michele.bauer

Par michele.bauer le 08/08/15
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L’avocat du XXIème siècle ne serait pas adapté aux Nouvelles Technologies, sa robe serait pleine de poussière presque comme le costume des notaires diront certains (alors qu’aujourd’hui le costume du notaire est beaucoup moins poussiéreux que la robe de l’avocat).

Les legal start-ups envahissent la toile, sont les nouveaux « pirates du droit » ou « braconniers » comme on les nommait autrefois.

Ces pirates comme dans la pub pour cette fameuse marque « Tipiak » sont respectés par nos institutions, ils ne sont plus les pestiférés de nos colloques ou de notre convention nationale mais les invités d’honneur.

Pour certains représentants de la profession, ils auraient tout compris, ils seraient des génies de l’informatique.

L’admiration à leur égard frise très souvent le ridicule.

On nous dit alors qu’il faut les écouter, qu’il faut même que ces légal start-ups entrent dans le capital de nos Cabinets, car enfin « vous ne comprenez pas, eux ils savent, vous vous n’avez rien compris. ».

Nos institutions se trompent gravement en suivant le chemin que ces start-ups veulent nous faire prendre.

L’astuce, pousse, ces promoteurs d’un nouveau modèle économique, à vouloir que nous soyons « partenaires » et non pas concurrents car il faut en être conscient, ces legal start-ups pour vivre et survivre économiquement ont besoin de nous et il est faux de croire et de faire croire que c’est nous qui avons besoin d’eux !

L’internaute est rassuré lorsqu’il se sait être conseillé par un avocat et la plupart des entreprises dites innovantes créent des modèles économiques dans lesquels les avocats sont présents parce que notre profession est une sorte de label qualité de leur site et de faire-valoir.

Cependant, très souvent les avocats restent le « faire valoir » et ne recueillent aucun bénéfice de la participation à ces sites ou s’ils en récoltent ce sont des petites miettes insignifiantes par rapport au profit des exploitants de ces plateformes.

Aussi, pourquoi s’acharner à penser qu’il faut absolument s’associer à ces entrepreneurs ?

Aurait-on eu l’idée, lorsqu’internet n’existait pas, de s’associer à son imprimeur qui nous éditait nos cartes de visite, à France Télécom qui nous permettait d’être présents sur l’annuaire ? Se serait-on associé à notre fabricant de plaque qui constituait une sorte de publicité dans la rue ?

Jamais de la vie me direz-vous ! Alors pourquoi diable s’associer à ces entreprises ?

Si c’est pour leur savoir-faire, il n’est pas nécessaire de s’associer avec elles. Il suffit de travailler en partenariat : de les payer pour qu’elles inventent, créent une plateforme, un site, un modèle économique pour nous avocats.

Chacun son métier, rares sont les avocats « geek » et rares sont les legal start-up avocats.

Il suffit, mais ces entreprises ne souhaitent pas se contenter de créer, d’inventer et de livrer clefs en mains, elles souhaitent investir le marché du droit et faire en sorte que le réflexe des internautes ne soit plus de se diriger vers un avocat, mais vers elles, volonté de déréglementation de la profession voire même désintégration.

Pour cela, elles ont eu l’idée de se positionner avec parfois certains Confrères « complices » sur le marché des contentieux dits « simples » ou « petits » : divorce par consentement mutuel, saisine du juge de proximité pour les petits litiges, saisine du Conseil de Prud’hommes en référés mais aussi possibilité de télécharger les statuts de sa future société.

Ce positionnement sur les prestations qui seraient à faible valeur ajoutée est évidemment très bien pensé à première vue.

Les legal start-ups cassent les prix et affirment démocratiser l’accès au droit et à la justice.

Elles démocratiseraient cet accès au droit et à la justice mais à quel prix ?

Au prix de l’absence d’un élément essentiel, primordial dans une prestation juridique : LE CONSEIL.

Le conseil, ce soutien juridique indispensable effectué par un avocat qui est tous les jours confrontés à des dossiers, qui bénéficie d’une solide expérience, d’une déontologie (respect du secret professionnel, exercice avec dignité et délicatesse entre autre).

Le conseil, cette prérogative que nous envient tous nos nouveaux concurrents, ce conseil doit être délivré dans tous les cas : divorce par consentement mutuel qui semble simple, rédaction des statuts d’une Société car avant de rédiger de tel statut il est utile de conseiller sur la forme de Société la plus adaptée aux futurs associés qui viennent nous consulter.

Conseiller n’est pas dans la culture des légal start-ups, « encaisser » est le verbe qui résume le plus leur culture, « encaisser », « faire du bénéfice », « envahir le marché du droit », « pirater et braconner », « faire du commerce ».

C’est pourquoi, au lieu de s’associer aux legal start-ups, il est possible de devenir une « start-up lawyer » et de créer son site internet, son propre modèle économique et de dépoussiérer cette robe d’avocat, lui faire prendre le bon air de la toile.

Au lieu de pousser à l’entrée des capitaux extérieurs dans nos Cabinets, formons plutôt les Consœurs et les Confrères aux réseaux sociaux, à la communication sur internet, aux techniques de référencement et pourquoi pas à la création de sites de prestations en ligne en partenariat avec des webmasters et des informaticiens, des chargés de communication.

Créer son site web, son site de prestations en ligne (car les sites « vitrines » des cabinets d’avocats sont déjà le passé) n’est pas compliqué, n’est pas aussi cher qu’on veut bien nous le faire croire (il n’est pas utile de lever des millions d’euros, ni non plus des dizaines de milliers d’euros).

Le Rotary, le Golf Bordelais, les petits déjeuners d’affaire à 7h30 du matin ne sont plus les seuls endroits pour développer sa clientèle, sa notoriété : pensez mes Chères Consœurs, mes Chers Confrères, à la toile, pas la toile d’araignée mais le net !

Je vous assure que c’est possible et « je ne parle pas dans le vide ».

Nous venons de mettre en ligne, avec ma Consœur Sophie GAUCHEROT, un site internet avecavocat.fr.

Ce site propose de commencer une procédure de divorce par consentement mutuel, de changement de prénom entre autre en étant conseillé et écouté.

L’internaute en se rendant sur notre site est sûr d’être en relation directe avec un avocat, c’est nous qui rédigeons les actes après avoir au préalable effectué notre mission essentielle qui est au cœur de notre métier, celle de conseiller.

Il ne s’agit pas d’un retour simple de formulaires type, d’une rédaction rapide d’une convention de divorce sans se soucier de l’intérêt des enfants ou encore du réel consentement des époux…

Notre force est notre expérience, notre sérieux, notre serment et notre déontologie.

En matière de divorce, si l’accord n’est pas parfait, un avocat refusera de poursuivre la procédure et conseillera aux époux de poursuivre leur divorce avec deux autres Confrères et de ne plus divorcer par consentement mutuel.

L’internaute qui se rendra sur notre site aura cette garantie d’être accompagné. En effet, nous sommes convaincues que toutes les personnes qui cherchent à commencer une procédure de divorce en ligne ou à d’autres procédures ne sont pas qu’à la recherche du prix le plus bas. Arrêtons de prendre les internautes pour des imbéciles : ils savent bien qu’une prestation qui sera à très faible coût aura pour conséquence un service au niveau de ce « prix ».

Le fameux prix  pour ce type de prestation en ligne, reste un grand débat qui agite très souvent les Consœurs et les Confrères, les conseils de l’ordre des Barreaux de France et de Navarre… On parle très souvent de dumping et ceci depuis que l’avocat est avocat (même avant internet ce mot était utilisé !), car chaque avocat peut être « accusé » par un de ses Confrères de pratiquer le dumping puisque les honoraires sont libres. Nous sommes tous le « trop peu cher » d’un Confrère.

Pour notre site, nous avons choisi de pratiquer des prix que nous estimons raisonnables pour des procédures dites simples : divorce sans enfant sans bien immobilier ou divorce avec enfant sans bien immobilier, changement de prénom, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité…

Pour les divorces avec bien immobilier, nous intervenons mais aucun forfait n’est arrêté, l’honoraire sera communiqué lorsque l’internaute nous demandera un devis.

Le but de ce site est de rendre plus transparents nos honoraires, nos prix.

Nous n’avons pas oublié les internautes les plus démunis et acceptons pour les divorces par consentement mutuel de travailler à l’aide juridictionnelle dans toute la France.

Sur notre site, un onglet est consacré à l’aide juridictionnelle, il comprend même un simulateur qui permet de calculer ses droits à l’aide juridictionnelle.

« Avec Avocat » est un site d’avocats, pas de commerçants, des articles seront régulièrement publiés pour permettre aux internautes de comprendre le droit, les procédures car c’est cela aussi l’accès au droit.

En conclusion, la profession doit se moderniser et vivre dans son temps.

Cette modernisation ne doit pas s’effectuer à n’importe quel prix. Nous ne devons pas perdre notre âme dans cette aventure merveilleuse du net. C’est pour cela qu’il est nécessaire de moderniser la profession d’avocat en faisant participer les avocats, en les formant, en les motivant, en les aidant, la modernisation ne peut se faire sans avocat mais qu’avec avocat !

Par michele.bauer le 02/03/15
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L’avocat est-il devenu un nouveau produit, une marchandise dont on achète, on compare, on critique les prestations comme celles d’un opérateur téléphonique?

C’est la question que l’on peut légitimement se poser lorsque l’on se met à la place de l’internaute recherchant un avocat pour son divorce ou son audience correctionnelle par exemple.

Le futur justiciable ou le futur client ou comme l’appelle les gens du marketing: « le prospect »  est ciblé par les plate-formes réunissant des avocats mais gérées par des gens du marketing sortis des Écoles de commerce.

Ces plate-formes sont diverses et je les avais recensées dans un de mes articles: Les avocats sont aussi un marché ! (je n’avais pas parlé de avocat.net bizarrement sans doute car cette plate-forme était très peu connue des Confrères et des internautes).

Certaines réunissent des avocats mais aussi des magasins de pompes funèbres, des fleuristes, des voyantes… telle est conçue la plate-forme Wengo.

Le « prospect » est ciblé  par des slogans: comparez les avocats, trouvez le meilleur avocat de paris, de bordeaux, devis des avocats comparez ! ou encore votre avocat au téléphone pour quelques euros la minute… De plus, ces Sociétés douées en informatique choisissent des noms de domaines que la profession aurait dû acheter et créent la confusion, elles ont également un budget de référencement Adwords certainement très conséquent.

L’avocat est donc réduit à un produit que l’on compare, dont on recherche le meilleur prix (le plus bas bien entendu), que l’on note avec des étoiles, que l’on critique en mal (trop mou, trop jeune, pas assez mûr…) ou en bien (parfait à souhait, délicieusement fort…) etc..

Or, l’avocat n’est pas un produit, il n’est pas encore un robot non plus: c’est un auxiliaire de justice qui fait parti d’une profession réglementée, qui a prêté un serment celui d’exercer sa profession avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité.

L’humanité est loin de ce modèle économique que veulent nous imposer ces start-up très tendances qui ne connaissent pas grand chose de notre profession. Elles prétendent répondre à un besoin alors qu’elles essaient de créer un besoin. Le justiciable, le futur client ou le prospect (terme que je déteste) est oublié: l’essentiel est de ramener le plus de monde sur ces sites marchands et de vendre le produit, les services de l’avocat peu importe si ces derniers sont de qualité ou non, l’important c’est vendre et se faire du bénéfice sur les plus jeunes d’entre nous qui essaient de développer une clientèle. L’important est de prendre des parts dans ce marché du droit et tous les coups sont permis: la confusion, la tromperie… la déontologie, on ne connaît pas, surtout pas de frein au libéralisme poussé à l’extrême !

De même l’indépendance (et la probité) risque d’être atteinte si nous nous acceptons d’être en vitrine sur des sites marchands qui ne sont pas contrôlés par notre institution représentative le CNB (Conseil National des Barreaux).

Ces sites se proclament eux-mêmes comme les premiers comparateurs d’avocats, comme ceux qui vous trouveront l’avocat le moins cher mais d’où cela sort-il, existe-t-il un label premier prix  de l’avocat comme chez LECLERC ?

Jusqu’à preuve du contraire, NON !

La probité de l’avocat peut être remise en cause avec ces sites, notamment lorsque des avocats y participent en concurrençant déloyalement les autres confrères qui exercent sur le même « créneau ».

C’est le cas des avocats qui ont participé au site protegermonpermis.fr. Une sentence arbitrale a été rendue à leur sujet qui les a enjoint de cesser de collaborer avec la Société Groupe Conseil et Gestion exploitant ce site (sentence datant du 17 septembre 2013).

Cette dernière a fait l’objet d’une condamnation par la Cour d’appel de Paris ( le 19 février 2015, voir l’article d’Anne Portmann que j’ai toujours plaisir à citer dans le Dalloz Actualité intitulé : La Cour d’appel épingle un « pirate » du droit routier. « )

Dans deux arrêts, la Cour d’appel de Paris a prononcé la nullité des contrats souscrits avec la Société exploitant ce site internet. Ce site prétendait mettre en relation des justiciables et des avocats mais le contrat était manifestement illicite.

En effet, la Société exploitant le site se présentait comme l’interlocuteur du client. Elle percevait l’intégralité du prix forfaitaire demandé et le client ne savait pas s’il s’agissait des seuls honoraires de l’avocat.

La Cour a considéré que la Société ne pouvait prétendre intervenir comme seul intermédiaire mettant en relation les avocats et les internautes. L’avocat était un simple sous-traitant. Le contrat avait un objet illicite et devait être annulé.

Les justiciables ont été remboursés.

Ces arrêts illustrent avec force les dangers pour les justiciables de s’adresser à ce genre de sites, les dossiers dans le cas que je citais étaient cogérés par cette Société commerciale.

Aussi, les justiciables étaient quelque peu « trompés » puisqu’ils pensaient que toute la procédure était diligentée que par l’avocat… les avocats quant à eux participaient à une activité commerciale, ce que le décret de 1991 régissant notre profession leur interdit.

Leur participation contrevenait aux règles d’indépendance de notre profession et de secret professionnel.

Monsieur MACRON souhaite que des capitaux extérieurs puissent « entrer » dans les cabinets d’avocats…

Les start-up dans nos cabinets ?

Ces décisions nous donnent un avant goût amer de l’association avocat/capitaux extérieurs, un mélange assez indigeste.

Par michele.bauer le 24/02/15
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L’avocat dérange souvent.

Dans le procès pénal, l’avocat est celui qui peut être l’empêcheur de tourner en rond ou de condamner tranquille.

Armé des textes, il traquera la moindre faille, la nullité de procédure.

Il analysera avec soins les éléments constitutifs de l’infraction et n’hésitera pas à solliciter la relaxe, le non-lieu ou l’acquittement si le parquet a poursuivi sur des faits qui ne sont pas une infraction !

L’avocat est garant des libertés et des droits de la défense.

Même s’il dérange souvent le Ministère Public, les victimes parfois, il est le pilier de notre démocratie.

Lorsque l’on pense à l’avocat qui dérange, on pense à celui-ci, celui du droit pénal… On ne pense jamais à l’avocat blogueur qui écrit des billets d’humeur.

Pourquoi car tout simplement l’avocat blogueur est bien inoffensif, il écrit sur le budget de l’aide juridictionnelle qui n’augmente pas, sur les portes des palais de justice qui vont être condamnées, sur « les braconniers du droit »…

Ah non, chut…

J’ai écrit sur le jugement qui a condamné avocat.net  à changer de nom et j’ai l’impression depuis une semaine d’être chassée tel du gibier.

J’ai reçu tout d’abord, une lettre de l’avocat de la Société JURISYSTEM qui exploite avocat.net me sommant de retirer mon billet (il ne précisait pas sur quel support il souhaitait que je le retire mais j’ai bien compris que c’était sur le support bien référencé du Village de la Justice).

Puis, ce billet n’étant pas diffamant, avocat.net était bien embêté, il n’a pas sorti son 49-3 mais son article 6-I-5 de la loi LCEN du 21 juin 2004.

Le village de la justice a été contacté en sa qualité d’hébergeur de mon billet et on lui a demandé de le retirer. Il s’est exécuté par crainte du procès. Il a eu la délicatesse de m’avertir. Je comprends cette réaction.

Je comprends moins bien celle d’avocat.net, qu’est-ce qui les dérange dans mon billet, pourquoi cet acharnement à vouloir le faire disparaître ?

Une chose est sûre, Charlie Hebdo sort demain en kiosque et l’esprit Charlie, avocat.net ne le connaît pas.

Par michele.bauer le 18/02/15
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L’effet Barbara Streisand mais qu’est-ce donc ? Un envoûtement, une envie de chantonner des airs de Barbara Streisand, « You don’t bring me Flowers… ».

Non, bien entendu, l’effet Barbara Streisand est défini par Wiképédia comme un phénomène médiatique au cours duquel la volonté d’empêcher la divulgation d’informations que l’on aimerait garder cachées — qu’il s’agisse de simples rumeurs ou des faits véridiques — déclenche le résultat inverse.

Cet effet Streisand, le site avocat.net et la Société JURISYSTEM qui l’exploite vient d’en découvrir l’existence sur internet, internet ce monde que pourtant cette entreprise connaît si bien !

Après la publication sur mes Blogs, sur le Village de la justice de mon article: Avocat.net: Braconniers du droit ? , j’ai reçu une lettre officielle d’un de mes Confrères me demandant de retirer sans délai ma publication ou certains passages de cette dernière.

La Société considère que mon article serait diffamatoire, le titre ne lui plait pas alors que vous noterez qu’il se termine par un point d’interrogation et que je m’interroge.

De même, le contenu de mon article serait diffamatoire, j’ai beau chercher, je n’y vois aucune diffamation.

En tout état de cause, après avoir reçu cette lettre officielle, j’ai répondu bien entendu et j’ai également informé mes lecteurs sur twitter des poursuites judiciaires qu’envisagerait  la Société JURISYSTEM à mon encontre si je ne retirais pas mon article ou des passages de celui-ci.

C’est alors que beaucoup ont retweeté cette information, les consultations de mon Blog ont été plus nombreuses, l’article sur village justice a été consulté presque 700 fois, Hub avocat s’est intéressé à la question en twittant … La popularité de mon billet a explosé.

Une bonne illustration donc  de l’effet Streisand, j’avais d’ailleurs terminé ma correspondance officielle en réponse de cette manière: « Pour finir, je ne pense pas que cette Société y gagnera à engager une procédure à l’encontre d’un avocat alors que ce sont les avocats qui font fonctionner son site…mais ce n’est qu’un avis très personnel, n’y voyez pas de diffamation. » 

Par michele.bauer le 17/02/15
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Le site Avocat.net vient d’être condamné à changer de nom tel était le titre de Anne Portmann dans un article du Dalloz actualité du 11 février 2014.

J’étais inscrite sur avocat.net et j’ai supprimé ma fiche après lecture de la décision que dont vous pourrez prendre connaissance: tgiparisjurisystem

Ce site permet aux avocats inscrits de recevoir des demandes de devis de clients qui cherchent tous pour la majorité des avocats au plus bas prix, la compétence fait rarement partie des critères de recherches… (voir mon article sur je veux l’avocat qui pratique les prix les plus bas: attention danger!).

En tout état de cause, je me suis interrogée dès mon inscription sur ce site: de quoi vit-il ? Aucune publicité sur ce dernier, les avocats ne règlent rien non plus, les clients qui demandent des devis ne semblent pas payer pour en recevoir….

Avec ce jugement du Tribunal de Grande Instance, j’ai enfin compris, avocat.net rédigerait des actes pour les fameux clients qui demandent des devis et même peut-être conseillerait les internautes. J’avais déjà observé que des fiches étaient rédigées non par des avocats mais par des juristes…

Aussi, les Consoeurs et Confrères inscrits sur ce site seraient utilisés pour permettre au site d’être rassurant et crédible (vous pensez ce site s’appelle avocat.net alors!!!), les Confrères et les Consoeurs inscrits (dont je faisais partie) amènent ainsi du trafic sur le site et une certaine notoriété. Ils permettraient au site de vendre ses actes de juristes et non d’avocats (donc toujours le même problème pas de secret professionnel, pas d’assurance pour couvrir une mise en cause dans le cadre d’une responsabilité professionnelle !).

Bien entendu, ceux qui s’inscrivent ne semblent pas être informés de cette activité concurrente à la leur, les avocats sont les moutons de la bergerie, avocat.net est le loup caché. Mais manque de chance, le CNB vient de voir le loup (enfin me direz-vous, avocat.net existe je crois depuis presque deux ans, mais il n’est jamais trop tard pour voir le loup -c’était pour le jeu de mot, car le jugement précise que l’assignation a été délivrée le 28 décembre 2012, le loup a été vite vu dès sa sortie-).

Notre Institution représentative s’est émue de ce site qui entretient bien volontiers une confusion. En effet, le CNB a assigné avocat.net devant le Tribunal de Grande instance de Paris.

Le CNB a considéré que la Société Jurisystem qui exploite ce site faisait un usage prohibé du titre d’avocat pour proposer des services juridiques, des actes de démarchages interdit et se livrait par conséquent à des pratiques trompeuses.

Le CNB a également fait valoir que des services d’une juriste étaient proposés par la Société. En outre, le site se qualifie seul de « comparateur n°1 d’avocats en France », ce qui est une pratique trompeuse (j’ajouterai que le site précise même que 99% des clients étaient satisfaits, sur quels chiffres s’appuyait-il, mystère…).

Le TGI de Paris a considéré que l’usage de la dénominiation « avocat.net » sans adjonction d’autres termes est de nature à laisser penser à l’internaute que le site ainsi désigné est exploité par des avocats ou que les services proposés sur le site émanent d’avocats.

Par conséquent, le Tribunal a interdit cette Société de faire usage de la dénomination avocat.net pour désigner ce site et ceci sous astreinte de 150 euros par jour de retard (pour l’instant, la Société se moque de cette décision puisque le site se nomme toujours avocat.net alors que le jugement est d’exécution provisoire !).

De même, la Société a été a été condamnée à procéder à la radiation du nom de domaine avocat.net, sous la même astreinte (cela ne semble pas avoir été fait également).

La seule disposition du jugement qui semble-t-il a été exécutée c’est de ne plus utiliser le slogan « le comparateur d’avocats n°1″, cependant la Société continue d’indiquer que les clients sont à 99% satisfaits (mais il n’y a pas de condamnation sur ce point…).

Cette décision est la bienvenue. Elle pose encore une fois une question récurrente: quand est-ce que le CNB se décidera à mettre en place un site qui propose de telles prestations pour les internautes ?

Je l’ai écrit: les avocats sont aussi un marché pour ces Sociétés et il est nécessaire d’investir le numérique. Il ne suffit pas de prêcher la bonne parole lors de la Convention de Montpellier, de faire un mea culpa et surtout de vénérer les entreprises du numérique. Il faut agir et vite.

A quand la création  d’une plateforme gérée par le CNB, tournée vers les internautes, vers les futurs clients qui seront rassurés par le gage de qualité, de sécurité, de déontologie et de confidentialité que pourrait offrir les avocats par l’intermédiaire d’un tel site ?

Je crains que la réponse malheureusement ne se fasse attendre, hélas.

Pour ce qui est de notre participation à ces sites, ceci relève de la conscience personnelle: travailler pour un concurrent pour ma part est une hérésie!

NB: L’avocat de la Société m’indique que  sa cliente a interjeté appel du jugement, dont acte. Cependant, il ne m’a pas précisé si le Premier Président a été saisi en demande de suspension de l’exécution provisoire.

Par michele.bauer le 13/11/14
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UN CNB UTILE : Pour une profession forte et solidaire

Mes Chères Consœurs, Mes Chers Confrères,

J’aurai pu présenter ma profession de foi par un simple slogan : Votez pour moi, Votez pour un avocat de proximité !

Oui, j’aurais pu mais vous auriez légitiment trouvé que ce slogan est bien insuffisant.

La question est donc de savoir : Pourquoi voter aux élections du CNB, pour la liste SAF sur laquelle je figure à la cinquième position, c’est-à-dire en position éligible?

Pourquoi voter pour le SAF aux élections du CNB ?

J’entends déjà les critiques contre mon Syndicat, Cher syndicat auquel j’ai adhéré en 2003, lors de ma prestation de serment voici presque 12 ans : Le SAF est un syndicat de gauche,  le SAF est trop politisé, le SAF est militant c’est bien mais je ne voterai jamais à gauche…

Le Syndicat des Avocats de France est en effet un Syndicat qui annonce sa couleur, il défend des valeurs que nous partageons tous : un avocat fort (le respect du secret professionnel, l’indépendance de l’avocat, sa juste rémunération), pour un justiciable protégé (égalité sociale,  libertés fondamentales, accès au droit …).

Je ne vois pas très bien où est le mal.

Vous pourrez relever que malgré son attachement à ces valeurs, le SAF n’a jamais manqué d’esprit critique à l’égard de notre gouvernement actuel.

Le Syndicat des Avocats de France a été le premier à se mobiliser lorsque le gouvernement a souhaité la démodulation des unités de valeurs de l’aide juridictionnelle par un communiqué au titre révélateur : La Droite n’a pas osé La Gauche le fait.

Puis, tout au long de cette année, difficile pour notre profession, le SAF a toujours réagi face aux attaques. Il a contesté vivement le projet de déréglementation de notre profession.

Le Syndicat des Avocats de France est actif à l’extérieur des institutions mais aussi à l’intérieur, au CNB.

Quelques exemples :

Nos élus ont participé à la Commission Textes à l’élaboration de conventions d’honoraires en matière de divorce destinées à faciliter la vie aux Confrères dans cette matière où les conventions sont désormais obligatoires.. Ces documents sont en ligne sur le site du CNB.

Catherine GLON, membre du SAF et du CNB  a coordonné le travail sur les juridictions du XXIème siècle.

La Commission « libertés et droits de l’Homme » présidée par Philippe CHAUDON, membre du SAF et du CNB a dégagé des positions fermes relatives à la protection des libertés et des droits de l’homme.

La Commission « Formation Professionnelle » a travaillé avec les élus SAF sur les nouveaux critères d’entrée au CRFPA (création d’un examen national).

La Commission « Règles et usages » a travaillé avec les élus du SAF sur la question de l’avocat en transaction immobilière en posant des limites déontologiques mais aussi sur la réforme de la publicité.

La Commission « Collaboration » a été soutenue et aidée par les élus du SAF pour l’adoption pour les collaborateurs de la réforme du statut de la collaboratrice enceinte et du collaborateur en arrêt maladie dans le sens d’une plus grande protection.

Le SAF souhaite continuer à travailler : pour un accès effectif au droit et à la justice, pour une meilleure prévoyance et une solidarité entre les avocats, pour une déontologie unique et renforcée contre la dérégulation, pour une présence sur  internet forte… (voir  sur ce point la plateforme des propositions: plaquette CNB SAF élections 2014)

 Pourquoi voter pour moi aux élections du CNB ?

Pour paraphraser mon slogan du début, si vous votez pour la liste SAF au CNB, vous votez pour une avocate , proche de vos préoccupations et accessible par tous les moyens de communication que j’utilise depuis toujours.

Le CNB souffre d’une mauvaise réputation.  Il est dit que le CNB manquerait de transparence, de communication et prendrait peu en compte  l’avis du commun des avocats.

En votant pour moi, vous aurez à disposition (dans les limites du possible) un Confrère de votre Barreau qui fera remonter vos réclamations, qui pourra aussi faire descendre les informations qui viennent de la Capitale, du CNB. Ma proximité se manifeste  sur internet, Blog, compte Twitter, Facebook…

Par ailleurs, en votant pour moi, vous votez aussi pour un avocat proche, dans son mode d’exercice, de beaucoup d’entre vous.

J’exerce à titre individuel dans une « moyenne » structure avec une secrétaire et une collaboratrice, je partage les moyens de mon cabinet avec deux associées.

Je suis une avocate généraliste à dominante de droit du travail, droit de la famille et droit pénal.

Dès ma prestation de serment, je me suis engagée au SAF dont j’étais la Présidente à Bordeaux en 2010-2012. Je suis intervenue notamment en cette qualité à une Assemblée Générale de l’Ordre durant laquelle j’ai développé les arguments qui s’opposaient à la mise en place d’un avocat exerçant en entreprise. J’ai diffusé également ces arguments par l’intermédiaire de mon Blog.

Parallèlement, je me suis investie au sein du Conseil de l’ordre durant 6 années. A ce titre, j’ai été chargée de vérifier la compatibilité des sites internet de nos Confrères avec le règlement intérieur. Je rapporte sur les demandes d’inscription formulées au titre de l’article 98 ( passerelle pour accéder à la profession dont bénéficie les juristes d’entreprise notamment).

Durant deux ans, j’étais déléguée du Bâtonnier auprès du CDAD.

Je préside l’Institut de Droit Social à Bordeaux .Nous avons pour objectif de créer avec le Vice-président et notre bureau, une dynamique en mettant en place des commissions pour prochainement publier une revue de jurisprudence des Chambres sociales de la Cour d’appel de Bordeaux, pour mettre en place des permanences auprès des référés du Conseil de Prud’hommes et pour organiser un Colloque de droit social afin de diffuser le savoir-faire des avocats du sud-ouest en matière de droit du travail et de la protection sociale. Un Blog de l’Institut de droit social sera mis en ligne prochainement.

Comme vous le savez, je suis une passionnée d’internet et des nouvelles technologies, je crois que je suis dans les premières à BORDEAUX  à avoir ouvert un site internet en 2007 et un Blog cette même année sur la plateforme du CNB.

Je suis également très combattive. J’ai fait partie des Confrères qui se sont mobilisés afin que la plateforme des Blogs avocats.fr du CNB ne disparaisse pas en créant le groupe Facebook CNB Touche pas à mon Blog et le compte Twitter du même nom. La plateforme n’a pas disparu, elle existe toujours mais doit être améliorée !

Je suis fière de faire partie du seul Syndicat qui a défendu la Blogosphère en publiant un communiqué: Blogosphère!  vous avez dit Blogosphère ? et en faisant intervenir les élus du syndicat, membre du CNB.

Je suis convaincue de la nécessité pour notre profession de renforcer notre présence sur internet tout en respectant notre déontologie. Les braconniers du droit ont très vite compris que le droit était aussi et surtout sur la toile, il s’agit aujourd’hui pour le CNB de permettre aux Confrères de bénéficier d’une visibilité en mettant à leur disposition des moyens immatériels de lutte pour préserver notre périmètre du droit.

Je m’engage si je suis élue à continuer à mettre toute mon expérience et toute mon énergie à votre service pour un CNB utile et pour une profession forte et solidaire.

Votre Bien Dévouée.

Par michele.bauer le 14/07/14
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L'affaire n'est pas terminée...

http://michelebaueravocatbordeaux.fr/2014/07/blogosphere-avocats-fr-on-en-reparle-en-appel/

Par michele.bauer le 04/06/14
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La justice est en souffrance depuis de nombreuses années…

J’ai prêté serment en 2003 et déjà j’entendais sans cesse que la justice était l’oubliée des gouvernements et depuis 11 ans, cela s’empire, l’agonie est proche…

Le manque de moyens est de plus en plus important, les greffiers sont en colère, ils n’ont ni les moyens humains ni les moyens matériels de travailler correctement ( vous pouvez lire des témoignages de greffiers sur le site d’Eolas, témoignages révélateurs du mal être de ces fonctionnaires et de la justice qui est plongée dans un profond coma.

Les juges sont peu nombreux pour rendre la justice:

- les tribunaux correctionnels siègent jusque tard dans la nuit et être attentifs jusqu’à minuit ou une heure du matin relève de l’exploit impossible

- les juges aux affaires familiales qui se prononcent sur des dossiers importants dans lesquels les intérêts des enfants sont en jeu fixent des audiences qui doivent durer 15-20 minutes maximum, 15-20 minutes pour statuer sur des dossiers délicats, pour statuer sur le procès d’une vie de justiciables médusés. Nos clients sont très souvent sidérés du peu de temps qui leur est accordé, ils ne comprennent pas

- les Conseils de Prud’hommes et les Cours d’appel Chambre sociale qui règlent les litiges entre salariés et employeurs n’offrent que très peu de temps de parole aux avocats, aux justiciables, les audiences étant surchargées et même si la procédure est orale, elle sera expéditive

- Il en est de même des autres juridictions, aucune n’échappe à cette règle: rendre la justice avec les moyens que l’on a, les moyens que le Ministère ( du budget et pas de la justice…) donne aux juges, c’est-à-dire pas grand chose, le budget consacré à la justice est dérisoire, il représente  7,7 milliards d’euros soit 4,1% du budget de l’Etat ( voir les chiffres clefs du budget)

Mais la justice souffre aussi d’un manque d’égalité… Tous les justiciables ne bénéficient pas de la même chance d’accéder à la justice, d’accéder au juge !

L’aide juridictionnelle qui est destinée à permettre à tous, et aux plus démunis d’accéder à la justice, au juge est à bout de souffle… les avocats qui défendent les plus démunis sont à bout de souffle également, épuisés par les luttes, les réflexions qu’ils ont fournies sur un plateau aux différents Ministres de la Justice de gauche comme de droite pour trouver des nouveaux moyens de financement de cette aide juridictionnelle.

Le constat est alarmant, au fil des années, l’Etat français se désintéresse de plus en plus de l’accès à la justice des plus démunis, des pauvres car ils le sont dans tous les sens du terme.

Une seule constante: trouver un moyen pour enfin arrêter de financer l’aide juridictionnelle, se débarrasser de ce petit poids tout petit que représente le budget de l’aide juridictionnelle ( 280 millions d’euros, ce qui est peu par rapport au budget de la justice qui est de 7,7 milliards)… il faut bien faire des économies.

Les moyens pour aboutir à terme à ne plus financer l’aide juridictionnelle sont doucement mis en place:

-  Tout d’abord, il faut décourager les candidats à l’aide juridictionnelle en demandant de plus en plus de pièces pour constituer un dossier d’aide juridictionnelle et en étant de plus en plus exigeants sur les dossiers incomplets. Il manque la copie de la carte d’identité alors qu’un extrait d’acte de naissance est fourni: rejet… il manque le relevé du compte livret A d’un justiciable au RSA rejet, car c’est bien connu celui qui perçoit le RSA peut économiser et il bénéficie de plusieurs milliers d’euros de côté: rejet… le dernier vaccin contre la bêtise n’est pas fourni au dossier … rejet (oups, pardon je m’égare, ce n’est pas une pièce obligatoire pour le dossier d’AJ).

- Puis, *décourager les avocats d’accepter les dossiers d’aide juridictionnelle: en ne respectant pas le protocole signé en 2000 qui prévoyait une revalorisation de l’indemnisation de l’avocat intervenant au titre de l’aide juridictionnelle…

Depuis 2000, les avocats sont payés au même prix (quel est le salarié qui au bout de 14 ans accepterait d’être payé au même salaire sans augmentation et donc sans aucune reconnaissance du travail accompli ?).

*Décourager les avocats aussi en refusant d’accorder l’aide juridictionnelle dans le cadre des procédures d’urgence, des procédures en matière de droit des étrangers: les avocats ont travaillés mais ne seront pas payés, certains arrêtent de défendre ces justiciables par peur de ne pas être payés pour un travail pourtant bien effectué… il faut savoir que lorsqu’un avocat plaide un dossier d’aide juridictionnelle, il est payé à la fin de la procédure et seulement si le sésame lui a été délivré ( la décision d’aide juridictionnelle) avec l’attestation de fin de mission qui est transmise par le greffe quelques fois très longtemps après l’audience ( cf plus haut le problème de moyens de la justice et des greffes).

- Et enfin, ne jamais aborder le vrai problème qui est le financement de l’aide juridictionnelle, l’aborder intelligemment et sincèrement… au contraire, il est préférable de saborder tout le travail de recherche qui a été effectué pour trouver des solutions de financements complémentaires !

La profession d’avocat a proposé des pistes de financements complémentaires et notamment:

*la taxation des actes juridiques qui constitue une solution empreinte d’une certaine solidarité: les plus riches financeraient les plus pauvres. Cette solution n’a pas été retenue.

*La taxation des assurances protection juridique qui ne sont pas à plaindre a été proposée également, cette solution n’a pas retenue l’attention non plus.

*Le seul financement retenu et qui n’a jamais été proposé par notre profession: la taxation du chiffre d’affaires des avocats,  c’est logique on demande aux avocats de financer leur travail ( il ne viendrait jamais à l’idée des employeurs de demander aux salariés de leur rétrocéder 10% de leur salaire par mois en guise de remerciement car en cette période de crise ils ont été les heureux élus à un poste de travail. De même, il ne viendrait pas à l’idée de l’Etat de demander aux médecins de financer la SECU !) Mais j’oubliais, il existe cette légende urbaine, ce mythe: l’avocat est riche.. ce mythe, cette légende qui a la vie dure… cette légende du XIXème siècle, siècle prospère pour les avocats qui étaient peu nombreux et qui vivaient tous bien, mais nous sommes au XXIème siècle alors avançons !

La conclusion est bien triste: la justice est en souffrance, l’aide juridictionnelle en péril et les avocats aussi démunis que les justiciables les plus démunis qu’ils défendent face au dédain, au mépris à la condescendance des gouvernements qui se succèdent et se ressemblent.

La justice est pauvre et elle ne sera bientôt réservée qu’aux riches (si ce n’est déjà pas le cas).

Mobilisons nous le 5 juin 2014, le Barreau de Bordeaux a voté la grève des audiences le 5 juin et une prolongation des hostilités du 6 au 13 juin 2014, et ce n’est que le début car il est vital de soulager la justice  de ses souffrances et de sauver l’aide juridictionnelle !

Par michele.bauer le 28/05/14
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 1 semaine

Ne pouvant modifier ma page d'accueil de ce "merveilleux" nouveau Blog... (Nicolas tu as réussi comment tu as fait ?), je dois vous informer de l'existence de mon nouveau Blog:

http://michelebaueravocatbordeaux.fr

 

N'ayant plus d'espoir sur l'amélioration de cette Blogosphère, je déménage définitivement, je viens d'écrire au CNB par mail et par lettre recommandée que je ne souhaitais pas la suppression de mon Blog mais je souhaitais que ce dernier soit redirigé vers mon Blog personnel (nouveau) comme ils le proposent au point 7 de leur note technique

 

Amis Blogueurs attention, le délai pour répondre au CNB sur vos intentions: supprimer le Blog, rediriger le Blog, rester sur cette Blogosphère expire le 30 Mai 2014... après les demandes seront irrecevables (sic)

Par michele.bauer le 07/05/14
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 1 mois

NOTE TECHNIQUE A L’ATTENTION
DES BLOGUEURS D’AVOCATS.FR
Les opérations de migration touchent à leur fin. Le nouvel hébergement sur blogavocat.fr a
nécessité de complexes opérations de standardisation et de vérification d’intégrité des données.
Voici ci-après toutes les informations nécessaires à une prise en main de votre blog dans les
meilleures conditions.
1. L’adresse du site est http://www.blogavocat.fr/
2. La redirection automatique des blogs avocats.fr vers blogavocat.fr commencera à partir du
15 Mai 2014. Vous bénéficierez ainsi du référencement des moteurs de recherche sans
intervention de votre part.
3. Les articles et commentaires datent de l’export du 21 Mars 2014
4. Vous pouvez vous connecter avec votre login / mot de passe habituel ou demander la
réinitialisation de votre mot de passe :
5.
Manifestement l’ancien hébergeur avait effectué des développements spécifiques dans
l’interface blog de certains avocats à l’insu du CNB sans se soucier de la réversibilité. Il s’agit de
fichiers de type widget, formulaire, apps divers. Ces éléments ne seront plus visibles car il était
absolument nécessaire de standardiser les blogs. Ceci ne concerne que les éléments graphiques.
Les données, elles, sont bien présentes y compris les fichiers (photos, vidéos, audio,
documents). Par ailleurs, dans le cas des multi comptes, les fichiers n’apparaitront qu’une fois
au lieu d’être listés dans chaque sous compte d’un blog.
6.
Voici désormais la nouvelle structure de l’interface des blogs :
- Une page accueil (Photo de profil / description body / colonne de droite)
- Une page blog (articles/commentaires)
- Une page Commentaire (sauf quand il y a trop d’onglets pour éviter qu’ils soient sur
deux lignes)
- Une page « nous écrire/contact » (formulaire commun quand c’est un multi compte)
La colonne de droite du blog est toujours constituée de :
- Créer un billet / se déconnecter
- Espace du blogueur (accès au Back Office)
- Recherche
- Dernière publications
- Type de publications (fichier vidéos /audio, images, documents)
- Les derniers commentaires
- Catégories (mots clés)
- Archives par mois (n’est plus sur la page accueil)
- Flux (n’est plus sur la page accueil)
L’administration en back office de votre blog a aussi été simplifiée. Désormais, voici ce que
vous pouvez modifier :
- Nom
- Bandeau
- Description bandeau
- Faire apparaitre le texte bandeau (oui / non)
- Couleur
- Description body page d’accueil
Il est à noter que les données de blogavocat.fr auront la garantie d’être hébergées en France
contrairement à l’ancien hébergeur qui stockait vos données dans le cloud d’Amazon dont on
rappelle que la juridiction compétente est Washington. Il n’y aura plus de développements à
la demande des avocats sans que le CNB n’ait validé les spécifications.
7. Si vous ne l’avez pas encore fait, vous pouvez demander la redirection vers votre blog
personnel, l’export à plat des données et/ou la suppression du blog via le formulaire prévu à
cet effet visible que lorsque vous êtes connecté sur la page d’accueil de blogavocat.
Si votre demande est la suppression définitive du blog, elle sera traitée au fil de l’eau. Un
courriel de confirmation du CNB vous sera adressé.
Toutes les autres demandes reçues jusqu’au 30 Mai 2014 seront analysées à partir du 2 juin
2014. Le CNB vous confirmera la bonne exécution de votre requête. Aucune demande reçue
après le 30 Mai 2014 ne sera recevable.
Les exports se feront au format CSV uniquement. Ils contiendront tous les multi comptes si vous
êtes concerné. Un code d’accès vous sera envoyé pour le récupérer en ligne. Une copie par Clef
USB en envoi recommandé avec accusé de réception vous sera aussi adressée par le CNB.
Cet export comportera un fichier pour les articles et un pour les commentaires. Les autres
fichiers audio/vidéo/photos/documents seront dans l'archive. Y seront intégrées les chemins
pointant vers eux pour chaque article.
Attention, il n’y a pas de possibilité technique d’exporter les spécificités de votre interface
graphique (widget, app,...) qui ont contribué à la personnalisation du blog.
Importer les données qui vous seront envoyées dans un autre blog, nécessitera l’intervention
d’un professionnel compétent dans les technologies en développement Web et bases de données.
Il est important de noter que le CNB ne pourra pas apporter d’assistance technique dans cette
phase. Cette opération sera à la charge de l’avocat bloggeur.