nathalie.dival

Par nathalie.dival le 12/05/15
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l'égalité revient tel un mantra ds nos vies professionnelles, personnelles et politiques.

Or nous ne sommes pas tous grands ou petits

nous ne sommes pas tous blonds ou bruns ou roux

nous ne sommes pas tous d'une intelligence pratique ou théorique

nous ne sommes pas tous intellectuels ou manuels

nous ne sommes pas tous hétéros ou homos

nous ne sommes pas tous des hommes ou des femmes. 

nous ne sommes pas tous riches ou pauvres.

l'égalité mais selon Saint qui? il faut obligatoirement un mètre étalon car nous devrions être égaux par rapport à quoi ou qui? ce maître étalon qui change selon les gouvernements, l'évolution de la société. C'est donc l'Homme qui décide du curseur de l'égalité. 

Nous ne sommes pas égaux , nous sommes c'est tout et c'est déjà difficile. En ces temps de réforme scolaire, de nouveaux critères d'égalité sont mis en place.  La mise en lumière de 15% d'une "élite", masque les talents des 85% restant. Tous les enfants ne sont pas "scolaires" (là encore définition théorique). 

les métiers manuels ne sont pas privilégiés. Tous nos enfants ne veulent pas devenir ministre ou énarques ou faire Sce Po. Certains ont une réelle appétence pour des métiers dit manuels. Sauf que les orientations sont encore imposées par le système scolaire comme un mode d'exclusion. 

On est ravi pour notre ministre qu'elle sorte d'une ZEP mais cette mise en avant de ce parcours, aussi brillant soit-il, est un cliché. Elle n'est pas passée par une classe européenne? Formidable cela signifie donc que l'existence de ces classes n'est pas un obstacle à la réussite des enfants qui n'y sont pas ! Mais pour autant pourquoi fermer la chance de ceux qui y sont?

Arrêter les classes bi-langues?: plus simple que d'élargir le champ des langues à découvrir. On pressent un problème d'argent plus qu'un problème d'élite. 

Et que l'on soit clair aucun de mes enfants n'a fait de classes bilangues !

Je vais vous raconter une histoire vraie. Ma mère était professeur de français dans le public. Lors d'un gouter de classe elle propose à ses élèves de préparer chacun un plats, salé ou sucré. L'un de ses élèves, parmi les plus brillants d'un milieu "privilégié", de ceux qui aurait été aisément ds les 15% de Madame Najat VB,  arrive avec un gâteau digne d'un grand chef. 

- tu l'as fait tout seul?

- oui mais j'ai dis aux copains que je l'avais acheté. Ne le dites pas s'il vous plait

- mais pourquoi ?

- parce que ma passion c'est la pâtisserie mais ça le fait pas.  

Ma mère a pris sur elle de rencontrer les parents, tous deux médecins ayant réussi et ayant en tête un chemin tout tracé pour leur fils. Leur fils leur a révélé, tel un coming out douloureux, que son rêve était d'être pâtissier. 

Ce n'était pas une question de milieu social, de méritocratie.  Il faut apprendre aux enfants à se découvrir. Il faut du latin, du grec, des ateliers découvertes de certains métiers. Un atelier menuiserie permettrait de comprendre que la géométrie ne sert pas à rien par exemple. Diluer 15% de nos enfants ne va pas valoriser les autres; Ces 15% ne seront pas moins visibles au sein d'une classe à "mixité sociale". Ce qui là encore ne veut rien dire.  

L'égalité contre l'élitisme ?  Un slogan politique que l'on peut retourner comme une veste. Nos enfants sont tous des élites  faut-il encore que l'on change le périmètre de définition du mot "élite". 

Ce qui serait une chance c'est qu'on arrête de leur imposer des réformes tous les 5 ans, et qu'ils soient trop souvent un enjeu politique.

Ce qui serait une chance c'est qu'on arrête de les stresser en leur demandant dès la 3ème quel est leur choix d'avenir. Qu'on les étalonnent sur des critères de réussite ou d'échec normés. 

Ce qui serait une chance c'est que dans l'école il y ait des découvreurs de talents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par nathalie.dival le 23/04/15
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Ce billet d’humeur pour dire que j’ai été très déçue de voir si peu de monde hier devant l’ambassade d’Indonésie.

Pourtant j’avais pris soin d’informer tous les candidats de ce rendez-vous. C’est vrai que l’on pourrait se mobiliser plus souvent et plus en amont, mais le pire aurait été de ne rien faire et certain ont donc choisi le pire.

Seul le tandem LMCB et des jeunes de leur young team étaient présents. J’étais seule accompagnée de mon fil ainé car je pensais important qu’un jeune né après 1981 sache que la peine de mort et le combat de certains avocats n’étaient pas de l’histoire ancienne.

Alors la réaction d’un jeune citoyen de 21 ans devant votre désertion a été : quel fail ! pas impliquée ta profession. C’est grave.

Et j’ai eu honte ! Vous aviez une occasion rare, en pleine campagne électorale, de montrer que vêtus de nos robes nous pouvions être unis autour d’un confrère et d’une cause qui devraient dépasser les égos et les agendas.

En tous les cas, j’ai été fière d’être présente et de montrer à notre confrère que quelques idiots idéalistes  ont su braver le ridicule, à 8, devant des forces de l’ordre venues en nombre pour le cas où nous déciderions de mettre le quartier à feu et à sang !

Ce faisant, et sans que cela soit un argument de campagne tant il est de notoriété publique que je suis  très critiques à leur égard, j’ai été ravie de retrouver Marie-Alix. Une madeleine de Proust du temps de collab pénalistes où nous nous pensions des Jeannes d’Arc contre l’injustice. Hier  soir j’ai retrouvé les parfums du bonheur d’être, pleinement, avocat.  

Par nathalie.dival le 17/04/15
Dernier commentaire ajouté il y a 4 années 7 mois

Si cette année est le reflet des dernières élections, seuls quelques 10.000 avocats voteront sur 27.000.  Ce n’est pas normal car les candidats prétendent qu’ils vont représenter ces 27.000 consœurs/frères.

Ce chiffre d’abstention est alarmant mais, pour ma part, je crois que notre Bâtonnier a une responsabilité indéniable. En effet, et avec une neutralité à laquelle, Dieu merci !, je ne suis pas astreinte, il appartient à celui qui a été élu « chef » de 27.000 € avocats de mobiliser ceux qu’il aime tant pour voter.

Inutile de répondre que nous avons le bulletin pour cela. Alors que l’Ordre sait parfaitement nous joindre par mail pour je ne sais quels sondages, aussi couteux que probablement inutiles, ou autres communications, je suis sidérée que notre Bâtonnier n’ait pas pris sa plume pour motiver tous ces/ses confrères. Si notre Bâtonnier n’est pas lui-même plus impliqué que cela sur ce problème pourquoi en attendre plus de nous ?!

Il se doit de parler à tous ces abstentionnistes pour qui les élections ne servent à rien, ne changent finalement pas leur quotidien et que par monts et par vaux ils ont autre chose à faire. Or un Ordre, digne de ce nom, ne peut admettre que 10.000 des siens pensent que les élections n’ont aucun intérêt.

Ils ont pourtant été élus. Ils sont les mieux placés pour dire à quel point c’est important. Et cette année, mais cela n’engage que moi qui ne me suis jamais cachée dernier un pseudo ou un avatar, l’élection est particulièrement importante.

En effet, pour la première fois un Vice-Bâtonnier se présente au poste de Bâtonnier. Nous sommes nombreux en nous en être émus et c’est notre droit comme c’est le droit du Vice-Bâtonnier de faire ce choix avec les conséquences que cela implique.

Si vous adhérez à ce côté pour moi un peu monarchique( le roi est mort vive le roi), faites le savoir. Dans le cas contraire mobilisez-vous aussi.

Allez lire les programmes des candidats, pour ceux qui en ont, interpellez-les. Vous n’aurez pas toujours de réponse mais au moins ils sauront quoi en penser.

Allez aux réunions de campagne. Elles sont ouvertes à tous. Vous y trouverez peut être des réponses.

Une campagne est toujours brutale, et nous ne sommes pas réputés être des enfants sages.

Cette année avec les réseaux sociaux, l’échange prend une autre tournure avec ses avantages et ses inconvénients.

Toutefois, pour la première fois, on peut interpeller, que cela leur plaise ou non, nos candidats avec plus de rapidité et d’interactivité.

Les échanges sont toutefois souvent incroyablement intéressants et riches.

Chacun y met son expérience, sa colère, ses espoirs et désillusions.

Certains nous font partager des tranches de leur vie.

De fait nous n’avons probablement jamais été aussi proches.

Naturellement tout le monde n’a pas accès à ces moyens de communication ou ne le veut pas et c’est pourquoi je renouvelle mon appel à mon Bâtonnier ;en effet il n’est pas que LE, il est aussi MON et NOTRE Bâtonnier et ce/ces possessifs montrent à quel point la fonction ne peut être personnelle et fais aussi appel aux candidats :

Monsieur le Bâtonnier, pour une fois, s’il vous plait, répondez à une demande d’un petit avocat : écrivez à tous nos/vos confrères par les moyens les plus efficaces pour leur dire à quel point nos élections sont importantes pour eux et pourquoi. Vous avez cette obligation morale avec la plus grande neutralité. Si vous manquez à cette obligation alors les 10.000 consœurs/frères qui ne voteront pas cette année auront raison et l’Ordre aura échoué dans son rôle de représentation de TOUS. Vous êtes encore notre représentant que je sache !

Mesdames et Messieurs les candidats : mobilisez-vous  pour dire aussi pourquoi il faut voter, non pas pour vous mais pourquoi il faut voter tout court! L’Ordre que vous allez composer demain ne peut ignorer 10.000 des siens.

Il serait par ailleurs appréciable que ce soit les candidats eux-mêmes et pas leurs soutiens de campagne, dogmatiques par essence et par nécessité, qui se mobilisent sur ce sujet.

Je vous remercie. VOTONS !

Par nathalie.dival le 11/12/12
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 11 mois

ARNOLPHE !!!! SORT DU CORPS DE MAITRE BLAZY !!!!

Après le premier choc passé à la lecture des réflexions profondes de Monsieur BLAZY, on se dit qu'effectivement, à la seconde lecture... non à dire vrai à la troisième lecture, qu'une telle assurance, pour rester polie ( mais vais-je le rester longtemps ?), doit cacher quelque chose de grave.

Si, si.... Tout cela n'est pas normal, cherchons ensemble d'où pourrait bien venir le problème.

En effet, je dois bien avouer que cet avocat n'est absolument pas connu comme un avocat de renom, connu comme un grand pénaliste.....

Pour ne pas avoir l'air idiote, pardon, une femme, j'ai fait un sondage autour de moi.... Et ben non, nada, personne ne vous connaît Monsieur BLAZY.

Parlez-nous de nos confrères DUPOND MORETTI, LEBORGNE , METZNER, et j'en oublie, alors d'accord, ils sont connus, pas tous aimés, mais connus... y a pas photo.

Parlez-moi de Gisèle HALLIMI, de la regrettée Madame SMADJA, de François COTTA, et même de Jacqueline Favreau-Colombier (vous savez, une de chez vous, non vous ne voyez pas ?!) .... alors d'accord, elles sont connues... y a pas photo non plus.

Bon, en tous les cas, moi, je ne vous connais pas .... Car, que l'on soit clair, être connu dans son quartier ne suffit pas, nous sommes d'accord sinon je viens de me hisser au niveau des Avocats de renom !!

Avec tous les problèmes qu'il y a actuellement, je me pose la question comme Monsieur BLAZY : est-ce qu'un homme comme vous a les capacités pour supporter le poids de toute la bêtise de ses propos ?!!!

Un problème de culture générale ? un égo surdimensionné ?

Non ce n'est pas possible, je n'y crois pas, je ne vois qu'une seule explication : vous êtes possédé par l'esprit d'ARNOLPHE.... Lui non plus vous ne voyez pas qui il est ?!!!

Allez, je vous aide :

Epouser une sotte est pour n'être point sot.

Je crois, en bon chrétien, votre moitié fort sage;

Mais une femme habile est un mauvais présage;

Et je sais ce qu'il coûte à de certaines gens

Pour avoir pris les leurs avec trop de talents.

Moi, j'irais me charger d'une spirituelle

Qui ne parlerait rien que cercle et que ruelle;

Qui de prose et de vers ferait de doux écrits,

Et que visiteraient marquis et beaux esprits,

Tandis que, sous le nom du mari de madame,

Je serais comme un saint que pas un ne réclame?

Non, non, je ne veux point d'un esprit qui soit haut;

Et femme qui compose en sait plus qu'il ne faut.

Je prétends que la mienne, en clartés peu sublime,

Même ne sache pas ce que c'est qu'une rime:

Et, s'il faut qu'avec elle on joue au corbillon,

Et qu'on vienne à lui dire à son tour: "Qu'y met-on"?

Je veux qu'elle réponde: "Une tarte à la crème";

En un mot, qu'elle soit d'une ignorance extrême:

Et c'est assez pour elle, à vous en bien parler,

De savoir prier Dieu, m'aimer, coudre, et filer.

Je suggère au nouveau Bâtonnier de BORDEAUX d'organiser un exorcisme d'urgence....

En tous les cas, Monsieur BLAZY, vous venez de réussir un coup magistral finalement : Anne Cadiot-Feidt est devenue grâce à vous un Avocat de renom, tout le monde la connait maintenant.... MEME MOI !!!!!!!!

Et je lui adresse toutes mes félicitations confraternelles.

Par nathalie.dival le 29/06/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 4 mois

Encore une mes réactions aux messages laissés sur marianne2 ensuite de l'article de Monsieur BILGER" Si HEES était un as"

j'ai du mal à lacher prise..............veuillez m'en excuser. au mieux ne me lisez pas !!

Certains messages me laisse pantoise.

Limiter le propos à une prise de position par une gauche bobo est affligeant !

Evoquer Desproges ou Coluche l'est tout autant car il faut vraiment ne pas les avoir lu ou écouté depuis longtemps pour les inviter dans le débat et ce n'est pas leur rendre hommage.

En effet, il est évident aujourd'hui que nombre de leur sketchs auraient probablement été censurés comme ils l'ont été d'ailleurs. Le passé s'oublie vite.

Croyez vous que France inter aurait laissé passer sur une matinale : « "On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle" de Desproges ou « le CRS arabe » de Coluche ?

L'humour des uns s'arrête certainement où commence celui des autres.

Ils ont été hais par une partie de la population et adorés par une autre. Naturellement, le temps passant il est de bon ton d'en faire l'éloge même par ceux qui en auraient été les détracteurs à l'époque.

Il faut vraiment avoir l'esprit limité pour rabaisser le débat ainsi et il ne me viendrait pas à l'idée de réduire les détracteurs de Guillon à des supporters du pouvoir en place et des adeptes de la tisane à la camomille ! ( et parce que je reste polie !).

Il faut avoir l'esprit fermé pour affirmer que si l'on n'a pas compris en quoi Guillon était drôle (position respectable), ceux qui l'ont compris sont des « cons » ou de gauche, ou les deux ?!

J'ai ri avec GUILLON ? Ben, je suis de gauche, de cette gauche caviar qui aime se faire hérisser le poil par des discours mal pensant et vulgaires et puis de cette gauche qui pense qu'il faut pouvoir tout entendre au nom de la liberté d'expression tant qu'elle n'en est pas la victime. Imaginez cette gauche dans des salons cossus évoquer avec gourmandise la chronique sur DSK(un peu d'auto-critique c'est de bon ton dans cette gauche là) ou de Besson ( il a été tellement méchant avec la gauche, et paf bien fait !)

J'ai ri avec GERRA ? Ben flut non je ne suis plus de gauche, je suis de droite en fait .Mince alors ! il faut que je me trouve un autre salon pour en parler ?!

J'ai ri sur « la Chauve Sourris » de BIGARD ? Merde ! et re merde ..... je suis pire qu'à droite ! je vais aller en discuter avec mon boucher aviné je crois !

Pour le reste, ouf, je n'aime pas le foot !

Ben je suis quoi alors puisque je ris avec tout le monde !!!!

Choisi ton camp camarade ! t'es pour Guillon et t'es contre la décision de Hees, ben assume : t'es de gauche et même pas la sympathique . Si t'es pas de gauche camarade, arrête de dire que la décision de Hees est une mauvais décision et que Guillon t'a fait rire, car il ne peut faire rire que la gauche.

Affligeant je vous dis et surtout pour féliciter Monsieur BILGER pour son article, lequel a trop de talent pour en faire quelque chose d'aussi ras les pâquerettes, même si je n'ai pas été d'accord avec une certaine extension de l'analyse.

CE FAISANT :

Traiter Monsieur Bilger d'imbécile, voir plus, l'est tout autant. Même si j'aurai aimé qu'il ne fasse pas dans son discours une critique réductrice de la France et del'humour, il a tout autant le droit que tous les bloggeurs qui se sont exprimés sur son article de dire ce qu'il en pense.

Réduire Monsieur BILGER a ses articles est tout aussi faux que de parler de PORTE quand on ne le connait pas.

Pour ceux qui n'ont jamais entendu Monsieur BILGER requérir ne peuvent savoir qu'il est un des rares ( à mon sens) magistrats à avoir su prendre des positions courrageuses dans des dossiers où on aurait attendu du Parquet qu'il sonna l'hallali pour le principe et pour soutenir l'idée que le Parquet ne peut requérir qu'à charge.

On ne va pas le changer........... ses écrits ont toujours un relent de réquisitoire........ et moi de plaidoiries . ET il n'y a personne pour faire le glaive !

Par nathalie.dival le 27/06/10
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NON la France ne s'émeut pas pour de petites choses pour laisser passer, indifférente ou blasée, les grandes.

NON, La France n'adore pas sonner le tocsin à la suite d'événements somme toute dérisoires.

Et NON, Monsieur HEES n'est pas un as !

J'écrivais hier (sur Marianne2), que je n'aurai plus guère l'occasion d'être en désaccord, merci de m'en donner à nouveau l'opportunité !

L'émotion ne devrait donc s'exprimer que pour des grandes choses : quelle définition donnez vous donc à « GRANDES CHOSES » ?

Convenez qu'il faudrait que l'on s'accorde sur ce point ! ce qui est petit pour vous l'est-il également pour d'autres ?

C'est avec les petits ruisseaux que l'on fait les grandes rivières et les grandes choses ne sont que la somme des petites.

Les penseurs qui ont la chance d'avoir le temps de se pencher sur ce qui est grand ou pas, dérisoire ou non, n'ont probablement pas le même quotidien que cette France.

La France n'a pas toujours le talent d'analyser avec hauteur les grandes choses....

En revanche elle a souvent un certain flair pour pister les signes avant-coureur de ce qui deviendra, peut-être, un grand problème ou un grand danger.

Ce n'est pas le remerciement de Monsieur GUILLON ou PORTE, ad nominem, qui émeut la France. Ils ne sont qu'un symbole et certainement pas des martyrs.

La question n'est pas de savoir si le licenciement de ces personnes est une grande chose, mais elle est de savoir pourquoi tout le monde s'en émeut ?

Vous dites qu'il a fallu du courage à Monsieur HEES.

Je n'appelle pas « courage » la position qui a consisté simplement à prendre une décision au pied d'un certain mur, le courage, quelquefois, n'est que l'expression de la peur.

Vous rappelez qu'il a dû à plusieurs reprises se manifester.

C'est vrai, et le vrai courage n'aurait-il pas de prendre sa décision à ce moment-là.

Qu'on ne me dise pas qu'à ce « moment-là » la décision n'était pas facile à prendre (le courage n'est pas facile), qu'il leur a été donné une seconde (ou énieme) chance de changer de cap .

Soit Monsieur HEES n'a rien vu venir et n'a pu percevoir chez ces personnes une incapacité à ne pas aller trop loin, soit il s'est dit que la décision serait plus facile à prendre en les laissant justement aller encore plus loin.

On a laissé les auditeurs se nourrir de ce conflit entre le patron et ses salariés, on les a laissés, finalement, devenir juges de ce conflit. Et ils ont jugé, à tort ou à raison.

Le licenciement de Stéphane GUILLON n'est pas un drame national, bien sûr, mais la France a manifestement décidé d'en faire un fait national et pourquoi ?!

Comme pour la débâcle du foot : même ceux qui n'aiment pas le football se sont émus ce que vous appelez un événement dérisoire. Pourquoi ?! Remarquez il eut été difficile de penser à de grandes choses à ce moment là puisque les média n'ont parlé que de ça !

On maintiendrait donc l'attention de la France sur ces petites choses dérisoires ? Pour lui faire reproche de s'en émouvoir !

Le conflit HEES/GUILLON est une petite chose en soi, je suis entièrement d'accord avec vous, mais ce qui m'inquiète c'est que cette petite chose ait eu une telle conséquence, une forme d'effet papillon en sorte.

Je n'écris jamais, ou quasiment, en public, et pourtant, je l'ai fait et pour cette toute petite chose.

Je m'interroge donc ! et je m'inquiéte aussi d'être peut-être tombée dans le petit, dans le dérisoire.

Ce doit être une déformation professionnelle, certainement, car voilà 20 ans que je persiste, dans les prétoires, à m'émouvoir des petites choses de mes clients, et, pire, de tenter d'émouvoir mes interlocuteurs et cela au nom d'une très grande chose : la justice.

Tous les jours, nous avocats, nous nous battons pour ces grandes choses que sont la justice et l'équité et pourtant avec des petits riens, sur des petits litiges dérisoires.

Devrais-je ne défendre que de Grandes Causes ?

Vous avez du talent Monsieur et pas seulement dans vos billets, mais là, permettez-moi de vous dire que vous aussi vous êtes allé, à mon sens, un peu loin :

« Qui trop embrasse, mal étreint » et à trop embrasser Monsieur HEES, vous avez mal étreint la France.

Par nathalie.dival le 26/06/10
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Non, je n'écouterai plus France Inter...... car France Inter n'a plus rien à dire.

Elle vient de remercier les rares éléments qui me faisait rire, réagir et avaler mon dentifrice lorsqu'effectivement certains allaient trop loin.

Plus jamais donc on ne m'entendra pester le matin « non, là franchement il va trop loin », ou m'esclaffer, ou faire attendre ma famille à la porte de la salle de bain pour que je puisse tranquillement finir d'écouter MA matinale.

Que va-t-il donc nous rester pour continuer à avoir envie d'agir ou de réagir ?

Qui pourra faire ses billets d'humeurs contre un Stéphane GUILLON ou un François MOREL( il ne va pas rester longtemps non plus c'est sûr !) ou un Didier PORTE puisqu'il n'y aura plus aucune humeur, bonne ou mauvaise ?!

Qu'il était bon d'entendre quelqu'un dire tout haut ce que l'on pense tout bas car nous aussi, auditeurs, ne pensons pas des choses très politiquement correctes !

Qu'il était bon d'être choqué ou scandalisé par des propos quelquefois difficilement acceptables.

Qu'il était bon de contester, d'approuver, de détester, bref de rester vivant.

Qu'il était bon de pister les réactions, impliquées et intelligentes, de Monsieur BILGER ou d'autres.

En faisant taire certains, on fait taire aussi les autres et c'est le comble pour une radio : imposer le silence !

Je n'aurai plus le droit de ne pas être d'accord puisque, dorénavant, il me sera servi un discours « accordant ».

Je n'aurai plus le droit de crier au scandale : « mais comment peut-on laisser dire des choses pareilles », puisqu'on ne me dira plus rien de scandaleux.

On vient de supprimer ainsi une soupape de sécurité et ce n'est pas bon du tout, mais franchement pas.... Sommes nous donc condamnés à n'écouter que du bon ton, du policé, du tiède ?

Nous devrons donc partir, certains matins, chargés de contrariétés, de soucis, d'agressivité parfois et sans aucun exutoire : qui aura laché, à notre place, tous ces mots incorrects, indécents, incivils, grinçant, agaçants. ?

Vous aviez peur de quoi ? que le monde se mette au diapason ? Pensez vous que nous n'avions pas nous aussi notre libre arbitre pour juger le propos ? Pensez vous que nous allions faire l'amalgame entre l'humoriste et son support ? c'est vexant !

Pierre Desproges a dit : «La caractéristique vestimentaire du con consiste en un besoin irrésistible de s'habiller comme tout le monde ».

Cela doit valoir aussi pour ceux qui veulent nous faire écouter comme tout le monde je suppose !

AU SECOURS! Je ne veux pas écouter comme tout le monde, c'est manifestement très dangereux et, comme à dit je ne sais plus qui : quand on est con, ou qu'on va le devenir : FAUT SE CASSER !

Ah mais Madame, vous allez un peu loin vous aussi, toute vérité n'est pas bonne à dire, si on peut accepter l'humour on ne peut accepter l'insulte.

C'est sûr « La critique insulte l'auteur : on appelle cela de la critique. L'auteur insulte le critique : on appelle cela de l'insulte »( Montherlant).

Je n'écouterai plus France Inter : mes raisons de le faire se sont tues.

Par nathalie.dival le 12/12/09
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Voilà un sujet très à la mode et dans lequel beaucoup (trop?) de personnes prétendent pouvoir oeuvrer.

L'avocat est très souvent au coeur des conflits et la gestion d'un conflit demande bien plus qu'une compétence technique.

L'art de la guerre, c'est soumettre l'ennemi sans combat a dit Sun Tzu, mais nombreux veulent des larmes et du sang?

Et il faut dire que nous avons quelques fois du mal à faire comprendre que la guerre ouverte aura des conséquences catastrophiques à moyen et long terme alors même qu'un sentiment vengeur peut apporter une illusion de réconfort ............... dans un premier temps.

En dehors de cas extrêmes, qui effectivement nécessitent un combat particulier, nombre de conflits pourraient se résoudre  ou se gérer en prenant le temps nécessaire à la réflexion.

Et sans pour autant perdre la face !

Je pense que l'Avocat doit être un modérateur, pas tellement parce qu'il répugne à aller au conflit, personnellement je m'y sens très à l'aise !

Le conflit nous ne le vivons pas à titre personnel et les conséquences probables nous ne les subirons pas.

Etablir une stratégie dans le cadre d'un conflit ne suppose pas nécessairement agressivité, violence et rancune, même si pour les parties ces sentiments sont un passage obligé : il est normal de vouloir en découdre, mais, ce temps exutoire passé, il convient, à mon sens, de faire place à la raison.

Nous voulons tous gagner nos procès c'est une évidence, et sur ce point les Avocats comme leurs clients sont systématiquement d'accord!

La question est de savoir comment gagner et dans quelles conditions?

Un conflit peut être géré dans l'ambiance d'une partie d'échec et non dans celle d'un combat de boxe !

J'ai le souvenir de dossiers, lorsque j'étais très jeune, où j'avais le sentiment qu'il fallait partir au procès l'arme au poing.... ce n'est pas particulièrement ces dossiers qui ont été gagnés.

Il est vrai que l'on peut toujours dire et penser que c'est le juge qui a mal fait son boulot et qu'il n'a rien compris.

Je pense qu'il nous appartient de garder un recul particulier et d'expliquer clairement que la fusion des sentiments avec son client ne lui rendra pas service.

En d'autres termes : savoir dire ce que l'on pense, au regard de son expérience technique et humaine et non pas dire ce que l'interlocuteur veut entendre.

Naturellement c'est prendre le risque de déplaire, certains clients estimant leur défense mal engagée du fait même que leur Avocat ne semble pas d'accord avec eux sur certaines de leurs positions.

C'est un choix à faire.

C'est pourquoi, les premiers rendez vous avec un Avocat sont fondamentaux en matières contentieuses.

Il faut apprendre à faire connaissance, voir si les objectifs et les valeurs sont partagés et surtout établir une relation de confiance.

Savoir se séparer si, définitivement, les divergences de vues sont trop importantes.

En droit de la famille, ce constat est encore plus important :

- Demain, que restera-t-il d'un conflit où seul le rapport de force violent aura dominé alors même qu'au départ personne n'était en danger?

- Qu'en restera-t-il pour le client, ses enfants, son entourage?

Et puisque vous l'avez compris, j'aime les citations :

« La colère n'a rien de grand ni de noble. Il n'y a vraiment grand que ce qui, en même temps, est calme » Sénèque

Par nathalie.dival le 08/12/09
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Aucune disposition légale ne règle la contribution des concubins aux charges de la vie commune de sorte que chacun d'eux doit supporter les dépenses de la vie courante qu'il a engagées. De fait en cas de séparation ou de décès, le concubin qui a contribué au delà de ce que l'on peut estimer être une dépense normale de la vie courante avait peu de chance d'obtenir le remboursement de ces sommes.

La jurisprudence n'était jusqu'à présent peu favorable aux demandeurs, lesquels se heurtent de surcroît souvent à un problème de preuve.

Un exemple fréquent concerne l'investissement de fonds dans des travaux d'amélioration d'un bien appartenant à l'un des concubins.

Ces investissements étaient souvent considérés comme une contrepartie à l'avantage de pouvoir profiter dudit bien immobilier.

La Cour de Cassation, 1ère Chambre Civile, dans son arrêt du 24 septembre 2008 a précisé cette notion et donc facilité les demandes de remboursement, en disposant " « Mais attendu qu'après avoir justement retenu qu'aucune disposition légale ne règle la contribution des concubins aux charges de la vie commune de sorte que chacun d'eux doit, en l'absence de volonté exprimée à cet égard, supporter les dépenses de la vie courante qu'il a engagées, l'arrêt estime, par une appréciation souveraine, que les travaux litigieux réalisés et les frais exceptionnels engagés par M. X... dans l'immeuble appartenant à Mme Y... excédaient, par leur ampleur, sa participation normale à ces dépenses et ne pouvaient être considérés comme une contrepartie des avantages dont M. X... avait profité pendant la période du concubinage, de sorte qu'il n'avait pas, sur ce point, agi dans une intention libérale ; que la cour d'appel a pu en déduire que l'enrichissement de Mme Y... et l'appauvrissement corrélatif de M. X... étaient dépourvus de cause et a, par ces seuls motifs, légalement justifié sa décision »

Ce raisonnement a été également retenu par la Cour d'Appel de Paris, 2ème chambre, dans un arrêt du 4 décembre 2009, dans une espèce très proche.

La difficulté tient généralement dans l'administration de la preuve. il convient donc, à titre préventif, dès lors qu'un investissement important est envisagé, notamment pour la réalisation de travaux pour l'amélioration d'un bien appartenant à l'un seul des concubin, de prendre soin de conserver les relevés bancaires et les factures afférentes aux dépenses dont il est demandé le remboursement, permettant ainsi d'affecter précisément les dépenses et de les isoler des dépenses normales aux charges de la vie commune.