Aug
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Incohérence de la politique pénale: Mme Rachida DATI répond.

Mise en place des peines planchers et prisons pleines: l'incohérence pénale est présente...

Mme Rachida DATI, Ministre de la Justice répond, extraits LE MONDE.

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Le projet de loi pénitentiaire que la ministre de la justice était venue défendre vise principalement à assouplir les conditions d'aménagement de peines d'emprisonnement ferme (semi-liberté, placement en chantier extérieur, bracelet électronique...), à l'heure où la surpopulation carcérale bat tous les records : au 31 juillet, les prisons françaises comptaient 64 250 détenus pour 50 806 places.

"Depuis un an, 7 000 mesures d'aménagement ont été prises par les juges de l'application des peines. C'est trois fois plus que les années précédentes", s'est félicitée Mme Dati. À l'autre bout de la chaîne pénale, les peines de prison ferme augmentent quasi mécaniquement, depuis l'entrée en vigueur de la loi contre la récidive du 11 août 2007 instaurant les peines planchers. "12 000 peines de ce type ont déjà été prononcées, et, pour la deuxième année consécutive, il n'y a pas eu de grâces collectives", a souligné la ministre. Aucun paradoxe, selon elle, dans ces chiffres. "La surpopulation, nous la gérons, a-t-elle expliqué. L'objectif du projet de loi pénitentiaire n'est pas de vider les prisons, car la sécurité des Français ne se négocie pas. Lutter contre la délinquance, c'est lutter contre la récidive, ce qui passe par la réinsertion des détenus." La ministre a assuré que son texte - dont l'examen a été différé depuis près d'un an - serait examiné "à l'automne". "Une première lecture interviendra au Sénat avant la fin de l'année", a-t-elle indiqué.

Mme Dati s'est surtout attachée à démontrer qu'elle n'avait rien perdu de son ardeur répressive. "Tenez-vous à carreau, et vous serez chez vous, libre, avec une chambre et des toilettes séparées. La prison, ce n'est pas l'hôtel", a-t-elle lancé à un détenu se plaignant du manque d'intimité dans les cellules.

Commentaires

Elle revenait de vacances familiales dans son pays d'origine où l'état des prisons est à ce qu'il semble, encore moins reluisant.

L'argument utilisé "t'avais qu'à pas faire le con" est souvent entendu mais sous d'autres latitudes.

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