Sep
07
Avocat ou avocate ?

Petite lettre à nos Chers Confrères misogynes.

Mes Très Chers Confrères Misogynes,

Vous avez appris tout comme moi la teneur des tristes chiffres de cette année et vous avez pleuré, je le sais :

En France, il y a 42 609 avocats.

Les femmes représentent 44,8 % des inscrits et 60,6 % des avocats stagiaires.

(extraits des éléments statistiques du CNB)

Bien loin le temps béni du dix neuvième siècle qui ne connaissait aucune femme avocate.

Mais, hélas la Belle Epoque s'est terminée en 1900 avec Jeanne Chauvin qui fut la première femme avocate.

Heureusement, le Conseil d'Etat et la Cour de cassation ont été vos dignes serviteurs et n'ont admis la première femme avocate auprès de leur juridiction qu'en 1976...

Et vous avez été mécontents, mes Chers Confrères misogynes, mécontents de devoir partager ce métier, cette passion avec les femmes...

Et vous avez exprimé votre mécontentement, par des caricatures grotesques représentant les femmes avocates plaidant avec leur progéniture dans les bras (voir pièces 1 et 2 suivant bordereau)

Vous avez donc définitivement perdu votre virilité et une grande partie de votre pouvoir en laissant les femmes entrer dans votre fief bien gardé ...

Et aujourd'hui que vous reste-il comme combat, la femme ayant acquis sa place dans votre profession ?

Il vous reste le titre, votre titre sacré : AVOCAT...

Interdiction de le modifier, notre règlement intérieur ne reconnaît qu'un seul titre celui d'avocat...

Et AVOCATE ?

Non, grand Dieu, le mot avocat est un titre qui ne peut pas être féminin...

Femmes tu resteras et demeureras avocat, tu as voulu exercer une profession d'homme, tu en subis les conséquences : aucune différence, aucune distinction avec tes Confrères hommes...

Femme tu es et homme tu deviendras car devenir avocat ne s'improvise pas...

On ne naît pas avocate, on ne le devient pas non plus, selon vous.

Et pourtant, les femmes sont de plus en plus nombreuses et seront majoritaires dans quelques années et vous serez contraints d'abandonner ce titre...

En effet, mes Chers Confrères misogynes, sauf le respect que je ne vous dois pas, je souhaiterais vous faire réfléchir (si c'est possible et j'en doute...) :

Vous Confrères misogynes qui êtes de vrais spécialistes du droit français et du droit comparé, je ne vais pas vous apprendre que dans beaucoup de pays européens et notamment l'Allemagne, notre fameux titre est féminisé...

Je vous entends : LA LANGUE FRANCAISE, LA BEAUTE DES MOTS....

Je vous réponds, mes Chers Confrères misogynes que non seulement vous détestez les femmes mais aussi vous savez être hypocrites...

Cela ne vous dérange pas de féminiser des fonctions telles que mécanicien ou éboueur...

Pour finir, votre argumentation est inopérante, il suffit pour vous de jeter un oeil dans un dictionnaire, au hasard le petit Robert (qui j'espère deviendra un jour la Petite Roberte) , ce dernier admet le féminin d'avocat...

Quoi d'autre à m'opposer ?

Le Règlement Intérieur ?

Puis-je vous faire remarquer en avocate irrespectueuse que je suis que si le Règlement intérieur ne fait aucune mention du titre d'avocate, il n'interdit pas non plus de l'utiliser...

Et souvenez-vous de vos très chers cours de Libertés Publiques : ce qui n'est pas interdit est permis...

Alors laissez nous la liberté de choix, mes très Chers Confrères misogynes, liberté de choisir le titre d'avocat ou celui d'avocate... c'est la seule chose que je revendique...

Si ce titre est honorifique, pourquoi ne pas le féminiser, n'est-ce pas un honneur d'être avocat et femme...

Rappelez qu'autrefois et même encore aujourd'hui, il existait des Princesses à la Cour ...

Enfin....je n'ai pas grand espoir de vous changer, mes Chers Confrères misogynes, et mes oreilles sifflent déjà et je devine vos ricanements et vos moqueries sur ma lettre que vous qualifierez de féministe...

L'argument est bien facile et pauvre et je n'y répondrai pas.

Il me reste à vous prier de me croire,

Votre Bien Dévoué Confrère.

Michèle BAUER, avocate à la Cour Messaouda GACEM, avocate à la Cour

P.S : vous l'aurez corrigé, mon secrétaire a fait une faute de frappe : il fallait lire, Votre Bien Dévouée Consoeur.

Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 33 Cours Pasteur- 33 000 BORDEAUX tél 05 47 74 51 50

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Commentaires

Professeure, écrivaine, procureure, avocate ... Navrée, mais c'est moche.

Votre bien dévoué confrère.

Hu hu sans rancune.

Mais plus sérieusement, je trouve qu'on n'a pas véritablement besoin de féminiser les noms pour montrer que des femmes occupent le terrain.

Le titre existe, il dénomme la fonction et selon moi devrait rester invariable.

Pour moi, une pharmacienne, ça n'existe pas. Et songeons au ridicule de madame la générale ou madame la colonelle (Il est content son colonel ?)

Bref, je reste très dubitative. Mais un dévoué confrère quand même. :-D

Ma Chère Consoeur,

Cet article n'a pas pour ambition de vous convaincre mais nous voulions qu'il soit laissé aux femmes la liberté de choisir comme vous avocat ou au contraire avocate.

En effet, cet article a été publié à la suite d'une remarque incidente de Monsieur le Bâtonnier et relatif à mon papier entête...

Vous ne pensez pas que féminiser le titre montre que les femmes occupent le terrain, ce n'est pas mon avis mais je reste également et malgrè tout Votre Bien Dévouée Consoeur...

Nom: 
BLAISE
Site: 
http://

Chères avocates,

Contrairement à Marie-Laure, je ne trouve pas le terme d'avocate "moche" e(alors que professeu-re...) et l'ai même utilisa dans ma correspondance avec mon avocate !

En revanche, ds certaines situations, cela paraît impossible de féminiser le nom. Ainsi, au Conseil d'Etat, l'on ne peut décemment penser à une "maîtresse des requêtes" !

Bien à vous toutes,

Damien Blaise

C'est vrai que nous vivons, grammaticalement, dans une socitété masculine de sorte qu'utiliser au féminin des mots habituellement masculins est assez laid. Avocate, j'avoue, passe encore.

Mais féminiser "maître" ou par exemple "entraîneur" est risqué.

Quelque part, je dois être une réac de l'orthographe et de la grammaire.

Nom: 
Bouaknin Johanne
Site: 
http://

L'EMANCIPATION DES FEMMES

...LES HOMMES ONT INVENTE "LA CRISE DE LA MASCULINITE" ...

Cet article est écrit PARFAITEMENT ...

....Ravie en prime, que vous vous trouviez à la même adresse que mon avocatE ...

J'aurai de ce fait l'occasion en m'y rendant de vous féliciter !

J'imagines que le "Ral le bol" adressé à vos Confrères misogynes etait en plus d'être spontané ...Bien pensé ?!

Je touve tout à fait cohérent à juste titre de vos fonctions de vous positionner à même niveau ...

Chère Maître je suis dans un secteur trés différent du votre qui comptabilise le même nombre de mysogines et croyais moi il n'ont pas besoin d'être avocat pour dévaloriser l'image que nous sommes ...

Jalousie ? Egocentrisme ? Hypocrisie ? Mauvaise foi ? ou bien Peur ? Craintes de nos capacités à occuper le terrain ?

Croyez-vous cependant necessaire de répondre à ces attaques irréflèchies et puériles ?

Je ne le pense pas ...

Faudrait-il rappeller à ces Messieurs que nous autres cadres féminins français obtenons souvent plus de résultats grâce à nos qualitées "De femmes et fière de l'être" ?!

Misogynes, je vous salue !

TRES CHERE MAITRE RAVIE D AVOIR TANT APPRECIER VOTRE RECIT !!!!!!

Bien Cdt,

Autre débat en effet, Madame, Mademoiselle... pour les hommes cette distinction n'existe pas il n'y a pas de jeune homme ou damoiseau...

Nom: 
CARRON Isabelle
Site: 
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le contexte dan slequel ce texte a été écrit me parait crucial...le ton coléreux m'a déçue jusqu'à ce que je lise votre commentaire et explication sur la remarque de votre bâtonnier concernant votre papier à entête....

misogyne, oui , mais surtout d'un autre temps votre bâtonnier, non ????

Je suis consciente du ton coléreux et du côté manichéen de mon article... mais comme vous l'indiquez, il faut le remettre dans son contexte ( au XIXème siècle au Barreau de BORDEAUX...)

Nom: 
sandra.azria
Site: 
http://

Donc je ne suis pas la seule à me poser cette question..ça me rassure...même si je partage assez le point de vue de marie-laure fouche (mais je ferais part de ma position dans mon blog après les résultats du sondage..), je ne peux que saluer votre article.

Tout d'abord, il est très bien écrit et décrit parfaitement les situations auxquelles nous sommes confrontées au quotidien..

Et parfois, un ton coléreux (je ne trouve pas qu'il le soit tant que ça..) exprime justement des convictions..(ça me rappelle quelqu'un un soir de débat télévisé, ma petite phrase..:-))

Mais je ne connais pas l'incident sur votre papier à en tête. Et si je lis entre les lignes, je crois comprendre que vous utilisez le terme "avocate" et que cela aurait déplu à votre batonnier.. c'est bien ça ??

Si c'est ça, je ne peux pas croire à une telle "......." (les mots me manquent.. et pour le coup, je risque d'avoir un ton coléreux..).

Une amie, Consoeur, m'a dit un jour que le terme "avocate" existait dans la langue française depuis plusieurs siècles.. J'ai commencé des recherches mais peut-être en savez- vous plus ??

A bientôt

et pour répondre à votre dernière question, je ne sais pas si depuis des années le terme avocate existe mais en tout cas, ce qui est sûr c'est que c'est français et dans le dictionnaire.

à bientôt

VBD

Nom: 
olszer levy-valensi
Site: 
http://

Bonjour cher consoeurs et confrères

Nos confrères sont bien plus tolérants que vous ne le pensez et ouverts à la modernité des mots et des choses.

J'ai prêté serment en décembre 1975 à l'âge de 21 ans...

Il fallait déposer à l'ordre sa carte de visite et écrire qu'on était candidat à la profession d'avocat

Très émue, j'ai écris "Candidate à la profession d'Avocate"

Même si déjà j'avais prévu une répartie (*) je m'attendais quand même à ce qu'on me demande de refaire mon texte, or il n'y en a eu aucun commentaire et c'est ainsi que je suis devenue Avocate.

Depuis, j'ai toujours mis avocate sur mon papier à entête et cartes de visite et je dois dire que jamais personne ne m'a fait la moindre réflexion.

Alors la prochaine fois que vous allez au Palais à Paris, regardez face à l'entrée principale du vestiaire et vous y verrez un buste en dessous duquel il est écrit : "

Maria VERONE

Avocate

(1874-1938),

(*) Maria VERONE a exercé le métier d'avocat, fut la présidente de la Ligue française pour le droit des femmes de 1919 à 1938 et a fondé l'Union des avocates de France. Elle fut décorée de la légion d'honneur en 1936.

Votre bien dévouée...

Je ne connaissais pas l'existence de cette avocate, merci pour cette info qui pourra à l'occasion "clouer le bec" à mon Bâtonnier !

Vous êtes un peu dure avec votre Bâtonnier, mais bon, je le ne connais pas.

Le mien est très bien.

Ceci dit, si j'étais votre Bâtonnier, j'organiserai une réunion, au cours de laquelle le champagne coulerai à flots, pour vous féliciter de votre réussite de votre blog.

car j'aime le champagne... en tout cas merci pour vos encouragements...

A quand une publication sur le vin de Bordeaux ?

Quel intérêt ?

Pour vous, le référencement à "Avocat Bordeaux",

Pour nous, l'intérêt de l'article.

je n'avais jamais pensé à un article sur les vins de bordeaux alors que je suis amatrice avec modération...

J'y réfléchis et prépare un billet

Merci pour l'idée

nous changeons de Bâtonnier en janvier, peut-être sera-t-il mieux ???

Il y a plus de 10 ans, un représentant du CNB est venu nous montrer les statistiques des revenus des Avocats, en fonction de l'ancienneté et du "sexe".

Dès les premières années, les revenus des hommes montaient, jusqu'à atteindre, en moyenne, à l'époque

60 000 francs par mois (une moyenne).

Les revenus des femmes augmentaient un peu, mais plafonnaient aux environs de 20 000 - 25 000 francs.

Le représentant du CNB nous avait expliqué que la féminisation c'était très grave, comment payer les retraites des confrères hommes, 60 000 francs, avec les revenus des confrères femmes, 25 000 francs .

Je suis retournée sur le site du CNB, je n'ai pas retrouvé un tel tableau.

Avez-vous trouvé les chiffres ?

J'ai aussi répondu il y a quelques mois à un sondage par téléphone, on me demandait mes heures de travail, toutes les questions étaient orientées, on partait d'une seule hypothèse: c'est leur faute, elles ne travaillent pas assez, elles s'occupent des enfants.

A aucun moment on ne m'a demandé le taux horaire, c'est pourtant çà la cause des différences.

Je suis donc revenue plusieurs fois sur l'importance du taux horaire, çà n'était pas dans les cases, mais la dame qui m'a appelé pour le sondage l'a noté en remarques.

Elles s'occupent des enfants, j'aimerai savoir l'âge moyen du premier enfant chez les consoeurs, et de plus un enfant c'est fait à deux, il y a un père et une mère: les parents s'occupent des enfants.

J'avais trouvé des chiffres lorsque ma Consoeur et amie Messaouda Gacem et moi même avons écrit cet article..

je les avais trouvé sur le site du cnb, mais ceux dont vous me parlez ne me disent rien, je n'en ai pas eu connaissance et je les trouve consternants !

J'ai laissé un commentaire ce matin sur le blog de Maître Sandra AZRIA, sous ce sondage "Avocat" ou "Avocate" (j'ai laissé aussi un commentaire sur les stagiraires et j'ai trouvé cette consoeur tellement sympathique que j'ai mis son blog parmi mes favoris, pour la trouver plus facilement.

Vous avez dû voir mon commentaire; puisque vous avez dit ensuite ne rien vouloir imposer, ce dont je ne doutais pas.

Voici, un copié collé du commentaire que j'ai laissé ce matin, et qui a peut-être sa place sous votre publication:

"

J'ai choisi avocat pour moi, je me sens même offensée quand on s'adresse à moi en utilisant avocate.

Quand j'ai intallé un cabinet secondaire à St Genis Pouilly en 1997, l'artisan qui a fait ma plaque avait gravé avocate, j'ai refusé et il a refait la plaque.

Il y a peut-être une dose d'inconscient social, qui me fait détester ce mot, avocate,

Ou est-ce plutôt un désir d'égalité, le même qui fait se tutoyer les avocats entre eux ?

Que diriez-vous si vous étiez oubligées de mettre avocate sur votre papier à lettres ?

Car parallèlement je me sens féministe depuis très longtemps, et pas de doute pour moi que les femmes ont leur place comme avocat, d'ailleurs ma grand-mère paternelle était une des premières femmes avocat à Grenoble (dans les années 30).

Les règles (et non pas les rachidas) , selon ce que je sais:

l'intéressée a le choix entre avocat et avocate.

on dit ma chère consoeur entre consoeurs seulement,

et mon cher confrère entre avocat homme et avocat femme.

Chères consoeurs, bonne journée"

que vous aviez déposé un avis et j'ai répondu que je souhaite simplement avoir la liberté d'utiliser avocate et n'oblige personne à se convertir...

Nom: 
Hafiz
Site: 
http://chems-eddine.hafiz.avocats.fr

Notre profession doit se féliciter de la place qu'occupe la femme.

Cependant, je ne suis pas d'accord sur le mot "consoeur" qui est de mon point de vue impropre. Confrère vient de "confraternité".

Et tant pis pour les misogynes et les hypocrites !!!

Bravo pour votre article.

donc à demi convaincu

Nom: 
Hafiz
Site: 
http://chems-eddine.hafiz.avocats.fr

Je peux vous assurer que je suis totalement d'accord avec votre article.

En ce qui concerne le mot confraternité, je voulais lancer le débat, ce qui n'enlève en rien mon engouement pour votre article

c'est dommage, j'aurais souhaité avoir l'avis de nos Consoeurs et Confrères sur ce point

Nom: 
chems-eddine HAFIZ
Site: 
http://chems-eddine.hafiz.avocats.fr

C'est dommage, il faudrait relancer le débat.

avait essayé de lancer le débat, cela n'a pas été un grand succès non plus...

je vais réfléchir à comment faire pour instaurer ce débat

en attendant joyeux noël

Nom: 
Chems-eddine HAFIZ
Site: 
http://chems-eddine.hafiz.avocats.fr

Dans l'euphorie générale, je vous souhaite un joyeux Noël et VIVE LES AVOCATS !!!!

Nom: 
Gat
Site: 
http://

Vous semblez souffrir d'un syndrome de persécution aiguë en voyant en chaque homme un misogyne du siècle dernier. Je ne pense pas que la prétendue volonté d'empêcher la féminisation du terme Avocat soit la preuve manifeste de l'héritage de la misogynie du XIX ème siècle...Ni d'ailleurs que les deux puissent être pertinemment comparés. Il me semble que ce faux débat constitue avant tout, pour vous, un bon prétexte d'extérioriser votre vergogne à l'encontre de vos homologues masculins. Sachez qu'un peu de retenue dans vos propos vous permettrait certainement d'obtenir plus rapidement et efficacement le dessein qui est le votre. Rien ne vous empêche de vous faire appeler Avocate par vos confrères ou clients sans que cela ne choque personne. Vous faites donc beaucoup de bruit...pour pas grand chose.

je pense l'avoir expliqué: ce texte est excessif volontairement et caricatural, je n'ai aucune vergogne contre mes homologues masculins...

et j'avoue me sentir quelque peu agressée par vos propos

de l'agressivité pour pas grand chose, vous ne trouvez pas ?

en tout cas, ce petit billet a créée une réaction chez vous, ce qui voudrait dire que finalement ce problème est peut être plus que pas grand chose, non ?

j'avais oublié de commenter, je tenais à vous remercier de votre analyse psychiatrique de comptoir

Nom: 
Gat
Site: 
http://

Je tenais à préciser que ce commentaire était volontairement excessif et caricatural, je n'ai moi non plus aucune vergogne contre mes homologues féminines. Il s'agissait simplement de vous faire prendre conscience de la force des mots que vous avez utilisé et de la méprise que ceux ci pourraient susciter chez vos lecteurs non juristes. Le sentiment d'agression dont est l'origine mon commentaire est tout à fait légitime, à l'instar de celui qui m'a parcourru lorsque j'ai lu votre billet. Croyez bien qu'il m'importe peu que le terme Avocat soit féminisé, j'aurai même du mal à trouver un fondement justifiant le contraire, cependant si le débat est opportun il faut prendre garde à ne pas stigmatiser, même de manière caricaturale, d'un côté les bons, et de l'autre les méchants. Avec toute ma sollicitude.

PS: Concernant mon analyse psychiatrique de comptoir, consolez vous en vous disant que souvent, des patients et des psychiatres, se sont souvent les seconds qui sont les plus fous...

Nom: 
Nom ou pseudo
Site: 
http://

Je ne rentrerai pas dans le débat car je n'ai moi même pas d'opinion (je suis peu confronté à ce problème étant un homme).

Néanmoins, je m'étonne toujours de voir l'argument "ce mot n'est pas beau" ici évoqué pour "générale" ou "maîtresse des requêtes".

Depuis quand devrait-on choisir la survie d'un nom à l'aune de sa beauté ? Dans ce cas pourquoi ne pas continuer : je trouve que "table" c'est moche, alors on va dire "tab", c'est plus pratique et ça fait moderne ! Faisons un nouveau Dictionnaire avec des versions "plus jolies et mignonnes" des noms.

Quand à l'éternel débat Fonction/Qualité, je sens de la mauvaise foi. Une fonction qualifie l'homme/la femme. La distinction entre la fonction et la qualité est trouble. Et pouquoi l'un devrait s'accorder et pas l'autre ?

Je ne crois pas à une volonté mysogine sur le fait de ne pas donner de genre au titre d'Avocat, mais il serait hypocrite de dire que la question ne se posait pas avant Maria Verone du fait de l'absence de femme dans la profession. Depuis, elle mérite d'être posée.

Cette question converne tout le monde, et vous avez raison de donner votre avis, une réflexion.

Nom: 
bha
Site: 
http://

comme l'a souigné le maître (maîtresse) figuier, un avis;

a quand la féminisation du noble "médecin" et médecine, "j'ai rendez-vous chez la médecine" ;

une question d'habitude...

Nom: 
Jan-Marc FERLY
Site: 
http://ww.cabinet-ferly.com

Bien ri, à votre humeur parce que pleine d'humour. Je suis assez d'accord avec vous, tout en disant que je ne suis pas sur que Avocat ou avocate celà fasse une grande différence dans l'esprit des gens. Mais ce dont je me rappelle, c'est que quand j'ai débuté dans la profession, j'écrivais : Chère Consoeur, et que les avocates m'ont envoyé paître, alors j'ai changé, de guerre lasse, et maintenant j'écris Madame et Cher Confrère, en attendant que tout le monde soit d'accord.

votre bien dévoué !

Merci d'être passé

Votre Bien Dévouée

Nom: 
Saraswati
Site: 
http://

.. mais personnellement et mon amour de la langue de Voltaire (oui, je préfère Voltaire à Molière) me fait préférer le titre d'avocat, qui pour moi est asuexué puis qu'il se réfère à une fonction et non à une personne de telle ou telle sexe.

Tout comme je prône un "Madame le Ministre", je défends le "Madame l'avocat" ou "Maître X, avocat à la Cour" même s'il s'agit d'une femme.

En tant que femme, moi-même, vous ne pourrez pas dire que je me retranche derrière une mysoginie d'un autre siècle, bien que je conçois que certains avocats, hommes cette fois, ne voient pas que la beauté de la langue française pour défendre ce point de vue.

Nom: 
Saraswati
Site: 
http://

.. pourquoi ne demanderiez vous pas la féminisation du titre Maître .. Vous auriez ainsi "Maîtresse x, avocate à la Cour" !! Je vous passe les commentaires.

:-)

J'ai pensé à vous en surfant sur un site très interessant.

http://www.chd.univ-rennes1.fr/Icono/CPA%20Femme-avocat/CPA%20Femme-Avocat.htm

Les photos sont libre de droit (sauf erreur, + de 70 ans, elles sont tombées dans le domaine public).

Quoi qu'il en soit, le site en question autorise la reproduction sous la condition de mentionner la source (vous pourriez peut-être nous faire un petit diaporama ?).

En fait, toutes les cartes se ressemblent, ce qui est drôle, ce sont les commentaires (qui ne sont pas lisibles sur les cartes, mais qui sont reproduit sur le site).

et les ai enregistrées dans mon ordinateur et quand je fais références aux caricatures grotesques c'étaient à ces dernières

je n'ai pas eu l'occasion de les publier mais très bonne idée, je le fais ces prochains jours

merci

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