May
22
6 contre 2.

Tout le monde en parle, tout le monde en a parlé, de cette affaire qui s'est déroulée tout près de Bordeaux, à Floirac qui est l'expression d'une folie policière et sécuritaire:

2 enfants de 6 et 10 ans sont arrêtés et gardés à vue par 6 policiers, voir ICI pour une revue de presse.

Extraits SUD OUEST. l'interpellation aurait eu lieu avec délicatesse et effectuée entre autre par des officiers de police aussi mère de famille (sic..)

contact: cabinet@michelebaueravocate.com 100,Cours de Verdun 33000 BORDEAUX tél 05 56 52 14 50


C'est du jamais-vu : une banale affaire de vol de vélo est remontée jusqu'à l'Élysée ! Le téléphone du contrôleur général Albert Doutre, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de la Gironde, a chauffé hier, toute la journée. Révélée dans nos colonnes (voir notre édition de jeudi), l'affaire de l'interpellation de deux enfants de 6 et 10 ans, soupçonnés d'avoir volé chacun un vélo, a déchaîné une vague de réactions et beaucoup d'interrogations.

Bref rappel des faits : mardi, à la sortie de l'école élémentaire Louis-Aragon, à Floirac, dans la banlieue de Bordeaux, deux cousins de 6 et 10 ans sont interpellés. Le premier a été désigné aux policiers par une mère d'élève reconnaissant le VTT qui lui a été volé deux jours plus tôt, et elle désigne le second comme étant au guidon d'un vélo lui appartenant et disparu deux ans auparavant. Ni une ni deux, la patrouille contrôle les deux élèves et appelle un véhicule en renfort pour emmener la victime, ses enfants, les deux jeunes suspects et les vélos au commissariat du secteur. Les parents des présumés voleurs et le parquet sont immédiatement avisés.

« Avec délicatesse »

« Une victime avait déposé une plainte parce que le vélo de son fils avait été dérobé par un jeune garçon, aperçu par des voisines », commente Albert Doutre lors d'une conférence de presse. « Elle avait des soupçons sur l'auteur sans l'avoir identifié. Les policiers ont procédé à une enquête de voisinage à la sortie du groupe scolaire, vers 16 heures, et, à partir de là, ils ont été requis par cette mère de famille qui leur a désigné les deux élèves juchés sur des vélos dont elle affirme qu'ils lui appartiennent. Dès lors, les fonctionnaires, avec beaucoup de discernement et d'intelligence des situations, n'ont pas voulu intervenir à proximité immédiate de l'école parce que cela aurait été générateur d'incidents. Néanmoins, n'ayant pas l'identité de ces deux jeunes mineurs désignés par la victime qui nous demandait légitimement de récupérer son bien, les deux femmes officiers de police judiciaire, elles-mêmes mères de famille, les ont pris en charge, un peu plus loin, avec toute la délicatesse nécessaire vis-à-vis d'enfants de 6 et 10 ans qu'il ne convenait pas de rudoyer, ni de menotter. Leurs parents, civilement responsables, ont été avertis en moins de cinq minutes et l'affaire s'est dénouée en l'espace de deux heures. Il n'y a rien dans le Code de procédure pénale qui nous interdise d'entendre des enfants en bas âge », dit encore Albert Doutre.

Et de préciser : « Le plus jeune des écoliers a bien reconnu, dans son langage d'enfant, avoir emprunté ce vélo, entre un portail et une voiture. Il y a discussion sur le second cycle, dans l'attente d'une identification formelle. La mère de famille, qui reproche aux policiers d'avoir été trop efficaces, a indiqué que ce vélo lui avait été remis par une personne qui va être rapidement entendue. La victime a une autre version, et cite une personne que l'on entendra également. »

Albert Doutre rappelle également que les policiers ont été « confortés dans leur action par le procureur de la République ». Selon lui, « cette affaire est un non-événement qui a été traité sans excès d'aucune sorte. Les mineurs ont été identifiés et remis à leurs civilement responsables pour qu'ils puissent être auditionnés ».

Commentaires

Nom: 
walkmindz
Site: 
http://souklaye.wordpress.com/2009/05/21/post-it-police-scolaire/

Depuis que l'Education Nationale ne fait plus la police, les forces de l'ordre font la leçon.

Quand la rue, l'école et la crise jouent un vaudeville, personne n'est trompé, tout le monde est débiteur.

Entre les parents démissionnaires et le corps enseignant sclérosé, il reste la bavure policière.

Quand les exceptions construisent les exemples, le législateur transforme l'épiphénomène en cas d'école.

La suite ici :

http://souklaye.wordpress.com/2009/05/21/post-it-police-scolaire/

Inspire l'autorité dans "le Grand Ouest" de notre république.

Souvenons-nous en effet que le vol de chevaux était puni de pendaison. Il n'y a pas si longtemps: deux générations! Depuis le début de cette année une trentaine d'exécutions capitales ont été enregistrées au Texas, Etat de G.W. Bush, personnage tant admiré par notre Président...

Eolas ICI

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