michele.bauer

Par michele.bauer le 19/09/08
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Le journal a eu accès au nouveau projet de décret et voici ce que nous réserve EDVIGE, extraits.

Le gouvernement semble avoir reculé mais continuez toutefois à signer la pétition ICI (les mineurs pourront être fichés...)

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D'après le texte, deux finalités distinctes sont prévues. La première vise à "centraliser et analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales, dont l'activité indique qu'ils sont susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique". Deuxième objectif : "permettre aux services de police d'exécuter les enquêtes administratives qui leur sont confiées pour déterminer si le comportement des personnes intéressées est compatible avec l'exercice des fonctions envisagées". Il n'y aura donc pas un fichier, mais bien deux fichiers, sans interconnexion.

Le premier d'entre eux contiendra, selon le texte prévu, "le motif de l'enregistrement des données, les informations ayant trait à l'état civil, la profession, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques, les titres d'identité, l'immatriculation des véhicules, les activités publiques, les informations patrimoniales, les antécédents judiciaires, les données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle, les signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement". Les données "relatives à la santé ou la vie sexuelle" sont exclues. Concernant les mineurs, "des données relatives aux mineurs de 13 à 16 ans peuvent aussi être enregistrées (...) elles doivent être effacées au terme d'un délai de cinq ans à compter de leur enregistrement".

Le deuxième fichier contiendra le même type d'informations, excepté"les signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement, l'immatriculation des véhicules". Seules seront concernées les personnes de 16 ans et plus. Les données collectées "pour les seuls besoins d'une enquête administrative peuvent être conservées pour une durée maximale de cinq ans".

Seront autorisés à accéder aux informations collectées les fonctionnaires de la sous-direction de l'information générale de la sécurité publique, ceux affectés aux services d'information générale des directions départementales de la sécurité publique, les fonctionnaires "en charge du renseignement" dans les préfectures de police. Il faudra que ces fonctionnaires soient "individuellement désignés et spécialement habilités". Par ailleurs, le "traitement et les fichiers ne font l'objet d'aucune interconnexion". Les fichiers seront soumis au contrôle de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), et le directeur général de la police devra rendre compte chaque année de ses activités de vérification de mise à jour et d'effacement des informations enregistrées.

Autre innovation, les préfectures disposeront de leur propre fichier. Un arrêté est prévu à cet effet. Il s'agira d'un "répertoire départemental des personnalités (...) en vue d'informer le gouvernement et le représentant de l'Etat et leur permettre d'exercer leurs responsabilités, sur l'identité des personnes physiques ou morales qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Seront conservées les "informations ayant trait à l'état civil, à la profession, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques, le cas échéant, les photographies, le parcours professionnel et activités publiques". Les données "relatives aux origines raciales ou ethniques, à la santé ou la vie sexuelle ne peuvent en aucun cas être enregistrées". Quant aux "opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou à l'appartenance syndicale", elles ne pourront être enregistrées que si "elles ont été rendues publiques par l'intéressé". Les données seront effacées au bout de dix ans, et il n'y aura aucune interconnexion possible.

Gérard Davet

Par michele.bauer le 19/09/08
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Suivant le Code Pénal, toute personne doit porter à la connaissance de l'autorité judicaire ou administrative l'existence d'infractions à caractère pédophile et le fait de ne pas informer l'autorité judiciaire ou administrative est un délit comme celui d'effacer, de détruire ou d'altérer les preuves d'un crime ou d'un délit.

Un salarié peut avoir connaissance de l'existence d'une infraction dans le cadre de son emploi. Tel a été le cas de ce salarié licencié pour faute grave par son employeur.

Il a découvert sur un ordinateur , qui lui a été confié par un client de l'entreprise, des images à usages pédophile.

Avant d'en informer son employeur, il efface ces images et restitue l'appareil au client et commet l'infraction décrite ci-dessus.

Il est licencié pour faute grave et conteste ce licenciement.

La Cour de cassation confirme que le licenciement est justifié:Dès lors qu'un salarié ayant découvert que l'ordinateur qui lui avait été confié avait été utilisé pour recueillir des images à usage pédophile, qui constitue une infraction prévue par l'article 227-23 du Code pénal, et n'avait pas immédiatement retenu ce matériel, sauvegardé les fichiers litigieux puis informé l'autorité judiciaire et son employeur, mais avait pris l'initiative, avant de prévenir celui-ci, de supprimer ces fichiers et de restituer l'appareil au client, contrevenant ainsi aux dispositions impératives de la loi et ne permettant plus aux services de police de procéder utilement à la moindre recherche, les juges du fond ont pu caractériser un licenciement pour faute grave.

Cass soc. 21 mai 2008, pourvoi n° 07-40670

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Par michele.bauer le 18/09/08
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Les cadres ne seraient pas si heureux.

Extraits le Monde.

contact: cabinet@michelebaueravocate.com 100, Cours de Verdun 33000 BORDEAUX tél 05 56 52 14 50


Le cadre est un homme heureux. Forcément heureux. C'est un privilégié, l'enfant gâté de l'entreprise. Il a un travail valorisant, dont il peut facilement changer puisqu'il risque moins le chômage que les autres salariés. Il a une bonne feuille de paye, négociée en kilo-euros annuels. Il a une place de parking, un abonnement à la salle de gymnastique et, dans l'espace détente, un canapé moelleux et une télévision branchée sur Roland-Garros. Les plus choyés ont un "concierge", factotum qui veille à résoudre le moindre souci matériel, du pressing à la baby-sitter.

De quoi se plaindraient-ils quand les ouvriers, les caissières, les opératrices de centres d'appels et autres smicards se voient minuter jusqu'à leur pause aux toilettes ? Ce serait indécent. Et mal vu. Alors mieux vaut clamer son enthousiasme et sa joie de vivre, au bureau, à la ville et sur son profil Facebook.

Alexandre des Isnards et Thomas Zuber connaissent bien cette "dictature du bonheur". Tous deux diplômés de Sciences Po, ils travaillent comme consultants, l'un dans une agence de communication spécialisée dans l'Internet, l'autre dans les systèmes d'information liés aux ressources humaines. Des métiers neufs, socialement clinquants, dans des entreprises qui ne connaissent pas la crise. A 34 et 35 ans, les deux cadres ont déjà baroudé dans la nouvelle économie. Ils en connaissent les codes, ont eux-mêmes joué la comédie, pratiqué la "positive attitude", par mimétisme, fayotage et instinct de survie.

Tout aurait été pour le mieux, la carrière prédessinée, n'eussent été ces courriels de démission qui tombaient de plus en plus régulièrement sur la messagerie générale. Des textes d'une violence inouïe, écrits par des cadres quittant la boîte du jour au lendemain, sans même les trois cacahuètes d'un pot de départ. "Le pire, c'est qu'il n'y avait aucune réaction de la part de la direction, comme si cela n'avait finalement aucune importance, n'existait pas", raconte Alexandre des Isnards.

Les deux hommes, qui se sont liés d'amitié lors d'un voyage au Chili, ont décidé de recueillir les témoignages anonymes d'autres jeunes cadres, à tout hasard. "Ça a été l'avalanche", assure Thomas Zuber. Deux ans après, en est sorti un livre, L'open space m'a tuer (Hachette Littérature, 212 p., 16,50 €). Dans une succession de saynètes, jouées dans le décor d'un plateau semé d'hommes et d'ordinateurs, les auteurs y décrivent l'envers du meilleur des mondes : la fausse convivialité qui enrobe des rapports humains impitoyables, l'apparente décontraction qui masque le stress.

Les nouveaux métiers dans la finance, l'Internet, la communication, le "consulting" ont amplifié ce mode d'organisation, de management humain. L'open space, ce bureau ouvert, devient finalement un lieu d'enfermement qu'on n'ose quitter sous peine d'être déconsidéré. Le jeune cadre devient alors un "no life" (sans vie sociale, hors d'un écran). Il est sans cesse "en mode projet", c'est-à-dire débordé par son travail, une "propale" (proposition commerciale) à "implémenter" (mettre en oeuvre). Et ce jusqu'au "burn out", la consomption du corps et de l'esprit.

Sciemment, les deux auteurs ont repris jusqu'à la nausée le jargon anglicisant, le "wording", qui emballe cette nouvelle forme de stakhanovisme importée de la Silicon Valley. Mais qui survit à cette débauche de franglais et de courriels patoisant envoyés par le "n + 1" (le supérieur hiérarchique immédiat) saisit les ressorts de ce lent broiement de l'être.

Cette rentrée éditoriale est marquée par d'autres livres sur le sujet comme Extension du domaine de la manipulation, de Michela Marzano (Grasset). Et c'est ainsi à chaque rentrée depuis quelques années, tant le sujet est brûlant.

Ces livres décrivent un monde impitoyable que connaît parfaitement le docteur Bernard Salengro, 61 ans. Ce médecin du travail a vu monter ce qu'on appelait pudiquement, au milieu des années 1970, le "malaise des cadres". "Moi, je venais du milieu du bâtiment, raconte-t-il. C'était un milieu dur mais où jouaient les solidarités, l'esprit d'équipe, le sentiment du travail accompli. Il n'y avait pas de suicide. Je ne comprenais pas de quoi se plaignaient ces gars sapés comme des milords, les pieds dans la moquette épaisse, avec le siège inclinable, le chaud et le froid comme ils voulaient. Mais, en les écoutant, je sentais monter une souffrance psychique, un besoin d'écoute."

Membre de la Confédération générale des cadres, le médecin décide au milieu des années 1990 de lancer dans la revue du syndicat un appel à témoignages. "C'était juste deux lignes. Nous avons reçu en retour quinze sacs postaux. Un sondage que nous avons commandé à la Sofres a confirmé l'ampleur du phénomène. Plus de la moitié des cadres étaient concernés par le stress." L'expert a vu les indicateurs s'emballer, le mal-être virer à la souffrance mentale, mais aussi physique, soignée à grands coups de médicaments.

Devenu secrétaire national de la CFE-CGC, le docteur Salengro a fait de cette épidémie son combat syndical. Il a écrit deux ouvrages sur le sujet (Le Stress des cadres et Le Management par la manipulation mentale, L'Harmattan 2005 et 2006). "Il faut savoir qu'aux Etats-Unis, le stress est la première maladie professionnelle avec les troubles musculo-squelettiques", assure-t-il. Et n'allez pas lui vanter ces start-up qui se veulent des secondes familles. "Ce n'est pas parce que vous avez le droit de monter votre vélo au bureau que c'est plus détendu. C'est un piège à cons."

François Dupuy, enseignant à l'Institut européen d'administration des affaires (Insead) et auteur de La Fatigue des élites (Seuil 2005), constate également ce marché de dupes et un dévoiement du sens des mots. "On utilise aujourd'hui un vocabulaire positif. On parle de structure projet, de "transversalité", de coopération. Mais ces jolies notions cachent des situations de dépendance très dures. Même l'open space n'est que la structuration dans un lieu de cette dépendance."

(...)

Par michele.bauer le 17/09/08
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Devant le juge aux affaires familiales, lorsqu'il s'agit de modifier la résidence habituelle des enfants ou la pension alimentaire, la procédure est orale.

Procédure orale ne veut pas dire procédure déloyale.

Aussi, l'argumentation développée dans des conclusions au soutien du dossier doit être communiquée au Confrère, adversaire dans le litige.

Malheureusement certains Confrères qui par ailleurs se vantent très souvent devant les magistrats de leur 20 ou 30 ans de "barre" (et non de bars... quoique) l'oublient.

Très récemment, un Confrère très expérimenté selon lui, m'a communiqué des conclusions très brèves dans lesquelles il sollicitait le débouté de mon client.

A l'audience, son dossier était épais et contenait des côtes dactylographiées et détaillées qui ne ressemblaient pas aux conclusions que j'ai reçues !

L'âge avancé de ce Confrère au 30 ans de Barreau lui aurait-il fait oublier la loyauté des débats ?

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Par michele.bauer le 17/09/08
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D'un professeur sur ses élèves....

En l'espèce, le professeur en question a fait des déclarations d'amour verbales et écrites à une de ses élèves, celle-ci ne pouvait plus se concentrer sur son travail, troublée par ces manifestations de tendresse répétées.

Ce même professeur a également adressé des lettres enflammées à une deuxième élève qui au lieu de se concentrer sur son travail, s'est concentré sur des manoeuvres d'évitement de ce professeur insistant.

La troisième élève a eu droit à un cadeau (bijou) en plus des lettres d'amour et la Cour note que l'adolescente a vu son état de femme l'emporter sur son statut d'élève et sa concentration détournée de son travail. Sa santé mentale a été altérée, son médecin constatant une perturbation profonde et l'apparition de signes majeurs d'anxiété et de dépression masquée.

La Cour d'appel de Paris a considéré que les éléments constitutifs du harcèlement moral étaient réunis et a condamné le Professeur à deux mois d'emprisonnement avec sursis et une mise à l'épreuve.

Cour d'appel PARIS CHAMBRE CORRECTIONNELLE 20 SECTION A 15 Avril 2008 Numéro JurisData : 2008-362920

Ci-dessous arrêt à télécharger, Dépêches du Jurisclasseur.

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Par michele.bauer le 17/09/08
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Un salarié,négociateur immobilier signe un contrat de travail et s'engage à respecter une clause de non-concurrence en cas de rupture de ce contrat.

Il ne respecte pas cette clause et il est engagé par un autre employeur. Ce dernier est informé du non respect de la clause par lettre recommandée avec avis de réception. Il ne fait pas cesser la concurrence et il est condamné par la Cour d'appel de BORDEAUX.

En effet: il appartenait au nouvel employeur dès la réception de la lettre recommandée de l'ancien employeur portant à sa connaissance l'existence de la clause, soit d'affecter l'employé à des tâches ou dans un lieu échappant à cette clause, soit de saisir le juge des référés pour faire constater l'existence du problème auquel il devait faire face.

Au contraire, en employant durant les cinq mois restant à courir jusqu'à l'expiration de la période de non concurrence, le nouvel employeur a sciemment persisté à employer une personne dont il ne pouvait ignorer qu'elle se trouvait sous le coup d'une clause de non concurrence, que celle-ci soit ou non sujette à discussion. En agissant ainsi pendant cinq mois, il a commis une faute et a causé un préjudice à l'ancien employeur dont l'indemnisation doit être fixée à la somme de 3 000 euros.

Cour d'Appel de BORDEAUX, 2ème Chambre, 28 janvier 2008 Source Les Echos Girondins

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Par michele.bauer le 17/09/08
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Pour être valable, la démission doit procéder d'une volonté claire et non équivoque du salarié de quitter l'entreprise.

Tel n'est pas le cas du salarié qui signe sa lettre de démission dans les locaux de l'entreprise, en présence de sa hiérarchie et après plusieurs entretiens avec sa hiérarchie qui le soupçonne de vols dans l'entreprise et le menace de porter plainte.

Cass soc. 2 juillet 2008. pourvoi n° 07-41325

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Par michele.bauer le 16/09/08
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J'ai publié plusieurs billets sur l'afffaire des téléphones de l'été 2007, au centre de rétention de BORDEAUX. (ICI et LA et ICI AUSSI)

Souvenez-vous, les étrangers placés en rétention ne pouvaient pas communiquer librement et de manière continue: la vente des cartes téléphoniques étant soumise à la présence de la CIMADE et les téléphones portables avec appareil photo étaient confisqués.

La Cour de cassation a été saisie d'un cas d'espèce, sur la libre communication de l'étranger durant le trajet vers le Centre de rétention.

Extraits ci-dessous.

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07-19.539

Arrêt n° 797 du 9 juillet 2008

Cour de cassation - Première chambre civile

Cassation sans renvoi

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Demandeur(s) à la cassation : préfet du Morbihan

Défendeur(s) à la cassation : M. D. X... et autre

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Sur le moyen unique :

Vu les articles L. 551-2 et L. 552-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

Attendu que M. X..., de nationalité malienne, a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat de police de Vannes, le 17 juillet 2007, pour séjour irrégulier en France ; que le 18 juillet 2007, le préfet du Morbihan a pris à son encontre un arrêté de reconduite à la frontière et un arrêté de placement en rétention dans un local ne relevant pas de l’administration pénitentiaire qui lui ont été notifiés, avec ses droits, le même jour à 12 heures 40 ; qu’en exécution de ces décisions M. X... a été conduit au centre de rétention administrative du Mesnil - Amelot où il est arrivé à 18 heures 20 ; que par l’ordonnance confirmative attaquée le premier président d’une cour d’appel a rejeté la requête du préfet tendant à la prolongation de la rétention de M. X... ;

Attendu que, pour dire n’y avoir lieu à prononcer la prolongation de la rétention administrative de M. X..., l’ordonnance retient que, pendant un délai de 5 heures et 40 minutes, bien qu’en possession de son téléphone portable qu’il pouvait utiliser librement pendant le trajet le menant au centre de rétention administrative du Mesnil - Amelot, comme cela résultait du procès verbal établi le 18 juillet 2007 à 12 heures 45, il n’avait pas pu exercer les droits prévus par l’article L. 551-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et qu’il s’en suivait que la procédure était irrégulière ;

Qu’en statuant ainsi, alors qu’il résultait, d’une part, de ses propres constatations que M. X... pouvait utiliser librement son téléphone portable pendant le trajet, d’autre part, du procès-verbal dressé le 18 juillet 2007 à 12 heures 45, que M. X... avait pris acte que, pendant le transfert au centre, il pourrait demander qu’un téléphone soit mis à sa disposition en cas de difficulté technique rencontrée avec son téléphone portable, de sorte que M. X... avait été mis en mesure de faire valoir ses droits, le premier président a violé les textes susvisés ;

Vu l’article 627, alinéa 1er, du code de procédure civile ;

Et attendu que les délais légaux de maintien en rétention étant expirés, il ne reste rien à juger ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'ordonnance rendue le 23 juillet 2007, entre les parties, par le premier président de la cour d'appel de Paris ;

DIT n'y avoir lieu à renvoi ;

Par michele.bauer le 16/09/08
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Le harcèlement au travail, cela existe, j'ai consacré plusieurs billets sur ce thème.

Des médecins, des psychiatres soignent ces victimes de cette orgie de violence sociale.

Extrait LE MONDE à l'occasion de la parution du livre de Marie PEZE.

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Son bureau est bourré de dynamite. "J'ai de quoi faire sauter toutes les entreprises françaises", prévient-elle. Boutade, évidemment, mais il y a bel et bien de la matière explosive derrière les portes de son armoire métallique. Des dizaines de dossiers sur des femmes et des hommes essorés par le boulot : secrétaires harcelées, ouvrières soumises à des cadences infernales, cadres rongés par des pulsions suicidaires... Déballés sur la place publique, ces récits feraient voler en éclats la réputation de nombreux groupes.

Chaque année, Marie Pezé reçoit environ 900 personnes. De ces rencontres, la psychanalyste et docteur en psychologie a tiré un livre terrible, Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés (Village mondial, 214 p., 17 euros). Son titre est le même que celui du documentaire de Marc-Antoine Roudil et Sophie Bruneau, sorti en salle en 2006. Le film présente plusieurs entretiens entre salariés et cliniciens enregistrés dans des consultations spécialisées - dont celle du CASH de Nanterre.

Dès les premières lignes, Marie Pezé met en garde le lecteur : "Vous n'en sortirez pas indemne." Elle a raison. Page après page, elle décrit une "orgie de violence sociale". Il y a Carole, secrétaire sous les ordres d'un chef obsessionnel, qui exige que les timbres soient collés à quatre millimètres du bord de l'enveloppe. Ou Eliane, délogée de son poste d'assistante après un congé-maternité, qui se "débat" pour retrouver sa place. Malgré tous ses efforts, la DRH refuse de lui accorder la moindre promotion. Sous le choc, Eliane fait un malaise à la sortie de son entreprise ; le SAMU ne parviendra pas à la réanimer...

Difficile à croire. Et difficile de s'en remettre. D'ailleurs, Marie Pezé ne s'en est pas remise. Face à toutes ces situations d'urgence, son corps a réagi : perte de l'usage du bras droit, effacement du goût et de l'odorat... Une longue dégringolade "dans le trou noir de la décompensation". Pour retrouver la sensibilité de ses doigts, elle a pétri de la terre. De cet exercice sont, peu à peu, sorties des représentations de corps torturés par la douleur. Ceux qui la connaissent bien parlent avec admiration des "visages" qu'elle a façonnés.

Aujourd'hui, Marie Pezé va beaucoup mieux. Mais elle a toujours au fond de sa poche un petit boîtier transparent rempli de comprimés oblongs. Une prise "toutes les trois heures", soupire-t-elle, avant de faire passer la pilule avec un verre d'eau.

Au départ, rien n'indiquait que cette femme au beau visage, éclairé par deux yeux bleu myosotis, s'intéresserait, un jour, aux éclopés du "productivisme". (...)

Marie Pezé réalise que l'organisation du travail peut être "pathogène". Au-delà de quelques hiérarques retors sévissant ici et là, le fond du problème, selon elle, se situe dans "l'idéologie managériale" qui se propage dans le monde de l'entreprise. Les salariés sont de plus en plus seuls et assujettis à des objectifs qu'ils ne peuvent pas atteindre, souligne-t-elle.

Progressivement, la consultation qu'elle assurait au CASH de Nanterre se réoriente vers les pathologies du travail. "J'ai pris la tangente", résume-t-elle. Un peu comme sa grand-mère, bergère dans un village troglodyte du Piémont italien, qui décida d'émigrer vers la France, à l'âge de 20 ans, avec quatre enfants sous le bras. La famille s'installe dans la région de Cannes. De condition modeste, le père et la mère de Marie Pezé furent longtemps employés comme domestiques dans une riche propriété.

(...)

Dans sa pratique quotidienne, Marie Pezé a tricoté un réseau avec toutes sortes de partenaires : inspecteur du travail, médecin traitant, caisse primaire d'assurance-maladie... Ce "travail de lien" évite à des salariés en souffrance d'être ballottés d'un service à un autre. Pour enrichir sa réflexion sur la prise en charge des patients, elle s'implique dans un petit groupe informel qui réunit divers spécialistes : avocat, médecin du travail, etc. Aujourd'hui, une vingtaine de consultations existent en France, calquées, peu ou prou, sur le modèle de la structure fondée à Nanterre. Marie Pezé a ouvert une voie.

"Ce qu'elle fait est très original mais son discours sur l'organisation du travail est un peu taillé à la serpe. Elle se situe dans une dénonciation qui n'aide pas les acteurs à modifier leurs pratiques", juge Damien Cru, professeur associé d'ergonomie à l'Institut des sciences et techniques de l'ingénieur d'Angers (Istia).

La psychanalyste n'hésite pas à prendre position sur certaines politiques publiques. Rendu en mars, le rapport de Patrick Légeron, psychiatre, et de Philippe Nasse, vice-président du Conseil de la concurrence, préconise la construction d'un "indicateur global" sur le stress professionnel. Une idée reprise par le gouvernement. "Le chiffrage, la quantification vont lisser encore la compréhension de la situation", craint-elle.

Mais l'important n'est sans doute pas là pour les patients de Marie Pezé. Bon nombre d'entre eux préfèrent exprimer leur reconnaissance. "Elle m'a rendu à ma féminité, assure Fatima Elayoubi. Elle a réparé mon âme." Proche de la soixantaine, une femme, qui ne souhaite pas dévoiler son identité, confie : "Je lui dois la vie."

Bertrand Bissuel

Par michele.bauer le 15/09/08
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Par ce petit billet, je souhaitais faire part , à mes Consoeurs et Confrères du Barreau de BORDEAUX, de ma candidature aux élections des membres du Conseil de l'Ordre.

Je me présente pour 3 raisons ( et non deux raisons, je vous prie de bien vouloir m'excuser de ne pas utiliser notre plan juridique (et de juriste!) , en deux parties):

En premier lieu, c'est le bon moment pour moi de participer à l'ordre et à l'intérêt général de notre profession. Je suis installée depuis 2006 et je viens de recruter une secrétaire depuis le mois de septembre. Aussi, je serai disponible pour me consacrer entièrement et sérieusement à notre Ordre.

En deuxième lieu, être membre du Conseil de l'Ordre est un aboutissement pour moi. Je me suis engagée très vite pour oeuvrer dans l'intérêt de notre profession et de nos Confrères: j'étais Présidente de l'association des élèves avocats, je participe régulièrement à la Commission d'aide juridictionnelle, j'étais membre du Centre de Défense Pénale et je suis adhérente au SAF (Syndicat des avocats de France).

J'ai bien conscience qu'être membre du Conseil de l'Ordre est une charge de travail importante et qu'il s'agira pour moi de participer à l'administration de la profession en traitant avec les autres membres de toutes les questions relatives à l'exercice de la profession et en veillant à l'observation des devoirs de mes Consoeurs et Confrères ainsi qu'à la protection de leurs droits.

En troisième lieu, je pense qu'il est important aujourd'hui de ne pas seulement être spectateur des réformes, des projets de loi et de cette "grande profession du droit" en préparation.

Il faut aussi être acteur et le Conseil de l'Ordre permet une réflexion et une participation active aux changements en cours.

Etre membre du Conseil de l'Ordre c'est aussi jouer un rôle social et de citoyen.

La date des élections n'est pas encore fixée, elles ont lieu habituellement au mois de novembre.

J'espère vous avoir convaincu et je compte ne pas vous décevoir.

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