Jun
24
Suicide au Tribunal....

On connaissait les suicides en prison... maintenant c'est nouveau, ça vient de sortir le suicide au Tribunal à Evry, c'est terrible...

Extraits Le Point:

Fait rare dans un palais de justice, un homme de 57 ans s'est suicidé mardi soir au milieu d'une salle d'audience du tribunal d'Évry, à l'annonce de sa condamnation à cinq ans de prison pour avoir blessé à coup de couteau sa femme qui voulait divorcer. À 20 h 30, l'homme, arrivé libre à l'audience et condamné à cinq ans ferme avec mandat de dépôt, a pris dans sa poche une boîte de médicaments et en a absorbé le contenu, a-t-on indiqué mercredi de source judiciaire. Il est décédé moins d'une heure plus tard.

Une analyse toxicologique devra déterminer le contenu de la boîte, censée contenir un médicament inoffensif, selon cette source. "Il a mâché à toute allure, puis s'est tourné vers moi. Dans son regard, j'ai vu qu'il était déjà en train de partir", a raconté son avocat, maître Jacques Trémolet de Villers. "Il ne voulait pas retourner en prison", a ajouté l'avocat, se disant "certain que l'élément déclencheur a été le mandat de dépôt". À cette heure, le tribunal et la salle d'audience étaient quasi déserts.

Le 5 septembre 2006, sa femme lui avait annoncé son intention de divorcer. Il avait alors caché un couteau sous son oreiller, attendu que son épouse dorme, et l'avait poignardée, sans la tuer. "Il était fou amoureux de sa femme. Il a raté son coup, il voulait la tuer puis se tuer ensuite", a expliqué l'avocat. S'ensuivent trois mois et demi de détention provisoire, puis la liberté sous contrôle judiciaire, après que son épouse avait écrit au juge une lettre, dans laquelle elle faisait état d'un "coup de folie" de son mari.

Un fait rarissime

Après sa sortie de prison, il "essaie de se refaire une vie, a vu des psys de toutes catégories", souligne son avocat. Ce père de trois enfants, âgés de 22 à 29 ans, avec qui il entretenait de bonnes relations, était, selon son avocat, "un homme parfait, de l'avis de tous". Chef d'une entreprise de matériel ferroviaire, ancien conseiller municipal de Bures-sur-Yvette (Essonne), actif dans le monde associatif, il était "sympa, rieur". Mais il n'acceptait pas la décision de sa femme, et disait être "un homme en trop". Durant les deux heures de délibéré, il m'a répété "je vais être condamné parce que j'aime ma femme", souligne encore Maître Trémolet de Villers.

Ses enfants n'étaient pas présents au procès, ainsi qu'il le leur avait demandé. Il portait sur lui une lettre qui leur était destinée. Sa femme, avec laquelle une procédure de divorce était en cours, avait déjà quitté le tribunal lors du suicide. Les époux ne s'étaient pas revus depuis 2006, le contrôle judiciaire leur interdisant d'entrer en contact. Une autopsie a été réalisée mercredi, mettant au jour la bonne santé du défunt. Les résultats de l'analyse toxicologique, permettant de connaître le produit mortel, devraient être connus en fin de semaine.

(...)

Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 100,Cours de Verdun 33000 BORDEAUX tél 05 47 74 51 50

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