nathalie.dival

Par nathalie.dival le 29/06/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 4 mois

Encore une mes réactions aux messages laissés sur marianne2 ensuite de l'article de Monsieur BILGER" Si HEES était un as"

j'ai du mal à lacher prise..............veuillez m'en excuser. au mieux ne me lisez pas !!

Certains messages me laisse pantoise.

Limiter le propos à une prise de position par une gauche bobo est affligeant !

Evoquer Desproges ou Coluche l'est tout autant car il faut vraiment ne pas les avoir lu ou écouté depuis longtemps pour les inviter dans le débat et ce n'est pas leur rendre hommage.

En effet, il est évident aujourd'hui que nombre de leur sketchs auraient probablement été censurés comme ils l'ont été d'ailleurs. Le passé s'oublie vite.

Croyez vous que France inter aurait laissé passer sur une matinale : « "On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle" de Desproges ou « le CRS arabe » de Coluche ?

L'humour des uns s'arrête certainement où commence celui des autres.

Ils ont été hais par une partie de la population et adorés par une autre. Naturellement, le temps passant il est de bon ton d'en faire l'éloge même par ceux qui en auraient été les détracteurs à l'époque.

Il faut vraiment avoir l'esprit limité pour rabaisser le débat ainsi et il ne me viendrait pas à l'idée de réduire les détracteurs de Guillon à des supporters du pouvoir en place et des adeptes de la tisane à la camomille ! ( et parce que je reste polie !).

Il faut avoir l'esprit fermé pour affirmer que si l'on n'a pas compris en quoi Guillon était drôle (position respectable), ceux qui l'ont compris sont des « cons » ou de gauche, ou les deux ?!

J'ai ri avec GUILLON ? Ben, je suis de gauche, de cette gauche caviar qui aime se faire hérisser le poil par des discours mal pensant et vulgaires et puis de cette gauche qui pense qu'il faut pouvoir tout entendre au nom de la liberté d'expression tant qu'elle n'en est pas la victime. Imaginez cette gauche dans des salons cossus évoquer avec gourmandise la chronique sur DSK(un peu d'auto-critique c'est de bon ton dans cette gauche là) ou de Besson ( il a été tellement méchant avec la gauche, et paf bien fait !)

J'ai ri avec GERRA ? Ben flut non je ne suis plus de gauche, je suis de droite en fait .Mince alors ! il faut que je me trouve un autre salon pour en parler ?!

J'ai ri sur « la Chauve Sourris » de BIGARD ? Merde ! et re merde ..... je suis pire qu'à droite ! je vais aller en discuter avec mon boucher aviné je crois !

Pour le reste, ouf, je n'aime pas le foot !

Ben je suis quoi alors puisque je ris avec tout le monde !!!!

Choisi ton camp camarade ! t'es pour Guillon et t'es contre la décision de Hees, ben assume : t'es de gauche et même pas la sympathique . Si t'es pas de gauche camarade, arrête de dire que la décision de Hees est une mauvais décision et que Guillon t'a fait rire, car il ne peut faire rire que la gauche.

Affligeant je vous dis et surtout pour féliciter Monsieur BILGER pour son article, lequel a trop de talent pour en faire quelque chose d'aussi ras les pâquerettes, même si je n'ai pas été d'accord avec une certaine extension de l'analyse.

CE FAISANT :

Traiter Monsieur Bilger d'imbécile, voir plus, l'est tout autant. Même si j'aurai aimé qu'il ne fasse pas dans son discours une critique réductrice de la France et del'humour, il a tout autant le droit que tous les bloggeurs qui se sont exprimés sur son article de dire ce qu'il en pense.

Réduire Monsieur BILGER a ses articles est tout aussi faux que de parler de PORTE quand on ne le connait pas.

Pour ceux qui n'ont jamais entendu Monsieur BILGER requérir ne peuvent savoir qu'il est un des rares ( à mon sens) magistrats à avoir su prendre des positions courrageuses dans des dossiers où on aurait attendu du Parquet qu'il sonna l'hallali pour le principe et pour soutenir l'idée que le Parquet ne peut requérir qu'à charge.

On ne va pas le changer........... ses écrits ont toujours un relent de réquisitoire........ et moi de plaidoiries . ET il n'y a personne pour faire le glaive !

Par nathalie.dival le 27/06/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 4 mois

NON la France ne s'émeut pas pour de petites choses pour laisser passer, indifférente ou blasée, les grandes.

NON, La France n'adore pas sonner le tocsin à la suite d'événements somme toute dérisoires.

Et NON, Monsieur HEES n'est pas un as !

J'écrivais hier (sur Marianne2), que je n'aurai plus guère l'occasion d'être en désaccord, merci de m'en donner à nouveau l'opportunité !

L'émotion ne devrait donc s'exprimer que pour des grandes choses : quelle définition donnez vous donc à « GRANDES CHOSES » ?

Convenez qu'il faudrait que l'on s'accorde sur ce point ! ce qui est petit pour vous l'est-il également pour d'autres ?

C'est avec les petits ruisseaux que l'on fait les grandes rivières et les grandes choses ne sont que la somme des petites.

Les penseurs qui ont la chance d'avoir le temps de se pencher sur ce qui est grand ou pas, dérisoire ou non, n'ont probablement pas le même quotidien que cette France.

La France n'a pas toujours le talent d'analyser avec hauteur les grandes choses....

En revanche elle a souvent un certain flair pour pister les signes avant-coureur de ce qui deviendra, peut-être, un grand problème ou un grand danger.

Ce n'est pas le remerciement de Monsieur GUILLON ou PORTE, ad nominem, qui émeut la France. Ils ne sont qu'un symbole et certainement pas des martyrs.

La question n'est pas de savoir si le licenciement de ces personnes est une grande chose, mais elle est de savoir pourquoi tout le monde s'en émeut ?

Vous dites qu'il a fallu du courage à Monsieur HEES.

Je n'appelle pas « courage » la position qui a consisté simplement à prendre une décision au pied d'un certain mur, le courage, quelquefois, n'est que l'expression de la peur.

Vous rappelez qu'il a dû à plusieurs reprises se manifester.

C'est vrai, et le vrai courage n'aurait-il pas de prendre sa décision à ce moment-là.

Qu'on ne me dise pas qu'à ce « moment-là » la décision n'était pas facile à prendre (le courage n'est pas facile), qu'il leur a été donné une seconde (ou énieme) chance de changer de cap .

Soit Monsieur HEES n'a rien vu venir et n'a pu percevoir chez ces personnes une incapacité à ne pas aller trop loin, soit il s'est dit que la décision serait plus facile à prendre en les laissant justement aller encore plus loin.

On a laissé les auditeurs se nourrir de ce conflit entre le patron et ses salariés, on les a laissés, finalement, devenir juges de ce conflit. Et ils ont jugé, à tort ou à raison.

Le licenciement de Stéphane GUILLON n'est pas un drame national, bien sûr, mais la France a manifestement décidé d'en faire un fait national et pourquoi ?!

Comme pour la débâcle du foot : même ceux qui n'aiment pas le football se sont émus ce que vous appelez un événement dérisoire. Pourquoi ?! Remarquez il eut été difficile de penser à de grandes choses à ce moment là puisque les média n'ont parlé que de ça !

On maintiendrait donc l'attention de la France sur ces petites choses dérisoires ? Pour lui faire reproche de s'en émouvoir !

Le conflit HEES/GUILLON est une petite chose en soi, je suis entièrement d'accord avec vous, mais ce qui m'inquiète c'est que cette petite chose ait eu une telle conséquence, une forme d'effet papillon en sorte.

Je n'écris jamais, ou quasiment, en public, et pourtant, je l'ai fait et pour cette toute petite chose.

Je m'interroge donc ! et je m'inquiéte aussi d'être peut-être tombée dans le petit, dans le dérisoire.

Ce doit être une déformation professionnelle, certainement, car voilà 20 ans que je persiste, dans les prétoires, à m'émouvoir des petites choses de mes clients, et, pire, de tenter d'émouvoir mes interlocuteurs et cela au nom d'une très grande chose : la justice.

Tous les jours, nous avocats, nous nous battons pour ces grandes choses que sont la justice et l'équité et pourtant avec des petits riens, sur des petits litiges dérisoires.

Devrais-je ne défendre que de Grandes Causes ?

Vous avez du talent Monsieur et pas seulement dans vos billets, mais là, permettez-moi de vous dire que vous aussi vous êtes allé, à mon sens, un peu loin :

« Qui trop embrasse, mal étreint » et à trop embrasser Monsieur HEES, vous avez mal étreint la France.

Par nathalie.dival le 26/06/10
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 4 mois

Non, je n'écouterai plus France Inter...... car France Inter n'a plus rien à dire.

Elle vient de remercier les rares éléments qui me faisait rire, réagir et avaler mon dentifrice lorsqu'effectivement certains allaient trop loin.

Plus jamais donc on ne m'entendra pester le matin « non, là franchement il va trop loin », ou m'esclaffer, ou faire attendre ma famille à la porte de la salle de bain pour que je puisse tranquillement finir d'écouter MA matinale.

Que va-t-il donc nous rester pour continuer à avoir envie d'agir ou de réagir ?

Qui pourra faire ses billets d'humeurs contre un Stéphane GUILLON ou un François MOREL( il ne va pas rester longtemps non plus c'est sûr !) ou un Didier PORTE puisqu'il n'y aura plus aucune humeur, bonne ou mauvaise ?!

Qu'il était bon d'entendre quelqu'un dire tout haut ce que l'on pense tout bas car nous aussi, auditeurs, ne pensons pas des choses très politiquement correctes !

Qu'il était bon d'être choqué ou scandalisé par des propos quelquefois difficilement acceptables.

Qu'il était bon de contester, d'approuver, de détester, bref de rester vivant.

Qu'il était bon de pister les réactions, impliquées et intelligentes, de Monsieur BILGER ou d'autres.

En faisant taire certains, on fait taire aussi les autres et c'est le comble pour une radio : imposer le silence !

Je n'aurai plus le droit de ne pas être d'accord puisque, dorénavant, il me sera servi un discours « accordant ».

Je n'aurai plus le droit de crier au scandale : « mais comment peut-on laisser dire des choses pareilles », puisqu'on ne me dira plus rien de scandaleux.

On vient de supprimer ainsi une soupape de sécurité et ce n'est pas bon du tout, mais franchement pas.... Sommes nous donc condamnés à n'écouter que du bon ton, du policé, du tiède ?

Nous devrons donc partir, certains matins, chargés de contrariétés, de soucis, d'agressivité parfois et sans aucun exutoire : qui aura laché, à notre place, tous ces mots incorrects, indécents, incivils, grinçant, agaçants. ?

Vous aviez peur de quoi ? que le monde se mette au diapason ? Pensez vous que nous n'avions pas nous aussi notre libre arbitre pour juger le propos ? Pensez vous que nous allions faire l'amalgame entre l'humoriste et son support ? c'est vexant !

Pierre Desproges a dit : «La caractéristique vestimentaire du con consiste en un besoin irrésistible de s'habiller comme tout le monde ».

Cela doit valoir aussi pour ceux qui veulent nous faire écouter comme tout le monde je suppose !

AU SECOURS! Je ne veux pas écouter comme tout le monde, c'est manifestement très dangereux et, comme à dit je ne sais plus qui : quand on est con, ou qu'on va le devenir : FAUT SE CASSER !

Ah mais Madame, vous allez un peu loin vous aussi, toute vérité n'est pas bonne à dire, si on peut accepter l'humour on ne peut accepter l'insulte.

C'est sûr « La critique insulte l'auteur : on appelle cela de la critique. L'auteur insulte le critique : on appelle cela de l'insulte »( Montherlant).

Je n'écouterai plus France Inter : mes raisons de le faire se sont tues.