Sep
17
Résidence alternée: l'avis d'un pédopsychiatre.

Un article intéressant publié sur le Blog de Laurence Neuer ( Mon petit droit m'a dit), une interview de Monsieur le Professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent Bernard Golse à lire ICI.

Extraits:

L'absence de dialogue entre les parents est-elle un obstacle au partage des résidences ?

Bien évidemment, mais en cas de divorce ou de séparation, cela est, hélas, plus que fréquent ! L'absence de dialogue, qui s'accompagne souvent de phrases négatives ou hostiles de chaque parent à l'égard de l'autre, ne peut que saper les bases d'un attachement "sécure" en faisant perdre à l'enfant sa confiance envers chacune de ses images parentales. L'enfant doit pouvoir ressentir que chaque parent respecte l'autre et c'est seulement à ce prix qu'il pourra aimer chacun d'eux différemment et sans culpabilité.

(...)

Que recouvre ce fameux "syndrome d'aliénation parentale" ? Comment en mesurer l'impact sur le comportement de l'enfant ?

L'invocation de plus en plus fréquente du syndrome d'aliénation parentale pose un grave problème. Ce concept qui ne repose sur aucune base scientifique concernant sa définition, son étiologie ou ses critères de diagnostic sert le plus souvent à camoufler l'agressivité et les carences parentales, voire des maltraitances, sous les oripeaux d'une fallacieuse scientificité. Contrairement à toute explication simpliste, les facteurs qui amènent un enfant à refuser ou rejeter un parent sont multiples et rarement dus à la seule manipulation du parent que l'enfant soi-disant préfèrerait. La résidence alternée ne saurait avoir d'effet à elle seule sur ce problème qu'elle ne pourrait éventuellement qu'aggraver.

Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 33 Cours Pasteur- 33 000 BORDEAUX tél 05 47 74 51 50

Commentaires

Résidence alternée: comment tranchent les juges: ICI

On regrette que dans ce domaine du JAF, les idées "tendances" prennent la priorité sur le bon sens. La responsabilité naguère incombait aux juges qui voulaient se singulariser, ainsi voyait-on ici ou là des recours systématiques à la médiation, ou à l'audition des enfants avec l'avocat de service, à la "garde" confiée au père, aux expertises médico-psy... Avec en arrière plan, des pseudo experts dont la notoriété avait été généralement consolidée par les hebdos diffusant les programmes TV.

Bon, ça evolue un peu. Mais il n'est pas facile de faire admettre partout que l'enfant en bas âge a plus de chance de s'épanouir auprès de sa mère. Recemment, on m'a objecté qu'une telle pratique n'était pas prévue dans la CIDE, ce qui est vrai. Et alors?

L'article fait la part belle aux pratiques cognitives plutôt qu'analytiques. Mais c'est ce que veut la chancellerie. Ce concept d'"attachement" m'enerve parce qu'il peut tout justifier, et en particulier qu'un tiers équivaut strictement à la mère.

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