laura.derridj

Par laura.derridj le 27/03/19
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A été publié par l’AJCT (coll. Dalloz) un commentaire de Me Laura DERRIDJ sur une décision du Conseil d’Etat, en date du 8 février 2019, afférente aux conséquences que peut avoir l’annulation, par le juge administratif, d’un avis du conseil de discipline de recours (req.n°409669, au Lebon T, commentaire L.Derridj AJCT mai 2019, p.260).

Extrait :

"2. Aux termes de l'article 91 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction issue de la loi du 13 juillet 1987 modifiant les dispositions relatives à la fonction publique territoriale: "Les fonctionnaires qui ont fait l'objet d'une sanction des deuxième, troisième et quatrième groupes peuvent introduire un recours auprès du conseil de discipline départemental ou interdépartemental dans les cas et conditions fixés par un décret en Conseil d'Etat./L'autorité territoriale ne peut prononcer de sanction plus sévère que celle proposée par le conseil de discipline de recours".

3. Postérieurement à l'annulation contentieuse de l'avis du conseil de discipline de recours proposant de substituer à la sanction infligée à un agent une mesure moins sévère, l'autorité administrative, qui avait rapporté cette sanction, comme elle y était tenue à la suite de cet avis, peut légalement la prendre à nouveau. Cette sanction, qui ne peut prendre effet qu'à compter de sa notification à l'intéressé, doit être regardée comme rapportant implicitement mais nécessairement la mesure moins sévère qui avait, le cas échéant, été antérieurement prise pour se conformer à l'avis.

4. Il résulte de ce qui précède qu'en jugeant qu'en l'absence d'acte rapportant la sanction prononcée le 12 avril 2010, qui a été exécutée, et effaçant ses effets, le maire de Ris-Orangis ne pouvait légalement prononcer à l'encontre de Mme B... une nouvelle sanction à raison des mêmes faits que ceux sur lesquels il s'était fondé pour prononcer son exclusion temporaire de fonctions de dix-huit mois dont six avec sursis, la cour a commis une erreur de droit".

https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000038135397&fastReqId=1995771827&fastPos=1

Par laura.derridj le 12/03/19
Dernier commentaire ajouté il y a 6 mois 1 semaine

Le Conseil d’Etat a répondu affirmativement à cette question (CE, 27 février 2019, req. n°404966, au Lebon T).

Il a même estimé que, dés lors que le requérant, dont l’avocat est absent le jour de l’audience, a déposé des conclusions écrites et est présent à l’audience, le juge du fond (tribunal administratif ou cour administrative d’appel) doit l’inviter à formuler des observations orales (voir la même décision du Conseil).

Ce, en considération des dispositions de l’article R.732-1 du code de justice administrative (CJA), en vertu desquelles, devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d’appel, "les parties peuvent … présenter, soit en personne, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, soit par un avocat, des observations orales à l'appui de leurs conclusions écrites".

A défaut, la décision de justice est irrégulière.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000038179910&fastReqId=1408144397&fastPos=1