laurent.epailly

Par laurent.epailly le 25/08/14
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J'ai cru lire que, sur la blogosphère, la bataille autour du serment de l'avocat qui asservit ou pas, faisait rage.

J'y mets mon grain de sel.

A mon sens, c'est un vrai débat, mais les conclusions sont ailleurs.

Prêter serment, c'est vrai, c'est s'engager à tenir les termes de son serment. On doit dés lors logiquement, et c'est le cas, considérer que le manquement  aux termes de celui-ci engage la responsabilité civile mais aussi disciplinaire de l'avocat, comme du médecin ou du gardien de propriété, toutes professions dites assermentées.

Mais en quoi prêter serment ferait-il de nous des esclaves ?

D'une part, si les avocats n'obéissaient pas à des règles tirées d'un serment ou du RIn (Réglement Intérieur Normalisé), gageons que nous obéirions à un corpus quelconque du code du commerce, par exemple. Aucune profession ne pouvant vivre sans règles spécifiquement développées au regard des spécificités de celle-ci : voir, par exemple, les chauffeurs de taxi, comme les patrons de salon de coiffure.

D'autre part, j'ai un parallèle : il s'avère que, depuis 20 ans maintenant, j'ai une double allégeance. Une à un Ordre, l'autre au Ministère de la Défense.

Aujourd'hui, sur un mode volontaire depuis la fin de l'épisode de mon service militaire où j'étais en mode contraint, j'obéis, également et régulièrement, à des règles de discipline, de hiérarchie, de devoir de réserve, certaines étant encore contenues dans le code du service national, d'autres dans le code de justice militaire, d'autres, encore, relevant du statut de la fonction publique.

Mieux, je dois respecter des règles proches de l'allure d'un serment :

http://www.recrutement.terre.defense.gouv.fr/le-code-du-soldat

Et, dans mon cas, s'ajoutent même celles-ci ;

http://www.fanion-vert-rouge.info/codes_honneur.htm

 

Dés lors, la réflexion que j'en ai, c'est que la liberté absolue n'existe pas et que chaque profession, chaque activité, recèle ses contraintes.

Mais nous pouvons et devons être libres à l'intérieur des bornes. Sans résignation, crainte ou révérence.

Mieux, la vraie liberté que nous avons à cet égard, c'est d'accepter librement les contraintes d'une profession ou d'y renoncer. N'est pas libre celui qui n'a pas ce choix. Celui qui ne peut choisir son métier, par exemple.

Mais n'est pas plus libre celui qui, négligeant d'être libre au milieu des contraintes de son métier, s'use à vouloir ardemment en briser le périmètre...

Il devient simplement prisonnier d'une obsession.

Par laurent.epailly le 25/08/14
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 2 mois

Je vous avouerais que je ne connais rien à la matière, alors j'ai trouvé très intéressant l'article de Slate qui en parle :

http://www.slate.fr/story/91255/partager-video-infraction

Pour ma part, j'ai tendance à penser que les Angliches sont dans l'erreur : à une époque de désinformation permanente, tu ne peux pas censurer sans cesse, sur une simple appréciation de ce qui est terroriste ou pas. Je trouve la position française meilleure : si tu ne fais pas l'apologie de la vidéo et de son contenu, ça reste de l'information, à traiter comme telle, fut elle horrible, mais nous ne vivons pas chez les Bisounours.

Du reste, on voit que nos amis d'Outre-Manche ont bien changé, eux qui, pendant la dernière guerre, non seulement n'avaient pas censuré la presse (ce sont les Autorités qui contrôlaient l'information qu'elles délivraient) mais encore toléraient l'existence d'un parti Nazi anglais qui, jusqu'en 1943, je crois, fêtait même publiquement l'anniversaire de l'autre Fuhrieux à moustaches ridicules...

C'est juste que, depuis, le Royaume-Uni est devenu le pion bien aligné sur le grand-frère US, reniant l'essentiel de sa tradition juridique et de son ancienne liberté de conscience, sur le modèle du liberticide Patriot Act.

Pour en revenir à la vidéo, en revanche, je ne l'ai pas regardée : j'ai vu une image et l'un ou l'autre article dessous qui m'ont expliqué ce qui s'est passé et ça m'a suffit.

Honnêtement, je ne vois pas l'intérêt du voyeurisme dans ce genre d'affaire.

D'une part, je n'ai aucune raison de faire plaisir à ces voyous en regardant leurs tristes "exploits".

D'autre part, je trouve que c'est manquer de respect à la victime que l'on tient en sujétion, à qui on fait tenir des propos qu'elle ne cautionne évidemment pas et qui va par ailleurs mourir.

C'est moins juridique que moral, ce problème, à mon sens.

Bon, comme aurait dit Coluche, "il suffirait que les gens ne regardent pas pour que ça ne se tourne pas...".

aoû
20

Tagada...

Par laurent.epailly le 20/08/14
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De retour à Montpellier, c'est sans réelle surprise que j'ai constaté que la ville s'était couverte de tags et autres excréments graphiques.

Sans surprise puisque de toutes les villes de France, elle est la seule dans cet état. Oui MÔssieur, même à Marseille, peuchère, c'est pas autangue !

Ici, tout se taggue : les murs, bien sur, mais aussi les portes, les poteaux, gouttières, les trottoirs, les véhicules, les arbres, blocs de clims, volets et encore les bornes incendies, boîtes aux lettres, monuments historiques, abribus et tram, rochers dans la garrigue...

C'est culturel.

La faute, déjà, à des crétins en manque de reconnaissance, de petites frappes à la faible estime d'eux même ou trop gâtés, c'est pareil, allant du petit bourge qui se donne des émotions à peu de risque au pseudo artiste libertaire boutonneux. Il y a le graf ethnique, aussi, comme si en pissant de la peinture sur un mur, on allait mieux savoir d'où on vient...

Et puis, excusez, mais quand on me parle de l'éthique du taggueur, je pouffe : récemment, un chantier est mis en place. L'entreprise pose des barrières en plein et fait appel à des signatures, des pointures, pour le coup, du street art, pour habiller lesdites barrières.

Résultat, de belles fresques, modernes, d'aucunes valant autant à mes yeux qu'un carré noir à 5 patates.

Deuxième effet, la peinture est à peine sèche, qu'un jaloux aigri de tant de talents ne trouve rien de mieux à faire que de maculer rageusement les oeuvres d'un trait continu vert sur toute leur longueur. On est bien en France : le talent y est toujours reconnu à sa juste valeur... C'est le signal de la curée : les autres pseudo artistes besogneux de s'empresser de tagguer haineusement leur signature, de couvrir de pseudos tous plus stupides les uns que les autres (on croirait un concours au pseudo le plus con, comme ceux des commentateurs du Figaro ou du Midi Libre), un art qu'il n'atteindront jamais avec leur vague recherche stylistique, se situant entre la patte de mouche et la bouse de vache.

J'ai même vu, sur une fresque édifiée sur un mur complet de 10/12 m sur 8, par une autre signature, un dérécébré du bulbe sans vergogne se l'approprier en y apposant la sienne. Un graf informe qui se voulait, sans doute, inspiré. Pauvre tâche, et c'est bien de cela dont il s'agit...

On aurait dit certains de nos blogueurs qui se font un simple copier coller d'un article pompé ailleurs, sans donner leurs sources.

La faute, aussi, à une police pas bien motivée, une Justice pas bien sévère, des parents pas bien éducatifs avec leurs chiards, une Municipalité pas bien active sur le sujet.

Et encore, elle y consacre pas loin de 3 Millions d'Euros pas an, à effacer les tags.

Cela me donne, d'ailleurs, matière à un prétexte à réflexion pour mes petits jeunes de JDC : (ton doctoral) "sachant que la Municipalité de Montpellier dépense chaque année 3 M d'€ pour effacer les tags; sachant que le repas d'un SDF coûte 3 €; calculez combien de repas on pourrait servir à des sans - abris avec ça ?".

J'entends de tout, jusqu'à ce qu'un plus malin ou plus indiscipliné (le smartruc et autre i-machin est interdit, normalement...), me donne la réponse.

S'ils sont en forme, j'essaie ensuite : "sachant que je limite l'année à 300 jours - le reste du temps, le sans - abri fait jeûne afin de rester svelte - combien je nourris de sans - abris, en un an avec 3 M d'€, sachant que je leur sers 2 repas par jour ?".

Bon là...

Mais ce qui compte, c'est d'essayer d'ébranler leur conscience. A l'âge où l'ébranlement devrait beaucoup les préoccuper, si j'y arrive 5 minutes, c'est miracle.

Bon, faisons du droit...

Je risque quoi en faisant un tag en supposant qu'on m'attrape (simple vue de l'esprit, hypothèse de thèse) ?

Voilà, c'est là, sous les articles 322-1 à 322-4 du Code Pénal

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA00000616...

Mais c'est une vue de l'esprit, une théorie, hein ?

La seule vue qui n'est pas de l'esprit, c'est Montpellier croûlant sous les excréments graphiques.

Par laurent.epailly le 17/08/14
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Le cabinet est féministe, et l'assume parfaitement, c'est à dire qu'il est pour l'égalité de tous, sans distinction de sexe (ni de race, de religion, etc...). Parce que, déjà, c'est normal : les droits fondamentaux sont les mêmes pour tous, toute opinion contraire relevant nécessairement d'une volonté d'apartheid social, voire pire.

Ensuite, il peut y avoir des distinctions, mais uniquement liées à un statut objectif comme, par exemple,  la nationalité. Mais pas le sexe au sein de la nationalité.

Et puis parce qu'à bien y regarder, il n'y a aucune égalité de l'homme, sans égalité de la femme avec lui.

Bref, petit rappel super bien fait pour celles qui crachent dans la soupe (un peu comme pour ceux qui crachent sur les anciens combattants) :

http://www.huffingtonpost.fr/muriel-douru/le-feminisme-mais-pour-quoi-fa...

Par laurent.epailly le 13/08/14
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Disons le tout de go : le Conseil National des Barreaux ne donne pas – ne me donne pas - envie d'aller célébrer sa gloire lors de la prochaine Convention Nationale des Avocats en octobre 2014 à Montpellier.

 

Rien dans ce qu'il est, ni ce qu'il a fait dernièrement et depuis des années, ne plaide en sa faveur.

 

A titre personnel, j'en ai souffert, notamment en devant abandonner, du fait de sa stupide réforme des spécialités, 2 champs de compétences réellement exercés sur 4 (droit de la famille, réparation du préjudice corporel, droit des étrangers et droit pénal), au profit (?) de 2 seules malheureuses spécialisations ne regroupant plus qu'un champ de compétence chacune (droit de la famille et réparation du préjudice corporel). Exit le droit pénal, dont je suis pourtant un spécialiste reconnu !

 

Exit, le droit des étrangers, auquel je suis un des rares à avoir l'abnégation de me frotter, alors que c'est si peu rémunérateur et si peu glamour pour une clientèle bourgeoise – celle qui paie....

 

Je passe sur la pantalonnade qu'est encore le RPVA, le contrat bâclé (mais sans doute pas pour tout le monde...) avec Navista. Et d'une telle opacité que la question de l'intérêt de quelques uns est légitimement posé.

 

 

Et si lourdaud... Avec un i phone, aujourd'hui, au fin fond de la Lozère, tu remontes le store de ta terrasse à Montpellier, car une alerte météo vient de biper.

 

Et là, avec Navista, le sublissime Navista, le modernissime Navista, le choix premium, sagace, intelligent du CNB, tu es enchaîné comme un galérien à ton bureau, là où ce boulet de boîtier te retient. Incapable de t'éloigner de trois mètres pour pouvoir communiquer tes conclusions.

 

Pantalonnade dont seul le CNB est coupable. Seul coupable et responsable. Tous ces brillants anciens bâtonniers ou aspirant à le devenir...

 

Et puis la blogosphère : blogosphère avocats qui allait être fermée en douce, sans prévenir ses utilisateurs, ses animateurs, nous quoi, alors que nous ne demandions rien et que le CNB nous a fait du racolage actif pour nous convaincre d'ouvrir un blog et de l'alimenter. Sept  ans d'activité multihebdomadaire, qui en en font un succés.

 

Récompense ? Fermeture administrative parce que la danseuse ne plaisait plus à leurs Seigneuries...

 

Seuls quelques uns – dont je n'ai été que modestement en continuant d'écrire – par leurs actions nous ont sauvé, on le devine, à contre-coeur de ces lamentables gestionnaires.

 

Pareil : incapables de faire abolir les scories lamentables du décret Magendie et de la procédure d'appel, alors que le contentieux de la responsabilité explose du fait des propositions stupides et pourtant avalisées de Monsieur Magendie, que l'on dit technicien et n'est pourtant qu'un technocrate : qu'on en juge, lorsqu'il y a appel, toutes les conclusions doivent être échangées en 5 mois, à compter de l'appel, sous peine de caducité de l'appel ou d'irrecevabilité des conclusions. Tu te dis, c'est bien, ça va accélérer la procédure...

 

Pas du tout ! 5 mois pour te mettre en état, puis le dossier stagne 18 mois avant d'être audiencé, faute de moyens, de magistrats, de greffiers... Faute de courage du CNB, comme toujours.

 

Han, quand il s'agit de défendre Paul Bismuth-Sarkozy et Frison-Roche Herzog, ça hoquette, ça tempête, ça tonne !... Alors qye bon, hein, ils ont quand même usurpé le nom d'un autre... Quand il faut défendre les 55.998 autres avocats ordinaires des méfaits de la procédure d'appel, il n'y a plus personne.

 

Et puis, en lisant le programme de la Convention, tu lis que ces brillantissimes ont cru utile de faire venir deux personnages que l'on appelle « signatures », dans la presse bien pensante, mais qui ne sont que deux impostures bien réelles : Alain Minc (le type qui prédit les crises tous les ans, mais n'a pas vu venir LA Crise...) et Bernard Henri-Lévy, le con battant de la Liberté aux photos in situ aussi truquées que sa chemise est blanche.

 

Autant inviter Virenque et Armstrong à un colloque sur la morale sportive...

 

Bref, tout ceci et bien d'autres raisons doit nécessairement nous inciter – m'inciter – à ne pas honorer de notre présence ces séances de pince-fesses convenues de gloriole auto satisfactoire, rythmées par ceux qui ont déjà suffisamment  léché des mains et serré des bottes pour obtenir le ruban rouge et ceux qui doivent encore s'employer.

 

Mais il faut dire, d'abord, que ces élus, qui ressemblent tant à nos médiocres politiciens, sont d'abord les nôtres.

 

Que nous n'avons pas d'autre représentation que celle-ci, aussi imparfaite soit-elle.

 

Et surtout, que nous souffrons trop d'être divisés, quand d'autres professions, sachant passer au-dessus des egos et des querelles de personnes, s'entendent sur l'essentiel pour être unies : et l'essentiel, c'est le métier, la profession, ce que nous sommes. Avocats.

 

Alors même si nous n'y gagnerons pas grand chose à titre individuel. Même si le fait d'être nombreux sera utilisé par le CNB à son autopromotion, telle la FIFA et sa Coupe du Monde bien malade.

 

Il nous faudra être là. Pas dupes. Pas vendus. Ni putes, ni soumis. Mais parce que chacun de nous représente infiniment plus que lui même, une profession toute entière.

 

Cette profession n'est pas la nôtre. Elle ne nous appartient pas et nous n'en sommes que les dépositaires. Nous l'avons reçue en dépôt de nos devanciers et nous devons la transmettre – si possible en meilleur état – à nos successeurs.

 

Elle nous fait devoir de la défendre, même contre le CNB, parce qu'elle appartient à ceux pour qui elle est irremplaçable : les justiciables.

 

Je serai donc à la Convention Nationale des Avocats.

 

 

Par laurent.epailly le 08/08/14
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http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/l...

Il valide donc l'essentiel des mesures critiquées, surtout la fin de la peine plancher et la mise en oeuvre de la contrainte pénale (*).

Il valide, aussi, un renforcement que nous qualifierons de modéré des droits des victimes.

Seul bémol, mais on s'en moque un peu : la possibilité pour une administration de majorer les amendes de 10% est retoquée...

Par ailleurs, il y a un effet collatéral intéressant avec le défèrement systématique des Lois d'importance par l'UMP : le Conseil Constitutionnel ayant tranché, elles ne sont plus attaquables ultérieurement par voie de QPC.

On assèche le contentieux pour plus tard, donc, le temps de nettoyer le stock.

 

(*) En mêrme temps, on peut espérer que, peu à peu, la mentalité française va évoluer : le toujours plus de prison n'est pas une solution, et même pas pour les victimes. Il n'est bien sur pas question d'envisager une suppression totale des prisons, ce qui serait utopique et certains faits et/ou la personnalité de leur auteur justifient l'emprisonnement. Mais une victime aurait d'abord eu besoin d'autre chose : d'une prévention qui fasse que le dommage ne lui arrive pas. La prison, c'est l'échec de la prévention, puisque cela signifie qu'il y a une victime.

Dans un second temps, qu'au moins l'on essaie qu'il n'y en ait pas deux...

Sans être naïf ou angélique, il y a des exemples à suivre aux Pays-Bas (qui, faute de prisonniers, louent des prisons aux Belges) ou en Suède.

Par laurent.epailly le 08/08/14
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 2 mois

... je sais bien que nous autres avocats donnons généralement le conseil à nos clients de garder le silence, mais au vu du bordel ambiant, dont vous êtes largement la cause, il serait bon que vous l'ouvrissiez...

Ne faites pas votre Guéant qui n'ose plus l'ouvrir de peur d'en rajouter.

http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Sochaux-veut-la-place-de-lens-...

http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Luzenac-avis-favorable-de-la-d...

Maintenant, même si j'estime que Sochaux ferait une bien mauvaise opération à demander la L1 (si par malheur ils y allaient...) vu que du fait de cet interminable feuilleton, ce club s'est trouvé dans l'incapacité de savoir, à 1 semaine du début du championnat, de savoir où il allait jouer et avec quelle équipe (résultat : 0-1 contre Orléans, un promu...), je trouve qu'ils ont raison d'en appeler à l'équité et à la morale sportive.

Les règles, y compris de droit ont été violées, il est juste que la Justice se prononce. et se prononce vite. Quitte à mettre en l'air l'ensemble des championnats professionnels cette année : avec un peu de chance, il se profile un futur arrêt "Bosmann" (dans l'esprit) dans le foot français et ça fera du bien à ces omnipotents et incompétents Présidents de fédérations sportives ou de Ligues Pro, voire de clubs...

Le grand déballage a peut être enfin commencé sur les compromissions, les lachetés, les erreurs d'arbitrage à répétition dont certaines accablent toujours les mêmes clubs (voir Sochaux, grugé de 10 points au moins en 2013 par des erreurs tellement visibles qu'un apprenti arbitre les aurait évitées...), les incompétences, voire la corruption éventuelle qui gangrène ces compétitions.

Par laurent.epailly le 07/08/14
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 2 mois

http://madame.lefigaro.fr/societe/femmes-resteront-interdites-sur-mont-a...

Bon bein... De même que je ne vais jamais faire le touriste dans des Pays qui, sans être au standart Européen, ne respectent pas le minimum qu'est l'abolition de la peine de mort et quelques libertés fondamentales essentielles peu ou prou (liberté de culte, d'aller et venir, pluralisme politique et de la presse...) (*), si les femmes ne peuvent pas aller sur le Mont Athos, je m'exclue donc du Mont Athos...

Faut être cohérent, surtout quand on est avocat.

 

 

(*) c'est sur que ça fait pas beaucoup, sorti d'Europe de l'Ouest...

Par laurent.epailly le 05/08/14
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 2 mois

A la question du Figaro : " immigration clandestine, faut-il rétablir les frontières en Europe ?" J"ai répondu "Non" sans illusion.

Et j'ai bien fait...

http://www.lefigaro.fr/actualites/2014/08/04/01001-20140804QCMWWW00225-l...

Bien fait de n'avoir pas d'illusion.

Pour le reste, bravo à la démagogie et au populisme vain.

Franchement :

* d'une part, celui qui est déjà rentré d'Andorre par l'Espagne ou la France, les jours de forte affluence, sait pertinemment combien c'est pénible d'attendre pour se faire quasi systématiquement fouiller (merci les bagages à sortir, les valises à ouvrir, puis ranger, puis refermer, puis re-ranger)... Et les Espagnols sont pires que les Français.

* d'autre part, vu le nombre de points de passage en France et venant d'un journal qui ne crache pas sur les subventions publiques (c'est le deuxième le plus arrosé, après le Monde) mais vomit pourtant les assistés sociaux (dont il fait donc institutionnellement partie), l'idée de dépenser des milliards pour réhabiliter des postes de douane et autant de gabelous en plus, ça surprend un peu. Tout comme quand ils veulent toujours plus de prisons (et donc autant d'administration en plus...).

* d'autant que si les frontières empêchaient le passage, ça se saurait : pendant la guerre, il y avait un Allemand tous les 10 mètres le long de la Frontière Suisse (puis Espagnole) ou de la Ligne de Démarcation, ça n'a pas empêché les gens de passer. Et si les frontières ça marchait, il n'y aurait pas de clandestins en Suisse...

La vérité, c'est qu'un clandestin, tu vois, il ne passe jamais devant un poste de douane. Ca se saurait.

Lutter contre l'immigration clandestine - ce qui est un but légitime - c'est autrement plus sérieux et implique des notions de développement du Pays d'origine, de répartition plus équitable des activités et des capitaux, de développement de la paix et de la démocratie, de recul de la pauvreté et de la faim, etc.

Vaste programme.

D'où la préférence dans le Figaro brun-bleu pour les questions populistes aux réponses sans surprise et sans autre effet que d'exciter le lecteur.

Par laurent.epailly le 04/08/14
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 2 mois

"Le nouveau ministre de la Santé lituanien, Rimantė Šalaševičiūtė, a déclaré que la Lituanie n'était pas un Etat-providence dans lequel les soins palliatifs pourraient être accessible à tous et que l'euthanasie pourrait être une option pour les personnes qui ne souhaitent pas tourmenter leurs proches en leur imposant le spectacle de leurs souffrances.

La ministre de la Santé a également soulevé l'idée de l'euthanasie pour les enfants, soulignant que cette option a été approuvée par la Belgique. Celle-ci pourrait également être appropriée pour la Lituanie après débat public. 

Dans le pays, beaucoup de médecins y sont opposés. Le Dr Andrius Narbekovas, prêtre et médecin, membre de la Commission bioéthique du ministère de la Santé a déclaré aux médias : "Le ministère de la Santé doit protéger la santé et la vie, et non chercher des façons d'enlever la vie. Il va sans dire qu'il est rentable [...] Mais une société démocratique doit très clairement comprendre que nous devons prendre soin des malades, non les tuer"."

 

(gène éthique du 28 juillet 2014).

Commentaires :

Il est constant que l'euthanasie est un débat interne aux Etats, la pratique n'étant pas condamnée a priori par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

Naturellement, cela ne signifie pas qu'il n'y a pas ou n'y aura pas de limites.

Vous avez, ici, un bon état des lieux sur la question en Europe :

http://combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr/2012/07/24/les-prudentes-audac...

Ici, ce qui est posé par la Ministre Lituanienne, c'est finalement le débat dans des termes empreints d'une totale absence d'hypocrisie ... ou presque.

En réalité, poser la question sous l'angle de l'Etat-providence ou pas, revient incontestablement à dire que ceux qui peuvent se soigner ou avoir accés aux soins palliatifs peuvent échapper à l'euthanasie, les autres se voyant proposer une solution d'autant plus recommandée ou incitative, qu'ils n'ont, de toute façon, pas de fonds publics (et a fortiori privés) pour prendre en charge leur soins.

On sent bien que la notion de "malade ne voulant pas imposer le spectacle de leur décrépitude physique" est juste posé dans le décor pour faire joli, si on peut dire.

Et nul doute qu'une telle législation, si elle voyait le jour, encourrerera certainement la censure de Bruxelles autant que de Strasbourg - en tout cas, si elle voit le jour sous cet angle.

Il n'empêche que cet épisode est révélateur :

* d'une réalité économique qui se fait jour de plus en plus, en ce compris dans les Etats-providences (pour ceux ayant instauré une euthanasie légalisée, la Belgique en est précisément un, de même que la Suisse - sous réserve, pour la Suisse, mais nul n'y meurt de faim) : le concept de rationnement de soins ou de forfait de soins y devient incontournable (cela accompagne la faillite insurmontable de la retraite), car un actif ne peut durablement prendre en charge 2 inactifs (trop jeunes, trop vieux, étudiant ou chômeurs - je n'ai pas dit "assistés", mais inactif au sens objectif de insuffisamment cotisant, qui est une simple donnée économique), surtout si l'on réduit, légitimement, les charges pesant sur les entreprises.

* de la mutation extraordinaire des Pays de l'Est, passés sans sas de décompression, de la planification soviétique et du collectivisme (qui n'avait pas que des défauts, si on se réfère à la condition des travailleurs en RDA, Hongrie, voire Pologne, à partir des années 70) à l'ultra-libéralisme débridé, (très) mollement tempéré par leur adhésion rapide à l'UE.