nathalie.kerdrebez

Par nathalie.kerdrebez le 31/05/11
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"La fin justifie les moyens... Der Zweck heiligt die Mittel... El fin justifica los medios..."

Aucune frontière, ni le temps n'ont prise sur ce proverbe.

Heureusement, l'action ou la pensée d'hommes du passé nous offrent un enseignement.

"La fin justifie les moyens. Mais qu'est-ce qui justifiera la fin?" Albert Camus

Par nathalie.kerdrebez le 29/05/11
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La Conférence des Cent est une institution représentative des plus grands barreaux de province, au coeur de la Conférence des Bâtonniers.

Si vous souhaitez que votre barreau la rejoigne, il vous suffit d'avoir un parrain.

Surtout ne demandez jamais à la Conférence des Cent de vous présenter un budget ou un procès-verbal d'assemblée, vous la feriez rougir.

Ne vous inquiétez pas, la Conférence des Cent dépense avec mesure, et son humilité la contraint à ne jamais rédiger de procès-verbal qui mettrait en lumière son savoir.

Sa légitimité est la qualité de ses réflexions sur les questions intéressant notre profession.

La Conférence des Cent est très attachée aux valeurs démocratiques et sa conscience professionnelle exige qu'elle prépare déjà les élections au CNB.

En temps voulu, elle offrira la liste de ses candidats à la Conférence des Bâtonniers qui serait ingrate de refuser.

Ainsi les bâtonniers et membres des conseils de l'ordre pourront, de façon libre et éclairée, accomplir leur devoir le jour des élections.

Soyez rassuré, les candidats au collège ordinal province n'ont aucun mandat impératif à l'égard de la Conférence des Cent, juste un mandat représentatif envers les autres.

La Conférence des Cent, quelle merveille !

Que ferions-nous sans elle !

Un horrible petit doute....peut-être aurions-nous un système nomade et une clé avec signature numérique comme nos confrères parisiens ?

N.B. Pour toute information sur l'OPA, contacter l'administrateur du blog

Par nathalie.kerdrebez le 28/05/11
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Affolé, l'enfant se précipita chez l'ange gardien pour l'emmener auprès de son amie qui pleurait jour et nuit.

Mais l'ange gardien avait disparu depuis jour et nuit ; un parfum d'abandon régnait dans sa maison.

L'enfant sentit son courage s'envoler ; mais il se précipita vers la bibliothèque, déterminé à offrir le livre des nuances à son amie.

Rageusement, il bouscula les milliers d'ouvrage et aperçut enfin le minuscule livre gris.

Il le prit fiévreusement dans ses petites mains, ressentit soudain une chaleur glaciale.

« Le livre serait-il maléfique ? » se demanda l'enfant inquiété par une étrange pensée.

Il posa le livre sur le petit fauteuil bleu, commença sa lecture, mais s'arrêta aussitôt, une angoisse serra son coeur.

L'enfant ne connaissait pas la musique des mots qui dansaient devant lui ; il feuilleta les pages de colère et ne trouva nulle part la clé pour pénétrer dans ce monde inconnu.

Il ferma les yeux avec l'espoir que le cauchemar allait disparaître.

Il prit sa respiration, posa à nouveau les yeux sur les lettres mystérieuses et comprit, le livre si laid était celui des grandes personnes.

L'enfant sourit, il suffisait de le lire avec un regard de grand.

Courageusement, il se plongea dans l'univers étranger.

Mais au fil des phrases qu'il déchiffrait, l'enfant avait de plus en plus mal au coeur, la nausée envahit son esprit, l'air devint brûlant, il vit l'espace valser autour de lui.

L'enfant comprit qu'il était en train de mourir et savait qu'il suffirait d'abandonner le livre pour vivre.

Mais son coeur lui interdit, il volerait les nuances pour son amie, et seulement ensuite il s'endormirait sans regret.

A cet instant, la porte de la maison s'ouvrit, ce n'était pas l'ange gardien qui apparut, c'était juste son amie.

Elle se dirigea vers le petit fauteuil bleu, saisit délicatement le livre des nuances et le rangea.

Puis elle prit l'enfant dans ses bras, le serra tendrement et lui murmura à l'oreille :

« Je ne veux plus que tu t'inquiètes pour moi ; je suis une grande personne et c'est moi qui prends soin de toi.

Le livre des nuances, je le connais et n'en ai pas besoin.

Je ne désire pas être parfaite, seuls les dieux le sont, et leur perfection étouffe des vies et en brise beaucoup.

Quant à la tristesse, elle n'est ni méchante, ni vilaine.

Si tu sais écouter la musique des larmes ou leur silence, tu découvriras que pleurer c'est avant tout éprouver des émotions et des sentiments sans mensonge. »

Elle sentit un baiser chatouiller sa joue, une petite tête se réfugier sur son épaule, l'enfant s'endormit en rêvant à de nouvelles aventures.

Par nathalie.kerdrebez le 28/05/11
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L'enfant vit son amie assise sous l'arbre des pensées, vêtue d'une immense tristesse.

Le coeur troublé, il s'approcha tendrement et découvrit le chagrin caché dans ses yeux.

L'intrus malheureux conta à l'enfant la triste aventure :

« Il était une fois un voleur qui n'avait jamais rêvé d'être un sage ; mais pour vivre son plus grand rêve, il décida de le devenir.

Son quotidien était de composer une mélodie harmonieuse avec de pauvres petites notes insatisfaites, rebelles, colériques, prétentieuses, ambitieuses, insouciantes, sournoises...

Le plus sage des sages aurait pêché les notes et les aurait libérées dans une goutte voyageuse.

Les notes auraient ainsi découvert la vie d'ailleurs en traversant les mers, l'absence de tout, l'enfer de vivre.

La goutte serait devenue une larme silencieuse.

Alors le plus sage des sages aurait recueilli la larme dans la paume de sa main.

Les notes, devenues attentives à autrui, auraient séché avec dignité leurs yeux.

Le coeur inondé d'humanité, l'esprit assoiffé de conscience et d'indépendance, elles auraient offert la plus belle des mélodies à celui qui leur donne le meilleur de lui-même à chaque instant.

Mais le sage des sages n'existait que dans l'esprit d'une petite note rebelle.

Emu par l'histoire, le vent souffla si vivement que la petite note s'envola et entendit, assise sur un nuage, une mélodie inconnue illuminer les esprits.

Bercée par tant de prouesses, elle s'endormit pendant que le voleur devenu sage veillait en silence sur les rêves.

Lorsqu'elle s'éveilla, les rêves avaient disparu.

Devant ce mystère, la petite note glissa du nuage et plongea dans le regard du voleur devenu sage.

Elle vit un immense labyrinthe, sentit sa curiosité reculer, avança et découvrit une malle.

Elle l'ouvrit prudemment, les rêves dormaient bercés par mille mélodies.

Devant le miroir de la vérité, la petite note vacilla de douleur, tomba du regard du voleur devenu sage et vit devant elle le voleur de rêves.

La glace envahit son coeur qui se brisa en mille éclats.

Réveillés par l'horrible sort de la petite note, les rêves cueillirent les milles éclats et s'envolèrent très loin dans le ciel pour les confier aux étoiles. »

Le chagrin soupira et avoua à l'enfant : « Ton amie pourrait survivre le coeur brisé si son âme n'était pas rebelle. Pour la sauver, offres lui le livre des nuances qui enseigne la magie de la vie en couleur. »

Par nathalie.kerdrebez le 22/05/11
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Le 16 décembre 2010, notre confrère Bernard KUCHUKIAN avait reçu un courriel de l'équipe de la blogosphère www.avocats.fr lui transmettant en pièce jointe un email de Navista en date du 13 décembre 2010 et lui annonçant la suppression d'articles sur son blog.

Le 18 mai 2011, l'équipe de la blogosphère lui envoie un nouveau courriel pour l'informer de la suppression de deux articles, suite à un email de Navista du jour même.

Je crois que la censure peut se féliciter, elle est de plus en plus rapide, mais devient pudique, la lettre de la plaignante n'est plus communiquée à notre confrère censuré.

Peut-être qu'un jour, la censure n'osera plus donner le nom de la plaignante et écrira:

" Cher Maître,

Le 2 juin 2011, nous avons reçu un email du directeur général de la société... nous listant les articles dans lesquels la marque estime subir un préjudice."

Ce serait un aveu si l'équipe de la blogosphère franchissait cette frontière, un aveu qui deviendrait vérité irrévocable s'il survenait sur la blogosphère, en présence d'avocats.

En attendant ce jour béni, je constate que le 1er article supprimé le 18 mai dernier était fort ancien, ayant été publié le 4 novembre 2009, le second publié le 24 juillet 2010 soit avant la première censure du 16 décembre 2010.

Pourquoi la société Navista n'a-t-elle pas demandé dans son courriel du 13 décembre 2010, la suppression de ces deux articles au lieu d'attendre le 18 mai 2011 ?

Mais le plus curieux est le fait que la censure s'intéresse particulièrement à notre confrère Bernard KUCHUKIAN qui a saisi l'Autorité de la Concurrence pour dénoncer le monopole accordé à Navista et Certeurope, qui est partie à la procédure en annulation de la convention du 16/06/2010 devant le Conseil d'Etat, qui a sollicité une enquête auprès du Président des Tribunaux de Commerce de Paris et Perpignan au sujet de Certeurope et Navista pour défaut de publication de leurs bilans.

Simple coïncidence ?

Par nathalie.kerdrebez le 19/05/11
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L'enfant perdu chuchota "Arx tarpeia Capitoli proxima"...

Il fronça les sourcils, mordilla sa lèvre et médita sur les mystérieuses lettres qui dansaient sous ses yeux.

Par nathalie.kerdrebez le 14/05/11
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Antoine se traîna jusqu'à la salle de bains, leva la tête et se regarda dans le miroir.

« Allez mon gars ! Un peu de courage ! Tu es l'avocat du secteur assisté ! »

Sa pensée ne le fit pas sourire.

Lui qui aimait l'humour, ne fréquentait plus que l'ironie.

Il savait que sa vie avait basculé.

Mais comment ? Il l'ignorait.

Il se souvint du jour de son entrée au service Secteur Assisté de l'Ordre.

Il avait postulé, les promesses étaient belles, il serait toujours un avocat mais plus « gagne petit » grâce à la fonctionnarisation généreuse qui offrait une juste rémunération.

A son arrivée, ils étaient une vingtaine de confrères chanceux, aujourd'hui il était l'unique survivant.

Que s'était-il passé ?

Rien de surnaturel, juste l'effet logique d'une déjudiciarisation associée au désengagement financier de l'Etat.

Les dossiers chutèrent avec l'augmentation constante du droit de timbre, les audiences disparurent avec l'excès du recours à la visioconférence...

Lui qui avait été passionné par les nouvelles technologies, était pris de nausée à la vision d'un écran.

Grâce à la magie du virtuel, il n'avait plus besoin de se déplacer pour s'entretenir avec ses clients, pour assister les gardés à vue, quant à la plaidoirie il suffisait d'envoyer un petit fichier ultrasécurisé vers une boîte noire qu'il avait baptisée avec ironie « Dame Justice ».

Il se souvint de ses débuts chaotiques qui lui valurent une admonestation paternelle puis une menace confraternelle.

Pourtant, il savait qu'il avait eu raison de soulever le conflit d'intérêts, mais son bâtonnier était en affaires avec la partie adverse.

Le plus triste souvenir était cette magnifique nullité qu'il s'apprêtait à plaider, ses conclusions étaient presque terminées lorsque son bâtonnier entra dans son bureau et lui demanda d'effacer ses écritures, il refusa et la menace le gifla si fort qu'il resta sans voix.

Maintenant, il se souvenait de tout, des jours difficiles mais heureux, des duels avec le procureur ou le président, des discussions avec les confrères, des cafés bus en compagnie de l'huissier de permanence, des clients et de leurs émotions,...

Il s'observa dans le miroir et se vit le jour de sa prestation de serment.

Antoine fut ébloui par la fierté de ce jeune avocat, par sa détermination à affronter l'ennemi des libertés et des droits, par son amour pour la défense...

Les larmes noyèrent son regard.

Pauvre petit Antoine ! Il avait renoncé, croyant aux beaux discours des Grands du Barreau; il avait renoncé, espérant un avenir meilleur.

Sa colère libéra les petits mots trahis, Indépendance, Dignité, Conscience, Probité, Humanité.

Le miroir se brisa, les yeux d'Antoine sourirent.

Il n'est jamais trop tard pour défendre la plus belle des causes.

Par nathalie.kerdrebez le 14/05/11
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En farfouillant dans un dossier à la recherche d'un contrat, j'ai découvert avec l'un de mes complices deux imprimés, l'un rouge, l'autre orange.

Nous admirions les couleurs lorsqu'une erreur d'impression nous intrigua:

Premier imprimé

!

ATTENTION

Avant toute manipulation, merci de consulter le manuel

d'installation à l'adresse suivante:

www.navista.fr/manuels/rpva

Disponible également sur simple demande:

par mail: support-rsa@navista.fr

par fax, en appelant le:

N°Indigo 0 825 04 04 05

Dans un souci de préservation de l'environnement, NAVISTA SA a mis

en place la numérisation des manuels d'installation de ses produits.

navista OPERATEUR DU RESEAUX VIRTUELS PRIVES DES AVOCATS

Second imprimé

!

ATTENTION

NOTE POUR L'INSTALLATEUR DU BOITIER

RSA

Afin de gérer au mieux la prise en charge des appels, merci

de prendre contact avec notre service support au plus tard

la veille de l'installation pour planifier un rendez-vous.

En cas d'appel pour une installation sans prise de rendez-

vous au préalable, le rappel par un de nos techniciens ne

sera pas prioritaire (délai de rappel de 30 minutes à

4 heures)

Notre service support est disponible sur simple demande:

par mail: support-rsa@navista.fr

par fax au 04 68 68 69 76, ou en appelant le

N° Indigo 0 825 04 04 05

navista OPERATEUR DU RESEAUX VIRTUELS PRIVES DES AVOCATS

Une petite erreur répétée nous a offert deux questions amusantes:

RPVA au singulier ou RVPA au pluriel ?

Erreur d'impression ou lapsus révélateur ?

Par nathalie.kerdrebez le 13/05/11
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Depuis plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines, ma fille ne me parle plus et pleure le soir dans sa chambre.

J'ai essayé de la consoler mais elle a fait comme si elle ne m'entendait pas, comme si elle ne me voyait pas.

C'était terrible de la regarder m'ignorer, nier ma présence.

Je suis si fatiguée de mes journées, je pars tôt, je rentre tard.

Je ne me souviens d'aucune querelle, je ne me souviens même plus de ce que j'ai fait dans la journée tellement je suis épuisée.

Je crois que je suis surmenée, j'ai trop tiré sur la corde et le résultat est que je me suis éloignée de ma fille sans m'en apercevoir.

Je n'ai même pas le temps de consulter mon médecin pour soigner cette toux qui me harcèle et maintenant je souffre de troubles de la mémoire et d'une immense fatigue.

Il est peut-être temps que je prenne soin de moi et surtout de mon enfant.

C'est décidé, demain c'est samedi, je lui parlerai, lui dirai de faire le procès de la businesswoman qui a abandonné son enfant pour gagner encore plus toujours plus.

Mais ce soir je renonce, je suis trop fatiguée, ce sera mieux demain.

Le lendemain, je me suis levée, reposée pour une fois, la maison était silencieuse, le soleil brillait, c'était une merveilleuse journée pour régler les problèmes.

Je suis descendue pour préparer le petit déjeuner, mais je me suis aperçue que ma fille l'avait déjà pris.

Je l'ai cherchée dans la maison, mais elle était déjà sortie.

Je décidai alors de l'attendre.

Les heures passaient alors je l'ai appelée sur son portable mais elle n'a pas répondu.

Je suis montée dans sa chambre soigneusement rangée et mon coeur palpita lorsque je vis près de son lit une photographie de nous deux qui avait été prise lors de nos dernières vacances.

Je m'assis à son bureau et soudain je vis une lettre inachevée.

Je n'avais pas l'intention de la lire mais par inadvertance j'avais lu les premiers mots, alors c'était trop tard pour m'arrêter.

« Ma petite maman d'amour,

Je suis très malheureuse, je voudrais que tu sois avec moi.

Je t'aime et tu me manques.

Je déteste cette horrible maladie qui t'a emmenée avec elle... »

Comment avais-je pu oublier que je suis morte ?

Moi, la super businesswoman qui a réussi sa carrière en étant mère célibataire, je n'ai même pas pris le temps de m'intéresser à ma mort, j'étais trop occupée à courir à droite à gauche après l'argent, la réussite,... l'absurdité tout simplement.

C'est terrible, mon bébé d'amour, je ne l'ai pas vu grandir...

Une porte claqua, des voix joyeuses résonnèrent et soudain j'entendis le rire de ma fille envahir la maison et chasser tous les chagrins.

Ce fut mon dernier souvenir et le plus heureux, mon enfant ne pleurait plus.

L'alarme de mon téléphone portable se déclencha.

J'ouvris les yeux puis les refermai, l'alarme continuait à sonner.

J'ouvris les yeux, pris mon téléphone et souris.

Nous étions le samedi 14 mai 2011, il était 8h30.

C'était juste un horrible cauchemar.

Ce matin je préparerai le petit déjeuner pour ma fille et moi, puis j'enverrai un texto à ma secrétaire pour qu'elle fasse patienter le premier rendez-vous de lundi.

Dorénavant, j'emmènerai mon enfant à l'école.

Par nathalie.kerdrebez le 08/05/11
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Lors de l'assemblée générale des 11 et 12 février 2011, il a été présenté un rapport intitulé « Point d'information sur le déploiement du RPVA ».

Il a été notamment exposé l'exigence déontologique de mettre en place une politique globale de sécurité informatique des cabinets.

Pour ne pas trahir la pensée du rapporteur, je le cite :

« En suivant les recommandations du rapport HATTAB, la commission Intranet et Nouvelles technologies s'est employée à l'élaboration d'un référentiel de sécurité avec le concours, après appel d'offres, d'un cabinet spécialisé.

En relation avec la commission Règles et Usages, il sera ensuite proposé à l'assemblée générale d'introduire dans le règlement intérieur national de véritables normes de sécurité.

Il appartient bien à l'avocat de veiller à mettre en oeuvre les moyens raisonnables pour faire respecter la confidentialité des échanges et le secret absolu des confidences qu'il reçoit dans l'exercice de sa profession. »

Le rapport HATTAB nous a révélé que la société NAVISTA ne justifie d'aucune sécurité de son système et qu'elle ne bénéfice d'aucune certification de l'ANSSI, Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information.

Selon les recommandations du rapport HATTAB, la certification de l'ANSSI est un impératif incontournable pour être prestataire informatique de la profession d'avocats.

Le rapport HATTAB nous a révélé également que le secret professionnel n'est pas garanti en raison de la possibilité pour un membre du personnel de la société NAVISTA de s'introduire dans le réseau informatique d'un cabinet d'avocats par l'intermédiaire du boîtier NAVISTA.

A ce jour, la société NAVISTA n'a toujours pas reçu une certification de l'ANSSI et les risques d'intrusion via le boîtier ne disparaîtront pas tant qu'un boîtier n'appartenant pas à la profession sera connecté sur le réseau d'un cabinet.

A l'exception des confrères parisiens qui ne se sont pas vus imposer le boîtier NAVISTA, un confrère abonné au RPVA est contraint à prendre des risques de violer le secret professionnel et la confidentialité, en raison du choix opéré par le CNB à persister à imposer un système qui ne présente aucune garantie pour le respect de notre déontologie.

Pour pallier la carence de son prestataire informatique, le CNB envisage non pas une rupture du contrat (pour erreur substantielle sur le cocontractant par exemple...), mais d'élaborer un bataillon de normes de sécurité informatique (qui n'empêcheront jamais une intrusion avec une connexion permanente d'un boîtier sur un réseau) afin qu'elles deviennent des obligations déontologiques auxquelles seul un avocat est tenu.

Voilà comment le CNB envisage les nouvelles technologies au service de l'avocat !

Mais les nouvelles technologies ne doivent-elles pas nous rendre la vie plus facile, nous faire gagner du temps, nous permettre d'être plus efficaces...

Comprenne qui pourra !