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Par michele.bauer le 16/09/07
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Investir dans le bonheur des salariés, par Jean-Michel Dumay

LE MONDE | 15.09.07 | 13h31 • Mis à jour le 15.09.07 | 13h31

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On ne sait pas si la pratique a encore cours, mais du temps où Jean-Marie Descarpentries "pédégeait" l'empire franco-britannique de l'emballage Carnaud Metal Box, il était posé chaque année à chaque salarié en substance la question suivante : "Êtes-vous plus heureux professionnellement qu'il y a un an ?" Les résultats de l'enquête, anonymes, étaient consignés par équipe de travail. Et gare au manager des équipes malheureuses et frustrées !

Il paraît, selon plusieurs études, que le désamour va croissant, tout au moins en France, entre les entreprises et leurs salariés, et plus particulièrement les cadres. Ceux-ci seraient frappés d'un mal profond : le désengagement. Refus de promotion et de prises de responsabilité pour fuir le stress et les pressions trop fortes ; démissions et reconversions brutales par manque de reconnaissance et/ou perte de sens et des valeurs ayant jalonné les premiers pas d'un parcours professionnel idéalisé ; ou alors, sans aller à ces extrémités : méfiance généralisée envers les discours managériaux.

Si la CFE-CGC alerte cette semaine sur le fait que, selon elle, "travailler plus n'améliore pas le niveau de vie des cadres", les attentes des salariés français, et notamment des cadres, porteraient désormais plutôt plus sur l'ambiance de travail, la reconnaissance et la convivialité. "Pour les entreprises, l'enjeu est majeur, considérait récemment Philippe Korda (L'Entreprise réconciliée, Albin Michel, à paraître) au Nouvel Economiste. Voilà des années qu'elles évoquent la nécessité de comprendre les attentes du client, de le fidéliser, en tissant un lien affectif fort. Aujourd'hui, il est urgent d'adopter la même démarche avec les salariés (...)."

On apprend ainsi que des "Messieurs (ou Mesdames) bien-être" ont été nommés par les entreprises ici ou là. Comme ont été intégrés voici quelques années des "Messieurs (ou Mesdames) qualité ou sécurité". Il n'y a pas de quoi chômer sur ce terrain. Des sociologues ont exposé comment le sens du travail était désormais "mis en souffrance" : le travail est de moins en moins connecté à la réalisation d'un produit concret ou d'un service spécifique ; la rémunération ne l'est pas vraiment plus vis-à-vis de la qualité ou de la quantité du travail fourni ; la productivité dépend davantage de performances collectives alors que la rémunération est individualisée ; le collectif de travail n'est plus porteur de liens stables et ne fonde plus un sentiment d'appartenance dans la durée.

Résultat : les salariés sont en quête de sens et, littéralement, de mieux-être. "Dorénavant, constatait David Sibony, fondateur de l'agence de communication Instants de bonheur, dans Stratégies, les salariés demandent à être traités par l'entreprise pour ce qu'ils sont et non plus seulement pour ce qu'ils font." "Ils ont la volonté d'un travail bien fait, pas pour l'entreprise, mais pour eux-mêmes, pour préserver l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes à travers leur travail", ajoutait Olivier Cousin, sociologue, aux Echos. Comme une soif de réappropriation de soi dans un collectif décousu.

Le constat vaudrait surtout pour les Latins, et notamment les Français, qui seraient plus prompts que les autres à mêler les sphères privées et professionnelles pour se "réaliser". Selon l'Observatoire international des salariés (TNS-Sofres), quand les Anglo-Saxons ont une vision très utilitaristes du travail (un gagne-pain pour 76 % des Américains, pour 51 % des Européens), les Français noueraient une relation au travail plus affective. Pour 56 % de ceux-ci, le travail est d'abord une source de contacts humains (pour 33 % des Américains, pour 45 % des Européens). Un investissement affectif, donc souvent déçu. Un quasi dépit amoureux. A moins que la belle, et le management, soient... étrangers.

Les Français travaillant en France dans des filiales de groupes étrangers manifesteraient, selon cet observatoire, plus d'optimisme et de satisfaction que ceux travaillant dans des groupes français.

Jean-Michel Dumay

contact: cabinet@michelebaueravocate.com 100,Cours de Verdun 33000 BORDEAUX tél 05 56 52 14 50

Par michele.bauer le 16/09/07
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Blog à consulter, cliquez sur le lien

prdchroniques.blog.lemonde.fr/

Par michele.bauer le 16/09/07
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Décidémment, le MEDEF n'a pas tiré les leçons du contrat nouvelles embauches (voir mon article à ce sujet).

Le 13 septembre 2007, ce syndicat patronal a adressé un document de trois pages aux syndicats des salariés dans lequel il formule des propositions pour faciliter l'entrée dans l'emploi. Il propose l'assouplissement du droit du travail pour répondre aux besoins de l'entreprise.

Parmi ces propositions, l'allongement de la période d'essai du CDI qui serait doublée d'une autre période de validation économique.

La période serait plus longue que les un à six mois actuels sans aller jusqu'au 2 ans du contrat nouvelles embauches.

Après cette période d'essai prolongée, le MEDEF propose une "période de validation économique répondant à l'incertitude économique de l'entreprise".

Après ces deux périodes, le contrat retrouverait les "règles de droit commun" du CDI.

Il semblerait que ces propositions visent plus à l'objectif du MEDEF de répondre aux besoins de l'entreprise que de favoriser l'entrée dans l'emploi.

En outre, ce syndicat oublie le but de la période d'essai: évaluer les capacités du salarié pour le travail proposé, un mois à six mois de période d'essai est suffisant pour se faire une idée, non ?

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Conditions de revenus, tableau

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www.michelebaueravocate.com/aidejuridictionnelle4.htm

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www.vos-droits.justice.gouv.fr/art_pix/Form12467v01.pdf

Contact: cabinet@michelebaueravocate.com 33 Cours Pasteur- 33 000 BORDEAUX tél 05 47 74 51 50

Par michele.bauer le 15/09/07
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On fait toujours semblant de confondre les juges avec la justice, comme les prêtres avec Dieu. C'est ainsi qu'on habitue les hommes à se défier de la justice et de Dieu (Alphonse Karr)

Il est effrayant de penser que cette chose qu'on a en soi, le jugement, n'est pas la justice. Le jugement, c'est le relatif. La justice, c'est l'absolu. Réfléchissez à la différence entre un juge et juste. (Victor Hugo)

Extrait de L'Homme qui rit

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Par michele.bauer le 15/09/07
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Je viens de mettre en ligne mon article Eternelles réponses et je remarque que je suis très jugeante à l'égard de ces prévenus un peu menteurs.

En effet, cela est difficile d'être totalement neutre dans l'exercice de notre métier.

Notre devoir est aussi de conseiller, pour cela il est nécessaire d'anticiper et de ne pas hésiter à dire au client que le juge ne sera pas susceptible de le croire mais en insistant sur le fait qu'il a un avocat qui ne le juge pas mais qui doit se mettre à la place du juge pour le conseiller.

La frontière est mince et il m'est arrivé une fois en approfondisant l'analyse de la procédure avec le prévenu et en "faisant le juge" d'entendre mon client dire:"C'est bon, vous ne me croyez pas Maître, je sais"

Autre question alors, doit-on obligatoirement croire en l'innocence de celui que l'on défend ?

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Par michele.bauer le 15/09/07
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J'ai pu constater lors de mes permanences pénales que les prévenus qui devaient être présentés en comparution immédiate avaient des réponses éternelles à certaines de mes questions:

- Avez-vous un emploi ?

Non, mais je dois passer un entretien lundi après-midi (jour de l'audience)

- A mon affirmation: Je n'ai aucune garantie à présenter au juge des libertés et vous allez sans doute partir en prison pour le week-end...

La réponse, mon entretien je dois le passer et on peut me faire confiance, je vous jure

- Vous avez recelé, saviez vous que la moto (par exemple) était volée ?

Non, Madame, c'est un gitan qui me l'a vendu Place Saint Michel

CONCLUSION:

J'ai le sentiment que les prévenus se passent le mot et pensent que ces grosses ficelles peuvent fonctionner devant le tribunal et bien MON ETERNELLE REPONSEest non, on ne vous croit pas lorsque vous dîtes que vous avez un entretien pour une embauche le jour de votre comparution (comme par hasard...), on n'a pas non plus retrouvé le fameux gitan super voleur qui vend des choses diverses et variées à Saint-Michel.

Alors le mieux, c'est quand même de dire la vérité car ces réponses qui sont devenues éternelles quand elles sont vraies, ne sont plus crédibles, c'est un peu Pierre et le Loup !

De plus, lorsque l'on est jugé, il ne vaut mieux pas prendre les juges pour des imbéciles, car ils n'hésitent pas à s'en souvenir.

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Par michele.bauer le 15/09/07
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Je sors de permanence pénale et j'ai défendu trois prévenus devant le juge des libertés et de la détention à la commission d'office.

Encore une fois, durant cette longue matinée prolongée jusqu'à 17 heures, j'ai constaté que le commis d'office jouit encore et toujours d'une mauvaise réputation.

Madame le Procureur a demandé à chacun de ses trois prévenus s'ils avaient un avocat et dans la négative s'ils souhaitaient être défendus par un avocat commis d'office.

La réponse a eu du mal à venir, et le oui a été prononcé avec un soupir accompagné d'une terrible grimace qui voulait dire: de toute façon je n'ai pas le choix

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Par michele.bauer le 14/09/07
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Cour d'appel de Paris 2 mai 2007, n° 05/07820

La Cour a considéré que le licenciement était justifié, la salariée ayant fait preuve d'un comportement agressif à l'égard du personnel et des clients de l'entreprise.

Les attestations précisent que la salariée faisait des crises d'hystérie et criait sans raison contre ses collègues...

Licenciement pour faute grave.

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