nathalie.kerdrebez

oct
22

Je sais

Par nathalie.kerdrebez le 22/10/11
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http://www.youtube.com/watch?v=orDR4JA91F4

Par nathalie.kerdrebez le 22/10/11
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5961 : Vendredi dernier, le Président du CNB s'est félicité du nombre de personnes inscrites à la convention de Nantes.

401 : La réforme de la carte judiciaire est la suppression de 401 juridictions dont 21 tribunaux de grande instance.

35 : Pour introduire une action en justice, il faut s'acquitter d'une taxe de 35 €.

5 : En 2010 et 2011, 5 confrères ont été censurés sur la blogosphère des avocats par leur représentant national.

4 : Depuis 2010, quatre magistrats se sont suicidés, l'un d'eux, notre confrère Philippe TRAN VAN a écrit :

« J'ai tout donné à la justice et à la magistrature... On dit que je suis incompétent pour gérer mon cabinet alors qu'avec la meilleure volonté du monde, il est impossible de faire face à la charge de travail... »

Des années 2010 et 2011, je ne retiendrai aucun chiffre, seulement la frénésie législative qui éloigne le justiciable de ses juges, qui frappe les personnes humaines et la justice au coeur, et l'incapacité de notre représentant national à défendre les libertés et les droits les plus fondamentaux.

A mes yeux, il est indécent de se féliciter et il est urgent d'agir.

Par nathalie.kerdrebez le 16/10/11
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Le 6 décembre 2011 nous aurons la chance d'élire les plus grands du Barreau.

Pour le collège ordinal circonscription nationale (province), la chance est illusoire.

Le vote a déjà eu lieu, organisé par la Conférence des Cent, estampillé par la Conférence des Bâtonniers.

Mais je constate que certains esprits rebelles ont déclaré leur candidature malgré le choix de leurs pairs, 30 candidats pour 24 sièges.

Pour le collège général circonscription nationale, les élections présentent un intérêt plus démocratique, pas de présélection, mais l'obligation de voter pour une liste et non pour une personne.

Lorsque je lis les noms des candidats au collège ordinal province, je m'aperçois que la majorité est composée d'anciens bâtonniers ou de bâtonniers sortant.

Pendant ces deux dernières années, la plupart d'entre eux ont siégé à la Conférence des Cent ou des Bâtonniers et leur esprit légitimiste a illuminé la vie du Barreau.

Lorsqu'il leur a été présenté le rapport Hattab, au nom d'une légitimité légitimiste, ils ont défendu contre loi et raison un monopole accordé à une société inconnue pour imposer une technologie de l'ère des mammouths, irrespectueuse de nos droits et de notre déontologie.

Pourtant, pendant leur combat légitimiste, un Bâtonnier a réussi seul à préserver son Barreau de l'invasion barbare des boîtiers, mais ce grand Bâtonnier n'était pas de province.

Je sais mon regard sur les candidats est influencé par le combat mené pour un RPVA digne de l'avocat.

Mais je crois sincèrement que l'affaire Navista et la censure sur la blogosphère ont mis en lumière la gravité de la crise institutionnelle de notre gouvernance.

Notre représentation nationale, soutenue par la majorité des Bâtonniers de province, s'est enfermée dans une tour d'ivoire, s'est éloignée des confrères et au fil du temps a décrété avoir le monopole de la vérité sur tous sujets.

Je n'oublie pas le rapport de la gouvernance du CNB qui défend contre l'avis de la majorité des confrères le Barreau de Cour ; aucun argument n'est développé, seule une vérité est affirmée : les confrères sont contre le Barreau de Cour car ils n'ont pas compris l'intérêt vital de cet échelon intermédiaire pour leur avenir.

Et lorsque vous abordez le sujet tabou des quatre lettres majuscules, vous n'êtes pas considéré comme un benêt mais comme un voyou qui polémique avec des ambitions dangereuses.

La censure ne peut laisser indifférent, elle frappe une liberté essentielle ; malheureusement nos candidats du collège ordinal ont été frappés par une extinction de voix légitimiste.

Alors j'avoue que j'ai très envie de choisir le bulletin blanc pour ce collège de province.

Je ne veux plus d'élus à l'esprit légitimiste, je ne veux plus d'élus qui se défendent les uns les autres et oublient leurs petits confrères.

Mes ambitions sont dangereuses.

Je veux une représentation nationale respectueuse de ses confrères, qui a l'audace et le courage de défendre les libertés et les droits de l'avocat, qui ne conçoit pas la politique comme un plan de carrière professionnelle mais comme une stratégie de combat et de conquête pour un Etat de droit plus fort, plus grand , qui définit l'avocat comme le partenaire incontournable au coeur de la cité démocratique.

Voilà la signification d'un vote blanc aux yeux d'un petit confrère !

Par nathalie.kerdrebez le 15/10/11
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http://www.youtube.com/watch?v=S1LpaL0BIzk

Par nathalie.kerdrebez le 15/10/11
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Nathalie, tu as tort !

Ils déclinent le rapport Hattab depuis un an et quatre mois ; la rupture sera aux torts exclusifs de Navista qui ne justifie pas de la conformité de sa technologie au référentiel général de sécurité.

Nathalie, tu as tort !

Ils ont l'intention de modifier les statuts de cnb.com en reprenant ceux de 2003, et d'examiner les avenants au contrat Navista ainsi que les sommes versées à Navista.

Nathalie tu as tort !

Ils défendent la liberté d'opinion et d'expression, et les confrères censurés recevront une lettre d'excuses.

Bon d'accord ! Nathalie tu as raison.

Ils ne le font pas et n'y pensent même pas, ils font de la politique.

Nathalie, tu as des exigences hors du commun !

La politique avec un P en lettre capitale n'est pas dans l'air du temps.

Nathalie, tu es ... !

Je n'ai pas oublié que des femmes et des hommes du passé ont sacrifié leur vie avec l'espoir que les enfants de demain vivent dans un Etat de droit.

Oui ! Aujourd'hui a le goût amer de la trahison...

Par nathalie.kerdrebez le 01/10/11
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En toute bonne foi, des articles ont été supprimés sans le consentement de leur auteur, en exécution de l'article 5 de la charte de notre blogosphère.

Il est vrai que les mails reçus par nos confrères censurés visent pour mémoire le texte de l'article 5 :

« 5. COMPORTEMENT DES UTILISATEURS

Les règles de conduite à respecter [...] l'avocat s'interdit dans le cadre de l'utilisation du Service de se livrer à des actes, de quelque nature que ce soit (...), qui seraient contraires à la loi française et porteraient atteinte à l'ordre public français, aux droits d'un tiers, ou à l'image de la profession d'avocat ».

Pour savourer ce délice contractuel, je me suis plongée dans http://avocats.fr/portal/espace-avocats/conditions-dutilisation

Le début de l'article 5 est rassurant, l'avocat n'est pas un incapable majeur qui serait dénué de pensée :

« L'avocat est responsable de tout Contenu (i) qu'il rend accessible à des tiers par l'intermédiaire du Service... »

La suite est une merveille, la loi n'est pas ignorée :

« Conformément à la loi sur la confiance dans l'économie numérique, le Conseil National des Barreaux n'a, en sa qualité d'hébergeur, aucune obligation générale de surveillance des Contenus stockés sur le Service par les utilisateurs ... »

Hélas, la fin est confuse :

« Dès que le Conseil National des Barreaux a connaissance qu'un Contenu à caractère manifestement illicite est hébergé sur le Service, il le fait supprimer promptement, sans notification à l'auteur...

A réception d'un signalement d'abus portant sur un contenu ne présentant pas un caractère manifestement illicite, le Conseil National des Barreaux invitera le plaignant à saisir les autorités compétentes et pourra transmettre le cas échéant, les termes de la réclamation à l'utilisateur qui en est l'auteur en l'invitant à vérifier que ledit Contenu est bien conforme aux Conditions d'Utilisation. Le Conseil National des Barreaux ne peut en effet supprimer un Contenu que sur décision d'une autorité judiciaire ou si ce contenu est manifestement illicite. »

A la lumière de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et sous le regard bienveillant du Conseil Constitutionnel, la raison juridique de la censure vacille devant quatre lettres majuscules, LCEN, à moins que les lettres majuscules RPVA aient un contenu manifestement illicite.

La prochaine publication sera « La raison d'être de la censure ».

Pour une lecture libre et éclairée, il faudra se munir de documents à solliciter auprès de la Préfecture de Police, Section des Associations, 12 Quai Gesvres, 75004 PARIS.

La demande est la copie des premiers statuts et des statuts modifiés de l'association CNB.COM dont le siège social était situé au 23 rue de la Paix 75002 PARIS, puis transféré au 22 rue de Londres 75009 PARIS (n° d'ordre 03/002583, n° dossier 00160587)