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Une proposition de loi enregistrée à l’assemblée nationale le 27 décembre 2017 vise à déclarer la chenille processionnaire , comme annimal nuisible

Selon l’exposé de cette demande la chenille processionnaire "alliée du réchauffement climatique, s’est emparée d’environ 100 000 kilomètres carrés de territoire français en 20 ans.

Selon l’INRA, le front avance en moyenne 5 kilomètres tous les ans. Elle gagne à présent des terres en hauteur, comme les zones élevées du Massif central, des Pyrénées ou des Alpes. Les chercheurs calculent qu’elle gagne entre 3 et 7 mètres en altitude par an."

L’ auteur de cette proposition mentionne que , l’invasion massive des chenilles processionnaires est devenue un vrai sujet d’inquiétude sanitaire, aussi bien pour l’homme que pour les animaux.

« En se nourrissant des aiguilles des résineux, la processionnaire du pin réduit la productivité et l’équilibre des forêts. Elle contribue à la mortalité des pins, notamment des jeunes arbres. Le pin noir et le sylvestre sont les plus attaqués.

La chenille est aussi un problème de santé publique. Son pouvoir urticant entraîne des problèmes cliniques chez les humains (irritations, réactions dermiques, oculaires, respiratoires, œdème de Quincke…) et affecte sérieusement les animaux domestiques et le bétail. De nombreux cas d’hémorragies animales ont été constatés à Quézac, Ispagnac ou Sainte-Enimie en Lozère.

Aujourd’hui, cette prolifération exceptionnelle pousse les collectivités locales mais aussi les entreprises situées à proximité immédiate, à réagir.

L’État ne considère actuellement pas la processionnaire comme un danger sanitaire. De ce fait, la lutte contre celle-ci n’est pas obligatoire et cette espèce nuisible n’est pas réglementée. Il est à la charge des particuliers et des collectivités de veiller à l’éradication de ce ravageur lorsqu’il est considéré comme nuisible pour les arbres attaqués ou dès lors qu’il présente un danger pour la santé humaine ou animale.

Malheureusement, face à une telle invasion, aujourd’hui, la seule solution possible est l’abattage pur et simple des pins sylvestres. »

Le député, auteur de la proposition, rappelle que des moyens de lutte  existent, et de nouvelles méthodes respectueuses de l’environnement sont mises au point :

 Les mesures préventives mettent en évidence l’impact bénéfique de la présence des chênes et des bouleaux. De manière générale, la plantation de feuillus s’avère efficace.

– La lutte biologique repose sur un traitement spécifique de la chenille par un insecticide à base de Bacillus thuringiensis, à l’automne.

Afin d’éradiquer la chenille processionnaire, la présente proposition de loi poursuit deux objectifs :

– Déclarer la chenille processionnaire comme animal nuisible,

– Rendre la lutte contre cet animal obligatoire pour les services de l’État.

PROPOSITION DE LOI visant à déclarer la chenille processionnaire comme animal nuisible (ASSEMBLÉE NATIONALE -Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 20 décembre 2017.)

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