune met en place le service d'accueil à destination des élèves d'une école maternelle ou élémentaire publique située sur son territoire lorsque le nombre des personnes qui ont déclaré leur intention de participer à la grève (...) est égal ou supérieur à 25 % du nombre de personnes qui exercent des fonctions d'enseignement dans cette école (...)».

- Sont «sans effet sur la légalité de cette délibération les moyens tirés par la commune, d'une part, de ce qu'elle serait dans l'impossibilité d'organiser le service d'accueil, notamment par manque d'effectif d'animateurs et, d'autre part, de ce qu'il était peu probable que le taux de personnel en grève dans les écoles maternelles et primaires de la commune atteigne le seuil de 25 % à partir duquel seulement s'imposerait à elle l'obligation d'organiser le service d'accueil institué par la loi du 20 août 2008».

Il en résulte notamment que, les maires étant tenus d'organiser le service minimum d'accueil dans les écoles, ne sont pas des motifs valables de refus le manque d'animateurs ou la faible probabilité d'atteindre le seuil des 25% d'enseignants grévistes.

Nous rappellerons, à cet égard, la loi du 20 août 2008 offre le choix aux communes d'assurer elles-mêmes l'accueil dans les écoles ou d'en confier l'organisation à une autre personne morale (commune, groupement de communes, caisse des écoles). Incombe, en outre, aux maires l'obligation d'établir une «liste de personnes susceptibles d'assurer le service d'accueil en veillant à ce qu'elles possèdent les qualités nécessaires pour accueillir et encadrer des enfants».