Nov
02
Statistiques sur la délinquance: on nous aurait menti ?

Libé publie un entretien avec un chercheur du CNRS, les policiers et les gendarmes tricheraient sur les stat, non ???

Extraits...

Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 100,Cours de Verdun 33000 BORDEAUX tél 05 56 52 14 50


Chercheur au CNRS, Christian Mouhanna a beaucoup travaillé sur les statistiques produites par la gendarmerie et la police.

Alors, pourquoi cette étude est-elle révélée aujourd’hui ?

Policiers et gendarmes commencent à être lassés par cette pression du chiffre, qui a des conséquences sur leur manière de travailler. Il n’est pas impossible, non plus, que le fait de rendre publique une critique du travail de la gendarmerie soit une façon de justifier le passage de la gendarmerie sous la tutelle du ministère de l’Intérieur qui semble se dessiner.

Pourtant, les statistiques erronées concernent aussi la police, non ?

Bien sûr, notre étude démontre qu’il y a des aménagements et des tricheries aussi bien dans les chiffres des policiers que dans ceux des gendarmes. Mais c’est plus visible chez les militaires qui comptent 3 600 brigades, autant de sources de chiffres et de variations potentielles, que dans les 424 circonscriptions de sécurité publique de la police, plus encadrées.

Quel est l’impact de ces statistiques ?

Elles influent directement sur l’action policière. Face à la demande croissante de productivité, policiers et gendarmes travaillent plus sur les délits qui leur «rapportent» beaucoup, c’est-à-dire qui leur permettent d’afficher des taux d’élucidation élevés. D’où la pression mise par exemple sur la consommation de stupéfiants (avec un taux d’élucidation de 107 %) pour laquelle un fait constaté est automatiquement élucidé. Alors que pour les cambriolages (10 % d’élucidation), trouver l’auteur du délit demande du temps.

Qu’en est-il des arrestations d’étrangers en situation irrégulière ?

C’est clairement un délit qui «rapporte» car il n’y a que des «auteurs» et pas de plaignants. D’autant que dans ce cas la pression interne à la police est doublée par celle des préfets. Globalement on a l’impression que les autorités résolvent les crimes et les délits. En fait, elles choisissent ceux sur lesquelles elles mettent l’accent. Les taux d’élucidation ne sont, au final, pas un critère fiable pour apprécier ce que fait la police. Pour les stupéfiants, les filières sont moins menacées, la priorité est mise sur les consommateurs et les petits trafiquants. En matière d’immigration, c’est pareil, les têtes de filière tombent rarement.

Un contrôle indépendant est-il possible ?

Nous l’espérons (...)

Mots-clés: 

Commentaires

Nom: 
lupus usmle
Site: 
is hydroxychloroquine safe to take

chloroquine side effect https://chloroquineorigin.com/# side effect of hydroxychloroquine

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA