nathalie.kerdrebez

Par nathalie.kerdrebez le 30/04/11
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Pour grandir, nous abandonnons nos habits d'enfant dans une malle soigneusement rangée dans un grenier.

Pour conquérir notre représentation nationale, il nous faudra bousculer nos habitudes, sortir de notre jardin d'hiver et nous exposer au regard de nos confrères.

Il faut chasser cette croyance qui offre le monopole de la vérité bonne ou mauvaise au Bâtonnier et au Conseil de l'Ordre.

Il faut cesser de séquestrer nos instances ordinales dans une tour d'ivoire.

La vie au Barreau n'est pas à sens unique.

Nous savons tous dresser des constats sur les difficultés de notre exercice professionnel, exprimer notre opinion, la défendre.

Décider de partager nos pensées avec le Bâtonnier et les membres du Conseil de l'Ordre n'est pas un acte terroriste, une prise d'otage, c'est un premier pas vers une représentation responsable du Barreau.

Une habitude édictant des règles d'un protocole digne de l'Angleterre victorienne a causé beaucoup de tort à la discussion confraternelle et loyale entre confrères lors des assemblées générales.

La déception des confrères s'est manifestée par une désertion de plus en plus importante.

Il serait injuste de les blâmer, la cérémonie de l'assemblée générale n'a aucun timing pour les questions des confrères et encore moins pour leur donner l'opportunité de s'exprimer.

Ainsi naît un sentiment d'incompréhension entre confrères, et parfois un rêve fou dans l'esprit du Bâtonnier et des membres du Conseil de l'Ordre qui confondent responsabilité et privilège.

Pourtant la loi leur a donné des obligations à l'égard de leur Barreau, de leurs confrères, et des droits encadrés par la loi, aucun privilège à l'horizon.

Alors n'hésitons plus, interpellons avec confraternité nos élus, chatouillons, bousculons leurs pensées, la vie au Barreau n'en sera que plus riche en décisions réfléchies et concertées, en couleur humaine...

Par nathalie.kerdrebez le 29/04/11
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" Tu te jugeras donc toi-même, lui répondit le roi.

C'est le plus difficile. Il est plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui.

Si tu réussis à bien te juger, c'est que tu es un véritable sage."

Extrait. Le Petit Prince

Par nathalie.kerdrebez le 26/04/11
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A compter du 1er janvier 2012, le dernier alinéa de l'article 21 de la loi du 31 décembre 1971 sera rédigé ainsi:

" L'ensemble des bâtonniers des barreaux du ressort de chaque cour d'appel désigne tous les deux ans celui d'entre eux chargé, ès qualité de bâtonnier en exercice, de les représenter pour traiter de toute question d'intérêt commun relative à la procédure d'appel".

Il est surprenant que nos instances représentatives aient passé sous silence la naissance d'un bâtonnier de cour, alors qu'elles défendent avec passion la création des conseils régionaux de cour.

J'ai hâte de connaître les arguments pertinents qui justifient la nécessité impérieuse de multiplier les instances représentatives du Barreau.

Pour l'instant, une pensée machiavélique pointe son nez à l'horizon: " Diviser pour mieux régner".

Par nathalie.kerdrebez le 25/04/11
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avr
25

RPVA

Par nathalie.kerdrebez le 25/04/11
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Par nathalie.kerdrebez le 25/04/11
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Par nathalie.kerdrebez le 24/04/11
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Hier, j'ai lu avec beaucoup d'attention les propos de Jean-Luc Forget, futur vice-président de droit du CNB, qui a déclaré avec perspicacité que « les avocats ne se retrouvent pas dans leur institution » et expliqué avec candeur que « le CNB a une certaine crédibilité face aux pouvoirs publics, mais pas pour les avocats. Et ce n'est pas une question de pertinence des travaux qui y sont menés. Le manque de communication, de pédagogie et de lisibilité pour les avocats gâche la qualité des gens qui sont au CNB : ils sont compétents, très investis, mais les avocats ne le savent pas. »

J'adore lorsqu'un Grand du Barreau ménage les susceptibilités de ses confrères, en jetant pudiquement sur les élus un voile d'incompréhension mis en lumière par l'ignorance nigaude des autres.

Mais je suis injuste, notre confrère ignore peut-être l'histoire de la censure qui frappe d'invisibilité sur la blogosphère avocats.fr quatre lettres majuscules, RPVA.

Je suis vraiment injuste, notre confrère ignore que quatre confrères du Val d'Oise ont envoyé le 10 février 2011 à tous les élus du CNB le dossier de la censure accompagné d'un courriel :

« Chers Confrères,

Le CNB a créé une blogosphère www.avocats.fr, grâce aux cotisations de tous les confrères.

Comme vous le savez, la charte d'utilisation du service requiert que les articles du blog ne portent pas atteinte à l'ordre public français, aux droits des tiers, ou à l'image de la profession d'avocat.

Hors, le 13 décembre, le CNB a reçu un email du directeur général de la société Navista (en pièce jointe), listant les articles dans lesquels la marque estime subir un préjudice.

Conformément aux dispositions énoncées dans les conditions d'utilisation des blogs sur la plateforme www.avocats.fr, les articles listés par la société Navista ont été supprimés le matin du 16 décembre 2010, avant que nos confrères censurés reçoivent l'email de l'équipe de la blogosphère www.avocats.fr.

Deux articles censurés (en pièce jointe) ont été sauvés.

Vous pourrez ainsi librement apprécier si une atteinte a été portée aux droits de la société Navista ou à la liberté d'expression de nos confrères.»

En fait par ignorance, notre confrère pense que personne d'entre nous ne s'intéresse au CNB, à son fonctionnement, à ses travaux, à ses décisions ou à ses silences.

Quel dommage!

Mais le plus préjudiciable au Barreau est l'indifférence délibérée de nos élus nationaux face à la censure qui continue de s'épanouir sur notre blogosphère.

Je ne doute pas un seul instant de la beauté et de la pertinence de leurs arguments pour justifier l'injustifiable : il ne s'agit pas d'une censure mais d'une mesure préservant l'image de la profession d'avocat, respectueuse des confrères qui s'égarent sur des chemins de traverse, qui sont contestataires par ambition personnelle, qui sont des confrères indésirables...

J'arrête ici car mon imagination est trop petite et leurs arguments m'importent peu aujourd'hui.

Je ne crois plus en la confraternité de nos élus, je n'espère plus rien de notre institution nationale.

La censure n'est ni une rumeur, ni une illusion de l'esprit.

Il est parfaitement établi qu'un moteur de recherche censurant les articles dont le titre contient le mot RPVA est toujours opérationnel, que des articles ont été supprimés sur des blogs en décembre 2010, mais aussi en avril 2011.

Ces mesures ne préservent aucun droit, elles portent atteinte à la liberté d'opinion et d'expression de confrères.

Ces mesures sont le fruit de la décision d'un ou plusieurs élus du CNB, approuvées par le silence de l'institution.

En agissant ainsi, le CNB s'érige en juge, le pire qui soit, celui qui condamne une personne en son absence, celui qui nie tous droits à la défense.

Quatre lettres majuscules auraient-elles fait tourner la tête à nos élus au point qu'ils oublient que les droits de leurs confrères sont aussi sauvegardés par une convention européenne des droits de l'homme ?

Quel paradoxe !

Aujourd'hui, les mêmes plaident les droits du gardé à vue avec à l'esprit la même convention.

Il aurait pourtant suffit de désactiver un moteur de recherche et faire cesser toute intrusion destructive sur le blog d'autrui pour régler intelligemment le problème de la censure.

Seul un esprit naïf pouvait y croire et l'espérer.

Le choix de la censure n'est possible qu'en l'absence de confraternité, en l'absence de respect.

L'histoire de la censure est écrite par des avocats libres et responsables.

Chacun assume ses propos ou ses silences.

Nathalie KERDREBEZ

Avocat au Barreau du Val d'Oise

Membre du Conseil de l'Ordre

Responsable des commissions RPVA et Relations avec le CNB

Par nathalie.kerdrebez le 24/04/11
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Pourquoi, dans les époques noires, se sert-on d'une encre invisible?

Pablo Neruda

Par nathalie.kerdrebez le 23/04/11
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avr
23

...RPVA...

Par nathalie.kerdrebez le 23/04/11
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