May
12
NOUS NE SOMMES PAS TOUS......

l'égalité revient tel un mantra ds nos vies professionnelles, personnelles et politiques.

Or nous ne sommes pas tous grands ou petits

nous ne sommes pas tous blonds ou bruns ou roux

nous ne sommes pas tous d'une intelligence pratique ou théorique

nous ne sommes pas tous intellectuels ou manuels

nous ne sommes pas tous hétéros ou homos

nous ne sommes pas tous des hommes ou des femmes. 

nous ne sommes pas tous riches ou pauvres.

l'égalité mais selon Saint qui? il faut obligatoirement un mètre étalon car nous devrions être égaux par rapport à quoi ou qui? ce maître étalon qui change selon les gouvernements, l'évolution de la société. C'est donc l'Homme qui décide du curseur de l'égalité. 

Nous ne sommes pas égaux , nous sommes c'est tout et c'est déjà difficile. En ces temps de réforme scolaire, de nouveaux critères d'égalité sont mis en place.  La mise en lumière de 15% d'une "élite", masque les talents des 85% restant. Tous les enfants ne sont pas "scolaires" (là encore définition théorique). 

les métiers manuels ne sont pas privilégiés. Tous nos enfants ne veulent pas devenir ministre ou énarques ou faire Sce Po. Certains ont une réelle appétence pour des métiers dit manuels. Sauf que les orientations sont encore imposées par le système scolaire comme un mode d'exclusion. 

On est ravi pour notre ministre qu'elle sorte d'une ZEP mais cette mise en avant de ce parcours, aussi brillant soit-il, est un cliché. Elle n'est pas passée par une classe européenne? Formidable cela signifie donc que l'existence de ces classes n'est pas un obstacle à la réussite des enfants qui n'y sont pas ! Mais pour autant pourquoi fermer la chance de ceux qui y sont?

Arrêter les classes bi-langues?: plus simple que d'élargir le champ des langues à découvrir. On pressent un problème d'argent plus qu'un problème d'élite. 

Et que l'on soit clair aucun de mes enfants n'a fait de classes bilangues !

Je vais vous raconter une histoire vraie. Ma mère était professeur de français dans le public. Lors d'un gouter de classe elle propose à ses élèves de préparer chacun un plats, salé ou sucré. L'un de ses élèves, parmi les plus brillants d'un milieu "privilégié", de ceux qui aurait été aisément ds les 15% de Madame Najat VB,  arrive avec un gâteau digne d'un grand chef. 

- tu l'as fait tout seul?

- oui mais j'ai dis aux copains que je l'avais acheté. Ne le dites pas s'il vous plait

- mais pourquoi ?

- parce que ma passion c'est la pâtisserie mais ça le fait pas.  

Ma mère a pris sur elle de rencontrer les parents, tous deux médecins ayant réussi et ayant en tête un chemin tout tracé pour leur fils. Leur fils leur a révélé, tel un coming out douloureux, que son rêve était d'être pâtissier. 

Ce n'était pas une question de milieu social, de méritocratie.  Il faut apprendre aux enfants à se découvrir. Il faut du latin, du grec, des ateliers découvertes de certains métiers. Un atelier menuiserie permettrait de comprendre que la géométrie ne sert pas à rien par exemple. Diluer 15% de nos enfants ne va pas valoriser les autres; Ces 15% ne seront pas moins visibles au sein d'une classe à "mixité sociale". Ce qui là encore ne veut rien dire.  

L'égalité contre l'élitisme ?  Un slogan politique que l'on peut retourner comme une veste. Nos enfants sont tous des élites  faut-il encore que l'on change le périmètre de définition du mot "élite". 

Ce qui serait une chance c'est qu'on arrête de leur imposer des réformes tous les 5 ans, et qu'ils soient trop souvent un enjeu politique.

Ce qui serait une chance c'est qu'on arrête de les stresser en leur demandant dès la 3ème quel est leur choix d'avenir. Qu'on les étalonnent sur des critères de réussite ou d'échec normés. 

Ce qui serait une chance c'est que dans l'école il y ait des découvreurs de talents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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