Mar
02
L'avocat: un nouveau produit en vente sur le net ?

L’avocat est-il devenu un nouveau produit, une marchandise dont on achète, on compare, on critique les prestations comme celles d’un opérateur téléphonique?

C’est la question que l’on peut légitimement se poser lorsque l’on se met à la place de l’internaute recherchant un avocat pour son divorce ou son audience correctionnelle par exemple.

Le futur justiciable ou le futur client ou comme l’appelle les gens du marketing: « le prospect »  est ciblé par les plate-formes réunissant des avocats mais gérées par des gens du marketing sortis des Écoles de commerce.

Ces plate-formes sont diverses et je les avais recensées dans un de mes articles: Les avocats sont aussi un marché ! (je n’avais pas parlé de avocat.net bizarrement sans doute car cette plate-forme était très peu connue des Confrères et des internautes).

Certaines réunissent des avocats mais aussi des magasins de pompes funèbres, des fleuristes, des voyantes… telle est conçue la plate-forme Wengo.

Le « prospect » est ciblé  par des slogans: comparez les avocats, trouvez le meilleur avocat de paris, de bordeaux, devis des avocats comparez ! ou encore votre avocat au téléphone pour quelques euros la minute… De plus, ces Sociétés douées en informatique choisissent des noms de domaines que la profession aurait dû acheter et créent la confusion, elles ont également un budget de référencement Adwords certainement très conséquent.

L’avocat est donc réduit à un produit que l’on compare, dont on recherche le meilleur prix (le plus bas bien entendu), que l’on note avec des étoiles, que l’on critique en mal (trop mou, trop jeune, pas assez mûr…) ou en bien (parfait à souhait, délicieusement fort…) etc..

Or, l’avocat n’est pas un produit, il n’est pas encore un robot non plus: c’est un auxiliaire de justice qui fait parti d’une profession réglementée, qui a prêté un serment celui d’exercer sa profession avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité.

L’humanité est loin de ce modèle économique que veulent nous imposer ces start-up très tendances qui ne connaissent pas grand chose de notre profession. Elles prétendent répondre à un besoin alors qu’elles essaient de créer un besoin. Le justiciable, le futur client ou le prospect (terme que je déteste) est oublié: l’essentiel est de ramener le plus de monde sur ces sites marchands et de vendre le produit, les services de l’avocat peu importe si ces derniers sont de qualité ou non, l’important c’est vendre et se faire du bénéfice sur les plus jeunes d’entre nous qui essaient de développer une clientèle. L’important est de prendre des parts dans ce marché du droit et tous les coups sont permis: la confusion, la tromperie… la déontologie, on ne connaît pas, surtout pas de frein au libéralisme poussé à l’extrême !

De même l’indépendance (et la probité) risque d’être atteinte si nous nous acceptons d’être en vitrine sur des sites marchands qui ne sont pas contrôlés par notre institution représentative le CNB (Conseil National des Barreaux).

Ces sites se proclament eux-mêmes comme les premiers comparateurs d’avocats, comme ceux qui vous trouveront l’avocat le moins cher mais d’où cela sort-il, existe-t-il un label premier prix  de l’avocat comme chez LECLERC ?

Jusqu’à preuve du contraire, NON !

La probité de l’avocat peut être remise en cause avec ces sites, notamment lorsque des avocats y participent en concurrençant déloyalement les autres confrères qui exercent sur le même « créneau ».

C’est le cas des avocats qui ont participé au site protegermonpermis.fr. Une sentence arbitrale a été rendue à leur sujet qui les a enjoint de cesser de collaborer avec la Société Groupe Conseil et Gestion exploitant ce site (sentence datant du 17 septembre 2013).

Cette dernière a fait l’objet d’une condamnation par la Cour d’appel de Paris ( le 19 février 2015, voir l’article d’Anne Portmann que j’ai toujours plaisir à citer dans le Dalloz Actualité intitulé : La Cour d’appel épingle un « pirate » du droit routier. « )

Dans deux arrêts, la Cour d’appel de Paris a prononcé la nullité des contrats souscrits avec la Société exploitant ce site internet. Ce site prétendait mettre en relation des justiciables et des avocats mais le contrat était manifestement illicite.

En effet, la Société exploitant le site se présentait comme l’interlocuteur du client. Elle percevait l’intégralité du prix forfaitaire demandé et le client ne savait pas s’il s’agissait des seuls honoraires de l’avocat.

La Cour a considéré que la Société ne pouvait prétendre intervenir comme seul intermédiaire mettant en relation les avocats et les internautes. L’avocat était un simple sous-traitant. Le contrat avait un objet illicite et devait être annulé.

Les justiciables ont été remboursés.

Ces arrêts illustrent avec force les dangers pour les justiciables de s’adresser à ce genre de sites, les dossiers dans le cas que je citais étaient cogérés par cette Société commerciale.

Aussi, les justiciables étaient quelque peu « trompés » puisqu’ils pensaient que toute la procédure était diligentée que par l’avocat… les avocats quant à eux participaient à une activité commerciale, ce que le décret de 1991 régissant notre profession leur interdit.

Leur participation contrevenait aux règles d’indépendance de notre profession et de secret professionnel.

Monsieur MACRON souhaite que des capitaux extérieurs puissent « entrer » dans les cabinets d’avocats…

Les start-up dans nos cabinets ?

Ces décisions nous donnent un avant goût amer de l’association avocat/capitaux extérieurs, un mélange assez indigeste.

Mar
02
L'avocat: un nouveau produit en vente sur le net ?

L’avocat est-il devenu un nouveau produit, une marchandise dont on achète, on compare, on critique les prestations comme celles d’un opérateur téléphonique?

C’est la question que l’on peut légitimement se poser lorsque l’on se met à la place de l’internaute recherchant un avocat pour son divorce ou son audience correctionnelle par exemple.

Le futur justiciable ou le futur client ou comme l’appelle les gens du marketing: « le prospect »  est ciblé par les plate-formes réunissant des avocats mais gérées par des gens du marketing sortis des Écoles de commerce.

Ces plate-formes sont diverses et je les avais recensées dans un de mes articles: Les avocats sont aussi un marché ! (je n’avais pas parlé de avocat.net bizarrement sans doute car cette plate-forme était très peu connue des Confrères et des internautes).

Certaines réunissent des avocats mais aussi des magasins de pompes funèbres, des fleuristes, des voyantes… telle est conçue la plate-forme Wengo.

Le « prospect » est ciblé  par des slogans: comparez les avocats, trouvez le meilleur avocat de paris, de bordeaux, devis des avocats comparez ! ou encore votre avocat au téléphone pour quelques euros la minute… De plus, ces Sociétés douées en informatique choisissent des noms de domaines que la profession aurait dû acheter et créent la confusion, elles ont également un budget de référencement Adwords certainement très conséquent.

L’avocat est donc réduit à un produit que l’on compare, dont on recherche le meilleur prix (le plus bas bien entendu), que l’on note avec des étoiles, que l’on critique en mal (trop mou, trop jeune, pas assez mûr…) ou en bien (parfait à souhait, délicieusement fort…) etc..

Or, l’avocat n’est pas un produit, il n’est pas encore un robot non plus: c’est un auxiliaire de justice qui fait parti d’une profession réglementée, qui a prêté un serment celui d’exercer sa profession avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité.

L’humanité est loin de ce modèle économique que veulent nous imposer ces start-up très tendances qui ne connaissent pas grand chose de notre profession. Elles prétendent répondre à un besoin alors qu’elles essaient de créer un besoin. Le justiciable, le futur client ou le prospect (terme que je déteste) est oublié: l’essentiel est de ramener le plus de monde sur ces sites marchands et de vendre le produit, les services de l’avocat peu importe si ces derniers sont de qualité ou non, l’important c’est vendre et se faire du bénéfice sur les plus jeunes d’entre nous qui essaient de développer une clientèle. L’important est de prendre des parts dans ce marché du droit et tous les coups sont permis: la confusion, la tromperie… la déontologie, on ne connaît pas, surtout pas de frein au libéralisme poussé à l’extrême !

De même l’indépendance (et la probité) risque d’être atteinte si nous nous acceptons d’être en vitrine sur des sites marchands qui ne sont pas contrôlés par notre institution représentative le CNB (Conseil National des Barreaux).

Ces sites se proclament eux-mêmes comme les premiers comparateurs d’avocats, comme ceux qui vous trouveront l’avocat le moins cher mais d’où cela sort-il, existe-t-il un label premier prix  de l’avocat comme chez LECLERC ?

Jusqu’à preuve du contraire, NON !

La probité de l’avocat peut être remise en cause avec ces sites, notamment lorsque des avocats y participent en concurrençant déloyalement les autres confrères qui exercent sur le même « créneau ».

C’est le cas des avocats qui ont participé au site protegermonpermis.fr. Une sentence arbitrale a été rendue à leur sujet qui les a enjoint de cesser de collaborer avec la Société Groupe Conseil et Gestion exploitant ce site (sentence datant du 17 septembre 2013).

Cette dernière a fait l’objet d’une condamnation par la Cour d’appel de Paris ( le 19 février 2015, voir l’article d’Anne Portmann que j’ai toujours plaisir à citer dans le Dalloz Actualité intitulé : La Cour d’appel épingle un « pirate » du droit routier. « )

Dans deux arrêts, la Cour d’appel de Paris a prononcé la nullité des contrats souscrits avec la Société exploitant ce site internet. Ce site prétendait mettre en relation des justiciables et des avocats mais le contrat était manifestement illicite.

En effet, la Société exploitant le site se présentait comme l’interlocuteur du client. Elle percevait l’intégralité du prix forfaitaire demandé et le client ne savait pas s’il s’agissait des seuls honoraires de l’avocat.

La Cour a considéré que la Société ne pouvait prétendre intervenir comme seul intermédiaire mettant en relation les avocats et les internautes. L’avocat était un simple sous-traitant. Le contrat avait un objet illicite et devait être annulé.

Les justiciables ont été remboursés.

Ces arrêts illustrent avec force les dangers pour les justiciables de s’adresser à ce genre de sites, les dossiers dans le cas que je citais étaient cogérés par cette Société commerciale.

Aussi, les justiciables étaient quelque peu « trompés » puisqu’ils pensaient que toute la procédure était diligentée que par l’avocat… les avocats quant à eux participaient à une activité commerciale, ce que le décret de 1991 régissant notre profession leur interdit.

Leur participation contrevenait aux règles d’indépendance de notre profession et de secret professionnel.

Monsieur MACRON souhaite que des capitaux extérieurs puissent « entrer » dans les cabinets d’avocats…

Les start-up dans nos cabinets ?

Ces décisions nous donnent un avant goût amer de l’association avocat/capitaux extérieurs, un mélange assez indigeste.

Feb
24
Quand l'avocat dérange: l'exemple d'avocat.net.

L’avocat dérange souvent.

Dans le procès pénal, l’avocat est celui qui peut être l’empêcheur de tourner en rond ou de condamner tranquille.

Armé des textes, il traquera la moindre faille, la nullité de procédure.

Il analysera avec soins les éléments constitutifs de l’infraction et n’hésitera pas à solliciter la relaxe, le non-lieu ou l’acquittement si le parquet a poursuivi sur des faits qui ne sont pas une infraction !

L’avocat est garant des libertés et des droits de la défense.

Même s’il dérange souvent le Ministère Public, les victimes parfois, il est le pilier de notre démocratie.

Lorsque l’on pense à l’avocat qui dérange, on pense à celui-ci, celui du droit pénal… On ne pense jamais à l’avocat blogueur qui écrit des billets d’humeur.

Pourquoi car tout simplement l’avocat blogueur est bien inoffensif, il écrit sur le budget de l’aide juridictionnelle qui n’augmente pas, sur les portes des palais de justice qui vont être condamnées, sur « les braconniers du droit »

Ah non, chut…

J’ai écrit sur le jugement qui a condamné avocat.net  à changer de nom et j’ai l’impression depuis une semaine d’être chassée tel du gibier.

J’ai reçu tout d’abord, une lettre de l’avocat de la Société JURISYSTEM qui exploite avocat.net me sommant de retirer mon billet (il ne précisait pas sur quel support il souhaitait que je le retire mais j’ai bien compris que c’était sur le support bien référencé du Village de la Justice).

Puis, ce billet n’étant pas diffamant, avocat.net était bien embêté, il n’a pas sorti son 49-3 mais son article 6-I-5 de la loi LCEN du 21 juin 2004.

Le village de la justice a été contacté en sa qualité d’hébergeur de mon billet et on lui a demandé de le retirer. Il s’est exécuté par crainte du procès. Il a eu la délicatesse de m’avertir. Je comprends cette réaction.

Je comprends moins bien celle d’avocat.net, qu’est-ce qui les dérange dans mon billet, pourquoi cet acharnement à vouloir le faire disparaître ?

Une chose est sûre, Charlie Hebdo sort demain en kiosque et l’esprit Charlie, avocat.net ne le connaît pas.

avant
après

Feb
24
Quand l'avocat dérange: l'exemple d'avocat.net.

L’avocat dérange souvent.

Dans le procès pénal, l’avocat est celui qui peut être l’empêcheur de tourner en rond ou de condamner tranquille.

Armé des textes, il traquera la moindre faille, la nullité de procédure.

Il analysera avec soins les éléments constitutifs de l’infraction et n’hésitera pas à solliciter la relaxe, le non-lieu ou l’acquittement si le parquet a poursuivi sur des faits qui ne sont pas une infraction !

L’avocat est garant des libertés et des droits de la défense.

Même s’il dérange souvent le Ministère Public, les victimes parfois, il est le pilier de notre démocratie.

Lorsque l’on pense à l’avocat qui dérange, on pense à celui-ci, celui du droit pénal… On ne pense jamais à l’avocat blogueur qui écrit des billets d’humeur.

Pourquoi car tout simplement l’avocat blogueur est bien inoffensif, il écrit sur le budget de l’aide juridictionnelle qui n’augmente pas, sur les portes des palais de justice qui vont être condamnées, sur « les braconniers du droit »

Ah non, chut…

J’ai écrit sur le jugement qui a condamné avocat.net  à changer de nom et j’ai l’impression depuis une semaine d’être chassée tel du gibier.

J’ai reçu tout d’abord, une lettre de l’avocat de la Société JURISYSTEM qui exploite avocat.net me sommant de retirer mon billet (il ne précisait pas sur quel support il souhaitait que je le retire mais j’ai bien compris que c’était sur le support bien référencé du Village de la Justice).

Puis, ce billet n’étant pas diffamant, avocat.net était bien embêté, il n’a pas sorti son 49-3 mais son article 6-I-5 de la loi LCEN du 21 juin 2004.

Le village de la justice a été contacté en sa qualité d’hébergeur de mon billet et on lui a demandé de le retirer. Il s’est exécuté par crainte du procès. Il a eu la délicatesse de m’avertir. Je comprends cette réaction.

Je comprends moins bien celle d’avocat.net, qu’est-ce qui les dérange dans mon billet, pourquoi cet acharnement à vouloir le faire disparaître ?

Une chose est sûre, Charlie Hebdo sort demain en kiosque et l’esprit Charlie, avocat.net ne le connaît pas.

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Nov
13
Elections du CNB: je me présente sur la liste SAF, collège général province.

UN CNB UTILE : Pour une profession forte et solidaire

Mes Chères Consœurs, Mes Chers Confrères,

J’aurai pu présenter ma profession de foi par un simple slogan : Votez pour moi, Votez pour un avocat de proximité !

Oui, j’aurais pu mais vous auriez légitiment trouvé que ce slogan est bien insuffisant.

La question est donc de savoir : Pourquoi voter aux élections du CNB, pour la liste SAF sur laquelle je figure à la cinquième position, c’est-à-dire en position éligible?

Pourquoi voter pour le SAF aux élections du CNB ?

J’entends déjà les critiques contre mon Syndicat, Cher syndicat auquel j’ai adhéré en 2003, lors de ma prestation de serment voici presque 12 ans : Le SAF est un syndicat de gauche,  le SAF est trop politisé, le SAF est militant c’est bien mais je ne voterai jamais à gauche…

Le Syndicat des Avocats de France est en effet un Syndicat qui annonce sa couleur, il défend des valeurs que nous partageons tous : un avocat fort (le respect du secret professionnel, l’indépendance de l’avocat, sa juste rémunération), pour un justiciable protégé (égalité sociale,  libertés fondamentales, accès au droit …).

Je ne vois pas très bien où est le mal.

Vous pourrez relever que malgré son attachement à ces valeurs, le SAF n’a jamais manqué d’esprit critique à l’égard de notre gouvernement actuel.

Le Syndicat des Avocats de France a été le premier à se mobiliser lorsque le gouvernement a souhaité la démodulation des unités de valeurs de l’aide juridictionnelle par un communiqué au titre révélateur : La Droite n’a pas osé La Gauche le fait.

Puis, tout au long de cette année, difficile pour notre profession, le SAF a toujours réagi face aux attaques. Il a contesté vivement le projet de déréglementation de notre profession.

Le Syndicat des Avocats de France est actif à l’extérieur des institutions mais aussi à l’intérieur, au CNB.

Quelques exemples :

Nos élus ont participé à la Commission Textes à l’élaboration de conventions d’honoraires en matière de divorce destinées à faciliter la vie aux Confrères dans cette matière où les conventions sont désormais obligatoires.. Ces documents sont en ligne sur le site du CNB.

Catherine GLON, membre du SAF et du CNB  a coordonné le travail sur les juridictions du XXIème siècle.

La Commission « libertés et droits de l’Homme » présidée par Philippe CHAUDON, membre du SAF et du CNB a dégagé des positions fermes relatives à la protection des libertés et des droits de l’homme.

La Commission « Formation Professionnelle » a travaillé avec les élus SAF sur les nouveaux critères d’entrée au CRFPA (création d’un examen national).

La Commission « Règles et usages » a travaillé avec les élus du SAF sur la question de l’avocat en transaction immobilière en posant des limites déontologiques mais aussi sur la réforme de la publicité.

La Commission « Collaboration » a été soutenue et aidée par les élus du SAF pour l’adoption pour les collaborateurs de la réforme du statut de la collaboratrice enceinte et du collaborateur en arrêt maladie dans le sens d’une plus grande protection.

Le SAF souhaite continuer à travailler : pour un accès effectif au droit et à la justice, pour une meilleure prévoyance et une solidarité entre les avocats, pour une déontologie unique et renforcée contre la dérégulation, pour une présence sur  internet forte… (voir  sur ce point la plateforme des propositions: plaquette CNB SAF élections 2014)

 Pourquoi voter pour moi aux élections du CNB ?

Pour paraphraser mon slogan du début, si vous votez pour la liste SAF au CNB, vous votez pour une avocate , proche de vos préoccupations et accessible par tous les moyens de communication que j’utilise depuis toujours.

Le CNB souffre d’une mauvaise réputation.  Il est dit que le CNB manquerait de transparence, de communication et prendrait peu en compte  l’avis du commun des avocats.

En votant pour moi, vous aurez à disposition (dans les limites du possible) un Confrère de votre Barreau qui fera remonter vos réclamations, qui pourra aussi faire descendre les informations qui viennent de la Capitale, du CNB. Ma proximité se manifeste  sur internet, Blog, compte Twitter, Facebook…

Par ailleurs, en votant pour moi, vous votez aussi pour un avocat proche, dans son mode d’exercice, de beaucoup d’entre vous.

J’exerce à titre individuel dans une « moyenne » structure avec une secrétaire et une collaboratrice, je partage les moyens de mon cabinet avec deux associées.

Je suis une avocate généraliste à dominante de droit du travail, droit de la famille et droit pénal.

Dès ma prestation de serment, je me suis engagée au SAF dont j’étais la Présidente à Bordeaux en 2010-2012. Je suis intervenue notamment en cette qualité à une Assemblée Générale de l’Ordre durant laquelle j’ai développé les arguments qui s’opposaient à la mise en place d’un avocat exerçant en entreprise. J’ai diffusé également ces arguments par l’intermédiaire de mon Blog.

Parallèlement, je me suis investie au sein du Conseil de l’ordre durant 6 années. A ce titre, j’ai été chargée de vérifier la compatibilité des sites internet de nos Confrères avec le règlement intérieur. Je rapporte sur les demandes d’inscription formulées au titre de l’article 98 ( passerelle pour accéder à la profession dont bénéficie les juristes d’entreprise notamment).

Durant deux ans, j’étais déléguée du Bâtonnier auprès du CDAD.

Je préside l’Institut de Droit Social à Bordeaux .Nous avons pour objectif de créer avec le Vice-président et notre bureau, une dynamique en mettant en place des commissions pour prochainement publier une revue de jurisprudence des Chambres sociales de la Cour d’appel de Bordeaux, pour mettre en place des permanences auprès des référés du Conseil de Prud’hommes et pour organiser un Colloque de droit social afin de diffuser le savoir-faire des avocats du sud-ouest en matière de droit du travail et de la protection sociale. Un Blog de l’Institut de droit social sera mis en ligne prochainement.

Comme vous le savez, je suis une passionnée d’internet et des nouvelles technologies, je crois que je suis dans les premières à BORDEAUX  à avoir ouvert un site internet en 2007 et un Blog cette même année sur la plateforme du CNB.

Je suis également très combattive. J’ai fait partie des Confrères qui se sont mobilisés afin que la plateforme des Blogs avocats.fr du CNB ne disparaisse pas en créant le groupe Facebook CNB Touche pas à mon Blog et le compte Twitter du même nom. La plateforme n’a pas disparu, elle existe toujours mais doit être améliorée !

Je suis fière de faire partie du seul Syndicat qui a défendu la Blogosphère en publiant un communiqué: Blogosphère!  vous avez dit Blogosphère ? et en faisant intervenir les élus du syndicat, membre du CNB.

Je suis convaincue de la nécessité pour notre profession de renforcer notre présence sur internet tout en respectant notre déontologie. Les braconniers du droit ont très vite compris que le droit était aussi et surtout sur la toile, il s’agit aujourd’hui pour le CNB de permettre aux Confrères de bénéficier d’une visibilité en mettant à leur disposition des moyens immatériels de lutte pour préserver notre périmètre du droit.

Je m’engage si je suis élue à continuer à mettre toute mon expérience et toute mon énergie à votre service pour un CNB utile et pour une profession forte et solidaire.

Votre Bien Dévouée.

Mar
19
Blogosphère ? Vous avez dit Blogosphère ?

Le Syndicat des Avocats de France est attaché à la Blogosphère des avocats, ci dessous le communiqué publié sur le site du SAF:

BLOGOSPHERE ! VOUS AVEZ DIT BLOGOSPHERE ?

par lesaf on 19/03/2014 6:05 PM

Les 20 et 21 février 2014, les utilisateurs et Confrères de la Blogosphère avocats.fr ont été informés par simple courrier du Président du CNB de la fermeture de la plateforme et de la disparition de leurs blogs.

Après la mobilisation de certains blogueurs, un second courrier précisait que cette plateforme serait hébergée par un autre prestataire sans perte de référencement mais sans développer les détails techniques sur cette question.

Cette gestion du dossier des blogs des avocats est inquiétante et risque de conduire à terme à la perte du travail de production de droit sur le web par les avocats et de visibilité de la profession et de ses compétences.

Loin d'être une lubie de quelques avocats passionnés de numérique, la Blogosphère a permis et permet aux Confrères d'ouvrir un Blog gratuitement sous la bannière du CNB garantissant le respect de nos règles déontologiques. A l'heure de la défense du périmètre du droit et de la lutte contre les braconniers du droit, cette blogosphère a permis une visibilité des avocats sur la toile, visibilité qui ne doit pas disparaître.

La Blogosphère des avocats permet aux internautes d'accéder au droit et à des informations juridiques fiables mises en ligne par des avocats.

Pour ces raisons, le SAF est attaché au maintien de la Blogosphère des avocats.

Le CNB a pris des engagements quant à la restitution des données aux blogueurs et au transfert de la Blogosphère sur une autre plateforme. Cette question sera examinée par l'assemblée générale du CNB le 21 mars 2014. Le SAF restera vigilant sur l'effectivité des engagements du CNB qui permettront aux avocats de poursuivre leur travail de diffusion du droit au plus grand nombre et de reconnaissance des compétences de notre profession.

Mar
09
C'était le temps d'avant... le temps où le CNB nous incitait à ouvrir des Blogs.

Dans les archives de Nicolas CREISSON: ICI (merci Nicolas)

Une petite merveille... et aujourd'hui, plus de plateforme ou peut-être une plateforme, vox avocats ?

Mots-clés: 

Mar
03
Monsieur le Président, pensez-vous que nous allons vous faire confiance ?

Monsieur le Président,

Mon Cher Confrère,

J'ai bien reçu votre réponse par un mail collectif que les autres Blogueurs ont reçu également.

J'attends toujours une réponse à la suite de la lettre recommandée que je vous ai adressée au début de cette affaire "Blogosphère".

Vous vous voulez rassurant, mais au contraire, vous m'inquiétez.

Encore une fois, vous utilisez cette communication électronique pour essayer d'éteindre le feu et je dirai même aujourd'hui l'incendie que votre bureau a déclenché à l'annonce de la fermeture de la Blogosphère.

Vous savez, Monsieur le Président, derrière nos Blogs, nous existons, les avocats, vos Confrères sont derrière le clavier, ils exercent avec une ligne téléphonique (si,si) et vous pouvez les appeler ou les faire appeler dialoguer avec eux.

Votre mail est méprisant, décevant et reprend finalement le premier de vos mails: avec une avancée la reprise de nos référencements avec une redirection.

Aucune explication sur cette fameuse plateforme qui va nous accueillir, VOXAVOCATS sans doute et bien non, moi je n'en veux pas et beaucoup de mes Confrères n'en voulons pas. c'est un véritable retour en arrière et c'est inacceptable car vous le savez cette plateforme est fermée, elle n'est pas ouverte aux justiciables, de plus elle est has been...

Ce que nous voulons c'est récupérer nos URL!

Nous l'avons écrit, beaucoup d'entre nous sont prêts à payer pour garder leurs blogs, leurs adresses, leurs référencements et cela vous ne l'avez pas entendu !

Il faut discuter avec nous, nous existons dans le monde réel, Monsieur le Président !

Votre Bien Dévouée,

Michèle BAUER avocate qui a un vrai cabinet situé 33 Cours Pasteur et un téléphone aussi 05 47 74 51 50, j'existe !

Mots-clés: 

Mar
03
CNB: Touche pas à mon Blog a un compte twitter.

Abonnez vous ICI et RT !

Mots-clés: 

Mar
02
Comment ça se passe une audience de conciliation devant le Conseil de Prud'hommes ?

La Blogosphère ne doit pas disparaître et avec elle des milliers d'articles publiés depuis 2007.

Cet article à lire ou à relire ICI a été publié sur mon Blog en 2007, lu 12746 fois et a fait l'objet de 6 commentaires.