Jun
20
DE LA FRAUDE FISCALE A LA « TERREUR FISCALE »

Le Conseil National des Barreaux, sur son blog, dénonce « la terreur fiscale et la nouvelle loi des suspects ». Faisant un parallèle entre la Terreur et ses pratiques, il considère que la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales relève d'une machination de l'Etat aux fins de faire de nous des délateurs et donner à l'administration tous les pouvoirs. Il devrait ainsi se préoccuper des 80 milliards d'euros qui, chaque année, disparaissent des caisses de l'Etat du fait de la fraude fiscale généralisée des grands groupes.

Récemment, dans une émission exemplaire, Madame LUCET - sur France 3 - a démonté les mécanismes de cette fraude fiscale que nous connaissons. Actuellement, les grands pays s'aperçoivent que des milliards de dollars ou d'euros disparaissent ainsi dans des paradis fiscaux.

L'OCDE, qui n'est pas l'inquisition, est en train de dénoncer ce fléau qui vise à rendre les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Car ce ne sont pas les pauvres qui bénéficient de la fraude fiscale ou de l'évasion fiscale. Ce sont les grands groupes qui, grâce à des filiales à l'étranger, des montages sophistiqués qui passent souvent par le Luxembourg ou la Suisse, détournent des milliards d'euros pour domicilier leurs bénéfices dans des paradis fiscaux avec des impôts inexistants ou quasiment.

Dans cet excellent reportage, on visait AMAZON, GOOGLE, APPLE, et tous les grands groupes de ce monde américain, européen ou asiatique qui ne payent pas d'impôt alors même que chaque contribuable est pressuré et notamment les classes moyennes.

Le Président du Conseil National des Barreaux défendrait-il ces grands groupes et leurs méthodes de fraude ?

Dans un autre article de son blog, il visait les perquisitions concernant l'arbitrage dont a bénéficié M. TAPIE et considérait que toutes les perquisitions qui avaient lieu étaient absolument scandaleuses. Il se portait quasiment garant de l'honnêteté des trois arbitres et de la régularité de cet arbitrage. Aujourd'hui, on doute ...

L'éditorial du Président n'est pas le reflet de son humeur ou de ses combats personnels. Il doit protéger la profession, montrer le chemin et surtout engager les combats utiles à celle-ci.

Michel BENICHOU

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Commentaires

Vous mettez en lumière un problème de gouvernance.

Le Président du CNB semble communiquer de manière incisive sur de nombreux sujets mais exprime-t-il ainsi la position du CNB ?

Rappelons qu'il n'est que l'expression d'un suffrage universel indirect !

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